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27/02/2005

V, (brouillon)

- Outre le fait que ce film, "Final cut", soit un des plus beaux films que j'ai vu ces derniers temps, (ceci pour ne pas exagérer, (pour ne pas dire "des années")), je me suis dit, c'est un remake du "Port de l'angoisse",  ou de "Laura", ça ne parle que d'absents ou de fantômes, le film ne parle que de nous-mêmes, le type, c'était bien l'image qu'il cherchait, l'image qui l'absoudrait, ce qui était beau était que le film lui donnait, (c'était aussi le plus beau film de Robin Williams, (Robin Williams, étant un acteur, au fond, essentiellement morbide, presque Japonais))... Je me disais le type vérifie sa propre absence dans la vie des autres, jusqu'au jour où il y découvre sa présence, il s'y découvre, parce que d'après son propre souvenir il ne pouvait absolument y être, parce que justement il s' y croyait absent, sa présence au monde était le résultat de son absence au monde, ( et, étant accidentellement présent, il lui fallait subitement disparaître),  en même temps, il vérifait l'exactitude la précision de son souvenir, il doutait, il doutait donc de son existence, se découvrir subitement présent était découvrir qu'il s'était trompé, et qu'il n'existait pas, il lui fallait accepter, que d'une façon ou d'une autre il n'existait pas...

février 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink

25/02/2005

V, (...)

- Vers les 12 minutes, je me suis dit, on dirait la version possible dont parlait Duras, dans son film, "Le camion", d'ailleurs, il y a aussi un camion bleu, à douze minutes vingt secondes,  évidemment, c'était un remake voulu et possible de "Voyage en Italie", plusieurs fois je me dis, il pouvait pas mettre sa caméra là, elle pouvait pas y être, il veut faire trop cinéma, du coup, elle est là avant lui, sa caméra... Je me disais aussi, tiens, le type, il veut que son film soit suffisamment naturaliste, pourtant, le type, il connaît pas la région, mais il demande pas son chemin, le film, le réalisateur en fait trop, il veut que tout se sache, tout est surligné, les caractères, les trajets, l'errance, même les trous du récit, il veut que cela se voit,  (et pourquoi faut-il que l'acteur le personnage soit si pleutre, limite De Funes). Au fond, il ne s'était rien passé, il avait voulu refaire "Voyage en Italie", il s'était retrouvé avec Bouquet et Darroussin sur la route de Bordeaux, le film ne se perdait jamais, (par trop pleins d'information, par blindage scénaristique), il n' y avait aucune hystérie temporelle, ni temporelle, ni géographique, il n' y avait aucune prise de risque, (comment prendre des risques avec Carole Bouquet),  il n' y avait ni hébétude, ni stupéfaction, ni pertes réelles,  il y avait les mimiques de l'acteur, l'opacité voulue du récit était ostentatoire, forcée, et sans accidents, aucun aléatoire, on pourrait dire, cette "hystérie temporelle", ou "géographique", ne débouchait, n'était génératrice d'aucune fiction, (ou même d'un sentiment d'ennui ou d'énervement du spectateur, (de gêne)), jamais le parcours automobile, ( pour ne pas parler du parcours du film), ne débouchait sur de l'inconnu ou de l'étrangeté, ni même de l'inquiétude, (mais sur du balisé scénaristique),  on pourrait dire, l'errance du film, sa "matière", ne débouchait que sur du scénario, par contre, on pourrait dire, à la limite, l'errance, chez Carpenter ou chez Villovitch, serait de revenir toujours au même endroit, (chez Kahn ça débouche plutôt sur la réconciliation d'un couple allant retrouver ses enfants), on pourrait dire aussi, chez Villovitch, l'errance est une accumulation, on pourrait dire, Villovitch ne prétend pas bouger de place, mais ne prétend pas être toujours au même endroit, (...).

- Lecture d'un texte sur Mac Carey, dans le numéro 29 de "Trafic", à propos de son film, "Elle et lui", et son remake, "Donc le remake n'existe pas puisque deux moments se suivent mais ne peuvent jamais se ressembler, Mac Carey, plus qu'un autre , travaillant à ne pas se baigner deux fois dans le même fleuve. L'histoire ne se rejoue pas, au contraire elle s'invente et se réinvente. Ou plutôt, elle vibre de l'influence du temps qui a passé et de l'espace, (pratique, économique, politique) qui est le sien au moment de sa figuration. Le remake sera donc fidèle et nouveau"...

février 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (mail), et, (brouillon)

- Qu'est-ce qu'elle est belle, Laetitia Benat, m'étais-je dit, (et en plus elle fait de bons films)...

- Bon, ce n'était pas forcément de bon goût, (ce mail),  mais c'était la vérité, Laetitia Benat avait fait un des plus beaux films qui soit, elle était belle, et c'était une grande cinéaste.

-  Ce n'est absolument plus le même, m'étais-je dis, ce n'est plus le film que j'avais vu, m'étais-je dit, je pourrai raconter le film que j'avais vu l'autre fois, je pourrai vous le raconter, il y aurait peu de différences, ce ne serait absolument plus le même, mais il y aurait peu de différences. La différence est dans le souvenir, m'étais-je dis plus tard, le temps passant, je me suis fabriqué un autre film, le même, il a juste continué à vivre en moi, m'étais-je dis, pour parler vulgairement, je comprenais pourquoi il m'avait fait penser au Snow, cette manière de ne jamais s'arrêter sur rien, mais d' y revenir constamment, d'être toujours là, même ailleurs, mais aussi, cette façon de capter la lumière des objets, des choses, d'attendre que ce soit la lumière de l'objet, des choses, ou le contour de l'objet , des choses, je me rendais compte, ce n'était pas simplement une question de lustre, le film, (...) , c'était aussi, (...), de "L'année dernière à Marienbad",  (ou la version Purple)

- "Halvimar",

- (L'autre film était en partie raté, une première partie magnifique, une seconde insignifiante,  on avait le sentiment d'une insignifiance recherché, d'un vide voulu, mais non maitrisé

- (...)

- La soirée se terminait vite, (en eaux de boudin), à 21h30 j'étais à la soirée "point ligne plan", pour voir ce film " Une ballade à travers Paris", le temps de me rendre compte de l'enfilade de lieux communs fonctionnant au chantage, une insignifiance de pensée totale, une sorte de Bovarysation cinémathographique,  j'étais reparti...

- (Quoi de pire d'imiter Guy Debord, celui-ci étant maintenant cité, (d'après  le journal), par les ministres de la merde Raffarin).

-  Je ne comprendrais jamais ceux qui reproduisent une forme ayant déjà trouvé un aboutissement, sa reproduction ne pouvant être dès lors, qu'une forme de marketing, (ne pas oublier non plus, même Gérard Slama, du Figaro avait appelé le peuple à se "rebeller", (j'ai encore l'article)),  ne pas oublier, à droite aussi, on n'aime pas le monde, à droite aussi, on le trouve vulgaire, (ne jamais oublier: la phrase de Shakespeare)... (Le monde comme société)

- Le pire pour le type étant le peu, ou même l'absence de pensée de chacun de ses plans, le pire pour le type étant sa lâcheté, (détourner sa caméra, et faire semblant de faire un plan Straubien), minable...

- Je repensais alors à un ( ou deux) mails d'Atabekian, au sujet d'un de ses films, nous n'étions pas d'accord,  ou plutôt nous disions peut-être les mêmes choses, j'avais écrit : " le risque de ce que vous dites sur les images de votre film est que cela se transforme en discours sur l'incommunabilité etc.. (comme dans ce film vu à point ligne plan il y a peu), moi en tout cas je l'ai ressenti ainsi,    et donc que cette "banalité" voulu n'est soit finalement pas une,   une image déceptive ne doit pas être obligatoirement laide, tout au moins repoussante", mais aussi:" un écran noir c'est quand même des images", mais aussi, " je trouve que d'un côté sur le principe vous avez raison, mais la plupart des images sont laides, c'est plus rythmé, mais c'est très laid, en même temps de prendre des images
assez froides, peut-être que vous avez raison, froides pour non-signifiantes, ou pas trop, (indifférentes presque, rajout), mais aussi "ce que je pense par rapport à votre film est que le texte est suffisamment fort pour se passer d'images, après vouloir en mettre, c'est en mettre de force, si il avait fallu des images à ce film, vous les auriez mises dès le début, (à mon avis), ou vous n'auriez pas fait ce  film ainsi", mais aussi, " on a le sentiment que vous voulez absolument en faire une oeuvre, (alors que ce le fût tout de suite) on devrait vous  interdire d'y toucher à votre film, j'avais reçu plusieurs réponses cinglantes: "Le discours sur l'incommunicabilité je ne m'en sens pas proche.La laideur est très subjective. Je ne trouve aucune de ces images laide (ou belle) en soi. Ce qui est éventuellement laid c'est le rapport des images au texte, aux voix, des images entre elles. Laid au sens de vulgaire, gadget, surfait, fabriqué, etc... Laid c'est ce qui ne provoque aucune pensée ou bien une pensée préfabriquée. Belle ou beau ce n'est guère mieux s'il s'agit juste d'agréable à regarder. Beau m'intéresse au sens Kantien: une forme qui donne à penser sans pouvoir être réduite à un concept. beau comme ça oui. Sinon, je m'en fous.Et elles ne sont pas banales non plus, pas arbitraires, pas aléatoires: ce sont des photos que j'ai prises parce qu'à un moment donné j'en ai eu l'impulsion", mais aussi: " Les images ce sont des lieux vides, des objets insignifiants, les traces de leur absence. Ce sont des fantômes. C'est un peu un film à la Henry james en fait", mais aussi: "Je ne veux surtout pas que les images soient belles ou racontent quelque-chose en elles-mêmes",


février 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink

24/02/2005

V, (rectification)

- Je cherchais un texte depuis plusieurs mois, je pensais qu'il était signé de Jonathan Rosenbaum, alors que non, il s'agissait d'un article de Kent Jones, dans Trafic n°29, "La Terreur"...

février 24, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

23/02/2005

V,

- On pourrait dire, chez Dwan, chacun est responsable, et de ce qu'il dit, et de ce qu'il est, la fiction vient, face à une situation donnée, de la confrontations des attitudes, de ce que chacun est prêt à être, (de la quantité d'éthique qu'il met au frottement de l'autre), l'argent dans ce film est le moyen de ce qu'ils pensent acheter, (l'argent, au fond et une part d'eux-mêmes, leur âme, une partie, chacun la possèdant un bref instant, le temps de s'en persuader et de s'en défaire), on pourrait dire aussi, l'argent est un moment, on pourrait tout aussi bien dire de nous, que nous ne sommes que des instants, on pourrait peut-être dire, nous ne sommes qu'un instant...

- "The inside story", d'Allan Dwan.

février 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V,

- (...)

- Excusez-moi, j'en ai strictement rien à foutre de Guédiguian...

- (...)

- Je préférerai toujours un film de Ben Stiller à un film Français, qu'il soit de Guédiguian ou pas, de toute façon je ne vais plus voir les films de Guédiguian, ce que je veux dire est que je fais déjà beaucoup de choses inutiles dans une journée...

- Surtout qu'Owen Wilson n'est jamais très loin...

- En plus!

- Alors hein, Nathalie Baye...

- Heu, Nathalie Baye ne joue pas dans le Guédiguian...

- Oh, c'est pareil, c'est la France à Johnny...

février 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink

22/02/2005

V, (brouillon)

- C'était donc la guerre, l'acceptation des conditions, et la guerre. La soumission, mais la guerre. Pour combattre, il fallait d'abord se soumettre, (il fallait d'abord stratégiquement se soumettre, et effectivement se soumettre), il fallait que chacun croit, les adversaires, les amis, (le producteur, les spectateurs, ( le spectateur étant à la fois ami, et ennemi, parfois successivement, parfois les deux)). Le film commençait à différents moments, il commençait selon le point de vue que l'on choisissait, et selon l'avancement du scénario, et selon que l'on était ami, ou ennemi. Je crois qu'on y entrait par un long travelling, (1), (d'une certaine façon encore neutre), et par la porte d'une boutique. La fille entrait dans la boutique, à sa sortie le film débutait, et débutait comme par un point d'exclamation, (2). Mais c'était la rage, le scandale et l'anomalie, (3 bis) c'était une fille blanche, et une mère noire. La bienveillance était là, le sourire et la bien-penssance, c'était l'incroyable, et le moyen d'y remédier, (3 ter), le film racontait donc cette quête, (4/3) c'était l'histoire d'un scandale et ce serait l'histoire d'une recomposition, le film, ou plutôt l'affrontement, débutait ici, (3), l'affrontement débutait ici, "Il n' y a pas de sujet d'article ici, Melle Warren, tout semble indiquer qu'il y en a un, mais c'est faux", le film se terminerait ainsi, la recomposition avait eu lieu, (puisque de toute façon chez Dwan il y a toujours recomposition), le combat aussi, le combat du cinéma, le combat du réalisateur, et du cinéma, du scénario et du cinéma, la fin était incertaine, la recomposition avait eu lieu, mais on ne savait pas trop, chacun se disait gagnant, chacun pouvait se dire gagnant, le film de Dwan racontait cette lutte du film contre le scénario, du racisme contre le cinéma, (ou vice-versa), le film n'était que ce combat, (le combat du cinéma), Dwan prenait le scénario où on lui donnait, il le cueillait, (comme un uppercut), ne le démontait même pas, (à la limite il le démontrait),  les racistes apparemment gagnaient, mais c'était bien ce que Dwan disait, il montrait qu'on retirait une enfant à sa mère, pour la "rendre" à sa mère, (4 bis), et la fin était trompeuse, je veux dire, chacun [se] contemplait, les blancs se contemplaient, la mère était à sa place, au "service" de ces blancs, pourtant on la voyait passer, s'éloigner, contempler, et ses "employeurs", et le film, (c'est à dire nous).

- Les péripéties du film n'étaient pas très importantes, elles ne visaient qu' à produire du plein-droit,  du prétexte,  c'était aussi le combat, le moment du basculement, il fallait quee l'actrice souriat, que le racisme soit éclatant, il fallait que le vol soit institué,  (et qu'il fallait retirer aux pauvres le trop de bonheur qu'ils affichaient), le film montrait cela, que l'équilibre du blanc, (du blanc riche), reposait sur ce qu'il enlevait, (aux noirs et aux pauvres), on pouvait dire, la quantité de bonheur, du riche est en fonction de celle qu'il enlèvait au pauvre, (les blancs ne pouvaient que sourire), l'ordre régnait, au désordre du début, (le 2), régnait l'ordre, [tout] le monde était sagement assis, (devant les blancs), une haie même, les séparait, (4) mais la mère s'éloignait, passait derrière... je veux dire, l'histoire recommençait, le combat recommençait, la perdante avait les armes du gagnant, Dwan montrait que ce n'était qu'une recomposition géographique, ou de circonstance, (chez Dwan le combat entre les êtres est aussi violent que chez Rohmer, à ceci près que que chez lui, cela ne s'arrête jamais, malgrès le "happy-end", (toujours un peu forcé d'ailleurs)). Le film n'était que la trace de ce qui avait eu lieu, c'était le souvenir, ce n'était pas des ruines, c'était peut-être des restes, un acte...

- Bonus: .

février 22, 2005 in Spectre 01 | Permalink

20/02/2005

V,

- On regardait "Montana bell", elle me disait, "c'est beaucoup de femmes qui commandent chez Dwan quand même",  je lui avais répondu, " oui, et ça se discute même pas,  elle m'a répondu, ouais...

- Je disais, "ça me fait rire, la façon dont ils entrent et sortent par les fenêtres de la chambre"...

- Je disais, "cette façon qu'ils ont de se trahir chez Dwan, tous, les uns les autres, cette recomposition continuelles des alliances...

- Je disais, cette façon qu'ils ont de mourir, ,  (lecteur windows média)...

-  "Allez Bob, fichons le camp d'ici"... 

février 20, 2005 in Spectre 01 | Permalink

18/02/2005

V, (brouillon)

- Je venais de comprendre quelque chose, la fiction est toujours quelque chose à venir, et n'est jamais, (à proprement parler), dans l'ordre du présent, la fiction me disais-je suppose un frottement, une intervention extérieure, et ensuite un déplacement, pas obligatoirement un changement, mais un déplacement (qui est déjà en soi une transformation d'un état à un autre, (ou vers un autre)), ne serait-ce que parce que la quantité de lumière reçue n'est plus la même, (?). On pourrait dire aussi, la fiction est "quelque chose", (comme à l'époque on disait un "ça"). Je me disais encore, la fiction n'est jamais issue d'un bloc, n'est jamais d'un bloc, pour qu'il y ait fiction il faut nécessairement qu'il y ait hors-champ, et éventuellement qu'il y ait échappée, "Constantine" n'étant au fond que la fiction de la fiction de l'actrice, ce à quoi elle échappe, (dans tous les sens du terme), chez Allan Dwan, le film n'étant que le hors-champ néanmoins présent dont discutent les acteurs,

- Évidemment la fiction suppose aussi la dépendance, (au fond une fiction entame une succession, dans une fiction il y a succession, et répétition)...

février 18, 2005 in Spectre 01 | Permalink

17/02/2005

V,

- Bel article dans le Figaro d'aujourd'hui, , le sujet en est la littérature, et sa place dans certain média, cela pourrait être le cinéma, et sa place dans absolument tous les médias, puisque le réel est devenu un alibi, ( le vrai comme moment du faux disait l'autre)...

février 17, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink