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30/12/2004
V,
- Sentiment, (à tort ou à raison, je ne sais pas encore), que chez Minnelli c'est une esthétique de la boucle, les acteurs donnent toujours le sentiment de redire leur texte, (Minnelli filmerait et monterait cette seconde fois), les personnages dans ce film vont de pièces en pièces, ( je l'avais déjà dit je crois), et de bals en bals, comme si finalement ils revivaient toujours la même scène, et étaient toujours au même endroit, je me posais la question l'autre fois de savoir s'ils étaient (les personnages Minnelliens) des fantômes, je n'ai toujours pas la réponse, disons que pour certains films il est très possible de l'envisager, envisager la coïncidence avec ce livre "L'invention de Morel", et envisager le rapprochement avec ce cinéaste Kenneth Anger, (si cela ne vous dérange pas trop), je trouve d'ailleurs l'idée d'une filiation Griffith, Minnelli, Angers, Wong Kar-Waï, très belle, que cela soit juste ou pas, (et je préfère m'interroger, sur cette filiation là, et au risque d'être à côté complètement, que de m'interroger, (pour être de mauvais goût), sur la filiation comme le font "Trafic", à l'aide de Guédiguian et Kaplan, (il y a toujours des histoires de filiation, de progéniture, donc d'héritage et de gros sous dans les familles bourgeoises, en exagérant à peine, disons que "Trafic" est devenue une revue notariale, (j'avoue que l'éducation cinéphilique du fils Brenez m'indiffère au plus au point et que ma vision du cinéma n'en sortira pas enrichie après lecture du texte et de la revue dans son ensemble)),
- "Qu'est-ce que maman comprend à l'amour", de Vincente Minnelli.
décembre 30, 2004 in Spectre 01 | Permalink
V, (brouillon)
- Au fond ce que je reproche à Green c'est que son cinéma ne fonctionne que sur l'exclusion, qu'il n' y a que ça à l'oeuvre, d'ailleurs je me demande si tout le cinéma Français ne fonctionnerait pas ainsi, le cinéma Français au fond est dans la dénégation, dans l'exclusion et la négation, il ne s'est même pas dire "je", il dit d'abord et avant tout "je ne suis pas", le cinéma Américain, même dans ses plus grosses merdes, je pense aux films que je viens de voir, "Un noël de folie" et "The girl next door", ne s'interroge que sur son rapport à autrui, et ce qu'il faut faire de l'autre, c'est-à-dire l'accepter comment, c'est-à-dire, d'une certaine manière, comment vivre et avec les autres, (on imagine pas Desplechin se poser la question du comment vivre avec autrui, ni avec le monde, puisque le rapport au monde de Desplechin, (je ne parle pas d'esthétique cinématographique) n'est absolument pas Truffaldien, mais Rohmerien, c'est à dire un rapport de prédateur à prédateur), dans ce film "The girl next door", je me disais jusqu' à la fin, cela ne se peut cela, ne se peut, cela ne se fera pas, à la fin pourtant le type restait avec son actrice de film porno, et cela sans que jamais ce fait ne soit autre chose qu'une question scénaristique, et un peu Godardienne pour ne pas dire à un moment Dreyerienne, c'est-à-dire tout le film, tout le suspens du film reposait sur cette étrangeté là, mais le film ne demandait jamais à la fille de se justifier, (de cela), le garçon, dans cette scène finalement donc Godardienne devait lui éclaircir un peu sa façon de voir la vie, (la scène où elle lui demande ou propose de la prendre en levrette, puisqu'elle savait qu'il savait, et qu'il la considérait autrement, me faisait penser à cette scène de "Je vous salue marie", le garçon devant aussi éclaircir sa pensée), la scène très Dreyerienne où finalement ils font l'amour, (pas la scène Dreyerienne mais le plan sur son visage à ce moment là) et où le chevauchant (je n'aime pas ce mot) elle exhale et comme du trop de sperme par la bouche et une extase virginale, c'est-à-dire, en jouissant elle retrouve sa virginité, (si tant est que cela puisse avoir une quelconque importance, disons Comme dans les westerns au moment de jouïr, elle repart à zéro), elle n'avale pas Jésus, c'est le sperme qui lui remonte par la bouche, (ne pas penser qu'il est dommage que ce film soit mauvais, mais au contraire, on en attendait pas tant, on n'en demandait pas tant, c'est-à-dire, on était gâté, le cinéma Américain nous gâte toujours)
décembre 30, 2004 in Spectre 01 | Permalink
V, (brouillon brouillon)
- Il y a ce plan dont je ne me souviens plus, il faudra que j'attende que le film passe sur TCM, où il est question de son incapacité à occuper le plan, (ce n'est pas ça, je ne me souviens plus de la phrase que j'avais à l'esprit)
- Au fond Minnelli, c'est la recherche d'une figure absente, elle arpente les pièces, il n'y a rien, chez Minnelli,qand on arpente pas, qund o ne recherche pas, on commente cette absence, ou ce vide, (hum)
- Griffith évite l'absence, Minnelli la commente
- C'est logique qu'il y ait des chansons après, c'est pour qu'ils marchent moins, mais c'st pareil, la amrche chez Minnelli était l'équivalent d'une chanson
- A la fin du film, ils sont autorisés à occuper le plan,
- "Lame de fond", de Vincente Minnelli.
- "Purple journal", n° 3.
décembre 30, 2004 in Spectre 01 | Permalink
29/12/2004
V, (en cours)
- Je sais qu'en pensant cela je me plante, je me dis c'est pas grave faisons comme si, Ruggles donc, je n'ai pas le sentiment qu'il regarde, mais qu'il écoute, il laisse les autres s'épuiser, ça, c'est le film idéal, (en réalité le film est absolument réactionnaire, en-autre parce que le scénario "émancipe" le "personnage principal", qui de toute façon n'est qu'un prétexte scénaristique))
- Et à la fin il n'est pas accepté mais ramené aux cuisines, (il est accepté parce qu'il sert encore plus de monde, (sa servitude est démultipliée)), l'universel chez Mac Carey, dans ce film étant la salle du restaurant, (emplis de grandes familles), le reste, la quantité négligeable, le même pas humain étant à la porte du restaurant, ou en cuisine, (à revoir quand même)
décembre 29, 2004 in Spectre 01 | Permalink
28/12/2004
V,
- Je me disais en marchant, dans ce film on sent déjà la fascination de Minnelli pour ce qui ne le regarde pas, ou pour le hors-champs, puis tout de suite après je pensais un peu honteux, que le cinéma c'était ça justement, (et que c'était pas forcément propre à Minnelli), la fascination pour le hors-champs et pour ce qui ne le regarde pas, je me disais, merde j'ai rien à dire sur ce film, c'est pas que ce film est moins bien, (ce qu'il est un peu à vrai dire), mais j'ai surtout rien à ajouter, je me disais merde il faut que je trouve le moyen d'écrire au moins 2 lignes, même des bêtises qui font rires, il faut que je trouve une blague, quelque chose, je me disais, dans le film, chez Minnelli, c'était vouloir entrer dans le champs, et y rester à tout prix, sortir du hors-champs, se maintenir, éviter de revenir à un état antérieur, ouf...
- "Mademoiselle ma femme", de Vincente Minnelli.
- Je le revois à nouveau, (sur TCM), il est magnifique, (rajout), ce que j'aime en lui est que le rire ne se fait aux dépends de personne...
décembre 28, 2004 in Spectre 01 | Permalink
V,
- Dimanche je vais au cinéma, j'y reste pas longtemps, je vois la bande-annonce du Berri, sans préjuger de la qualité du film, (qui sera plus ou moins mauvais), je me dis c'est bien, toutes les salopes sont réunies, Auteuil, Baye, Gainsbourg, Arditi le Sarkozien, etc, c'est bien, y en a une bonne partie ici, ils sont pas ailleurs, enfin moins du coup, ils pensent occuper le terrain, mais pas autant que ça, pas autant qu'ils le croient, et c'est plus facile de les éviter, mais ce qui est incroyable, je me disais, c'est de voir les mêmes castings que les films des années 80, on a l'impression d'avoir pas bougé, comme si 81 n'avait pas eu lieu, comme si les socialistes, (puisqu'on ne peut quand même pas parler de gauche), n'avaient jamais gagnés les élections, un temps de droite perpétuel, comme si on avait pas bougé de son fauteuil, brrr...
- Alternative: Le même programme de télévision depuis 20 ans.
décembre 28, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
27/12/2004
(précieuse ridicule)
- " Et y-at-il un cinéaste qui réponde mieux que Gorin à l'appellation de "termite" tel que l'a défini Farber"? Mia Hansen-Love "Cahiers f du cinéma".
- (Je crois que Mia Hansen-Love n'a jamais lu Farber, sinon elle saurait que Gorin ne correspond absolument pas à la définition de cinéaste termite qu'en donne Farber).
décembre 27, 2004 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
26/12/2004
V, (en cours)
- Je peux très bien accepter l'idée qu'Oliveira n'a jamais vu ce film "Superman contre les femmes vampires", que cela est absolument un hasard si cette scène est absolument identique chez Oliveira, qu'au fond c'est une scène d'intérieur assez fréquente de vie bourgeoise, mais cette autre scène, (La scène de l'emballement / accident avec une personne en blanc le long de la route), presque identique et chez Oliveira, et chez Tod Browning? Et pourquoi toujours des femmes vampires? Et justement pour le "Val abraham"? J'ai pas de réponse réellement convaincante, cela serait juste un peu dommage si je me trompais, et moins beau, enfin beaucoup moins romantique...
- Download touchezpas_0131.wmv
(lecteur windows médias)
décembre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink
V,
- Chez Minnelli puisqu'il y a artifice il y a monde, (puisqu'il y a artifice et que l'artifice est d'une certaine façon la reconnaissance du monde, (tout au moins chez Minnelli)), en allant au bout de cette logique, le naturalisme nie le monde, le rejette, (je n'ai aucun souvenir d'un naturalisme heureux, d'un film naturaliste heureux, (je remet la phrase que j'avais effacé), "le monde pour le cinéma naturaliste pose naturellement problème, est biologiquement un problème")
décembre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink
V,
- La cuisine est à quelques nuances près, la même dans "Il faut marier papa" et dans "La toile d'Araignée"...
décembre 26, 2004 in Spectre 01 | Permalink