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24/07/2004
V, (en cours).
- Un fim homosexuel, c'est quoi au juste? C'est juste un film où deux hommes s'échangent une clope? Une vieille obsession Fordienne?
- Questions:
- Pourquoi l'a-t-il fait boiteuse?
- Quelle boite, cela ralentit-il suffisemment la fiction?
- Ne l'annule-il pas?
- Est-ce un refus de lui proposer un corps?
- Une facilité scénaristique? Une simplification? Un manque de courage?
- Etais-ce par ce qu'il ne savait pas quoi en faire, d'elle?
- Qu'il ne pouvait/voulait la faire gambader? Et rencontrer le projectionniste plus facilement?
- Est-ce plus poétique? Les femmes qui boitent sont-elles plus poétiques?
- Chez Bunuel, la boiterie débouchait bien sur quelque chose, de la fiction?
- Et là?
- N'est-ce pas son film le plus "Wendersiens", c'est à dire son plus mauvais?
- Et lorsqu'on a compris que les deux vieux dans la salle étaient tout simplement les deux acteurs du film, ne fallait-il pas leur faire continuer un peu le film dans la salle, je veux dire, puisque nous étions d'une façon ou d'une autre spectateur de leur film, n'était-ce pas ce que nous attendions? N'étais-ce pas la logique des choses? Qu'ils continuent le film, le leur? Puisque nous étions spectateur... Plutôt que ce dialogue larmoyant et compassé? N'est-ce pas ce qui manque à Tsaï Ming Liang, une vraie empathie cinématographique?
- Je veux dire, on n'entendait pas le bruit des sabres.
- "Goodbye, Dragon inn", de Tsaï Ming Liang.
juillet 24, 2004 in Spectre 01 | Permalink