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30/09/2004

V, quoique le film est

- J'avais noté ça l'autre jour, à propos du film d'Amos Kollek, "Queenie in love", qu'il defendra jusqu' au bout ses personnages, coûte que coûte, qu'il les aimera jusqu'au bout, coûte que coûte, et ce, quoiqu'ils fassent, puisque ce sont eux qui le feront, et pas lui, pas son scénario. Pour parler rapidemment , plus on tombe dans le "grand guignol", plus les personnages [me] semblent acquérir une autonomie...

- C'est à dire, autrement dit, [que] l'artifice exonore

septembre 30, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (...)

-"Old boy" est le meilleur film d'Alain Resnais, me disais-je en rentrant, indubitablement son meilleur film.

- Préambulle:

- "Entre ultraviolence imaginative et romantisme exacerbé entre scénario aussi alambiqué que sombre et bouffées d'humour noir libidineux (extrait du dialogue : «Je dois te couper la main parce que tu as touché la poitrine de Mido» «Qu'est-ce tu feras de ma langue alors ?»)//Pourtant s'il fallait établir un parallèle entre Old Boy et le cinéma américain il faudrait se tourner davantage vers l'univers de David Fincher l'auteur très doué et parfois agaçant de Se7en Park Chan-wook auteur du déjà secouant Sympathy for Mister Vengeance filme les bastons comme dans Fight Club avec force éclairages blafards et le scénario repose sur des mécanismes de manipulation dignes de The Game" Samuel Douhaire Libération.

- Il n' y a pas de temps chez Fincher, juste des images, pas de notion de temps, d'expérience de temps, (et par ailleurs, j'aime bien "Fight Club"), le temps du "d'Old boy", au début du film, est celui du temps du muet, sans que je puisse expliquer cela, (la captation, avec le noir autour, et entre, peut-être).

- Les films de Fincher peut-être réalisés par un autre, "Old boy" non, pour les films de Fincher cela ne changerait probablement pas grand chose

- La scène avec le poulpe est absolument fascinante, sinon fantastique, le premier baiser est très beau. La séquence avec la fille et l'insecte géant dans le métro est très belle. La scène de bagarre dans le couloir et le marteau est très belle aussi. (Comparer Resnais à Fincher est stupide, sinon malhonnête). Et la sortie d'ascenseur, (les types qui tombent). Le moment où ils se déshabillent, lui enlève sa culotte, lui ouvre le corsage, le moment où elle prend le miroir de son sac et le regarde lui, lui lécher mordiller le téton puis se regarde l'oeuil. L'image la plus terrifiante du film, (une des plus terrifiante de l'hitoire du cinéma, et une des plus belles aussi, (ce qui n'est pas rien de combiner cela), la scène où ils sont dans la chambre, du gaz s'échappant de sous la porte, le tueur qui entre, (équipé d'un masque), et s'allonge à côté de la fille, (qu'il a promis de tuer),

- Je crois que le film n'est pas composé de plans, ou par défauts, à défaut d'autre chose, ce n'est pas cela qu'il cherche, (il chercherait plutôt la photo),

- La violence du film, ces 5 minutes absolument insoutenables, irregardables, ne sont là que comme punition, le film nous intimant l'ordre de fermer les yeux, (la violence est là pour nous punir de notre voyeurisme)

- Beaucoup pensé à "Mygalle", (de T. Jonquet) pendant le film, en sachant que ce ne pouvait être, mais

septembre 30, 2004 in Spectre 01 | Permalink

29/09/2004

V,

-"Si, en France, il n'y a eu que peu d'opposition à l'instauration de ces lois répressives, la situation aux Etats-Unis est tout autre". (le "figaro", à propos des telechargements, dits illégaux). Vous imaginez même le "figaro" se marre, même le "figaro" n'en revient pas, (de votre lâcheté), c'est dire...

- Ca n'a rien à voir avec le cinéma vous me direz, ouais ouais, bien sûr, pays de lâches, pays de merde, vous avez le cinéma qu'on mérite, mais on va pas revenir là-dessus, hein?
- En france, un type rachète une revue, y écrit la moitié des articles, la seule réaction? Tout le monde veut y écrire... Ne vous demandez pas pourquoi ensuite, "Clean" se retrouve en couverture, il s'agit tout simplement de trouver le plus petit dénominateur commun, (c'est à dire ce qui met tout le monde d'accord, (un film de merde))...

- Un autre texte interessant, , vous vous sentez visés? Vous avez raison, ça vous concerne...

septembre 29, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (vous avez déjà été des notres, mister Caine)

- Je suis arrivé un peu en retard, il neigeait déjà, (travellings lents, panoramiques, l'Amérique est belle), la lenteur de la caméra, des mouvements de la caméra, ayant à voir avec le deuil du type, cette lenteur étant, à tort ou à raison une ou en, possible adéquation esthétique avec le deuil du type.

Bon, on va pas y passer deux heures non plus, liste: Lui marchant seul dans un long couloir étroit en sous-sol, tuyauteries aux murs, éclairage "troisième homme", après avoir passé les menottes à un type de 50 ans, pour "vol de gilet", (jamais le cinéma Français n'oserait un héros anti-héros con). Je voulais dire cela aussi: "Dans ce film les caméras de surveillance font partie de la fiction", mais je crois que c'est évident, puisque c'est l'histoire. En tout cas, très loin, ce "dispositif", de ce que Haneke Wenders Egoyan Asayas pourraient en faire, eux, avec leur morale de l'image touche-pipi, pour ne pas dire limite "pédophile". Ce qui est beau c'est cette utilisation "Antonionienne" de la vidéo, et pas "Wendersienne" de la vidéo, cette façon de se demander "Verhoviennement", "Total Recalement", face à des pixels agrandis, s'il a été cocu, ou pas, si ce qu'il a vécu, sa vie, était bien celle là, celle qu'il croyait avoir vécu, je veux dire, il se demande juste, à l'aide de la caméra de surveillance, si ce qu'il a vécu est bien ce qu'il a vécu. Il cherche la preuve de sa réalité, plus le meutrier de sa femme, c'est pour ça qu'il pleure à la fin, parce qu'il n'a plus la réponse, et que le paysage, plastiquement a la même valeur que la vidéo, mouais...


- "Inside job", de Nicolas Winding Refn.

-"On ne peut pas réécrire l'histoire, monsieur Caine".

- Ce qui est beau, c'est que les salauds sont des gentils, des idéalistes, (fallait y penser, (rajout)).

septembre 29, 2004 in Spectre 01 | Permalink

28/09/2004

V,

- Ce qui manque à ce film, c'est le théatre, le son des planches qui résonnent, (voir "Quatre hommes et une prière", de John Ford), (voir" Hellboy", de Del Torro, ou "Mods", de Serge Bozon), les acteurs de John Ford claquant un peu trop [fort] leurs talons, s'amusant et virevoltant dans les décors, s'amusent et virevoltent. Dans "Mods" et "Hellboy", les acteurs prennent leurs marques, s'apprêtent à prendre la parole, ou marquent un temps d'arrêt avant, (me faisant penser à Louis Jouvet, aux leçons de Louis Jouvet dans "Elvire Jouvet 40" de Benoit Jacquot), semblent marquer un temps d'arrêt. Chez des Pallière, dans ce film, il y a une telle course à la pureté, à la rentabilité cinémathographique, à la pureté cinématographique, au sérieux cinéphilique, que l'on frôle la mise en scène "SFP", il me semble que cela est clair maintenant, des Pallières ne comprend pas la fiction, il ne fictionnalise pas, il force...

- "Adieu", d'Arnaud des Pallières.

- bande son: "The Magpies", (everybody's fool), .

septembre 28, 2004 in Spectre 01 | Permalink

27/09/2004

V,

- Dis-moi, t'avais un peu bu hier? La scène de fusillade dans les escaliers, c'est pas chez Ford.

- Si si.

- Ah non, c'est chez Eisenstein, dans "Potemkine", (1925).

- Je sais ça, mais aussi chez Ford, et dans le film d'hier, (1938), c'est juste que l'escalier est beaucoup plus petit.

- Ah oui, c'est pour ça, alors.

septembre 27, 2004 in Spectre 01 | Permalink

26/09/2004

V,

- Oh! un zoom...

- Non non, pas un zoom, un mouvement de caméra rapide, de gauche à droite.

- Et le fils, agenouillé aux pieds du père?

- Et le pelonton d'exécution, toute la séquence, (suivi de),

- La séquence de la fusillade dans les escaliers.

- La façon dont ils se déplacent dans les décors, en sautillant souvent, (de vrais gosses).

- L'honneur retrouvé, (la sortie du bureau).


-"Quatre hommes et une prière", de John Ford.

- Georges et Agathe: .

septembre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink

25/09/2004

V, (Lucrécia et moi).

- Ne pas croire autre chose, je suis allé voir ce film, là, de Lucrécia Martel, par pure pédophilie, je suis un pédophile, c'est ainsi, j'aime les petites filles, (et le film me le rend bien). J'ai bien aimé, beaucoup, au fond, ce film, si j'en enlève tous les [quelques] trucs que je n'y ai pas aimé. On se dit bien sûr, que tous ces chuchottements entre filles, on aimerait, un moment, être dans un film Japonais, (pour les petites culottes), ou, pourquoi pas, dans un film de Monteiro, sinon de Visconti, les filles sont toujours filmées de trois quart, en plan moyen, à la Dreyer, version Jeanne d'Arc, mais il faut bien se rendre à l'évidence, à la façon de David Hamilton, ou dans une version Cacharel, je veux dire, Lucrécia Martel, elle a une version "Cacharel" de l'existence. Une version "Cacharel" du cinéma. Les bourgeois y sont filmés comme ils en rêvent, avec profondeur, (recueillement), les gens sont beaux, inspirés, le son n'est pas trop fort, juste ce qu'il faut, les gestes sont lents, chaque geste a une signification importante, sinon moral, on ne s'y repose pas, tous est ouaté, les regards significatifs. "La nina santa", c'est un film réalisé par une lectrice du "Figaro madame", dont les parents lisaient Jean-Michel Frodon des Cahiers du cinéma, lorsqu'il écrivait au "Point", (avant de racheter les "Cahiers du cinéma", pour y écrire enfin). On comprend vite, aussi, qu'il ne se passera rien dans ce film, (on y aime Dreyer quand même, n'oublions pas, et la vulgarité, (c'est à dire, au fond, [tout] le cinéma), n'est pas de mise), qu'il ne peut rien y réellement arriver, d'une façon ou d'une autre, que ce serait par trop inconvenant presque, ou non "poétique". Pourtant, à un moment, la petite fille, pour que le film soit sauvé, elle devrait sucer le type. Non? La mère aussi. Non? Et pourtant, elles l'ont fait? Elles ont sucé le type, la mère et la fille? Je veux dire, moi, j'étais parti, et depuis longtemps, je vous pose la question, hein. C'est bien le genre de film que vous allez voir, non? Et jusqu'au bout, non? C'est bien un film d'auteur, ça, non? Un film "art et essai", non? _ Et puis [le thème], les vieux endroits à l'abandon, les vieilles maisons décrêpies, ça commence à faire, non? Je veux dire, c'est un lieu commun, non, à force? Dostoïevski l'utilisait déjà beaucoup, non? On remonte encore un peu, avant? Comment ça, ce n'est pas la même chose? Ben voyons. Le thème favori de la bourgeoisie, vous voulez dire? Les vieilles maisons, je veux dire, vous voulez dire, c'est romantique?

-"La nina santa", de Lucrécia Martel.

- "La Niña Santa est un film à thèse qui met en cause sa propre thèse (une pulsion pédophile où le désir des adolescentes est impérieux) autant que le précis de décomposition d'une microsociété si sophistiquée et si délabrée qu'elle tombe en lambeaux mais avec grandeur et élégance On y trouve enfin déployée selon un pouvoir de révélation sans égal une observation de la psyché des jeunes femmes qui transforme Amalia et sa copine Josefina les véritables héroïnes du film en un duo fascinant La perversité et l'innocence y nagent de concert dans l'eau bleutée de leurs rêves adolescents C'est d'ailleurs le dernier plan du film et l'un des plus beaux vus sur les écrans cette année" Antoine de Baecque Libération.

- Les journalistes s'exclamant qu'il semble y avoir toujours une piscine dans ses films, (comme Arielle Dombasle s'exclamait dans le film de Rohmer : "Oh des vaches"), et acquérant, ainsi, la certitude, (la preuve), devant cette découverte, qu'elle fût bien un auteur.

-"Comme dans la Cienaga la piscine est un lieu fondamental dans ce film C'est presque un personnage Pourquoi cette image récurente" Mariana Enriquez Radar.

-"Elle est de ces cinéastes qui puisent leur inspiration dans les lieux et dans le souvenir des lieux Martel est hantée par les piscines Rien de particulier ne s'y passe mais la piscine est le foyer du film on en sent constamment la proximité" Mia Hansen Love Cahiers du Cinéma.

-"On retrouve dans La Niña Santa les éléments de La Cienaga /.../ ce jeu des regards /.../ et surtout cette présence centrale de l'eau croupissante d'une piscine le miroir des âmes noires qui hantent ce deuxième film maîtrisé et tendu" Antoine de Baecque Libération.


- (Elle fût même interviewée par Jean-Michel Frodon).

- Se demander si la raison principale de "l'énergie incroyable, de la vivacité incroyable" du cinéma Argentin,n'est pas seulement dans le fait que la bourgeoisie a piqué dans les caisses, les a vidé (les caisses), [du pays], et que leurs enfants en dépensent un peu, de cet argent, (et font donc des fims).

-"La nina santa a été tourné dans l'hôtel Thermas lieu de l'enfance de la cinéaste vieil édifice prestigieux présentant l'avantage de posséder deux piscines une couverte et une découverte Le délabrement est sans doute la deuxième qualité de cet endroit que la cinéaste aime investir qu'elle désire pour lui-même" Mia Hansen Love Cahiers du Cinéma.

septembre 25, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Ha oui, je lis dans libé ceci: "Jack Bauer est toujours là, son insupportable fille Kim aussi". Se demander si cette "insupportable fille Kim" ne viendrait pas de chez Sade, parce qu'elle est bien la première à qui il arrive autant de choses depuis "Justine", non? Il n' y que Justine à qui tout cela arrivait, non? Auparavant.

- Bruce la Bruce a un blog, ainsi qu'un site, à la même adresse: .


septembre 25, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

24/09/2004

V, brouillon

- Je suce Ben Stiller quand il veut, disais-je l'autre soir, je pourrai ajouter, dans le cinéma, peu importe le réalisateur, "Dodgeball", est un film réalisé par Ben Stiller, point! Que cela ne soit pas lui, qui effectivement, l'a réalisé n' y change rien, c'est exactement le même film que "Zoolander", Ben Stiller est l'auteur, au sens "Européen" du terme, aux sens "Cahiers" du terme" des films dans lesquels il joue, et donc par extension des films qu'il ne réalise pas, "Doggeball" est par erreur accident hazard défaut, un film d'auteur, il l'est "matérialement", sans être le film d'un cinéaste. (Il n'y a pas de différence réelle entre ce film non-réalisé par Ben Stiller et un film de Ben Stiller, la qualité est la même, défauts compris, (cela se jouerait donc autrement))...

- "Dodgeball", de Rawson Marshall Thurber.


- La question pourrait être aussi, quelle est la réelle différence entre ce film, et un film d'auteur Français, comme le Ferreira-Barbosa, le Cedric Kahn, Noémie Lvosky, Danièle Dubroux, les Larrieux, Jeanne Labrunne, Chantal Akerman, la seule différence ne serait-elle pas le discours porté sur eux? Le discours qu'eux-mêmes véhiculent? Décèle-t-on une quelconque mémoire du cinéma dans un film Français, un réel point de vue, et sur le cinéma, et sur le monde, (le cinéma Français, la bourgeoisie Française, n'est plus capable que de se filmer elle-même, lui-même, le reste, ne l'interesse pas, le reste étant, et le monde, et le cinéma)? N' y admirons-nous pas plutôt les beaux salons, les belles cuisines, les bibliothèques r-emplies, pour ne pas dire repues? Pense-t-on vraiment que les états d'âme de la bourgeoisie Française est représenttive, est le cinéma? Sent-on vraiment un travail de mise en scène dans ces films? Un travail tout simplement? Ou une autosatisfaction digne des années 50? (A la différence que les "Cahiers" et leurs compères n' y trouvent aujourd'hui plus rien à redire, pense-t-on vraiment que le dernier Akerman méritait la couverture de "La lettre du cinéma"? Que le Assayas méritait celle des "Cahiers"). Est-ce, était-ce réllement rendre service à Green ou à Civeyrac de dire que leurs derniers films sont des chef d'oeuvre? (Comme Païni affirma un soir au "Jeu de paume", et Civeyrac se rendt-il compte qu'on lui en veut terriblement de laisser dire cela, alors qu'il savait probablement mieux que quiconque que son film était raté, puisqu'il était quand même lui-même)... (Se demander, si, des films ratés sont considérés, et cela de façon tout à fait malhonnête, (et vendus),comme des chefs d'oeuvre, (et sans justification aucune des coupables), que se passe-t-il après?) à revoir ...

- Se demander, à part Bayon? (Et Skoreki). La critique Française au fond, ne nous vend que du bon temps, de l'innennui, du bon beurre...

septembre 24, 2004 in Spectre 01 | Permalink