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2004.10.31

V, (embrasse-moi)

- Faut pas croire, pensais-je, pendant le générique du début, j'aime vraiment les daubes Américaines. Le cinéma Américain repose sur une chose au fond, me disais-je, sa croyance au spectateur, et seulement sa croyance au spectateur, me disais-je, tout le reste c'est du blahblah, me disais-je, c'est pour ça qu'il n'est que bon, me disais-je, pour ne pas dire extraordinaire, me disais-je, le spectateur d'un film Américain définit l'espace [du film], pas l'inverse, me disais-je, pas l'acteur, (encore moins le réalisateur),me disais-je à cette minute. Le spectateur d'un film Américain définit l'espace du film, me disais-je, ne serait-ce que par rapport à sa position dans la salle, me disais-je encore, le cinéma Américain est le seul au monde à prendre cela en compte, me disais-je, la position du spectateur dans la salle, il est le seul à définir la place du spectateur, me disais-je, avant de penser à Tourneur en voyant le monstre du film, et la façon dont il venait vers nous, au fond me disais-je, Tourneur, d'une certaine façon, c'est le début des chichis, me disais-je, des chuchottements précieux, me disais-je, le début des chuchottements précieux d'Hollywood et l'entrée du coca-cola dans la salle, me disais-je, c'est la continuation du cinéma Français de Vichy sous d'autres cieux et par d'autres moyens, me disais-je. Ce film est une sorte de remake du film de Tourneur, me disais-je, (puisqu'il tourne autour et le renifle, lui renifle l'entre-jambe, me disais-je, (au fond, Gus Van Sant aime les petites culottes, me disais-je), ), le remake de son "Curse of the démon". Le cinéma d'action Américain, me disais-je, ne repose, paradoxalement que sur la parole, me disais-je, c'est son bavardage qui en fait l'essence, me disais-je, et pas ses images, me disais-je, qui ne sont là que pour ne pas faire trop peur au spectateur, me disais-je, au fond, me disais-je, l'essence du cinéma Américain est le théatre, me disais-je, et sa force est de nous faire payer la place au tarif d'une place de cinéma, me disais-je. Le cinéma Américain est un divertissement distingué, me disais-je, quoique le mot divertissement fût un peu malheureux, me disais-je.

- "Alien vs prédator", de Paul W.S Anderson.

(- Merci encore à T.B).

octobre 31, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

(- Ce qui est beau, dans "chien enragé", c'est que la caméra hésite parfois par rapport aux acteurs, aux corps des acteurs, ( le retard qu'elle peut prendre), sinon Kurosawa est toujours aussi indigeste...

octobre 31, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (note pour moi-même)

- Les zooms ne vont pas au teint de Kaurismaki. (Mais; ce petit chapeau Busterkeatonien). Kaurismaki, dans ce court-métrage, il reprend tous ses tics, (comme des tiques), (tu pourrais imaginer que ce soit un film de montage), je crois que c'est la musique qui introduit la distance, je veux dire, avec cette musique, cette musique Rosselinienne, tu te rends compte que tu aimes bien Kaurismaki, je veux dire vraiment bien, tu deviens sentimental, (sentimental bourreaux), Wenders non! Mais tu sens que pour une fois, Jarmusch n'essaye pas de faire le malin, (tu sens que d'une façon ou d'une autre, il a vu les films de Godard et de Gonzales-Foerster, (le "thanks darling" entendu où bordel?)), quand au Godard, je remarque que je n'aime de lui, dernièrement, que ses formes courtes, (comme son court de Cannes, par exemple, (ou ce soir surtout))...

- Peut-être que le Godard de ce soir est plus beau que ses histoires, tout au moins tout aussi beau, sans la leçon d'histoire...

- Un Godard mélancolique et doux qui me fait penser à ce cinéaste Cubain, (je retrouverai le nom plus tard), Santiago Alvarez...

- Disons-le tout net, le plus beau Godard depuis "Nouvelle vague",

- Et disons-le aussi, c'est le plus beau Jarmusch, peut-être le plus beau depuis longtemps, (le plus beau depuis depuis Ed Wood)...

octobre 31, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.30

V, (pour rire encore un peu).

(c'est toujours ).

octobre 30, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (...)

- Donc, j'en étais à Stavros Tornes, "nous en étions", à Stavros Tornes, (en tant qu'anciens combattants). J'avais noté ceci: "Tout est dit", j'avais rajouté que c'était comme des chutes mises bout à bout, qu'il n'essayait de capter que du "temps perdu", ( dans son dernier film, ce "temps perdu" était plutôt mis en paroles, disons "mis en scène"), bref. Le film n'est pas très bon, mais quand même un peu, et réussit quand même un peu là où échoua pathétiquement Gus Van Sant avec son Gerry, (alternative: où s'échoua pathétiquement Gus Van Sant avec son Gerry, (comme une baleine, (ou un éléphant)))

octobre 30, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.29

V, (nom d'un p'tit frodon)! , (brouillon)

- A "la lettre du cinéma", comme ils ont l'impression de s'encanailler quand ils voient un film Américain, c'est pas très étonnant qu'ils font tout un plat de Shyamalian, (dont sincèrement j'ai [déjà] oublié le titre), mais quand même, ça fait un choc, (rires), et en couverture en plus. Que les choses soient claires, c'est une débandade, "la lettre du cinéma", est un échec. Mais je crois qu'ils s'en foutent, ne compte dans cette revue, que le point de vue Frodonnien du cinéma, (leur petite branlette molle), tu leur dirais ça, ils sauraient même pas de quoi on leur parle, ils te diraient que tu les dérange, (cela dit, j'ai pas lu l'article, j'ai pas encore acheté le dernier numéro), au fond, ils sont devenus inutiles, ils sont un peu comme les revenants du film, (le film français), le même fonctionnement cérébral, [un fonctionnement] au passé, mais ne comprenant pas le présent, ne pouvant l'articuler, on s'en remettra, faudrait juste qu'ils comprennent qu'écrire les mêmes articles, sur les mêmes films que les "Cahiers f du cinéma", mais trois mois après, ce n'est pas ce qu'il y a de plus excitant, (intellectuellement parlant), (pendant le Tornes, en pensant à autre chose, je me disais que le cinéma devait être comme un acte de guerre, (d'ailleurs c'est pour ça qu'il est impossible à enseigner), je pensais aux films d'Armory Korine, (ou de Bruce la Bruce pourquoi pas), me disant qu'ils correspondaient très bien à cette définition, on pourrait rajouter "un attentat"

- Mais si, éventuellement, ils n'en disaient pas du bien, du film, t'aurais l'air con, non?

- Oui. Mais je serai content de faire un léger méa culpa, à ce sujet, ce qui n'enlève rien à ce que je pense de ce qu'ils sont devenus, je veux dire, ils auraient dû être en devenir, (ce n'est plus le cas), mais de toute façon, je n'imagine plus une seule seconde, que Christine Martin dise du mal de ce film, (puisque c'est elle qui a écrit l'article), ( pas dise du mal, (le village"), ce qui quand même est un peu triste

- J'oubliais, je crois qu'ils aiment le dernier Depardon, (vous voyez qu'on peut pas compter sur eux)...

- J'oubliais, le fait d'écrire plus de trois lignes qui ne soient pas des insultes, à propos de Depardon est impardonnable! Je veux dire, on ne s'interroge pas sur Depardon, on lui crache à la gueule. A la rigueur, Depardon est une merde, (alternative: Depardon est insignifiant), c'est la base de toute cinéphilie sérieuse,

- (Tu te dis, si à l'époque de la nouvelle vague, les types avaient pensés comme ils pensent, eux, aujourd'hui, ce serait Duvivier qui passerait au ciné-club des "cahiers", (oups?))...

octobre 29, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2004.10.28

V,

- Tu vois "Les revenants", tu te dis, c'est qui l'incompétent qui a produit ça? Tu te demandes, mais, personne lui a dit au type que son scénario, l'idée était bien, mais que bon, fallait encore sacrément travailler? Tu te dis, que le film soit ce qu'il soit, c'est à dire un téléfilm, à la limite, c'est pas la faute du réalisateur, enfin si, mais qui a décidé de financer cela, puisqu'on ne peut pas parler de production? Puisque personne n'a dit au type qu'il ne fallait pas faire de panoramiques qui ne servent à rien, juste parce qu'il croit que c'est comme ça qu'on fait au cinéma? Personne n'a dit au type qu'il ne fallait pas s'agiter ainsi? Même dans sa lenteur télévisuelle?

-"Les revenants", de Robin Campillo.

octobre 28, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Tiens, Philippe Azoury, dans libé, il est plus sympa avec le Jeunet qu'avec le Wong Kar Waï, c'est drôle...

- Peut-être que Jeunet a fait un film d'avant-garde, non?

- Azoury, c'est ce type qui écrit sur la "modernité", celui qui défend le film "les revenants" avec pour seul argument que son réalisateur est pédé, comme un vulgaire Lefort des années 80? C'est un peu trop "vintage" ça, non?

- Oui, hélas, mais parfois il suffit que le réalisateur sorte en boite, il suffit que le réalisateur sorte en boite, et son film sera alors d'avant-garde.

- Oh arrête, t'es trop de mauvaise foi, il sort pas en boite Jeunet.

- Bon, mais on est bien d'accord qu'Azoury, c'est de ce niveau là, non?

- Oui, hélas. Je me demande comment il aurait parlé des deux Hawks à l'époque, surtout que Hawks, vu son âge, à l'époque, devait plus trop sortir non plus...

octobre 28, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2004.10.27

V,

- le 23/09/, à 15h45.
-"Même pas mal", de Rawson Marshall Thurber.

- le 24/09, à 17h30.
-"La nina Santa", de Lucrécia Martel.

- le 27/09, à 16h40.
- "Adieu", d'Arnaud Des Pallières.

- le 28/09, à 18h00.
-"Inside Job", de Nicolas Winding Refn.

- le 29/09, à 16h20.
-"Old Boy", de Park Chan-Wook.

octobre 27, 2004 | Permalink

V, (en cours)

- Que le film soit raté ou pas, n'est pas la question, il est raté par ce qu'il s'est laissé déborder par son scénario catho, il ne l'est pas parce que tout en étant à la recherche de sa forme définitive et sans la trouver, il l'a effectivement cherché, (et sans chercher particulièrement autre chose),

- Ne pas imaginer qu'à chaque fois qu'est présent dans le cadre, une cage, un oiseau, un visage, que cela est à chaque fois un hommage à Melville...

- Et tu te rends compte, que ce sont un peu les mêmes genre d'acteur, Denzel Washington, et Christopher Walken, la même façon de faire le montage par la langue, par décontraction, ils clignent des doigts, et hop...

- Qu'un film soit mauvais, ou pas, n'a rien à voir avec le fait qu'il soit raté, ou pas,(cela s'aplique au cinéma, pas à la France, puisqu'en France, c'est mauvais et raté)...


- "Man on fire", de Tony Scott

- Le seul question du film était de se demander jusqu'où pouvait-il aller, (dans ce cadre là),

-"FBI, fausses blondes infiltrées", de Keenen Ivory Wayans

octobre 27, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Au fond, le cinéma hommosexuel est un cinéma qui rumine.

- Tu veux dire, les cinéastes pédés sont des êtres ruminants?

- Oui.

- Mais Guiraudie ne rumine pas?

- Non, mais t'as vu son dernier film?

- Et Bruce la Bruce, il rumine pas non plus?

- Non, mais il est Américain, et qu'il rumine pas, ça reste à prouver...

- Et John Ford, il est pas pédé, pourtant il rumine?

- Oui, et c'est John Ford qui a inventé le cinéma pédé, ( à la limite Murnau, il a inventé le cinéma d'auteur)...

- Quoiqu'au fond, La Bruce et Murnau, La Bruce, c'est quand même un sentimental, oui mais John Ford aussi...

- De toute façon, y a toujours du sentimentalisme chez les pédé, ils sont jamais contents...


- "La mort de Maria Malibran", de Werner Schroeter.

octobre 27, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.26

V, (dernière bande)

- Je pourrai juste dire, "La mort de Maria Malibran" est un film de Werner Schroeter , c'est l'un des plus beaux films que j'ai vu, ce ne serait pas suffisant, mais bien...

- Je pense y revenir...

octobre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.24

V,

- On pourrait commencer comme ça, parler de paranoïa, on pourrait aussi commencer autrement, " Je suis tout à fait vivant (me parait-il à l'instant). La preuve, c'est que je n'arrive pas à financer mon nouveau projet, Scars". Leos Carax.

octobre 24, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (en cours)

- Acheté la trilogie "Dead or alive", de Takashi Miike, je sais, j'aurais dû acheter le coffret Doillon à la place, ou les "400 coups", là c'est une faute de goût, vous, vous n'auriez pas fait ça, vous n'auriez pas acheté Doillon ou Truffaut, puisque c'est déjà fait depuis longtemps, mais vous n'auriez certainement pas acheté le coffret "Dead or alive". De Takashi Miike vous n'aimez qu'"Audition", son "meilleur" film, (son plus "art et essai", "raisonnable", "raisonnable compassé"), puisque presque pas de lui, vous, si ce n'est pas déjà fait, vous, vous auriez acheté "Les contrebandiers de Moonfleet", (le plus mauvais Lang), moi je me dis juste, que cette année, la trilogie "Dead or alive", fût la plus belle chose qui soit, avec "Bye Bye Tiger", d'Elena Villovitch et Jan Peters, et "Shara", de Noémie kawase, (et quelques autres), mais "Bye Bye Tiger", n'est pas encore sorti. (Je n'aime pas l'enfance au cinéma, je n'aime que la trilogie de Bill Douglas, le reste est de la fumisterie scolaire, pour ne pas dire Bergalienne). Ou alors non, vous m'auriez conseillé une quelconque série Z, puisque sans conséquence, du rire gras sans conséquence, le rêve, (puisque c'est bien connu, vous ne pouvez aimer que "l'enfance au cinéma", les séries Z, et les films de Sophie Bredier, (je veux dire les documentaire Comolliens "pointdevueimagedumonde"), non non, je suis de mauvaise foi, vous m'auriez conseillé ce "grand film expérimental", "GERRY"...

- Ce "grand film expérimental" pour classes moyennes...

- Ce film ne propose aucune expérience du temps, me disais-je, il ne s'arrête sur rien, les panoramiques, les mouvements de caméras ne sont là, que pour éviter l'ennui, me disais-je, la caméra essaye de courir plus vite que le film me disais-je, Gus Van Sant, au fond a peur de son film, pensais-je encore, les dialogues sont non seulement stupides, mais ils sont insignifiants, me disais-je, et en même temps, trop signifiants, me disais-je, le film ne regarde rie, me disais-je, ni le désert, ni ses acteurs, me disais-je. Il n' y a aucun plan dans ce film, me disais-je, Gus Van Sant ne plante jamais sa caméra, on film ne raconte rien, me disais-je encore, et on ne voit jamais les acteurs marcher plus de 10 mètres, me disais-je, ce qui est quand même le comble, me disais-je, Gus Van Sant n'a pas voulu fatiguer ses acteurs, me disais-je, ni le spectateur, me disais-je, Gus Van Sant n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire, me disais-je, de ce que devait être le film, Gus Van Sant n'est jamais aussi bon que contraint, me disais-je, paradoxalement la contrainte le libère, me disais-je, il regarde enfin, me disais-je, il regarde enfin et plante sa caméra, pourrais-je ajouter, dans ses films Hollywoodiens, le temps est réel, me disais-je, et pas mou comme dans ses films "expérimentaux", me disais-je, "Gerry" est un film expérimental mou, me disais-je, en repensant à la contradiction qu'on ne manquerait pas de m'apporter sur le terme "cinéma expérimental", me disais-je, dans ses films Hollywoodiens ses regards sont de vrais regards, me disais-je, dans ses films expérimentaux, et en particulier "Gerry", ses acteurs ont le regard vide, pensais-je, ils ne regardent rien, ni le monde, ni eux même, me disais-je, ou plutôt, ils se regardent, ils emportent un miroir avec eux, me disais-je, mais ne regardent aucunement en eux-même, me disais-je encore une fois, ils sont au milieu du désert, mais ne le regardent jamais, me disais-je, et ne le voient pas plus, me disais-je, Gus Van Sant n'interroge jamais le payasage, me disais-je

octobre 24, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2004.10.23

V,

- J'essaye de suivre ce film de Kurosawa, "Chien enragé", (en fait je n'essaye pas, ça me gonfle, je jette un oeil parfois), je vois tout de suite qu'il a respecté scrupuleusement son plan de travail, qu'il a filmé scrupuleusement une image après l'autre, un plan après l'autre. Bon dit comme ça, il aurait dû faire comment? Je sais pas mais je vois que là, le matin ils partaient au boulot les types, et à contre-coeur...

- Tu veux dire que le film est laborieux?

-Oui, laborieux, exactement, laborieux, je trouvais pas le mot.

- (J'avoue, je n'ai jamais aimé Kurosawa, trop lourd et gras).

- Juste pour rire, .

octobre 23, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.22

V,

- Tu te rends compte dès le générique qu'il a compris le film de Bresson, Fassbinder, (qu'il doit être un des seuls à l'époque, et à l'aimer et à le comprendre), tu devines que la fin aura à voir avec ce générique, sans le deviner réellement. Tu te disais sur le chemin que tu n'irais pas voir ce film américain "FBI, fausses blondes infiltrées", puisque tu as dépassé l'horaire de la scéance), mais plutôt celui-ci, de Fassbinder, pour te délasser, et de n'en rien dire, puisque tout a déjà été dit, que ce qui n'a pas été dit, tout le monde devrait le savoir. Pendant la scéance tu pensais à deux ou trois trucs, (lorsque les bavardages et divers gloussements du type au pop-corn, derrière toi, te laissaient penser tranquillement, (private joke?)), tu te disais que chez Fassbinder, ce qui comptait n'était pas la crédibilité, mais l'arrivée du plan, sa conséquence ou son aboutissement, l'artifice comme vérité, "le monde comme volonté et comme représentation", (private joke?), Debord aurait dit, (un peu hors sujet), "le faux comme moment du vrai", et la sagesse populaire, " précher le faux pour savoir la vérité".

- "La troisième génération", de Rainer Werner Fassbinder.

octobre 22, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.21

V,

- J'imagine que vous avez vu ce plan où ce "gosse" s'essuie les lèvres, juste avant l'annonce de Pearl-Harbor? Vous savez de quel film je parle, non? Vous le savez, j'espère?

- (Même quand il y a fleuve, il y a théatre). - (Le son des planches bordel, le son des planches!).

- Vous avez vu comment elle revient la vedette? En musique et en silence. Et la séquence "Rohmerienne" juste après?

octobre 21, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (antidote)

- En arrivant dans le hall, je m'étais dit que j'avais peur de ce film, qu'il m'intimidait un peu trop. Et puis le mec arrivait, par la gauche, à sa manière, avec un cigare, de la musique, et une brouette, et tu n'avais plus peur, et tu avais Patricia M. qui arrivait aussi dans le cadre, et tu n'avais effectivement plus peur, un moment le type lui criait de se dépêcher, "Dépêche-toi Patricia, on est en retard", et tu reconnaissais cette phrase de Lubitsch ou de Capra, ("plus vite, plus vite"), et tu n'avais effectivement plus peur.

- Tu te disais ensuite que tout ce qu'elle filmait, elle avait effectivement, esthétiquement raison, les dialogues signaient, (signalaient), la reconstitution, (donc le devenir fictionnel de cette reconstitution, (ce qui est factice serait donc fictionnel), (à l'inverse de Sophie Bredier)). Les dialogues signalaient la reconstitution, et le film aussi, (puisqu'il fût tourné alors que Patricia M. disait être ailleurs), tu te disais d'ailleurs, que le film , la question du film, une des questions du film, était de savoir où était Patricia M., que c'était au fond, un exercice territorial, mais que le film aussi, était de savoir comment faisait Ford, à l'époque, (autrement dit une variation "Fordienne", le film était une variation "Fordienne")...

- Tu te disais aussi, que la fin, ausi belle soit-elle était comme une variaton du désert de Stroheim, une variation morbide, donc triste,

-"Basse-Normandie", de Patricia Mazuy et Simon Reggiani.

octobre 21, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.20

V,

- Message personnel, (et pour moi-même), Doillon me dégoutte.

octobre 20, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (zapping)

- ("L'ordre", de Jean-Daniel Pollet, un truc de vieille fille, et pour les mémères cinéphiliques, un film qui se donne le beau rôle, à coup de travelling "affaire de morale", et ramasseur de miettes, il mériterait de se prendre un train dans la gueule, ça lui apprendrait...)...

- (Je me moques, c'est pas bien).

- Alternative: et pour le mégères cinéphiliques...

- "T'es un client chéri, I love you, [mais] tu devrais goûter mes tartes", (je sais, vous préférez ses Edgar Poe empesés, plus culturels que ce film impressionant avec ses vieilles à moitiés nues et sur marche-pieds)...

- (Confidence, je ne sais rien dire sur ce film, je sais juste que je l'aime, que c'est un film au passé, conjugué au passé, (le film d'un mort, le journal, les souvenirs d'un des fils, de celui qui se suicide, ou de celui qui meurt d'overdose, ou de Sam), qui atteint au grandiose avec Sam, avec la non exécution de Sam, et la révolte des fils, qui atteint esthétiquement le grandiose, (mon dieu comme le cinéma Américain est sublime),

- Notes: Sam est vivant, celui mort d'overdose ne peut pas savoir ce qui se passe après sa mort, reste donc celui qui se suicide à la mitraillette, ce film est sa version des faits, son "je me souviens", (en français dans le texte)...

- "Bloody mama", de Roger Corman.

octobre 20, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.18

Z, (brouillon)

- (Note pour moi-même), dans "Arsène Lupin", de Jean-Paul Salomé, Arsène Lupin sauve Jacques Chirac, (puisqu'on voit bien qu'il veut nous faire retour vers le futur sans en avoir intellectuellement les moyens, l'archiduc étant alors Jacques Chirac, (perso, je me contenterai de l'éxécution de Jacques Chirac, mais cela ferait de lui un martyr, le mieux étant la prison, (et le déshonneur), puisque vous avez eu vous, le déshonneur de voter pour lui)...

- (Note pour moi-même, inventer un mot pour ce film, (et pour tout le cinéma Français), contentons nous, pour l'instant, de celui-ci "estomaqué"...

- (Note pour moi-même), qui aurait pensé un jour dire du bien de la version Descrières d'Arsène Lupin, et pourtant...

- (Note pour moi-même), "Arsène Lupin," de Jean-Paul Salomé n'est pas loin de l'esthétique SFP, la différence est que l'esthétique SFP est bien meilleure, (à revoir)

- (Note pour moi-même), se dire que Jean-Paul Salomé aurait été viré le premier soir du tournage, aux USA, ( à revoir)

octobre 18, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.17

V, (animaux criminels), (en cours)

- "Struggle", c'est quoi me disais-je à la fin du film? Un film qui illustre son propos., me disais-je, tout en pensant que décidément l'on ne pouvait filmer le travail, que fimer le travail n'était qu'une vaste escroquerie Comolienne, que cela n'était que du bon sentiment, du discours, et que cela n'avait pas lieu d'être dans une fiction, (tout au moins pas comme vous, vous l'entendez), une fiction n'ayant pas à se sentir concerné par le travail, (le monde ne doit être là, idéalement, présent, que par rapport au personnage), nous pouvons filmer l'épuisement, la répétition, mais pas le travail, me disais-je. Quoiqu'on puisse filmer le travail, me disais-je, pourvu que cela soit le sujet, mais manifestement, me disais-je, dans ce film, ce n'était pas le sujet, me disais-je, le travail était filmé de façon "clipée", me disais-je, c'est à dire érotisé, c'est à dire filmé "Comolliennement", "pleinedebonsentiment", me disais-je. Le type ne sait pas filmer, me disais-je, il filme de face, et de côté, c'est tout, il illustre son propos, avec des éoliennes en fond d'image, me disais-je. Le sentiment que le réalisateur est pire que ce qu'il filme, ou dénonce, me disais-je, puisqu'au fond il assigne à son actricela place de prostituée, c'est à dire que c'est lui le maquereau, et elle qui se prostitue, me disais-je, (comme dans ce film de Larry Clarck), en pensant à cet article, (sur ce film), complètement merdique de la "lettre du cinéma", le mec pensant que tel passage était le plus beau, alors qu'il était le pire, je veux dire, cette fille, ne pouvait pas pleurer, (et c'est un mensonge de la faire pleurer à ce moment là)...

- Je me disais aussi, me disais-je, il y a deux passages de vraiment bien dans ce film, celui de la piscine, (avec le fils, la grille, et elle, (filmée en train de réccurer la piscine)

-"Struggle", de

-"Selva", de Frédéric Léal.
-"Cérémonies de femmes", de Jeanne de Berg.

- (Merci à T.B).

octobre 17, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (les malheurs de Sophie).

- Se demander, avant de ne plus y revenir, jamais, à partir de quel moment il y a exploitation d'un filon. Salope de Bredier, pleurnicheries auteuristes frodoniennes. Que les choses soient claires, cette conne est mille fois plus indécente, mille fois plus, avec ses mimiques faux-culs, ses interrogations à la noix, ( son filmage télévisuel), que tout ce que la télé réalité a produit, mais évidemment vous trouvez que j'exagère, ça m'étonne pas de vous, bon, trouver le temps ou l'envie, trouver ce que les journalistes écrivent sur cette cochonnerie lacrimale, (comment elle s'appelle déjà la journaliste de france 3, au fait, (Mireille Dumas, rajout) c'est un peu de ce niveau non, en plus hypocrite, non?). Hum, la séquence au commissariat, le flic qui lui dit, "c'est bon vous pouvez y aller", la caméra est pourtant déjà à l'intérieur, et cette façon d'insinuer le racisme de ses interlocuteurs, salope! Et ce chantage constant à l'émotion, au tralà là, film pour les mémères cinéphiliques,

-" Corps étranger", de Sophie Bredier.

- Je hais ce genre de "plan", (celui du commissariat"), qui nous prend pour des cons, cette "reconstitution" absolument televisuelle, si la caméra est déjà dans la place, c'est que Bredier l'y avait placé, (oui oui je connais les arguments, le pour et le contre, tout ça, tout ça), [mais], on ne peut pas placer une caméra dans une pièce où l'on n'a pas encore eu le droit d'y être "cinémathographiquement", le "c'est bon vous pouvez y aller", ne pouvait "moralement" n'être filmé que de l'autre côté, (je suis nunuche, hein?), même si j'ai tort, "intellectuellement" tort, elle aussi, de toute façon, elle a tort et n'a pas raison, moi j'ai "moralement" raison, j'ai "mathématiquement" raison, "géographiquement" raison", (ce que je veux dire, c'est que tout ses "plans sont des mensonges, ce ne sont que des histoires, tout ça, ce n'est que des histoires). Au fond, cette fille est pénible.

- (Alternative: Exploitation crapoteuse d'un filon).
- (Alternative: Au fond cette fille n'a rien à dire).

- "Une réalisatrice est née"Isabelle Potel Libération.
- "A ne pas rater ce week-end" Inrockuptibles".


- Et ça aussi, de Virginie D: "Eudeline me parle d'une nouvelle émission sur la six ou un candidat qui croit faire un loft se retrouve en fait piégé, seul non professionnel au milieu de comédiens. waow. dans l'esprit des producteurs, quand même, faut qu'ils payent, les anonymes, pour leur désir de passer à la télé, basiquement, faut qu'ils payent de vouloir échapper à l'obscurité et gagner de l'argent facilement. Faudrait pas que les pauvres oublient que les sun light, c'est pas pour eux, seront humiliés publiquement tous ceux qui pourraient l'oublier. à ce stade de la compétition, c'est plus de la lutte des classes, c'est de la haine, pure. quoi de neuf, sinon. BONNE SEMAINE".

octobre 17, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2004.10.16

V, (en cours)

- L'autre soir, à cette soirée, l'intervenant disait cela: "La question serait de se demander à quel moment commence le cinéma, une des réponses serait de filmer sans caméra"...

- Films sans caméras, Giovanni Martedi

octobre 16, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Le film, c'est l'histoire d'une fille qui a le sexe rasé, (...), l'autre jour j'ai rêvé de coucher avec une fille, qui avait aussi le sexe rasé, [hier soir], elle était dans la salle, ce n'était pas troublant, c'était curieux, (je trouverai un adjectif plus adéquat après). Et le film? On s'en tape... (Et puis je connais mal Jess Franco, j'ai tous ses films qui sont passés sur ciné-classic, l'année dernière, je vais les regarder, probablement bientôt. Et alors? Deux ou trois trucs qui m'ont vaguement plu, la séquence sur le bateau surtout, bon, je m'en carre de ce film). Je suis rentré, Carole finissait les Nadjari, elle avait beaucoup aimé "the Shade", (mon préféré, je crois, "I'm Josh Polonski brother" est un peu raté, et j'aime bien son dernier aussi, mais ...) après on a mis "l'Ecureuil rouge", j'en entendais parler depuis longtemps, mais je crois que les Espagnols ne feront jamais de bons films, ensuite j'ai enregistré la série 24h00, j'avais oublié de le faire, discuté avec Monsieur S, par mail jusqu'à passé deux heures, on a terminé sur les différentes manières de se suicider...

- "La fille au sexe brillant", de Jess Franco.

octobre 16, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.15

V, en cours

- Vu la bande annonce de "36" quai des orfèvres", (note pour moi-même, n'irai pas le voir, ou alors pour me moquer). Ce film c'est quoi? Des acteurs laids, Depardieu, Auteuil, des acteurs que personnes ne veut voir, qui n'existent que parce qu'ils existent, le cinéma Français est une machine à dégout, à humiliation, le cinéma français ne nous propose que la soumisson, la laideur du corps, la haine de soi, le cinéma Français ne nous vend que de la honte. Le cinéma Américain reprend les mêmes figures, et en fait un exercice, essaye de "surpasser" l'image précédente, le cinéma Français se contente de les pomper, (cette façon risible, complètement risible, de vouloir pomper l'ambiance soit-disant dépressive de cette série déjà pas très bonne, NYPD, et vouloir faire de Depardieu et Auteuil, on va dire, des acteurs John Woonesques se demander d'emblée, s'il peut y avoir travail dans l'imitation)


- (Libération de ce matin: La France va finir par ressembler à l'homme malade de l'Europe. Hier pays des lumières, elle se donnait pour mission la propagation de la démocratie et des droits de l'homme. Aujourd'hui, elle doute tant d'elle-même, de ses valeurs et de sa capacité à les diffuser qu'elle craint de perdre son âme au cas où un conseil européen déciderait en décembre d'ouvrir des négociations avec la Turquie pour que celle-ci entre dans l'UE. Non pas demain mais dans... dix ou quinze ans, si elle remplit les conditions de l'UE !). - Vous pensez que cela n'a rien à voir? Vous avez le cinéma qu'on mérite, plutôt, j'ai le cinéma que vous méritez, ((mais),moi je n'ai pas voté pour Chirac), vous êtes des ploucs, vous avez un cinéma de ploucs, vous avez voté pour un voleur, vous avez choisis le confort, vous avez ce que vous avez voulu (de la merde, des films de merde), vous pouvez vous branler avec votre morale de l'image, votre morale de l'image wendersienne, vos documentaires "points de vue images du monde", sauf, que lorsqu'il fallait agir, au nom de la morale, vous étiez pas là, vous pleurnichiez et vous votiez Chirac. Au fond, vous n'existez pas ...

octobre 15, 2004 | Permalink

V,

- Remarque: les zooms chez Sergio Léone, dans "Il était une fois la révolution", ne sont pas Straubien(s), (ou Fordien(s)), ils sont numériques, (c'est à dire mélancoliques), (même si Ford est mélancolique, et Straub, Fordien)...

octobre 15, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.13

V,

-"Collatéral", c'est le genre de film sur lequel vous vous branlez, non? Ouais, ça casse pas des briques, rien à en dire, (il est juste [bien] "produit"), le film est bien, la fin est bien, la façon dont la fille se glisse dans le plan, par la gauche, le métro qui redémarre...

-"Collatéral", de Michael Mann.

- Note pour moi-même: Il y a quelque chose de profondément Renoirien dans le cinéma Américain, son essence même est Renoirenne, pensai-je hier pendant le film, me disant que Mann, avait, comme tous les cinéastes Américains actuels, vu les films d'Hou Hsiao Hsien...

- "Produit"= une pensée à l'oeuvre, que celle-ci vienne du réalisateur ou du producteur importe peu, que le film soit un film d'auteur de merde ou pas, importe peu, qu'il ait une "vision" du monde ou pas, importe peu, le tout est de savoir de quoi il s'agit, (rajout)...


- De toute façon la "vision du monde" est une cochonceté sans nom, qui permet de faire passer les films de Martel Achard Ramos Larrieux Liffchiz etc, qui permet, la "vision du monde" aux merdeux Jousse Séguret Frodon Bouquet d'en vivre grassement etc...

- Alternative: C'est avec ça que vous vous branliez?

octobre 13, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Le pays dont la France est le plus proche, me disais-je, est l'Autriche, me disais-je, en pensant au film d'hier, dont la seule qualité, la seule qualité du réalisateur serait d'avoir quitté la france, tout au-moins de faire ses films ailleurs, je me disais, qu'il était très rare de se faire autant chier, face à un film, que l'ennui était palpable dans la salle, lourd, lent, le temps était lent, n'avançait plus, et je pensais à ce livre de Clément Rosset, "Route de nuit", j'ai compris que ce film plongeait la salle dans la dépression, que j'entrais moi-même dans cette dépression qu'il fallait en sortir, et de ce film et de la dépression de ce film, mais que c'était pour ça que je ne pouvais même en sortir, le type comprenait si peu ce qu'était le cinéma, que même la salle des "ambassades" en déprimait, ça en devenait "Bunuellien, si vous voyez ce que je veux dire...

- "Eternal sunshineof the Spotless", de Michel Gondry.

- Se demander, légitimement si c'est lui qui a fait la dernière pub pour coca, (même "style", même jeu d'acteur).

- Se demander qui a écrit les articles élogieux sur ce film dans les "inrockuptibles", puisque visiblement, ils en ont fait leur couv.

octobre 13, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.11

V,

- Même d'écrire que j'ai honte, j'ai honte, mais que la honte retombe sur eux, et leur descendance...

-"L'enquête corse", d'Alain Berberian.

- (Même les voix étaient en play-back)...

- Après, on peut se demander pourquoi je suis allé voir ça, parce que d'une façon ou d'une autre j'étais prévenu, ma réponse est: je n'ai aucune confiance à ce qui peut être écrit par les journalistes Français, il n' y a pas un seul journaliste qui soit crédible [à mes yeux], (la critique Française n'existant plus). Mais je ne m'attendais pas à ça, je pensais rire tout au moins rire un peu, ça m'apprendra, même les navets Français sont mauvais. Que les voix soient en play-back n'est pas le problème, ce qui est le problème est qu'il n' y a pas eu de travail, à chaque seconde ce film nous insulte. Le vrai film a été fait, celui qui nous fait rire, (sa bande-annonce), le reste que cela serve de preuve à charge...

octobre 11, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Ce qu'on reproche au cinéma Américain, me disais-je, en regardant à nouveau ce film de Spielberg, c'est son manque de cynisme, même pas sa naïveté, mais son manque de cynisme, (parce que le cinéma Américain n'est pas naif et que tout le monde sait cela), je me disais, ce film de Spielberg se bonifie, je le [re-] vois et il se bonifie, et je ne pensais pas que ce fût possible pour ce film, "Catch me if you can", (film entre autre absolument desespéré)

octobre 11, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.09

V, (note pour moi-même)

- "Confession d'un capitaine", (Sokurov) est réellement un film de samedi soir, Sokurov s'adaptant de toute façon à toutes les heures de la journée, à tous les jours de la semaine...

- (Notes pour moi-même, je comprends chaque film de Sokurov, (ce qui ne veut pas dire les aimer chacun), je ne comprends pas Shyamalan, (de toute façon cinéaste profondément stupide, le seul cinéaste Américain que l'on peut qualifier de "plagaire", (ou un des seuls), Shyamalan étant il me semble, de plus, un cinéaste profondément lisse et insignifiant, je n' y sens aucun enjeu, tout m' y semble raté, chaque seconde. Shyamalan est un cinéaste profondément Frodonien, à défaut d'Hitchckokien, (se demander si Frodonien prend deux n ou un seul, Frodonnien ou Frodonien?).

- "D'abord la conviction renforcée par le "village" que M. Night Shyamalan est le cinéaste Américain le plus important apparu ces dernières années "Les cahiers f du cinéma" Fançois F Bégadeau ...

- "Chacun des films de Shyamalan remue d'une certaine quantité de formes de couleurs et de rapports entre formes et couleurs "Les cahiers f du cinéma" Sylvain F Coumoul"...

- Shyamlan, c'est le bon gout cinéphilique, jamais il ne sera vulgaire, jamais il ne haussera le ton, Shyamalan correspond en fait tout à fait au cinéma actuel, à la cinéphilie actuelle, celle de l'éducation nationale, (...), celle enseignée par Bergala, transmise par Jousse Séguret Bouquet Bégaudeau Hansen Love etc, la cinéphilie responsable, (raisonnable) ...

- Le sens du détail pourait-il être un des traits du cinéma homosexuel? (de la forme homosexuelle?), (le cinéma de Bouquet et compagnie, n'étant pas, il faut le rappeler pour les crevures, un cinéma homosexuel, mais un cinéma profondément hétérosexuel, si tant est que l'on peut appeler cela cinéma

octobre 9, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Mes notes commençaient ainsi: "film plein de bonne volonté, sauf qu'on en a rien à foutre de la bonne volonté, le cinéma étant complètement étranger à cela, la bonne volonté". On pourrait même ajouter, le cinéma n' a pas à être concerné par le monde, (pas comme vous vous l'entendez, avec vos pleurnicheries documentaires "point de vue image du monde", vos forums, vos tables rondes, vos documentaires Commoliens, compassés, Frodonniens et Rafariniens), et je relis mes note, et je vois, après quelques jours d'oubli qu'il n' y a rien de plus à en dire de ce film, il a bien quelques trucs qui m'ont plu, mais le sentiment que ça a plus à voir avec le scénario, et puis je m'en fous, à vrai dire...

-"Mean creek", de Jacob Aaron Estes.

- (Personne ne nous pardonnera d'avoir noyé un obèse, (si si, moi)).

octobre 9, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Le sentiment, (en regardant 24h00), à tort ou à raison, que le cinéma Américain soit le seul capable de compassion, tout au moins de tenir un discours là dessus, au fond une série relativement Fordienne, et par le déplacement des acteurs, dans le plan, et dans la fiction, (cette façon Rio-Bravesque d'arpenter le plan et la fiction,

octobre 9, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.08

V, (zapping)

- Question: "Théodora, impératrice de Byzance", de Ricccardo Freda, (1954) / "Ivan le terrible", de Sergueï Eisenstein, (1944). Le même coiffeur?

octobre 8, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (je me souviens)

- Dès le flash météo, on se dit que les apparences seront trompeuses, (en fait on en saura rien).

- Le film est tellement de l'ordre du jeu vidéo que cela en re-devient du cinéma, puisqu'il y a d'une certaine façon mise à l'épreuve, le but en étant, (comme tout film Américain, de fabriquer une image, éventuellement finale, finale et unique, (on pourrait appeler cela un plan), mais échouant à trouver la réponse à cela, la question de cette image, (...),

- Le cinéma Américain, ce film, ne travaille que sur la mémoire, ) le film, au fond, n'est qu'une variation Rio-Bravesque, Roboccopienne, (John Wayne est Robbocop). Il n' y a jamais de plagiat dans le cinéma Américain, juste de la mémoire, travail de mémoire, s'il y a plagiat, c'est lorsque la mémoire fait défaut, techniquement défaut, les zombies [du film], d'une certaine façon, sont un trop plein de mémoire, c'est à dire les cinéphiles

- "Résident Evil: Apocalypse", d'Alexander Witt.

octobre 8, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.06

V,

- Le "meurtre" du type, non comme un moment de stupéfaction, mais comme un froissement,

-"Vers sa destinée", de John Ford.

octobre 6, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.05

V,

- Des pleurs des cris des chichis...


- (Ils étaient sur un toît lorsque je suis sorti, je savais qu'il n'allait pas filmer le paysage, la caméra a fait un léger mouvement arrière, je me suis dit que j'avais tort, que j'étais bourré de préjugés, il a fait un léger mouvement arrière et vers le ciel, puis il a eu honte de ça, de filmer le ciel, de faire son Tarkovski, il a coupé, (en fait je sais qu'il n'a pas coupé, il n'a pas coupé tout de suite, il a filmé, il a juste coupé après, il a eu honte après) ).

- "Debout", de Liu Hao.

- Probablement son meilleur film, les prochains seront pires...


- Matthew Barney: .

octobre 5, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (re)

- C'est ce que je disais l'autre jour, pour un autre film, tout ce que recherche ce film, sa seule ambition, est de nous faire sourire, esthétiquement sourire, (un peu comme les frères Larrieux), vision compassée et lente de ce que doit être le cinéma, c'est à dire anecdotiquement chiant, pas très loin d'Angélopoulos, (ces types qui se suivent à la sortie du barbier), en moins érotique. L'aboiement du chien se voulant effet du réel, pour faire campagne, (on est à la campagne), et n'étant finalement qu'un bruitage de plus.

- Il croit que nous montrer la fille descendre la colline est métaphysique, sans oser une vraie durée, (au delà du raisonnable), ni un vrai plan court, une descente raisonnable au fond...

- Lorsque la lune est sortie des nuages, j'ai commencé à remettre mes chaussures, lorsque le portable a sonné à nouveau, j'ai noué mes lacets, (cinéma d'auteur de merde), quand la fille est revenue du supermarché, j'en ai profié pour m'éclipser, (rime?)...

- Ces films, le cinéma, ne me méritent pas.

- "Il dono", de Michelangelo Frammartino.

octobre 5, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.03

V,

- Parce qu'il n'arrive pas à démarrer son camion je sais que je ne l'aimerai pas ce film, l'autre type n'a pas encore tourné le coin que j'ai décidé de ne pas l'aimer, ce film.

- Wenders coupe toujours avant de nous ennuyer, une fois qu'il a dit les choses qu'il voulait dire, une fois qu'il a montré ce qu'il voulait nous montrer, il coupe, Wenders ne prends jamais le risque de nous ennuyer, (il a lu la cochonceté de Tulard à propos de Rohmer et en a tiré les conséquences).

- "D'accord, je chercherai sur le net", de la façon dont cette phrase est dite, on se dit, nous, que Wenders est en train ou va nous faire un caca nerveux sur la "dangerosité" d'internet, (dans ce film ou dans un autre), la phrase aurait dû être: "D'accord, je verrai ce que je peux trouver", mais puisque Wenders veut nous parler des temps présents, il se devait de citer internet...

- Wenders filme les Sdf comme une mémère du septième arrondissement, et pas comme Ferrara avait pût les filmer dans "King of New-York", Wenders les filme "comme à la télé", (les yeux tristes de la fille)...

- La fille en petite culotte face à son écran "Mac Intosh", tout au moins les jambes nues, (comme Ripley dans "Alien"), les types qui passent en skate-board...

- Je pensais que le type était fou, Marjane me dit au téléphone que non, qu'il est effectivement flic, elle me dit aussi, mais elle est partie aussi avant la fin, que la fin justement c'est le type en prière à "Ground Zéro"...

- "Land of plenty", de Wim Wenders.

- "La lettre du cinéma" a son propre site, , j'imagine qu'ils le rempliront un peu plus qu'il ne l'est actuellement...

octobre 3, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.02

V,

- Ce serait plutôt la dernière phrase au sujet du film, "Comme une image", est un film qui a "raison", c'est ce qui a de pire, se donner le beau rôle

octobre 2, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.10.01

V,

- Se demander, pour soi-même, (sans être ivre néanmoins), s'il n' y aurait pas un peu de Dreyer, là, dans ces lignes de fuites, cette façon de filmer les pièces par exemple, en angle par exemple, cette façon de choper des angles, (les angles)...

- "Merlusse", de Marcel Pagnol.

octobre 1, 2004 in Spectre 01 | Permalink