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25/06/2004

V(note pour moi-même).

je me disais que ce que j'avais dit rapidement par rapport aux films américains s'appliquait aussi pour ce film celui-ci au delà du fait que la première partie est complètement cynique sans idées bien précises que la seconde soit totalement ce que je croyais être un travail de cinéaste je me dis est-ce un travail de cinéaste ou de bon artisan outre le fait qu'il s'agit bien d'un film de producteur c'est à dire qu'on connaît la recette utilisée le film à un moment produit sa propre empathie sur lui-même il n'est pas seulement conscient de lui-même il fait comme s'il se retournait et commençait lui-même à s'aimer ou à aimer ses personnages peut-être que c'est ça le basculement qu'on retrouve souvent dans le cinéma américain lorsque l'histoire se libère un peu d'elle même se libère de sa production en même temps un vrai cinéaste n'aurait pas été aussi cynique comme lui a pu l'être dans la première partie ceci dit je crois que le type a réellement réfléchi à un moment que c'est déjà pas mal mais que cela ne répond pas à ma question cela dit une fin comme la sienne je parle de la vraie fin pas du happy-end peu auraient osés et pas le cinéma américain en tout cas je pourrai ajouter en riant un peu que ce genre de films ne sont complètement intéressant qu' à partir du moment où ils entrent en analyse (lacanienne?) lorsque s'opère une eux une sorte de distanciation brechtienne quoique que je ne sache toujours pas ce qu'est la distanciation brechtienne (enfin j'imagine que c'est un peu ce que j'en pense)

"Memories of murder", de Joon-Ho Bong

juin 25, 2004 in Spectre 01 | Permalink