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2004.11.30

V, (pour mémoire)

- petit a:

- Avant que je n'oublie, Benoit Jacquot me dégoutte! Jean-Michel Frodon est un chien, Téchiné ne vaut rien. Tout ça fait le sommaire des "Cahiers f du cinéma" de ce mois-ci, beurk...

- Lorsqu'on sait que Frodon, Jacquot, Assayas animent ensemble un groupe de réflexion sur le cinéma, ça fait frémir. Non?  Mais comme Frodon est quelqu'un d'absolument honnête, jamais ces personnes ne seront en couvertures des "Cahiers f du cinéma", c'est déjà ça, (c'est une question de principe de sa part)...

- A moins que...

?

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- petit b:

- On lui a pas dit à Téchiné que Deneuve et Depardieu ça avait un goût de        déja vu? Putain, si ça continue il vont nous faire un Depardieu / Ardant, ou un Depardieu / Adjani, ou Depardieu / Auteuil. Putain on dirait un casting d'il y a trente ans. Putain, mais déjà à l'époque on en avait marre de voir leurs sales gueules...

- C'était comment la chanson déjà?  Ah oui, ça commençait comme ça :            " Maréchal, nous voilà"...

novembre 30, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (en cours)

- Il y a des visages, (celui de Kidman dans le film) on les voit, c'est comme observer le cosmos, pour certains films c'est comme subitement comprendre ce qu'est le cinéma, que le film soit bon ou pas, "moderne" ou pas, (en l'occurence pas forcément moderne). Je ne sais pas ce qu'est réellement ce film, je sais qu'il s'appuie sur "l'Année dernière à Marienbad", tout au moins à mes yeux. Je crois avoir vu le film le plus érotique de l'année, et le plus troublant, (la fonction de l'unique scène de sexe, (avec le futur mari) est d'introduire un peu plus encore de puritanisme, c'est-à-dire radicaliser le propos du film). Le sentiment d'avoir vu enfin un film Hitckockien, sans jamais affirmer cette filiation, (Hitckockien  par lente imprégnation du sur-naturel, c'est-à-dire de l'extra-ordinaire), et du devenir Bergmanien de cette imprégnation, (pas trouvé mieux pour l'instant, à refaire),

- Mais le plan de fin du gosse en haut de l'arbre, qui est comme une prise de position du film en faveur de sa thèse, et contre celle du spectateur

- "Birth", de Jonathan Glazer.

- Alternative:  Je sais qu'il s'appuie sur "l'Année dernière à Marienbad",

novembre 30, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.29

V, (en cours)

- Plus la ficelle est grosse, plus je me sens seul, me disais-je avant de m'endormir. Le cinéma Américain n'a de cesse de vouloir nous isoler. La seule question valable du film pourrait être, jusqu'où, sommes-nous capables d'aller, nous? Que nous reste-il, puisque l'on sait que tout finira bien? Le film sait que l'on sait, (il sait aussi qu'il ne lui reste pas beaucoup)

- "Cellular", de

- Note: Le cinéma Américain fonctionne sur le don.

- "Winchester 73", d'Antony Mann.

novembre 29, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (précieuse ridicule)

-" [Tsui Hark] cacique du cinéma d'action hongkongais (ce qui ne l'empêche pas d'afficher une juvénilité de fumeur de pétards), surnommé le Spielberg asiatique, auteur d'Heroic Trio dont Jean-Pierre Léaud regarde un extrait avec Maggie Cheung dans Irma Vep, d'Olivier Assayas (ah, faut suivre, la cinéphilie, c'est à prendre ou à laisser, est une accumulation de répères-fétiches jouissifs ou gavants)". Isabelle Potel Libération .

- (Cela ne serait pas de Johnny To, "Héroïc Trio"?).

novembre 29, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2004.11.28

V, (mauvaises pensées)

- Tu vois le film de Johnny To, "Running out of time", soudain tu comprends une chose, à Hollywood, s'ils avaient fait "Arsène Lupin", ils auraient pensé à lui, en France ils ont pris Jean-Paul Salomé...

- (rires)...

- Et à Hong-Kong aussi, ils auraient pris Johnny To...

- Oui.

- (rires)...

- A Hong-Kong, ils ont Johnny To, et nous on a Jean-Paul Salomé, et au mieux Maggie Cheung parce qu'elle s'est mariée avec Assayas, c'est dire...

- Et encore, elle est repartie...

- Oui.

- (rires).

- C'est dire...

- Oui.

- (rire).

- On est mauvaises langues quand même...

- Oui.

- (rires).

novembre 28, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.27

V, (notes)

- à l'instant où sa fille lui annonce qu'elle fera la mission, de la fumée (ou buée) lui échappe de la bouche,

- difficulté de dire "je", (le "je" dans cette série, (comme à la limite dans la vie), sous-entend une certaine forme de responsabilité, (et de culpabilité) c'est-à-dire assumer les conséquences de cette affirmation, je donc ou je à mes risques et périls) dire "je" (dans "24h00") est presque avouer que l'on a quelque chose à se reprocher ou que l'on va mourir, presque un péché. Une des phrases qui revient souvent "fais ça pour moi", même sans rapport, chacun prend un moment une part de responsabilité,

- la séquence de la bibliothèque me rappelant un court-métrage expérimental vu dans "Die nacht, la nuit" sur arte, (les ordres aux différents personnages se trouvant dans le champs, (ou hors-champs)

- on ne peut pas laisser ce pays aux mains d'un fou, disait-il dans un demi-sourire,

- le plan le dit, (que c'est foutu), le personnage peut hausser les épaules, c'est trop tard

- mais on est là, dit-elle durement

- cette conversation entre les 2 filles, par rapport aux deux pères

- Chloé est la seule à être à chaque fois "empêchée" dans le plan, chaque geste d'elle est coupé dans son élan

- la division des écrans n'étant pas de l'ordre du cinéma, mais du théâtre, ou un retour vers le théâtre

- ici ?

novembre 27, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,(indiscrétion)

- a un hoquet de dégout lorsque je lui annonce mon intention d'aller voir "Cellular", au Gaumont Saint-Denis, me raccroche carrément au nez lorsque je lui affirme avoir aimé le Spike Lee,

- (elle me hait).

novembre 27, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (réminiscences)

- Ce qui voudrait dire qu'un acteur chez  John Ford ferait du montage en marchant, (comme chez les Soviétiques).

novembre 27, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (heureusement, le même jour), (brouillon)

- Heureusement, le même jour, il y avait eu le Spike Lee, "She hate me", qui est le remake Hollywoodien et subversif (mais familial) du dernier Brisseau, "Choses secrètes". Film qui dès le générique s'en prend nommément pour ne pas dire physiquement à Bush (au sujet de l'affaire Enron), crime de lèse-majesté que l'on ne peut imaginer ici, (en France on fait de la lèche-majesté).

- Le film de Spike Lee donc, débuttait dans une esthétique années 70, les voix mêmes étaient désynchronisées, (comme étranger à lui-même), les couleurs délavées tiraient vers le métallique, tout le monde en faisait trop et rien ne tenait, petit à petit tu entre-apercevais une vraie patience, une attention aux visages inhabituelle chez lui, une réelle écoute de ce qu'ils avaient à dire, où j'en étais resté à S.Lee j'avais l'impression qu'avant ils hurlaient, l'autre partiellement chez lui, n'existait pas. (En fait je suis emmerdé parce que j'ai fait l'erreur de lire l'article de Bayon, hier dimanche, ma vision du film est si proche de la sienne que j'avais employé des thermes identiques).  Là tu sens que son problème de l'autre, et le problème de Bush, il le règle en introduisant ces lesbiennes, (dont une lesbienne juive), qu'il les filme alors comme corps étranger, (on pense vraiment à des extras-terrestres) et à lui même, et à l'Amérique, que chez lui, c'est pour mieux faire émmerger la question d'autrui, que par rapport à Bush, c'est pour mieux l'emmerder, (puisque le problème principal de Bush c'est la femme, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas identique à lui, les femmes, les noirs, les pauvres etc), je crois qu'il les filme volontairement de façon caricaturale en train de faire l'amour, pour surligner non l'artifice, mais le fait qu'elles soient vraiment autres, son travail à lui, dès lors consistant à s'en approcher, (on sent que lui-même est surpris par lui-même), presque le film est comme détruit par la question de l'autre, Spike Lee se découvrant soudainement cinéaste n'a plus eu d'autre choix que de détruire son film, se saborder, (découvrant que les juifs avaient une âme, (c'est-à-dire ses propres autres) et qu'il ne pouvait faire le film qu'il espérait en campant au fond sur les mêmes positions que Bush et ses amis, il n'avait plus d'autre choix que de continuer à faire ce qu'il faisait très bien auparavant, des mauvais films, ou intégrer cette découverte et se saborder, (d'une certaine façon on pourrait dire qu'en faisant son plus mauvais film, il a fait son plus beau film))

- Note: Subversif parce que caricatural

novembre 27, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.26

V, (passons à autre chose, me disais-je)

- Au début je m'étais dit cela: conneries conneries conneries, puis ceci: bidon bidon bidon, ce n'était peut-être pas juste mais c'était le début, puis je m'étais dit que c'était un film à l'insignifiance satisfaite, ou repu, (qui contenait sa propre insignifiance, ainsi que sa satisfaction, plutôt son auto-satisfaction, (comme une auto-branlette)), je m'étais dit que cette "forme" auto-satisfaite revendiquant son étrangeté au monde à travers ses travelling de pas de qualité ne faisait que fliquer le réel; ce que cette "forme" dénonçait ne pouvait s'empêcher de la fliquer, (et que le but de la voix off était l'assujettissement du film), (que s'il n' y a pas forme réelle, mise en forme réelle, il y a flicage, (pointer son étrangeté, à ce monde-là), que c'était un film revendiquant sa singularité, c'est-à-dire "pas comme ceux que je filme", qui eux ne sont pas étrangers au monde dont moi je me sens étranger, (faut aussi quand même être sacrément culotté pour se sentir et cinéaste, et plus important que le monde). Un film qui ne pouvait s'empêcher de déposer à chaque minute, comme des crottes, des jeunes filles lisant un Gallimard quelconque. C'en est trop m'étais-je dis au bout de sept minutes, cela suffit, je m'en vais...

- "D'autre part", de Jean Breschand.

- eva tralàlà.

novembre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- J'avais cru lire, elle "réalise" Hollywood, (ce qui est en partie vrai).

novembre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (Note pour plus tard)

- "2046", "La mort de Maria Malibran",

novembre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.25

V, (...)

- Pour cette séquence du théatre No, les gens dans la salle sont filmés comme les cadavres de la commune, (la photo des cercueuils), ils en ont le regard si l'on peut dire, Green ne prenant pas la place du photographe, mais bien celle d'un Versaillais, ( et armé, (les références culturelles), nous ordonnant, sous cette menace, de regarder son forfait),

novembre 25, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.24

V, (brouillon)

- Parfois je me traine à écrire deux ou trois lignes sur des films qui pourtant me plaisent, comme si je n'avais rien à en dire, comme si je ne les comprenais pas.  Bien souvent, pourtant,  c'est le contraire, je les comprends très bien, c'est-à-dire presque trop, mais je n'ai plus rien à en dire, c'est-à-dire que cette compréhension se passe de mots, ou plutôt n'a plus les mots, les choses sont tellement claires qu'elles en deviennent "évidentes", presque transparentes. je me souviens avoir lu dans les anciens "Cahiers", que "Détective" de Godard était un long générique, sentiment presque identique avec ce Fassbinder, (chose que je n'avais pas ressenti avec le Godard, (empli il est vrai par une partie tout ce (ceux) qui me dégoute de la France, ( à part Léaud)). Sentiment que ce film est déjà un générique, plutôt est déjà en cours, (mais pourtant déjà fini), que Fassbinder, comme dans ses autres films peut-être, ne saisi qu'un instant de son film, (comme dans un juke-box), chez Fassbinder on dirait que l'avant est déjà commencé, que les corps sont toujours en attente, à l'écoute, à l'écoute tout en résistant à la parole, qu'il les filme comme des drogués, j'avais noté qu'ils se préparent, et aussi que le film recommence à chaque fois, que s'ils ne tiennent pas en place, c'est pour ça, pour mieux recommencer à chaque fois, s'asseoir et recommencer, le film est comme un long début, les corps sont en préparation, /et les instants en stupéfaction, (?!), j'avais noté cela, je ne sais plus pourquoi/. Je pourrais ajouter, que puisqu'il y a enfermement, il y a représentation, c'est-à-dire qu'il n' y a plus d'autre choix que le théâtre ou la danse,

                      mouais,

- "Les larmes amères de Petra von Kant",

- Note: Dominique Bagouet.

novembre 24, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (Hum).

- "Je développe depuis longtemps un film Américain, Big Green, un polar qui serait tourné aux Etats-Unis et au Mexique. Le projet est issu de la rencontre entre deux auteurs, Simon Reggiani et l'Américain James Sallis, et je tiens d'autant plus à le faire que je ne me positionne pas en tant qu'auteur. Mais à chaque fois, on me répond que je n'ai pas fait assez de films depuis "Peau de vache". Maintenant que j'ai réalisé un film avec un budget important, j'espère que Big Green pourra se réaliser".  Patricia Mazuy, in "Le film Français", 5 mai 2000.

novembre 24, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (note pour moi-même)

- Définition du cinéma Français: Légitimiste.

- A lire les critiques sur ce film "36 quai des orfèvres", on ne voit qu'une chose, le fantasme du retour à l'ordre, enfin! Du retour de Depardieu, des acteurs français, si ce n'est de la francisque, en France on ne désire que ça, le retour du maréchal, on a déjà ses orateurs, (Raffarin), ses valets, (Azoury Séguret Frodon Bergala Païni ...), on commence à avoir ses films, on attend plus que la mort de certains, patience paysanne...

novembre 24, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (?)

- Muarjane ne sera pas contente me disais-je, non seulement je ne vais pas voir "Le camion" avec elle, mais je vais voir ce film à la place "Banlieue 13", et j'y prends plaisir. Le film est mauvais, mais je m'attendais à pire. Surtout, par deux fois il y a cinéma, (avant le chant du coq pourrait-on dire en inversant la donne). Le cinéma Américain n'est basé que sur la parole, les images ne comptent pas, l'erreur des films de Besson, de ses productions, et des autres,  est de ne pas le savoir ou de n'en pas tenir compte, (si ce n'est de n'avoir aucune idée là-dessus), de ne baser  alors leurs films que sur l'image. Si l'on part de l'éventuel principe que sans parole, rien ne se déploie, il ne peut y avoir que sur-enchère. Chez eux l'image suivante ne peut être un souvenir, elle doit être plus forte, les dialogues ne sont là que pour donner une légitimité à cette image, (ou pour faire rire la salle),  [en tant que telles] elles n'ont aucune espèce d'importance, (ce qui veut quand même dire que rien ne rentre, rien ne sort),

- Dans les pires film Américains, les méchants ne sont jamais crispés, ce qu'ils sont est déjà suffisant, il n'y a jamais surcharge expressive, grande erreur de ce film, les films Américains font toujours (dans une certaine mesure), confiance au spectateur, (il y a du dandysme dans le cinéma Américain)

- Ce qui est étrange ou symptomatique est de préciser lorsqu'il est question d'argent, que les sommes sont en euro, le film s'adressant alors à son public comme à un public de demeurés,

- Par un association d'idées un peu tortueuse, je pensais que ce film aurait dû être réalisé par cette fille (...), au film si brillant mais vain et empêtré dans son  humble clinquant, et que quitte à faire du bruit avec son sabre, qu'elle ferait de biens meilleurs films chez Besson, c'est-à-dire, elle ne fera, je pense, jamais de bons films, autrement que chez lui, c'est-à-dire confrontée à la vraie impureté du cinéma, si je puis m'exprimer ainsi, que ce film "Banlieue 13" aurait eu un côté "Langien" alors, à la place de ne rien être réellement, parce que quitte à faire du Rivette, m'étais-je dis, (ce qui n'est déjà pas fameux comme référence), autant le faire chez Besson, cela aurait une signification, sinon une utilité, sinon un lustre, pour ne pas dire une gueule, (à la question de savoir si une telle collaboration est possible, la réponse ne peut être que celle-ci: un cinéaste digne de ce nom se doit de tout promettre à son producteur).

- (Le cinéma "d'auteur" Français ayant une telle soif de pureté cinéphilique qu'il est retourné 50 ans en arrière, les films refusant ou oubliant ce schéma ne sortent pas, ne se font [même] plus. Tout le monde se fait jouïr avec "La maman et la putain", bien comprendre qu'aujourd'hui il ne sortirait pas, que s'il avait le malheur de pointer son nez, Frodon Séguret Bouquet Jousse et Azoury, etc, (ces pires putains que le cinéma Français a engendré) lui règleraient son compte dans un rictus de dédain, sinon de dégout).

- La scène où le chef se fait descendre par sa bande, seule scène du film où le réalisateur a eu une pensée, (comme on dit dans les enterrements, en l'occurrence là une pensée de cinéma), seul moment du film où il est demandé enfin au personnage de jouer un peu,

- "Banlieue 13", de Pierre Morel.

- Note: En ce qui concerne Duras, elle radicalise Hollywood, c'est tout, elle est plus Hollywoodienne qu'Hollywood, (on pourrait dire d'elle qu'elle est plus royaliste que le roi).

- ( Ou qu'elle exagère).

novembre 24, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Je ne me couvre jamais assez, je suis malade, fatigué. Peut-il aller se faire foutre Nadjari avec son téléfilm de merde? Qu'il soit rentré dans le rang, lui aussi, tant pis, ça le regarde, il mérite même pas ma hargne. Enfin, dans cet état à quoi bon. Le plus honteux pour lui est la joie qu'il procure à ce journaliste de Libé, Samuel Douhaire, il est préférable, me disais-je, pour certains, et parfois, en certaines circonstances, de ne point être [trop] aimé, (en me disant que moi, évidemment, je ne le serais jamais assez)...

novembre 24, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.23

V, (brouillon)

- Le cinéma, cela pourrait être aussi ça, pensait-il, rompre les contrats, (comme on rompt le pain), cela pourrait être aussi de s'assoir et sur la "crédibilité" de la chose à l'écran, et sur la morale de la chose dans la salle, "public di merda" criait Moretti il y a longtemps, (avant lui aussi de signer en gras),  rompre les contrats est plutôt une bonne chose se disait-il, en pensant à cette série. "24h00" n'en a rien à foutre de son spectateur qui se voudrait producteur, se disait-il à nouveau, il y a un présupposé (?) de départ, il s'agit de s'y tenir, et tant pis pour les autres, (c'est-à-dire les spectateurs-producteurs, c'est-à-dire Tina), "24h00" est une série "Straubienne", c'est-à-dire ce qui est dit est dit, et dit et fait (edits et faits),  dans "24h00" il s'agit de sauver le monde, se disait-il, (c'est-à-dire le cinéma), pas d'avoir un point de vue dessus, les contrats n'ont plus à être respectés, se disait-il, (puisqu'on est pas chez Feuillade), y croire ou pas n'est pas le problème du spectateur. D'ailleurs celui-ci, (le spectateur-producteur) devrait s'estimer heureux de ne plus y croire, se disait-il, (puisque maintenant tout est possible à nouveau). Jack Bauer fait table rase, se disait-il, il élimine les spectateurs encombrants, (Tina*), il avance et sauve le monde. Le cinéma Américain à chaque mort sauve le monde, se disait-il, comme les Straub à chaque film, aurait-il pû ajouter, ou comme  Helena Vilovitch et Wong kar Waï cette année, et même Noémie Kawase et Takashi Miike,

*-( "La véritable scission de l'internationale situationniste", (...))...

novembre 23, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.22

V,

- D'une certaine façon, les films de la série "Baby cart", ne sont pas très loin de l'esthétique des derniers films d'Alain Cavalier, sans vouloir offenser quiconque. Ils sont tout aussi précis [dans les gestes]. Mais, contrairement à Cavalier, ayant un vrai point de vue sur le cinéma...

novembre 22, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (en cours)

- Lorsqu'on 'a pas envie d'écrire sur un film il ne faut pas résister, me disais-je, à fortiori sur deux films, (ma connexion est lente, c'est la faute à Hélène), le film de Zang Yimou est mauvais, c'est tout-à-fait normal, celui de Bruce la Bruce est une catastrophe, c'est tout-à-fait normal, l'un m'indiffère, l'autre pas, certains films, le cinéma Américain, parient sur notre mémoire, sinon notre culture, Zang Yimou parie lui sur notre ignorance, Bruce la Bruce non, mais ce n'est guère mieux, il pense qu'on en rira, le film de Zang Yimou, à chaque seconde je l'ai vu ailleurs, et cela, jamais le film ne nous le dit, (contrairement à un film Américain qui lui, ne nous cache rien), c'est très décevant pour Bruce la Bruce, à un moment on eut pû penser qu'il devienne le plus grand cinéaste au monde, (avec tous les autres), et lui ne s'en est pas rendu compte, et on ne que peut lui en vouloir pour ça, cette "oubli", ce confort de ne faire rire que son petit public minable d'homosexuels et d'hétérosexuels du samedi soir, Bruce la Bruce se sert de notre mémoire, Zang Yimou n'en a même pas idée, mais dans ce sens, (éventuellement), c'est préférable, le résultat étant chez Bruce la Bruce un film complètement cynique et paresseux, beaucoup plus malhonnête d'une certaine façon que le Zang Yimou, qui lui désire, (ou croit), absolument faire un film, mais lui, est un mauvais réalisateur, pas Bruce la Bruce, c'est-à-dire, l'un est irresponsable, l'autre non, je veux dire, c'est déjà pas mal qu'il ne soit pas pire le Zang Yimou, cela aurait pû être pire, là on s'ennuie seulement, (on baille face à un des pires montages jamais vus), mais c'est tout, ou presque, c'est-à-dire, il y a deux ou trois belles séquences, qu'on eut préféré évidemment voir ailleurs que chez lui, mais soit...

- Bruce la Bruce se contente de pomper un peu partout, (non d'emprunter la trame narrative de Godard), de nous faire des clins-d'oeils appuyés, ce n'est même pas du reniement, le job de Bruce la Bruce étant d'abord "l'homosexualité", avant le cinéma, son job [croit-il] est de répondre à son public, et sans trop le choquer, (contrairement à "24h00" qui choque son public, c'est en cela, pour ça, entre-autre, que c'est la meilleure série au monde). Un cinéaste pédé étant au fond un cinéaste qui fait des films pour garçons et filles, c'est à dire un monstre, tout au-moins un androgyne.

- Alternative: Un cinéaste pédé étant au fond un cinéaste profondément "tapette", "Queer", ou un cinéaste homosexuel ayant mal tourné.

novembre 22, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.21

V,

- Au fond, dans "24h00", le président est le spectateur, car représentant toutes les tares de celui-ci, c'est-à-dire les qualités qu'il s'attribue, ainsi que les droits qu'il s'attribue [sur cette série], si ce n'est sur le cinéma, il [en] représente les "hésitations morales"...

novembre 21, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.19

V,

- Sans vouloir être excessif, "The mission", de Johnny To est le remake Asiatique de "L'année dernière à Marienbad", d'Alain Resnais, tout au moins une variation Asiatique, si ce n'est sa réponse, (répons), qu'il en prenne de la graine, Green...

novembre 19, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Presque chaque seconde de ce film est une honte. Presque chaque seconde est une honte disais-je, et pourtant il s'agit d'un cinéaste. En France on aime les copistes, on apprécie le savoir faire. Bresson est mort, on est soulagé,               l'esthétique de droite serait de dire que rien n'a été, sauf ce qui est enfin acceptable, pour Green rien ne fût, et le présent est impur, l'art de droite c'est de ne pas aller vers le monde, l'art de droite n'appréhende pas le monde, il s'en distingue, et le refuse, l'art, à droite est toujours au passé, aimer Bresson est un amour aveugle, ce n'est point aimer le cinéma, c'est aimer ce qui est encadré, non seulement Green aime Bresson, et d'un amour nécrophile, mais il poursuit son oeuvre, c'est-à-dire il le rend enfin acceptable, il fait les films de Bresson, qu'enfin le Figaro aimera, qu'enfin tout le monde aimera, (ce qui est normal dans une France ayant voté à 82% pour un voleur), les jeunes gens propres sur eux dans leurs grands appartements sont les mêmes  jeunes gens assoifés de pureté que ceux qui ont saccagés le Studio 28 à l'occasion du Bunuel, les mêmes ayant "protestés" contre le Boudu de Renoir ou contre la pièce de Genet, il est dans la logique du film qu'ils aiment le baroque, et que le film décrive ce milieu, (puisqu'au fond c'est un film "Opus Déï ", ou franquiste), parenthèse: ce fameux public du théatre No est un peuple de morts, filmés comme tels, mais surtout filmés comme ennemis, (ce que la plupart sont aussi pour moi) et avec haine, pas du tout comme le public "idéal", ils sont plutôt "placardés",  curieusement c'est le seul moment du film, (parce que "peoples") filmé au présent, (d'où la nécessité que ce soit eux), mais Green les filme comme des cibles, (ou des morts). Il est logique qu'Eugène Green aime Bresson, mais la lâcheté de Green, c'est de le filmer au passé, (mais je crois que Green est le personnage de Denis Podalydès, seule clairvoyance du metteur en scène, (par rapport à lui-même)), les voix blanches de Bresson étaient une matière, chez Green même pas un procédé, une "façon" distinguée plutôt, pour ne pas dire une faconde. Il n' y a aucune nécessité de filmer au passé comme Green le fait, (l'histoire se situe au début des années 80, (après le dernier film de Bresson)) sinon une nécessité réactionnaire, donc phobique, (un refus du présent et un essorage (du passé) qui lui fait rejoindre, d'une certaine façon Jeunet, et sa captation de patrimoine), pour Green, au fond, Bresson est une marchandise. Il y a peu de plans dans ce film, il n' y en a pas, il y a ce que Green pense être des plans, il y a ce que Green pense être des plans Bressoniens, il n' y a que des plans "distingués", ( dans tous les sens du terme, c'est-à-dire aussi au sens Bourdieu du terme), le terrible dans ce film est que tout visuellement (c'est-à-dire sur le plateau) est en place pour qu'il y ait plan, sinon cinéma, je veux dire, Green est un cinéaste, une merde, mais un cinéaste, (une merde parce que n'agissant pas en cinéaste ), Green sait ce qu'il en est, mais ne sait pas quoi en faire, c'est-à-dire [que] sur le plateau, au présent, par lâcheté, et phobie (lâcheté donc) il filme au passé, il a ainsi peur du présent du plateau. Le Bressonisme au fond et au risque de la répétition est un acte essentiellement phobique, et de ce fait n'a rien à dire et sur le monde et sur le cinéma, un film Bressonien est un fantasme de film, jamais un film. D'une certaine façon, le film de Green n'est pas très loin de cette pub pour "de Fursac" qui passe en ce moment, avec ses mannequins aux cheveux mi-longs marchant sans fin sur un podium imaginaire dans un hangar qu'on imagine sans chauffage, il n' y a rien de plus, plutôt, la pub "de Fursac" m'interroge plus sur le cinéma...

-"Le pont des arts", d'Eugène Green.

- Note: Chez Green, on lit Proust au bar des cafés...

- Note: Dario Argento.

- Note: La vie est toujours au présent, dit Green dans son film.

- Note: "Avant de me lier avec M. Teste, j'étais attiré par ses allures particulières. J'ai étudié ses yeux, ses vêtements, ses moindres paroles sourdes au garçon du café où je le voyais. Je me demandais s'il se sentait observé. Je détournais vivement mon regard du sien, pour surprendre le sien me suivre. Je prenais les journaux qu'il venait de lire, je recommençais mentalement les sobres gestes qui lui échappaient; je notais que personne ne faisait attention à lui". Monsieur Teste, P. Valery.

- Note: Piqûre de rappel, , , et  .

- Note: Fassbinder, "générique" du film, "La troisième génération".

- Note: La séquence dans le café "glauque", le type en pyjama et celui qui à la fin s'éloigne.

novembre 19, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.18

V, (indiscrétion)

- J'emmène le numéro des "Cahiers f du cinéma" du mois dernier à Marjane, qui n'en croit pas ses oreilles à propos de ce qu'il écrivent sur "Le village", elle ne me croit pas, elle veut voir de ses yeux! (Muriel qui en est à sa troisième vision de 2046). "2046" est évidemment le plus beau film de l'année avec "Bye bye tiger", d' Elena Vilovitch, (et quelques autres), Wong Kar Waï étant, rappelons le, un cinéaste Gianikannien, c'est à dire qu'il scrute [dans] l'image [de] ses propres plans, qu'il a tourné ou pas, qu'il a monté ou pas, d'une autre façon on pourrait dire, même confusémment, qu'il ne réalise pas son film, mais qu'il monte cette non-réalisation, c'est-à-dire, que son film n'est composé essentiellement que d'archives, (réalisé par un autre, (c'est-à-dire lui-même), ou néanmoins [par] lui-même)...

novembre 18, 2004 | Permalink

V,

- On pourrait commencer ainsi: "Le cinéma Américain est d'une complexité         inouï " ! 

- Dans "Mémories", on a le sentiment que les acteurs jouent comme des étudiants de l'actor studio, qu'ils suent à chaque phrase, on sent aussi les indications du régisseur de plateau (si cela existe au cinéma) à chaque seconde qui passe, on a jamais le sentiment que le film est commencé, c'est l'histoire d'un type qui, suite à un accident, se réveille dans un hôpital, parfois il se réveile en 2002, parfois deux ans plus tôt, parfois en franchissant une porte ou un couloir il est effectivement en 2002, parfois non, l'inverse se produisant aussi, parfois il parle à telle personne d'une certaine époque, parfois il parle à cette même personne mais à l'autre époque, parfois il quitte cette personne, et la retrouve aussitôt franchi la porte, mais à une autre période, peu à peu, le personnage doit se débrouiller avec ça, comprendre ce qui lui arrive, d'un couloir l'autre, d'un étage l'autre, d'un temps l'autre, d'une personne l'autre, parfois il est marié, parfois non, etc. Le personnage,  (et je n'ai pas le sentiment que cela soit arrivé très souvent au cinéma), en sait plus que nous, spectateurs, sans savoir grand chose, et lorsque le film se termine, nous n'en savons pas beaucoup plus, surtout, nous ne croyons ni les producteurs, ni les scénaristes, et nous ne savons même pas si le film est soit bon, soit mauvais, (ils sont incorigibles ces Américains)...

- Le but du film pourrait être que dans chaque "période" le personnage accomplisse un parcours, le plus ressemblant possibe [à l'autre] afin que ces deux périodes se confondent, coïncident, cette "coïncidence" générant alors (de ce fait) une réalité viable, (c'est-à-dire la mort)...

- Hum

- Note: Un moment, lors de la scène de chantage, la question pour Simon sera d'accepter cette couche de réalité là, ou non, d'accepter de subir ou non ce chantage, avec ce que cela implique [temporellement], c'est-à-dire, de croire [alors] ce qu'on lui dit, (ce qu'on lui dit ), et [ainsi], choisir une période contre l'autre...

- Note: La maison Américaine est un espace paranoïaque, sinon maladif, la maison Française un espace ... (choisir le mot).

- Note: Une séquence incroyable, le personnage attend, on  le sentiment qu'il est entre-deux, qu'il ne sait plus, qu'il ne peut plus choisir, il attend que cela vienne à lui, (c'est-à-dire, peut-être au fond le monde), puis quelqu'un lui parle...

- Note: Il attend, comme s'il sortait du film, comme en dehors du film...

- Note: Peut-être que cette attente est le présent du film, un présent au spectateur, (peut-être au personnage), ou vice versa, ou alors un présent commun au spectateur et au personnage, ce qui voudrait dire qu'à cet instant, (mais seulement pour cet instant), le spectateur entre dans le film, fait partie du film. Ce qui, pour le film, en ce qui le concerne, serait logique, puisque c'est d'une certaine façon un film sur la porosité, enfin sur la porosité des limites, ou des surfaces, mouais...

- Alternative: ce qui voudrait dire qu'à cet instant, (mais seulement pour cet instant), le spectateur entre dans le film, fait partie du film, (un peu comme Antonioni dans "femmes entre elles")...

- Note: Dans certains films, il y aurait [donc] du temps dévolu au spectateur, (qui n'appartient qu' à lui)...

- Note: Tout est trop dans ce film...

- Pour le film de Terry Zwigoff, (qui est quelque chose que jamais le cinéma Français "meanstream" ne pourrait envisager), on voudrait en dire du bien, les idées du scénario sont proposées à la mise en scène, mais non transformées, ce que l'on voit n'est que la mise en image de cette bonne idée, le film est tenu, et bien tenu, l'idée ne devient jamais temporellement gênante, le malaise ne vient jamais de la mise en scène, mais du scénario, il n' y a pas "accomplissement", et hop!

- "Bad santa", de Terry Zwigoff.

- "Mémories", de Roland Suso Richter

novembre 18, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (note pour moi-même

- S'arrêter chez Oliveira est aussi créateur de temps, ou plutôt démultiplicateur, l'arrêt est biffurcation aussi...

- Se demander, si le faux, l'artifice n'est pas finalement qu'abstraction,      (ou fondu au noir)

novembre 18, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Se demander, si, le film de Bernard Rapp, dont je n'ai vu que la bande annonce, ne serait pas un remake inavoué ou fantasmé du film de Renoir, "la règle du jeu", un remake Raffarinien, c'est-à-dire Vichyste éternellement, (volonté de faire table rase, et de la mémoire, et des acquis, qu'ils soient sociaux ou esthétiques), ne pas penser que ce film est insignifiant, même s'il l'est, mais il ne l'est pas cinématographiquement et politiquement, puisque Raffarinien, il ne joue que la bonhomie...

- Ce genre de film, c'est apprendre à son spectateur à se soumettre, en tant que spectateur et citoyen, ( faire croire que les choses sont là, immuables, malgré tout, faire croire que la bourgeoisie est seule détentrice, dépositaire d'une fiction), Oliveira, puisque je regarde à nouveau "le principe de l'incertitude", filme essentiellement la bourgeoisie, sans pour autant que le monde cesse, hors champs de fonctionner, ou de fictionner, pour Oliveira le monde, la fiction est partout, personne ne la détient d'éternité, personne n'en est exclu,

novembre 18, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.17

V, (note pour moi-même)

- Tu revois pour la centième fois à peu près "le principe de l'incertitude", un Oliveira de plus en plus beau, ( et au teint de plus en plus frais), quelques heures auparavant tu avais revu ce film de Fuller "The naked kiss" qui te faisait tellement penser à Oliveira, tu te redis à nouveau et encore une fois que oui Oliveira c'est bien une esthétique de "Série b", pour ne pas dire Fullerienne, tu répètes depuis des années qu'Oliveira est un cinéaste de "série b", mais Fullerien jusqu'à ce soir, tu n' y avais jamais pensé, Oliveira est décidément le cinéaste vivant le plus mystérieux,

novembre 17, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.16

V, (une pelleté de terre en plus), part 1

- (...)

- Il n'est guère étonnant que ces films souterrains, avec leurs intrigues de récit d'aventures pour gamin de douze ans et leurs mouvements qui palpitent sans relâche, aient perdu la mise dans le système du cinéma. Leur évincement s'explique par l'instauration d'une confiance solide construite par les critiques publiant dans les quotidiens et les hebdomadaires. Opérant à l'ombre de ce paratonnerre, le critique peut sélectionner et écarter sans se soucier le moin du monde de passer pour un imbécile. Il portera son choix  du meilleur salami sur un film produit par un grand studio, soutenu par l'accord unanime de ses collègues, une publicité dans Life (qui place officiellement le film dans la course aux oscars), et une liste d'ingrédients que l'inculte tante Lucy, habitant Oakland, jugera aptes à aboutir à un film de "qualité". Le film gagnant, qui réunit des sous-entendus philosophiques, des points de vue domestiques mitonnés aux petits oignons, des échancrures osées, des acteurs et des actrices sportifs, des exercices gymniques dignes du cirque, un peu de tragédie semblable aux chutes du Niagara, a toute les raisons de plaire. Car il a été conçu à cette fin. Ainsi le lauréat de l'année est un film parfait, uniquement composé de trous et d'évitemments, capitonné de toute sorte de bourres et de fanfreluches...

- (à suivre).

-"Films souterrains", par Manny Farber, in "Espace négatif".

novembre 16, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V,

- Se demander, si, (dans "résident Evil"), les séquences de défouraillage directement influencées par les jeux vidéos ne seraient pas du temps complètement présent, (ou alors du non-temps?).  Et certaines autres séquences, ne serait-ce pas du temps complètement dévolu au spectateur? Le temps [dans ce film] existe-il, ou serait-ce le temps de défilement, (qui est quand même du temps)?

novembre 16, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, brouillon)

- Au fond me disais-je, le cinéma d'auteur c'est quoi? Et surtout pour le spectateur? Une mentalité de petit boutiquier à ne vouloir absolument pas perdre son temps, à vouloir rentabiliser à tout prix  et sans effort excessif son passage dans une salle de cinéma, c'est-à-dire, le cinéma d'auteur est-ce la certitude de ne pas perdre son temps, et ne pas prendre [trop] de risque, pensais-je complètement de mauvaise foi, mais n'en pensant pas moins tout en admirant le regard post-mortem et interrogateur de Jocelyne, au fond me disais-je, le cinéma d'auteur permet à son spectateur de se reposer, le cinéma Américain, lui, lui demande d'avoir le cerveau en éveil, tandis que le cinéma d'auteur se contente de le prendre par la main, je me disais alors qu'au fond c'était normal qu'en France nous ne pouvions aimer le cinéma Américain, me disant  aussitôt que si John Ford faisait sa prisonnière du désert aujourd'hui, on lui reprocherai probablement son a-moralisme (dans le sens où il se désinteresse complètement de l'opinion de son spectateur) et sa violence, on reprocherait à Ethan Edward's de tuer un peu trop d'indiens, et qui sait d'être un peu trop "barbare, (la scène où Ethan Edward's tire dans le visage de l'indien mort pour l'empêcher d'entrer au "paradis") ...

- "Un crime dans la tête", (the Mandchurian candidate), de Jonathan Demme.

novembre 16, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.15

V,

- J'avais autre chose à ajouter au sujet de "Mods", puisque j'ai perdu le papier où j'avais mis cela en forme, j'ajoute d'abord ceci: "Mods" est une répétition, tout comme "Alphaville" était une répétition

novembre 15, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, ( en cours en fin)

- Le film de Jeunet, je lui en veux juste pour ce qu'il amasse, je lui en veux juste au fond pour la critique d'Azoury, (qui n'est pas de toute façon un bon journaliste) dans Libé, dans le fait qu'Azoury ait choisi le Jeunet contre le Wong Kar Waï, sinon il est plutôt sans importance et chiant, (note: puisqu'on ne peut parler que d'image à son sujet, notons qu'il y a  beaucoup plus de pensée dans une bande dessinée)

- ( L'article des cahiers est pas mal)...

- Note: Le film participe plus d'une cause nationale que du cinéma, d'une certaine façon il nous intime l'ordre de choisir notre camp.

- Note: aucune mémoire, (contrairement au cinéma Américain), juste du recyclage, (le facteur)...

-"Un long dimanche de fiançaille", de Jean-Pierre Jeunet.

novembre 15, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.14

V,

- Ca commençait mal, me disais-je en arrivant, la salle pour "les larmes amères" est pleine et je n'ai jamais vu, à part la trilogie Bill Douglas, de bons films sur l'enfance, ( à part peut-être et dans une moindre mesure le Isild Le Besco), me disant à part moi, et au sujet d'une toute autre chose, que le cinéma d'auteur maintenant sert à ça, à faire passer la pilule, mais ce film "Nobody know", c'est juste un film qui nous raconte des histoires, pensais-je avant de m'enfuir dans un demi-sommeil, il nous faire croire et croit lui-même qu'il est du cinéma d'auteur, alors qu'il ne propage toujours et encore qu'une version attendrie de l'enfance, c'est-à-dire

(-Ici l'auteur de ces lignes a apparemment décidé qu'il n'en avait rien à foutre de ce film et qu'il n'irait pas plus loin).

-"Nobody knows", de Kore-Eda.

novembre 14, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

-"Anacondas", c'était juste pour le plaisir, et par soucis de contradiction, comme une sorte de bonus aussi. Si tu vois pas beaucoup le serpent, c'est pour une raison bien précise, par économie, pas par soucis cinémathographique, ça en devient touchant parfois ce radinisme, mais pas ici, (le film étant bien trop raciste pour être touchant). Ici, il y a les acteurs, comme dans toute "série b", c'est déjà beaucoup, c'est pas non plus suffisant, c'est surtout un film qui nous fait nous souvenir des autres, (ce que le cinéma Français ne sait pas faire, ou ne peut pas faire). Avec un peu de mauvaise foi, on imagine que tourner dans la "jungle" ne leur côute pas très cher, certainement moins que dans une grande ville, les acteurs n'ont qu' à marcher, économie de la fiction ...

- Anacondas", de Dwight H. Little.

novembre 14, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.13

V,

- Dans "24h00", (les choses doivent être faites), les choses sont faites, les états-d'âmes sont à la charge du spectateur. Quoiqu'il arrive, les personnages avancent, (étrangement, paradoxalement, comme dans un jeu vidéo, (s'ils s'arrêtent ils meurent, ce qui inclurait alors le spectateur comme maître de la série))...

- Note: Reprocher à Jack Bauer sa violence est comme reprocher à Ethan Edward's la sienne, c'est hors sujet, le meurtre de Nina (re-)créant au fond  de l'aléatoire, (rajout)...

novembre 13, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.12

V, (un début dans la vie), (brouillon)

- Le film, (Tarnation), commence vraiment à New-York, la première partie se contentant, d'une certaine manière de donner le ton, ( une sorte d'ouverture), tout en étant assez peu réussie dans sa mise en forme, (on ne peut pas vraiment parler de mise en scène à propos de ce film, (quoique), le film commence une fois débarassé des grands-parents

- Question : est-ce qu'un film est responsable de sa campagne promotionnelle. D'Aillagon, de Jean-Marc Barr dans le making-off, (c'est pas un making-off)? Question, le film prête-il à ça?

- (Sadie Benning) note

novembre 12, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (brouillon)

- En voyant la bande-annonce du dernier film de Bernard Rapp, tu te dis que le cinéma Américain filme les grands espaces, le cinéma Français les grands jardins les grandes maisons les grandes familles, à chacun sa jungle, à chacun ses anacondas, ( tu te dis alors, qu'à tout prendre, tu préfères l'exception culturelle Américaine),

- Alternatives: ses, ses, ses.

- Si on devait trouver une équivalence littéraire dans le cinéma français actuel, ce serait Paul Bourget, ( ne pas oublier non plus que Paul Bourget fût un temps aussi, considéré comme d'avant-garde)

novembre 12, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Dit autrement, à propos d'Eugène Green, on pourrait l'accuser de contrefaçon. Ce qui n'empêche pas la contrefaçon d'être parfois d'une "certaine" qualité, (qualité française)...

- Alternative: (Qualité française?)...

novembre 12, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.11

V,

- Ah oui, "Les sentiments", de Noémie Lvosky, dire seulement que ce serait de la démission serait trop facile, c'est de la démission, mais pas seulement, c'est de la soumission aussi, c'est surtout de la haine de soi, (se renier à ce point ne peut être que de la haine de soi), il eut été préférable pour tout le monde qu'elle se suicidât, elle a préféré la lâcheté, c'est-à-dire l'indifférenciation...

- De la haine de soi, et de la haine du monde, images complètement phobiques, un film qui nous crache son dégout, (de nous), à la gueule, qui n'aime pas ses personnages, mais qui pourtant est ses personnages, un film minable, une réalisatrice minable,

novembre 11, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.10

V,

- Si j'étais un cinéphile bien poli et bien élevé, j'irai voir "le pont des arts", d'Eugène Green, mais comme j'aime bien péter à table, j'irai d'abord voir "Anacondas", puis le dernier Chatiliez, probablement encore une autre merde Américaine, puis le film Japonais, après je sais pas, je veux dire par là que je m'en fous du film de Green, je sais qu'il est bidon, c'est-à-dire comme ses précédents, (quoique le premier fût pas mal), ce que je veux dire est que la question n'est pas qu'il me plaise un peu ou pas, ou qu'il me touche un peu ou pas, je veux dire, on s'en fout des belles couleurs ou de ce qu'il reproduit, il a tort, c'est tout, j'aimerai que les choses soient différentes, j'aimerai vraiment, mais je suis comme je suis, et il est comme il est, c'est-à-dire un cinéaste du dimanche, Bressonien et du dimanche, je veux dire qu'il ne peut pas être Bresson, puisque Bresson est un autre, et mort. Ce que je veux dire, c'est que le cinéma d'auteur français peut crever, cela ne me concerne pas, ( ...).

- D'ailleurs le cinéma d'auteur Français n'existe plus, et c'est vous qui l'avez tué, pas moi...

(- J'ai encore roté?)

novembre 10, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V,

- Ah oui, je ne comprends pas le mot baroque par rapport à S. Fuller, ( je crois qu'il a dût être écrit une fois paresseusement et répété à l'infini, sans que quiconque ne s'interroge là-dessus), bien pratique...

- Pourquoi je pense moi, à Griffith? Au mot primitif? Ais-je lu quelque chose à ce sujet? De toute façon ses images me rappellent quelque chose.

- Les gens ne sont habillés que  par défaut chez Fuller, sinon ils sont toujours nus, (c'est-à-dire par convenance sociale, rajout).

- On peut voir les personnages du film de Fuller comme "indifférents" au film en train de se tourner, alternative: Comme "indifférents" au film en cours

novembre 10, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.09

V,

- Notes pour plus tard:

-  "2046" est un grand film, est plus qu'un grand film.

- Il n'a rien à voir avec "In the mood for love", (mais qu'est-ce que vous racontez, bordel)?

- Sinon par des petits points du scénario, (si cela vous suffit).

- Les ralentis du films n'en sont pas, ce sont des ondes de choc...

- Azoury a cru voir des images, alors qu' il n' y en a pas, c'est un film sans images.

- Est son film le plus ambitieux.

- Est son film le plus beau.

- Est magnifique.

- Est un film sur les fluides.

- Est la version réussie de "Blanche-neige", de Monteiro.

novembre 9, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Vu "2046".

- Le cinéma français est mort quand il n'a pas vu "Pola X", il est mort à nouveau lorsqu'il a préféré "Un long dimanche de fiançaille" à "2046",  ( Azoury est un âne),

- A suivre.

- (ça va saigner!).

novembre 9, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Hier je ne pensais à rien, j'ai évidemment vu des films mais je ne pensais à rien, je ne suis pas allé de nouveau au cinéma, j'ai pris le chemin, mais je n' y suis pas allé. En revoyant "Lumière d'été", j'ai été surpris de la beauté Caraxienne du film, je me suis demandé depuis combien de temps, et si l'on pouvait mettre une date là-dessus, depuis combien de temps le cinéma français ne savait plus penser le décor, c'est à dire le paysage c'est à dire le monde, Grémillon dès le premier plan, tu comprends que la fille cherchera sa place, c'est le paysage, filmé par Grémillon qui te dis ça, ensuite tu regardes à nouveau ce film d'Anthony Mann, "La cible vivante", que le film soit bon ou pas, tu remarques qu'Anthony Mann essayait d'inventer la modernité Hollywoodienne, je veux dire, Anthony Mann savait à quoi s'en tenir, c'est-à-dire que le temps de ses films est toujours le temps du montage

- La preuve que c'était un petit film disait le journaliste présentant ce film, c'était qu'A. M. n'avait pas écrit le scénario, (comme Beauvois se disant cinéaste puisque justement écrivant les siens).

novembre 9, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.07

V,

- Comme dans une boule de cristal, me disais-je d'abord, me souvenant que le classicisme hollywoodien n'existe pas, que ce sont juste des histoires qui se répètent à l'infini, (au fond la modernité d'Oliveira est très proche de ce classicisme qui n'existe pas).

- "La brigade du suicide", d'Anthony Mann.

novembre 7, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- A défaut d'inventer un mot pour décrire le cinéma Français, nous pourrions proposer aussi celui-là, "nécrose" me disais-je, en pensant au dernier numéro des "Cahiers f du cinéma", à ce titre "L'homme de la plaine au programme du bac", je me disais, voilà, c'est ça, le public visé maintenant et de façon très franche par les "Cahiers f du cinéma" est le public bachelier, (chien de Bergala), tu te rends compte que ce numéro, comme toutes les publications actuelles ne tournent encore et encore qu'autour de Hitchcock, ou Mankiewicz etc, soit toujours des cinéastes dont la carrière se situe dans les années 50, "les cahiers f du cinéma", la critique actuelle ne parle jamais du cinéma d'aujourd'hui, me disais-je, sauf quelques lignes pour en être débarassé, le cinéma l'ennui, le cinéma d'aujourd'hui l'ennui profondémment, tu lis les "Cahiers", tu lis le textes des vieux colonels de la critiques, tu te rends comptes que non, ils ne vont jamais au cinéma, qu'ils sont bien incapables de citer un seul cinéaste intéressant, un seul film intéressant, se contentant de "L'esquive", pour ses arabes tellement de bonnes volontés, et de Jacques Doillon "quin'apluslesfaveursdelacritique", tellement plus "lesfaveursdelacritiques" que tout le monde ne cesse d'en parler sans cesser sans cesse, au fond la critique Française n'aime que les pleurnicheries me disais-je, les films bien polis de Jacques Doillon, avec ses enfants futurs bacheliers, le cinéma Français dans son ensemble ne pense plus qu' à sa progéniture me disais-je, il s'agit alors d'être partout responsable et de faire de la pédagogie, me disais-je, le cinéma Français est devenu pédagogique, me disais-je, tu lis les deux pages sur les "Sopranos", tu te rends compte que le critique ne parle que du génie scénaristique de la série, et qu'il ne peut aller plus loin, qu'il est incapable de penser le génie de la mise en scène des "Sopranos", (tout comme mais en pire, personne n'est capable de s'interoger sur le génie de la mise en scène de "24h00"), la critique actuelle ne sait que parler du découpage technique du cinéma me disais-je, c'est-à-dire admirer le story-board, le reste pour elle, c'est-à-dire le cinéma l'indiffère profondément me disais-je, la critique actuelle ne veut que des belles  histoires intelligentes me disais-je, intelligentes et édifiantes, il s'agit d'avoir de la "morale", me disais-je, d'être responsable, me disais-je, de se comporter comme un parfait milicien, me disais-je, de le faire savoir, me disais-je, tout le monde est "concerné" me disais-je, dans le cinéma Français tout le monde est "concerné", me disais-je, tout le monde a le front soucieux me disais-je, l'heure est grave, me disais-je, les pharisiens ont le front soucieux maintenant, me disais-je, le front Rafarinien, me disais-je, c'est-à-dire Comolien et Bergalien, me disais-je, le front Frodonien, me disais-je pour en finir. Au fond, pensais-je pour moi-même, j'ai de la chance de m'avoir, je suis moins seul, me disais-je, je me regarde, je suis moins seul, me disais-je, je suis magnifique me disais-je en pensant à Moretti, absolument magnifique.

novembre 7, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2004.11.06

V, (brouillon)

- Au sujet de cette fameuse nuit, ce que j'en retiens sont ces images probablement tournées d'un hélicoptère, montrant ces longues files d'Américains en train de voter, je m'étais dit que oui, les Américains, ce peuple à nouveau en marche, étaient magnifiques, (dans le même temps je découvrais ce clip d'Eminem qui me semblait  dire la même chose, et dont la colère était tellement belle et émouvante). Et puis le lendemain, à mon réveil, l'image n'était plus la même, enfin si, mais n'avait plus la même signification, (ce n'étaient tout simplement pas les bons [américains], que tout le monde avait cru voir), ce n'était plus réellement le peuple en marche, enfin pas dans la direction souhaitée, bref l'image n'était plus la même à mon réveil, incorrigibles ces Américains

novembre 6, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V,

- Le cinéma Américain, c'est comment entre la parole, me disais-je en regardant bien évidemment 24h00,  c'est aussi comment entre la parole, et comment l'autre y croit ou pas, en pensant à ce matin, (au froid du matin)...

- On se disait aussi, (avec Carole), qu'enfin le cinéma tenait une sacré méchante, (Nina), que pour une fois cette méchante était une femme, et pas si belle que ça, mais surtout superbement intelligente, (je veux dire normale), et qu'ils feraient bien de ne pas l'oublier...

- Apparemment ils ont pas pu s'empêcher (de la tuer), en même temps, la mort chez eux, n'est jamais irrémédiable, c'est à dire définitive, (ils sont incorrigibles ces Américains)

novembre 6, 2004 | Permalink

V, (en cours)

- Sur le chemin du retour, très tard, assez ivre, je repensais à cette conversation avec Marjane, à propos des films de Dominique Gonzalès-Foerster, qu'elle avait enfin vue, je repensais à ce film d'elle, (D G-F), "plages", j'avais comme l'intuition peut-être alcoolisée, que la foule arrivant sur cette plage était comme une éclosion, de fleur ou autre, que cette éclosion était la matière même du film, je me disais, je vais écrire cela, tout en sachant l'évidence de ce que j'affirmais subitement, mais je trouvais cela beau, et cela me suffisait, je savais qu' elle avait filmée la vie, que c'était stupide de l'écrire, mais que ce n'était pas stupide de le penser, mais je trouvais ça beau de le souligner quand même, tout en me disant que ce rassemblement n'était pas du tout ce que je viens d'écrire, c'était cela, mais "en conséquence", (en tant que), c'était d'abord un rassemblement mystérieux, et peut-être gratuit, (puisque D G-F a (entre-autre), lu ce livre de Bio Casares, "L'invention de Morel". Peut-être peut-on dire qu'elle filmait quelque chose qui ne la regardait guère, dans tous les sens du terme, ainsi filmant quelque chose qui ne la concernait pas, elle fictionnalisait le réel

- eva tralala

- eva tralala

novembre 6, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.04

V, (zapping)

- Brisseau s'est planté scénaristiquement, même s'il s'est pas planté du point de vue de la logique légale, il s'est planté. De toute façon le film est pas bon, y a juste de la foufoune, apparemment ça a suffit, pour le film "La bataille d'Alger", j'aime bien les amorces de plans, (comment les types démarrent là dedans) mais bon, pour le Brisseau, oui, lorsque cela approche du mariage, c'est à dire que la parole acquiert une pesanteur qu'elle n'avait pas auparavant, (?), de toute façon, Brisseau, il s'est planté, c'est pas grave non plus, hein, puisque c'est Brisseau, puisque de Brisseau on peut accepter les intentions, (puisque ce sont des intentions cinématographiques, et pas "pointdevueimagedumondes"), toutes, jamais des autres, jamais, (comprendo?). Pour "Femmes entre elles", c'est tellement filmé comme un western, ou comme un film de vacance, (ce qui est la même chose), ou une vidéo familiale Antonioni, pour ce film faisait aussi partie de l'équipe, (il était qu'on ne voyait jamais, (ou l'espion), tout au moins l'indiscret),

novembre 4, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V, (avant d'oublier à nouveau)

- John Ford, (ne me demandez pas pourquoi), se posait la question, du vrai et du faux au sujet des décors, dans son film "The lost patrol", Gus van Sant, dans "Gerry", ne sait même pas de quoi je parle, (John Ford se posant à chaque fois la question du décor), le décor ((sa réalité), ou le monde) étant pourtant, il me semble, une question essentielle du cinéma, etc etc...

novembre 4, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.03

V, (en cours)

- Tu vois ce film, tu t'en fous, tu vaques à tes occupations, tu vois ce film, et il y a un plan de coupe SFP impardonnable, t'as la preuve que malgré tout faut pas exagérer, je veux dire, c'est pas grand chose, il y a bien des mouvements, des plans, des cadrages, mais des cadrages (finalement), des mouvements (de caméra), rien de plus. Que de la machinerie. Enfin si ça les amuse...

-"Vampiros Lesbos", de Jess Franco.

(- Note pour moi-même, enlever le mot plan).

(- Note pour moi-même, l'analyse "universitaire" du cinéma ne tient pas, l'analyse "universitaire" sur la plupart des cinéastes ne tient pas, ce sont juste des mots employés, (ou reproduits), (le livre, l'analyse, sur ce cinéaste, ne tient pas), (pour ce que j'ai pû en lire, (c'est à dire le feuilleter)), l'analyse filmique "universitaire" en France prend juste en compte la construction du scénario, pas plus, et en tire des conséquences, c'est-à-dire que le critique (le journaliste) est génial et beau, le cinéaste aussi), (Note pour moi-même): les critiques, (les journalistes) sont des chiens), les critères actuels du journalisme universitaire Français sont tels que l'on pourrait s'en servir au besoin pour crier au génie à propos de ce film "l'enquête corse", le film en deviendrait indubitablement moderne, sinon d'avant-garde...

novembre 3, 2004 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Bon, "Desesperate Living", (de John Waters), est tellement "mauvais", tellement "mis en scène", tellement "second degré", que cela en devient théatral, c'est à dire qu'on pourrait recommencer une seconde fois...

novembre 3, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.02

V, (en cours)

- Aucune fiction dans ce film, à part celle (concédée) du scénario, plutôt une captation photographique, les images ressemblent à celles de Brassaï, les plans, à ceux de Lang, (à ses Mabuses), qu'est-ce qui fait que vraiment c'est très beau, que les images bougent, qu'il y a effectivement une histoire, mais que ce n'est pas de la fiction? Plutôt qu'il n' y a pas de fiction? Peut-être justement dans l'acte photographique, on ne peut pas [vouloir] photographier un plan, une image (un plan) est toujours entre-deux, puisqu'elle garde toujours en mémoire une partie de la précédente, est toujours constituée d'une partie de l'une, [et] se projetant dans la suivante, d'une partie de l'autre, plus poétiquement on pourrait dire qu'une image (un plan) est toujours l'une [et] est toujours l'autre, alors que la photo n'est ni l'une ni l'autre, (d'où l'absence de fiction du film)

-"La rue", de Karl Grune.

novembre 2, 2004 in Spectre 01 | Permalink

2004.11.01

V,

- Me rends compte que lorsque le président marche, dans "24h00", c'est déjà du montage, (au-delà évidemment de la réminiscence Fordienne),

- Collectif Mix, .

novembre 1, 2004 in Spectre 01 | Permalink