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2004.08.30

V

- Ah oui, je crois que la scène de natation (sur la table), dans "La comédie de dieu", on la retrouve chez Feuillade, chez Feuillade, il y a aussi ce personnage récurent qui ressemble à Jean de Dieu. Et ceci dit, Monteiro, c'est mieux que Feuillade.

août 30, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V

- le 20 à 16h45.
-"Les chroniques de Riddick", de David Twohy, (2003/1h59).
- le 21 à 11h30.
- "Dead or alive 2", de Takashi Miike.
- le 22 à 18h35.
-"Tout le plaisir est pour moi", d'Isabelle Broué, (2004/1h22).
-le 23 à 18h00.
-"La femme de Seisaku", de Yasuzo Masumura, (1965/1h33).
- le 24 à 18h00.
-"Lady chance", de Wayne Kramer, (2003/1h43).
- le 25 à 20h00.
-"Cabin fever", d'Eli Roth,(2004/1h34).
- le 26 à 17h45.
-"Eros thérapie", de Danièle Dubroux, (2002/1h46).
- le 27 à 18h40.
-"Une journée à New-York", de Dennie Gordon, (2004/1h30).
- le 29 à 17h30.
-"Assassination tango", de Robert Duvall, (2002/1h54).
- le 30 à 20h00.
-"Exils", de Tony Gatlif, (2004/1h43).
- le 31 à 20h10
- "Mon boss, sa fille et moi", de David Zucker, (2003/1h25).

août 30, 2004 | Permalink

V, (Américan Zoetrope)

- Sentiment que dans ce film (dans sa première partie tout au moins), les images apparaissent doucement, non pas une par une, ou l'une après l'autre, mais comme un générique, une par une et l'une après l'autre, elles sont là, un moment elles sont là, comme une réminiscence, [comme si] elles avaient toujours été là, douce nuit...

- "Assassination tango", de Robert Duvall.

août 30, 2004 | Permalink

2004.08.28

V, (relance)

- Ne vous imaginez pas que ce film est raté, ne vous imaginez pas [cela], il est exactement comme le voulaient ses producteurs, ((et ses spectateurs), (nous aimons les films pop-corn, il faut le dire)), et pour rien au monde nous n'aurions apprécié que ce film fut mieux mis en scène, (mais la mise en scène est parfaite). Je recommence, et pour rien au monde nous n'aurions apprécié que ce film fut moins mauvais, nous aimons les films pop-corn et

- Choeurs: OUI, NOUS AIMONS L'ODEUR DU POP-CORN .

- Et l'odeur du pop-corn dans la salle.

- Et les petits rires, par ci, par là.

- Choeurs: ET LES PETITS RIRES, PAR CI, PAR LA.

- Les chuchotements, par ci, par là.

- Choeurs: LES CHUCHOTEMENTS, PAR CI, PAR LA.

- Nous aimons le Gaumont Marignan.

- Choeurs: LE GAUMONT MARIGNAN.

- Le Publicis cinéma.

- Choeurs: LE PUBLICIS CINEMA.

- Le Mk2 Bibliothèque.

- Choeurs: ET LE GAUMONT SAINT-DENIS.

- Mais aussi le Mk2 Hautefeuille au petit-matin.

- Choeurs: AU PETIT-MATIN.

- Choeurs: Les GAUMONT OPERA EN FIN D'APRES-MIDI.

- Et les Gaumont Opéra en fin d'après-midi.

- Choeurs: ET EN DEBUT DE SOIREE.

- Et en début de soirée.

- Le Gaumont Saint-Denis n'est pas mal non plus vers 22h00.

- Choeurs: VERS 22H00.

- Le Pathé Wepler est très bien aussi.

- Choeurs: LE PATHE WEPLER.

- Les scènes de combats sont réussies,

- "Les chroniques de Riddick", de David Twohy.

août 28, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V

- Non plus.
- Pardon?
- Non plus.
- (...)
- Je disais, c'est terrible toute cette perfection.
- Je sais.
- Ca donne envie de vomir.
- Oui.
- Oui.
- Celle-ci.
- Oui.
- Mais, tu es resté combien de temps?
- Presque 20 minutes mais après, que tu le veuille ou non, tu sors...
- 20 minutes quand même, c'est long.
- Oui.
- Tu espérais quelque chose?
- MMMmm...

- "Une journée à New-York", de Dennie Gordon.


- Mais, tout à l'heure, tu voulais dire que tu savais pas pourquoi tu partais?
- Oui, non, enfin je savais pourquoi je restais.
- Ha oui, je sais je sais, dis rien, je sais je sais. A cause de Fuller, du "port de la drogue"?
- Oui.
- Ca y est, je sais à quel moment t'es parti, je sais je sais je sais je sais...

août 28, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.26

V, (Brouillon)

- Catherine Frot sort du bureau, elle aperçoit un couple s'embrassant, elle se retourne afin qu'ils ne la voient pas, à sa droite est assis un type en combinaison d'homme-grenouille, un masque à gaz sur le visage, le son semble plus bas, il s'agit de nous faire comprendre que le moment est beau et important, en l'occurence il s'agit de la plus belle séquence du film, le reste n'est que grossier, ("en tout point de vue"), un reniement total, amorcé déjà avec son précédent film. D'une certaine façon, il n'est pas totalement stupide d'affirmer que Danièlle Dubroux n'a aucune personnalité [cinématographique] et comme toujours chez elle le casting est un ratage complet, sauf que là Isabelle Carré, François Berléand, qui n'ont jamais fait un seul bon film, Isabelle Carré qui est la nullité absolue, la fadeur absolue. Jamais Danièle Dubroux (devenue une sorte de Josée Dayan) ne se pose une seule question de mise en scène, ( je veux dire, il n' y a aucun point de vue, elle n'a aucun point de vue sur ce qu'elle filme), aucune complexité dans ce film, (je me demande d'ailleurs pourquoi j'emploi ce mot), on pourrait appeler cela du cynisme. Ceux qui trahissent sont les pires, (variante: ceux qui se renient sont les pires), (à suivre)
- Ca devient pénible [le cinéma Français], rajout
- Les films de Danièlle Dubroux ne sont pas très loin de ces comédies Françaises des années 30, les pires, (vous savez celles avec ces garçons "à l'air innocent"), avec ses fils de bonne famille qui s'encannaillent dans la vie, avant que tout ne rentre dans l'ordre...
- Avec les films Français, on est jamais loin de Vichy, au fond, (rajout)...

- "Eros Thérapie", de Danièlle Dubroux.

- Et cette revue "d'avant-garde", elle vous fait penser à quoi? A "Repérage"? Les pires salopes journalistiques qui soient ? ( Cela dit, probablement, quand même la revue préférée de "l'avant-garde" française , (vu le haut niveau intellectuel de "l'avant-garde" française)).

août 26, 2004 | Permalink

2004.08.25

V, (cellules souches)...

- Ce qui est beau, c'est l'honnêteté presque Straubienne du film; puisqu'il y a énnonciation il y a aboutissement...
-
- Oui, les choses ont été telles qu'elles devaient être.
- Innexorablement.
- Tu veux dire, même quand le film est pas très bon? Même dans ce cas là, c'est du cinéma?
- Oui, à partir du moment où il y a une logique innexorable, c'est du cinéma, même si le film est ce qu'il est, et tu vois bien, pour parler d'autre chose, qu'à la fin la valeur des images n'est plus la même, je veux dire le sens des images du début, tu te rends compte que ce sens là était voulu, (cette fadeur).
- Tu veux dire une image qui acquiert sa signification réelle un peu plus tard?
- Oui, vers la fin du film...
- Dans un film de Biette c'était comme ça aussi.
- Ben oui.
- Chez Shyamalan aussi c'est comme ça, non?
- Oui, on peut dire ça, oui, mais Biette était aussi un romancier.

- "Cabin Fever", de Eli Roth.

août 25, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V

- Le film somme toute est assez classique, c'est juste que c'est le bonheur qui s'en dégage des visages, je veux dire qui rayonne, un "rayonnement soviétique".
- Et l'actrice, elle est démente, non? (Une vraie actrice Kolkhozienne, "une vraie paysanne Russe").
- Et l'acteur aussi, non? Il est vachement bien, non?
- Et la scène du cunnilingus, c'est tout de même autre chose que les cochoncetés d'Isabelle Broué, non?
- Quand je vous disais que le cinéma Américain c'était différent, finalement le seul cinéma soviétique de la planète.
- Et puis filmer le bonheur, pff...
- Oui, faut être naif, ou inconscient.
- Oui, inconscient.

-"Lady Chance", de Wayne Kramer.

août 25, 2004 | Permalink

2004.08.24

V

- Je me demandais "La femme de Seisaku", si tu lui retires ses kimonos, il reste quoi?
- Delannoy?
- Presque, enfin pas très loin...
- On dirait du Moulet...
- Je précise c'est ce que je dis qu'on dirait du Moulet, quoique Moulet, en tant que cinéaste, c'est pas très bon non plus.
- C'est le moins qu'on puisse dire.
- Oui, quand on est de bonne humeur...

- "La femme de Seisaku", de Yasuzo Masumara.

août 24, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.23

V


- Peut-être qu'on peut dire de ce film qu'il est un chef-d'oeuvre [Fullerien], puisque justement il ne respecte rien (rime), qu'il est surréaliste et expérimental puisqu'il prend le risque de ne pas retomber sur ses pattes, mais qu'il retombe toujours sur ses pattes, puisqu'il est cinématographiquement intellectuellement comme un chat, [c'est à dire] puisqu'un chat a neuf vies (ou sept), ce qui veut dire qu'il tombe aussi parfois. Que ce n'était pas gagné ce foutoir bordélique.

- "Dead or alive 2", de T.Miike.

-

août 23, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.22

V

- Dans ce film "Tout le plaisir est pour moi", on fait l'amour tout habillé, c'est plus pudique, et pas un seul poil ne dépasse, (même les cheveux de la fille sont coupés court, (d'autres, certains cinéastes coupent les poils, et c'est bien), elle il n' y en a pas), dans "tout le plaisir est pour moi les types lèchent le sexe des femmes et en ressortent, ressortent de là-bas les lèvres sèches, d'ailleurs dans ce film "tout le plaisir est pour moi, on lèche aussi avec un drap sur la tête, pour cacher la chose. Le reste du film est pareil, aussi mauvais. Le cinéma Américain, même le plus "mauvais" le plus "bas de gamme" le plus de "mauvais goût", décrit toujours une certaine réalité, (tout au moins filme ses rues ses paysages), le cinéma Français se contente lui de décrire les petits tracas minables de la petite bourgeoisie minable Française, on vend ce qu'on peut. Tout ce qui l'entoure est pensé comme hétérogène sans espoir, je veux dire sinon risible sinon l'ennemi, le film regarde le monde avec une fausse bienveillance, ne surnage que la légitimation du couple hétérosexuel blanc friqué, le cinéma Américain travaille sur l'hétérogène, le cinéma Français en produit, et s'en moque, la comédie Française c'est cela au fond, "la défense de l'occident". Le cinéma Français est tout de même le seul pays au monde où quelqu'un qui ne va jamais au cinéma, absolument jamais, qui n'a pas vu dix films dans son existence de merde, peut néanmoins réaliser les films qu'il veut, dans le cinéma Américain, ( puisque là-bas le cinéma et la pensée existent un peu plus) se serait, il me semble, d'après les apparences, quelque chose d'absolument impossible, (ne serait-ce que dans un soucis de productivité) ne serait que pour mieux piller, les Français, même pour piller, ils vont pas au cinéma, c'est le seul pays au monde où des cinéastes, (puisque c'est le terme officiel), peuvent proclamer et en être fier, qu'ils ne vont jamais au cinéma, que le cinéma les dégoutte... Pays de merde.

août 22, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.20

V, (brouillon pour plus tard)

- Dans sa tête depuis plusieurs jours, cette phrase courte: Le cinéma Français est une plaisanterie...

août 20, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2004.08.19

V, (en cours)

- Au risque, éventuellement peut-être de paraitre un tout petit peu inconsistant, "Le village", c'est quand même moins bien que les films d'Angélopoulos, c'est un peu la même chose, mais c'est un peu moins bien, Angelopoulos c'est quand même un film ses machins, je veux dire il y a un peu de temps qui passe, les gens marchent un peu, (ce qui est la même chose, (pour ceux qui ne connaissent pas la bombe aérosol de Kiarostami)), Shyamalan c'est juste des poses de cinéma, un scénario interessant auquel il ne comprend rien, occupé à faire toujours le même film d'auteur [d'auteur], à un moment, je ne sais plus lequel, après le meutre, et pendant ou un peu avant la longue marche en forêt, (qui en fait n'est ni une marche, ni un parcours, (puisque sans expérience du temps, et pour le personnage, et pour le spectateur, (rajout)), tu te rends comte qu'il a abdiqué la fiction, je veux dire il est sorti du film, occupé qu'il était avec ses obssessions [ ses obssessions], Angelopoulos tu te dis qu'il y a quand même un milieu un début et une fin, je veux dire il y a quand même un peu quelque chose à l'oeuvre, même si c'est pas grand chose, chez Shyamalan il y a même pas cette petite pensée, Shyamalan c'est un peu comme un ingénieur du son qui comme le lait, aurait [mal] tourné, (c'est beau ça)...

- "Le village", de M. Night Shyamalan.

- Je comparais ces deux types évidemment parce que ce sont les mêmes chichis, (rajout).

- La marche comme temps à l'oeuvre, en marche, comme volonté à l'oeuvre et en marche, ( comme éclipse ou élipse ou fondu au noir), voir John Ford ou S Fuller...
- Chez Shyamalan, y a même pas d'expérience du temps, de l'ennui, (ce qui au fond est un comble pour ce à quoi il ambitionne, c'est à dire rien), on se dit, puisqu'il nous emmerde avec ses histoires de hors-champs, (déjà que Tourneur est bien chiant, je veux dire nunuche, enfin pas grand chose, enfin pour ces histoires là, de hors champs etc) il va au moins penser au temps, y réfléchir un peu, (je sais même pas si son film c'est des images qui bougent)...

août 19, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V

- le 05 à 19h00.
- "Le roi arthur", d'Antoine Fuqua, (2004/2h05).
- le 06 à
- "Cause toujours", de Jeanne Labrunne, (2004/1h327).
- le 09 à 18h00.
- "Highwaymen", de Roger harmon, (2004/1h20).
-le 10 à 20h00.
- "30 ans sinon rien", de Gary Winick, (2004/1h38).
- le 12 à 16h25.
- "Hellboy", de Guillermo del Torro, (2004/2h02).
- le 14 à 17h45.
- "Je suis un assassin", de Thomas Vincent, (2004/1h47).
- le 17 à 18h10.
- "Mariage à Boston", de Joseph L Mankiewicz, (1947/98mn).
- le 18 à 20h00.
- "Le village", de M. Night Shyamalan, (2004/1h47).

août 19, 2004 | Permalink

V

- Sir Walter Elliot, du château de kellynch, en Somerset, était un homme qui pour se divertir, ne prenait jamais d'autre livre que Le baronnetage; c'est là qu'il trouvait l'occupation d'une heure de loisir et la consolation d'une heure d'affliction; c'est là qu'il s'élevait à l'admiration et au respect en contemplant les restes limités des temps anciens; c'est là que toute sensation fächeuse due à des ennuis domestiques se transformait naturellement en pitié et en mépris. Il parcourait alors les ennoblissements presque innombrables du siècle dernier et là, si toute autre feuille pouvait le laisser indifférent, il pouvait lire sa propre histoire avec un intérêt qui ne faiblissait jamais.

- "Persuasion", de Jane Austen

- Et puis, chez Jane Austen, il n' y a pas ces incessants mouvements de caméra et cette musique "guillerette", les pères sont ridicules sans justifications, mais beaucoup d'autres aussi.
- Et ce ne sont jamais les pères qui décident, comme dans ce film "Un mariage à Boston" ce que sera le bonheur des filles, chez Jane Austen, seule la fille, l'héroïne, a son mot à dire, pas chez Mankiewicz...

- "Un mariage à Boston", de Joseph Mankiewicz.

août 19, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.17

V, (en cours)

- Je commence. Je crois qu'il y a quelque chose de primitif chez Sylvie Testud, qu'un film ne peut fonctionner qu'en prenant en compte cette dimension-là, primitive et Lubitschienne, Lubitschienne dans le sens où elle

août 17, 2004 | Permalink

2004.08.14

V, (méa culpa, méa culpa, méa maxima culpa).

- Je savais pour ce [genre] de film, mais lorsqu'elle a dit " donne-moi une réponse, merde" tout en balançant la bouteille par terre, j'ai crié à part moi, "MON DIEU", et je suis parti, un peu en courant, je dois dire...

- Je savais, je savais, je savais. Qu'il crève le cinéma français, qu'on égorge les journalistes qui en ont dit du bien, de ce film, qu'on tire une balle dans la nuque au producteur, "à la Chinoise", qu'on pende à un crochet d'abattoir le réalisateur, et que celà serve de leçon aux survivants...

- Quand tu vois le film "30 ans sinon rien", et que tu sais que c'est presque le bas du panier quand tu vois la différence, non de moyens, d'argent, mais de pensée à l'oeuvre, tu te dis que ce film " Je suis un assassin", personne n' y a pensé, tu dois être le premier, et en te sauvant, parce que tu t'es sauvé...
- Tu exagère pas un peu là, ils faisaient quoi les autres?
- Je sais pas, ils essayaient d'exister, non, je sais pas, je crois que ce film à été produit sans que personne ne s'en rende compte, et puis un jour il a été fini, voilà...

- "Je suis un assassin", de Thomas Vincent.

août 14, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.12

V

- Le cinéma Américain propose un monde (définition), sinon le monde, le cinéma Français non.

- "Hellboy", de Guillermo Del Toro.

- ("Hellboy" est un peu plus le film d'un cinéaste que "Spiderman", Sam Raimi étant un type qui illustre un film mais ne fait pas de plans, il tient son film mais n'a pas de regard excessivement personnel, sinon de la tendresse) ...

- Il y a quelque chose de "Rivettien" dans le film de Del Toro, qu'il n' y a pas dans celui de Sam Raimi, une intelligence de la "scène", du "timing", paradoxalement il y a plus de durée chez l'un que chez l'autre, je crois que Raimi, et ses acteurs, se contente(nt) de mettre en boite, sans jamais s'arrêter, comme un trop grand respect du planning, Del Toro lui est dans le rythme, beaucoup plus, ( la durée est (aussi) dans l'acteur chez lui) . is that clair?

- (Ne pas oublier que Rivette est avant tout un cinéaste Hollywoodien).

- (En exagérant à peine, il y a du James Dean chez Hellboy, ou du Benoit Régent, bon, Hellboy est un personnage Rivettien, ne serait-ce que dans cette façon de serrer les dents). Ca vous choque? Tant pis pour vous.
- Chochottes!.

- (Chez Rivette les types ont toujours les jambes un peu flageolantes, les yeux qui se révulsent, sont toujours au bord de l'évanouissement )...

- Mail de C.A.

Vu Hellboy hier soir, mouais...
Faut quand même pas délirer. Un film de cinéaste ?
Des plans ? Spielberg est cent fois plus cinéaste que Del Toro.
Ce sont des gélatines bleues braquées sur un jeu vidéo, pas des plans.
Il n'y a strictement pas un seul plan dans Hellboy. Mais ce n'est pas le
propos: c'est de la BD adaptée. Et c'est plutôt raté (à mon avis un bide: le
public ne marche pas, les effets tombent à plat, il n'y a pas d'invention,
pas de vision graphique). Ridley Scott est cent fois plus visuel que Del Toro.
Je n'ai pas vu Spiderman 2, mais j'irai, pour essayer de comprendre
ce que vous dîtes.
L'acteur ? Un peu Tom Waits, je trouve... Le personnage est attachant, mais
qu'est-ce que l'agent Myers est insipide. Et la fille transparente. Et le vieux
John Hurt à pleurer de stéréotypage. Je ne parle même pas des agents du
FBI, ni de leur patron. Et le méchant Raspoutine est raté. Il n'y a que le nazi
maso et desséché qui soit drôle.
Mais tout ça ce sont des trucs de gosses. Du popcorn. Et pas du meilleur.
Je préfère quand même de très loin Evil dead II dans le genre.
"What makes a man a man ?". Dès la première phrase le ton est donné: ça va être tarte à souhait.
Et, nom d'un navet, QU'EST-CE QUE C'EST BÊTE ET LAID!!!
VIVE TOURNEUR !
Quant à Rivette, il n'a que ce qu'il mérite.

- Mail de moi:
- Vous vous avez pas aimé Hellboy, peut-être vous avez raison, pas encore des plans, c'est leur problèmes à tous les deux, ils essaient, Del Toro est plus volontaire dans ça, Raimi va trop vite, du coup ils les oublient en route, mais je crois que leur cinéma à eux se joue là, dans cette histoire de plans, ou de non-plans....

- J'aurais pû ajouter: Et de mémoire, mais Raimi est plus cynique, plus amer exactement, et j'ai oublié d'ajouter aussi, vous avez tort, absolument tort, c'est moi qui ait raison!
- Oui, car ce n'est pas raté, (je suis prêt juste à vous accorder que c'est peut-être un tout petit peu moins bien que son "Blade") Je ne suis pas certain que Del Toro cherche le visuel, je crois qu'il ne s'occupe que de l'acteur (donc du temps), c'est à dire du plan, il essaie de comprendre ce que c'est, Ridley Scott c'est de la vente par correspondance, (ça me plait bien d'écrire cela, et puis c'est un peu vrai), et je pense pas que ce soit des films pop corn, plutôt des films de foires, des films de fêtes foraines, de bric et de broc, et c'est un peu ça que le cinéma américain recherche, cette idée là, donc oui, films de gosses, dans cette idée-là, cette naîveté-là...
- Vous dites que c'est bête et laid, moi je trouve que c'est beau et sensible,

août 12, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.09

V

- Il se disait (à part lui), que parfois les films Américains étaient de longs poèmes (répétition), c'était le mot qui convenait...

- "Highwaymen", de Robert Harmon.

août 9, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.06

V

- Bon, le film de Monte Hellman se termine, vous n'êtes évidemment pas d'accord si je dis que c'est un film affligeant. Bande-son vieille de 10 ans, images tournées par un autre, ça c'est pour la mauvaise foi. Décidément... Je veux dire, c'est un film affligeant. Vous voulez savoir pourquoi? Maisjen'ensaisrien, je le soupçonne c'est tout, enfin un peu plus que ça, ( à vrai dire j'ai pas envie). Et puis je l'ai pas vraiment regardé, euh...
- "Back door to hell", de Monte hellman.

août 6, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V


- Sentiment que dans la majorité des films américains, la parole n'a à voir qu'avec le trauma, n'exprime que le mal être. Le cinéma américain ne serait qu'une longue confession...
- (à développer).

août 6, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V

- Une impression persistante de "déja vu", ( prononcer avec l'accent américain). Tout au long du film, du début à la fin... (Il m'arrive néanmoins d'oublier qu'il y a des films français qui sortent,
- "Le roi Arthur", d'Antoine Fuqua.

août 6, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.05

V

- Il me semblait que le réalisateur était celui qui avait réalisé "La revanche d'une blonde", vérification faite, c'est bien lui. Qu'est-ce qui fait qu'un film nous touche, et fonctionne et qu'un autre non? Alors que rien profondément n'a changé...
-"Rendez-vous avec une star", de Robert Luketic.

août 5, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.04

V

- le 02, à 18h00
-"Vestiges", de Wang Bing, (2001-2003/2h56).
- le 03, à 18h00.
- "40 tueurs", de samuel fuller, (1957/1h19).
- le 04 à 18h00.
- "Rendez-vous avec une star", de Robert Luketic, (2003/1h35).

août 4, 2004 | Permalink

V, (en cours)

- La scène de l'arrestation de Swain, les 40 types autour de la table, les regards, la pesanteur des regards, Balzac l'aurait tourné pareil non, cette scène? Le film aussi d'ailleurs, non? Exactement pareil, non? (Quoique je je sache pertinement que chez Balzac tout cela ne finirait pas aussi bien, que Balzac est tout de même un plus violent que samule Fuller). La déclaration du shérif les yeux fermés, le mariage du frère, la mort du frère, l'enterrement, le passage de la robe blanche à la robe noire, les mouvements de caméras, la mort de l'autre frère...
- Il a un tel culot Fuller, que son film en devient aléatoire, aussi aléatoire qu'un match de foot.
- ("Ce qui est arrivé est comme la guerre, facile à recommencer").
- Et puis la mise en scène, qui se déploie et avance essentiellement par rapport aux regards, (je crois).

août 4, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.03

V, (en cours)

- Vestiges", dans sa première partie c'est quand même incroyablement complaisant, les types ne parlent que pour la caméra, c'est juste qu'ils pensent et parlent comment qu'ils doivent parler, le réalisateur, tu te rends compte qu'il fait son film au mètre, il laisse tout, ça l'arrange. Ensuite tout ça s’améliore, [mais] pas de son fait, les types, ils n’ont tout simplement plus envie, n'ont tout simplement pas que ça à faire, surtout ils ont tout simplement disparus. Le type, sa qualité, c'est d'être là surtout, [d'être là]. Et tu remarques, il a beau faire son film au mètre, il est quand même là, il filme quand même, et malgrès tout. Mais bon, filmer du prolo, ça n'a jamais fait non plus un chef-d'oeuvre, ça se saurait... Il y a deux moments biens dans ce film, ou un peu plus, le moment "Fordien" où un type se lave, (et où on entend sa femme chantonner), ( surtout, "on a vu le type se débinner juste avant"), et puis ces 2 ou 3 moments du matin, à l'aube...
- "Vestiges", tu apprends que même en Chine, le peuple fait tâche, que même à Pékin, une fois que tout ça n'est plus rentable, hein. Parce qu'un pauvre, un pauvre de merde qui pue, une fois qu'il n'est plus rentable, l'endroit où il vit, hein...
- Moi je me dis, les blogs, c'est bien, la bourgeoisie se dévoile. Il y a ce type, ses gosses viennent à peine de naitre, il a déjà prévu qu'ils apprendraient le chinois, et pas par amour de la Chine hein, « Mes enfants je leur conseillerai également chinois 2ème langue", "Pour mes enfants, mon choix est fait, ce sera première langue Anglais, probablement deuxième langue Chinois", putain, tu te dis, ils ont plus aucune chance les Chinetoques, aucune. parce que leur pays, certains ont déjà prévu de le piller, [un peu plus]systématiquement et avec soin et méthode, très commercialement, avec bonne éducation, en toute bonne foi...
- Oui mais ce film?
- Tu te rends juste compte que la bourgeoisie a gagné, même en Chine et depuis longtemps, mais en attendant. Et qu'ils se disent juste encore un peu communistes parce que c'est plus rentable, que le peuple le croit, enfin non, il le croit même pas, il peut pas faire autrement, de les entendre

août 3, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.08.01

V, (toute cette douceur).

- "Ana et les autres", c'est un peu comme la bourgeoisie qui fréquente la brocante de Saint-Ouen, le même parfum pourri d'enfance rance. Une sorte de court-métrage français avec la fille qui revient avec le regard niais et le sourire aux lèvres. Au-delà de sa propagande bourgeoise [et] insignifiante de merde, il n' y a rien, à part l'ennui. Elle ne va pas [et] jamais à la rencontre des "gens", mais vers ce qui selon elle attendrit et fait sourire la salle, nuance. C'est con la bourgeoisie quand même...

- "Ana et les autres", de Celina Murga.

- (Alternative: C'est quand même con la bourgeoisie)...
- (Alternative: Esthétique du court métrage français, avec la fille qui revient ).
- (Alternative: La recherche du même parfum pourri d'enfance rance).
- (Alternative: Avec le regard niais et le sourire béat).

août 1, 2004 in Spectre 01 | Permalink