« V, (préambule) | Accueil | V, »

17/01/2005

V, (brouillon)

- Et puis je me suis dit très vite, c'est pas parce que c'est basé sur des faits réels qu'il faut que ça soit mauvais, la réalité supposée ne devrait pas empêcher un film. Le type, le réalisateur ne mimait même pas, enfin c'était pas le mot, il avait pas de solutions, il s'avait pas faire autrement, il avait pas confiance,  tout était sur-signifiant, dit deux fois plutôt qu'une, rien n'était inutile, tout était dit d'un air grave, il ne nous laissait jamais en paix. A mon réveil j'ai compris une chose, ce n'était pas de la fiction, la question n'était même pas posée, c'était simplement une reconstitution,  c'était pour ça qu'il mimait, j'avais pensé à cet instant là, et je l'avais noté, "c'est pas parce qu'on voit ce qu'on voit, qu'on voit à peu près la même chose",

-
- Mais je me disais aussi cela, le film n'étaitt pas story-boardé, il était écrit à l'avance, tout était déjà dit, d'où l'aspect reconstitution, tout était déjà dit, aucun accident n'était possible, [aucun intervalle]. Je me disais, le cinéma est ce qui ne devrait pas être, l'ensemble de ce qui ne devrait pas être, je relisais il y a peu un livre de Badiou, je le relisais mal, mais il disait, si je m'en souviens bien, que l'évènement était ce qui n'est pas voulu, c'était de l'extraordinaire qui n'était pas voulu. Une fiction, je me disais, est en somme, d'une certaine façon, et entre autre, ce qui amène, ou provoque l'évènement, (Rosselini, "Voyage en Italie"), je me disais, une fiction c'est aussi, d'une certaine manière, et entre autre, savoir s'arrêter, ("Elle et lui, Mac Carey), bouger sans cesse sa caméra n'est pas de l'ordre de la fiction, me disais-je, mais un mouvement continu vers la fin du film, mais une course vers la fin du film, vers, et de préférence, le happy-end,

- "L'autre rive", de David Gordon Green.

janvier 17, 2005 in Spectre 01 | Permalink