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26/11/2004

V, (passons à autre chose, me disais-je)

- Au début je m'étais dit cela: conneries conneries conneries, puis ceci: bidon bidon bidon, ce n'était peut-être pas juste mais c'était le début, puis je m'étais dit que c'était un film à l'insignifiance satisfaite, ou repu, (qui contenait sa propre insignifiance, ainsi que sa satisfaction, plutôt son auto-satisfaction, (comme une auto-branlette)), je m'étais dit que cette "forme" auto-satisfaite revendiquant son étrangeté au monde à travers ses travelling de pas de qualité ne faisait que fliquer le réel; ce que cette "forme" dénonçait ne pouvait s'empêcher de la fliquer, (et que le but de la voix off était l'assujettissement du film), (que s'il n' y a pas forme réelle, mise en forme réelle, il y a flicage, (pointer son étrangeté, à ce monde-là), que c'était un film revendiquant sa singularité, c'est-à-dire "pas comme ceux que je filme", qui eux ne sont pas étrangers au monde dont moi je me sens étranger, (faut aussi quand même être sacrément culotté pour se sentir et cinéaste, et plus important que le monde). Un film qui ne pouvait s'empêcher de déposer à chaque minute, comme des crottes, des jeunes filles lisant un Gallimard quelconque. C'en est trop m'étais-je dis au bout de sept minutes, cela suffit, je m'en vais...

- "D'autre part", de Jean Breschand.

- eva tralàlà.

novembre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink