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29/01/2005

V, (brouillon)

-  Pour la soirée Philippe Fernandez, il y avait trois films, j'avais loupé le premier et j'étais arrivé à la fin du second, je m'étais dit assez rapidemment, tout en pensant que c'était plus compliqué que cela, que ce serait plus compliqué que cela, et que nécessairement les choses évolueraient, que le film cherchait le point de rupture, ou le point de basculement, le film c'était à partir de quand on bascule, jusqu'à quand on le croit ou jusqu'à quand on le croit pas, c'était," je sais que vous savez, mais!" C'est-à-dire, il allait le plus loin possible, sans s'arrêter, ce n'était pas sans s'arrêter à nous, puisque c'était nous qui comptions, il se faisait à condition de nous,à condition de notre perte, à nous, à la condition que nous décrochions, le postulat du film, en exagérant à peine, était celui de la salle vide, de la croyance, le risque ou le désir de la salle vide, (la salle vide ne révélant qu'un état du film), ou, pour reprendre un mot du réalisateur, qu'un état du pari du film. La salle vide, (ou partiellement), n'étant que la preuve de la chute du spectateur, mais pas forcément la victoire du film sur le spectateur, peut-être aussi la défaite ou la chute du film ou du réalisateur. La chute du film n'étant pas non plus  la victoire du spectateur, mais sa défaite aussi. Il me semblait que la seconde partie, au-delà de ce dont je venais de parler, était la projection du film sur la table de montage du réalisateur, ou les images du mixage du film tourné à l'ile de Pâques, je veux dire, le film ne nous était pas projeté, c'était le réalisateur à qui il était projeté et qui le regardait, ("le milieu naturel de l'homme serait-il..., (x2)), nous, nous ne le regardions qu'accidentellement, d'une certaine façon, nous étions exclus de la seconde partie, exclus, et pas absents, (puisque nous étions absents, ou presque de la première partie, mais exclus et présents de la seconde partie). La beauté du film résidant aussi, (parce que dès la première image, le film était beau), dans sa découverte du présent, (c'est-à-dire le monde), dans sa surprise, puis dans la défaite de son système, dans son changement de cap et sa transformation sensible...

- "Connaissance du monde, (drame psychologique)", de Philippe Fernandez.

- Note: La salle vide symboliquement.

- Note: Skorecki dirait: "La beauté terminale du film".

- Alternative: "Je sais que vous savez que tout est comédie, mais poussons la jusqu'au bout, voyons jusqu'où nous pouvons aller, et aller ensemble".

- Alternative: "le film c'était à partir de quand on bascule, jusqu'à où on le croit ou jusqu'à où on le croit pas"

janvier 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink