« février 2005 | Accueil | avril 2005 »

2005.03.31

V, ( prélude)

- Wittgenstein écrivait cela:

- " Sans le sentiment de ma capacité de "me retourner", ma représentation de l'espace serait différente dans son essence.

- Et plus haut:

- " Je veux savoir ce qui se passe derrière moi et me retourne. Si j'en étais empêché, la représentation selon laquelle l'espace s'étend tout autour de moi ne saurait-elle demeurer? J'entends cette réprésentation selon laquelle je parviens à voir les objets qui sont actuellement derrière moi en me tournant. C'est donc la possibilité de me retourner qui m'aide à obtenir cette représentation de l'espace. L'espace autour de moi qui en résulte est donc un combiné d'espace visible et d'espace du sens musculaire.

mars 31, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Le comble pour le Araki est que c'est un film complètement faux-cul, on pourrait dire du film, il ne parle que de cul, pourtant on ne voit même pas ne serait-ce qu'un petit bout de fesse, on pourrait dire, il ne montre pas, et voilà tout, mais en fait non, il évite, il détourne le regard, et la caméra, chez Monteiro, que le sexe soit présent en tant qu'organe n'était pas la priorité, chez Araki elle le devient, l'évitement des organes ne semble être que le seul moteur du film, ( avec l'ennui), Araki, sa position, c'est un peu celle d'un abbé, ( avec des ciseaux), il y a une scène, un type lui retire son futal, hop coupé, la seule raison de la coupe était de ne pas montrer, pff...

- Voilà, je suis parti avant la fin, j'ai pas envie d'en parler, on pourrait seulement rajouter qu'il est comme un film Allemand de la "nouvelle vague" Allemande, une pincée de Fassbinder pour faire cinéphile ( au sens hémophile du terme), et une louche de rien, une esthétique de l'hypocrisie, un film qui ne vend que son commentaire dns la presse,

- La plus belle scène du film est la scène du viol, où le type se fait enculer dans la baignoire et défoncer la tronche à coup de shampoing, ( tout en se faisant traiter de salope)...

mars 31, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.30

V,

- Je lisais le "Cahiers cinéma" de Libé ce matin, ( faut dire que je suis abonné au journal), il y avait ces deux pages sur le prochain Le Péron, un film sur l'affaire Ben Barka, pas encore lu, je me suis dit, mais, on en a rien à foutre de Ben Barka, on en a strictement rien à foutre, ça suffit les fictions de profs de ZEP, ça sophie comme ça. Je me disais, merde, je pensais que la nouvelle vague avait réglé son compte à Cayatte, je me disais, on en a rien à foutre de la guerre d'Algérie, du colonialisme, des droits de l'homme, du sort des palestiniens, des africains, de l'antisémitisme, et même des problèmes de fin de mois, on est pas en cours bordel, pas à l'école, pas à la télé, je me disais, mais ils peuvent pas faire du cinéma comme tous le monde ces nullards, et ces journalistes de merde, ils ont pas d'autres sujets, je me disais, merde, on va pas au cinéma pour qu'on nous fasse la morale, je me disais, Le Péron est une merde, est une merde, (est une merde), et j'espère que son producteur se suicidera aussi, et que le film s'arrêtera, je me disais, c'est terrible ces gens, ils n'ont rien à dire, ni sur la vie, ni sur le monde,et ni sur le cinéma, alors ils nous font chier, ils font leur Frodon, il nous donnent des leçons, je me disais, oui, avec des gens comme ça, évidemment Vilovitch n'a aucune chance, on lui dit bien Thomas Sotinel du Monde, que déjà une salle, une séance quotidienne, c'est trop, oui, quand même, il y  de grands sujets, on ose imaginer si Ford faisait maintenant "Steamboat round the bend", l'histoire de types dans un bateau, avec des gens qui y montent et en descendent tout le long, on ose imaginer ce que certains écriraient à ce sujet, ( ou n'écriraient pas), on imagine bien, de toute façon, lorsque l'on a entendu un jour sur France-Culture que Pola X c'est nul, puisqu'il y a pas de Pola dans le film, ou lorsqu'on lit de la part de cet âne d'Olivier Séguret que Straub est antisémite, on s'attend dorénavant à tout, on a compris, absolument tout compris, je me disais, c'est drôle, comment ça se fait que je me dis qu'il est du côté des bourreaux, en faisant ce film? Ah oui je me disais, le film sera vu par 5000 personnes, fera quelques festivals, aura un article dithyrambique dans le monde "les cahiers f" etc, et on en parlera plus, de l'affaire ben Barka, ça les exonérera, les commanditaires, on glosera, et on en parlera plus, on fait pas d'enquête me suis-je dit, trop risqué, on fait un film, et on en parle plus, je me disais, le silence était trop assourdissant, cela devenait dangereux, des gens pouvaient poser des questions, être curieux, il fallait faire un film, ( et hop), et on en parlait plus, on réglait le problème, je me disais, ce qu'il fallait c'était une couche de vernis, un beau vernis, une belle teinte historique, et hop, l'histoire était en marche, c'est-à-dire au passé, avec les costumes qui vont avec, et le décor, ( dans un sursaut de dignité, j'avais conscience d'être un peu injuste avec le film ou Le Péron, mais bon, et puis je m'en foutais, je n'irai jamais voir ce film)...

- Note: Retrouver le discours de Pétain en 40 sur la défaite par la jouissance, ( puisqu'au fond, c'est ça qu'ils nous infligent le discours pétainiste culpabilisateur)

étrange aussi la façon dont ils parlent des femmes, ( commes exotiques) dans un autre article, ou de ce qu'ils écrivent sur Bela Tarr, eux aussi, y revenir ce soir

mars 30, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.03.29

V, (brouillon)

- J'allais commencer le post en écrivant que c'était dommage, que le film aurait été mieux si, puis je me rendis compte qu'on ne doit jamais demander à un film d'être ce qu'il n'est pas, je n'avais pas grand chose à ajouter en fait, puisqu'il n'était pas ce, j'avais gardé néanmoins le sourire tout le long du film, il y avait bien eu quelques moments d'ennui, le film était indubitablement un navet, tout le monde s'en rendait compte, les acteurs surtout. Avec un sourire en coin, on pouvait dire que consciencieusement ils rataient le film, non, ce n'était pas ça, disons qu'ils savaient... ( Même le réalisateur savait), je me disais à un moment que le film sortait des conneries avec aplomb, puis on se disait, ce n'est pas que c'est comme le capitaine du Titanic, mais l'idée est là, c'était aussi navrant...

- "Be cool", de

mars 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.28

V, ( la vé avec mir laine)

- N'avais jamais vu le film de Michael Moore, "Bowling for Colombine", comprends pourquoi les crevures ne l'aiment pas, vous pensez un machin pareil citoyen non mais de quoi il se mêle lui avec ses négros (  les négros n'étant au fond que l'anagramme de prolos) puisque c'est bien de ça qu'il s'agit au moins Depardon il ne filme que des blancs avec de vrais problèmes des histoires d'héritages...  Oui, plus le temps passe, plus j'aime Michael Moore, moins j'aime les crevures ( qui sont hélas aussi en majorité les lecteurs d'ici), fuck... Je me disais, incrédule, c'est quand même terrible de convoquer le cinéma pour ce film, comme on convoque un tribunal d'exception, je me disais, oui, c'est bien un miroir qu'il leur tend à eux, Michael Moore, et ça leur plait pas aux franchouilles pétainistes de se voir si laids, de devoir s'interroger sur ce qu'ils feraient eux, sur ce qu'ils pensent eux, ( alors qu'on le sait très bien à 82 pour cent)... Oui, la france était bien pire, une sorte de non pays veule, un pays de 82 pour cent, et qui voulait donner des leçons quand même beurk, je me disais, mes 10 lecteurs plus ou moins réguliers ne me méritent pas, ( la plupart), ils me dégoûtent, et ne me méritent pas, ( la plupart), ils mériteraient que je passe en privé, ils sont trop bêtes, ( la plupart)... ( Je me disais, faudrait que je fasse une petite recherche, ça serait intéressant de savoir, "ami ou ennemi", mais j'étais trop paresseux, ils avaient de la chance, non seulement je les lisais pas, mais j'étais trop paresseux pour rechercher ce qu'ils pensaient, du coup, je pouvais pas les nommer, putain les veinards)...

- Je repensais alors à cette séquence avec Heston, qu'on avait qualifié de "pornographique", je me disais, mais la pornographie, n'était-elle pas de son côté, lorsqu'il est venu à Flint le lendemain? Je me disais, pour certains la pornographie c'est de demander des comptes, des comptes à un blanc, pas qu'il y ait une fillette de morte, surtout une négresse noire, au fond je me disais, le droit à l'image, c'est surtout pour les blancs, la morale de l'image, c'est surtout pour les blancs, les nègres, à la rigueur, on veut bien les plaindre...

- Courrier des lecteurs:

- "Micheal Moore, j'ai toujours vomi ce tambouilleur des haines mesquines, je l'ai toujours haï au moins autant pour le mépris qu'il m'inspire physiquement que pour l'air compassé, satisfait et baveux de foules cultivées d'Europe qui y lisent avec délectation le miroir de leur supériorité, le miroir de leur racisme, le miroir de leur absence totale de perspective. Michael Moore, c'est la fierté d'être con porté au rang d'art. Et une Palme d'Or, c'est le timbre fiscal sur l'enveloppe qui portera cette fierté aux quatre coins d'une Europe qui n'a jamais autant mérité le qualificatif de "vieille" qu'aujourd'hui."

 

mars 28, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (Miaouhh)

- Je me disais, au fond, "Val abraham", d'Oliveira est le remake sentimental "d'Agent X 27" de Sternberg, il y a des plans identiques, et c'est la même histoire, la même tristesse, la même désillusion, le même détachement, je me disais aussi, quelle classe le traître du début, quelle décontraction, quelle bonhomie face à la mort, (on ne retrouvera cela que 70 ans plus tard, dans "The mission", de Johnny To, ( lorsqu'il continue à manger, même presque après sa mort)), au fond il ne meurt pas, il passe à autre chose. A la fin, on se dit, oui, il fallait quelle meure, c'était une question de forme, de standing, ( et de standing aussi face au film, il fallait que le personnage soit digne du film), je cherchais le mot exact l'autre fois, pour le film, détonation, il s'agit d'une esthétique de la détonation, ( j'ai faux mais c'est pas bien grave), d'une évidence sèche, ( ou triste), d'un pur chef-d'oeuvre...

- J'avais noté ça aussi, "Dietrich chez Sternberg n'est jamais de ce monde, elle y est toujours étrangère", ( dans "Val Abraham" aussi, elle est étrangère, ( et elle a le même chat noir, et ils sont filmés pareils, ensembles, le même axe presque, en gros plan aussi)), je me disais aussi à nouveau, c'est drôle, toutes les références du film d'Oliveira sont des références de films de genre, c'est drôle, c'est très curieux, très très curieux...

mars 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.27

V,

- Je me disais, pour être tout-à-fait de mauvaise foi, c'est-à-dire un peu paresseux, ça a bon dos le fantastique, dans "L'emmurée vivante", de Lucio Fulci, c'est "scènes de la vie bourgeoise", point ! Le but du film c'est de donner vie, donner une fiction à la bourgeoisie, en faire les dépositaires uniques, point! Leur accorder à nouveau une légitimité historique, le but était de conforter leur domination... En réfléchissant un peu, en exagérant à peine, le fantastique à toujours été cette machine idéologique, le fantastique, le Z, le b souvent a toujours été une machine idéologique, une machine à conforter la bourgeoisie et son engeance, les enfants de la bourgeoisie aiment le Z, le fantastique, le gore, le rire gras, les parents aiment le documentaire, ( comme on fait l'aumône à la sortie de la messe), pleurent sur l'état du monde, nous font la morale, le documentaire n'est ni plus ni moins qu'un cinéma de bigot, de patronnage, parfois parents et enfants aiment le même film, c'est-à-dire "Gerry", ( ou "Elephant"), en tirant encore un peu sur la corde, on pourrait dire, les films fantastiques sont des films réalisés par les parents pour faire peur à leur enfants,  il s'agit de leur apprendre à être sage, et de leur montrer ce qui arrive s'ils ne le sont pas...

mars 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Il n'y avait aucun plan qui lui appartenait en propre, il me semblait; tous lui appartenaient évidemment, et de plein droit, mais aucun [ ne trouvait son origine dans ce film-là]; tous venaient de la glorieuse histoire du cinéma , de King-Kong, dans les films à une ou deux bobines, dans le cinéma soviétique, ( le film théorisait les films Américains à une bobine comme l'ancêtre, la matrice esthétique du cinéma Soviétique, ( pour les crevures, je sais, (je sais)), que les mitraillettes levées n'étaient pas très loin des tracteurs d'Eisenstein, ( Dovjenko blahblahblah blahblahblah), que les soit-disant périodes Allemandes et Américaines chez Fritz Lang, n'étaient qu'une vaste connerie cinéphilique, (au sens syphilitique du terme), qu'il n'y eu pas rupture, ni évolution, juste le temps qui passe, et le continent qui change, ( une histoire de langue, donc), j'avais noté pendant le film, "ce film est comme une immense mixage, c'est assurémment un film de montage, notais-je, le film nous invite à une sorte de concert, comme on dit dans les milieux populaires, un concert de grande musique". J'avais noté encore, l'hétérosexualité des héros n'est que convention, et amour du cinéma de la grande époque, le héros, est bien évidemment pédé comme pas un, est bien évidemment une folle absolue, avec sous-vêtements féminins etc... Il n'est qu'hétéro-sexuel qu'historiquement, c'est un hétéro-sexuel daté, son hétéro-sexualité est datée

mars 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.25

V, ( brouillon)

- Le dernier film de Judith Cahen, me disais-je sur le retour, est complètement raté, c'est pas très important et je ne devrais même pas en parler pensais-je, il y avait juste qu'il était totalement déplaisant, dans les rires qu'il suscitait et par rapport à Nebrada, car enfin, elle en parlait comme d'une bête curieuse, comme d'une bête de foire. Elle prenait tout le monde à parti il me semblait, elle demandait l'avis d'un tas de personnes, elle suscitait l'effroi, du moins c'était son projet, ( que son arrivée fût un évènement), ceux qu'elle interrogeait n'étaient que la caricature presque d'eux-mêmes, elle mettait les rires de son côté, à leurs dépends, et à ses dépend à lui. Surtout rien d'important ne se disait, rien n'était sérieusement pensé, juste du dégoût, ( plutôt, ils s'en foutent), surtout, elle en sortait indemne, ( alors que la moindre des choses aurait été quelle expérimente un tant soit peu la douleur physique, puisqu'elle disait ressentir sa souffrance morale), le film c'était comme une prise d'otage, un exercice d'humiliation des protagonistes, rien n'était troublant dans ce film, tout était en surface, verbeux, lointain, et dans de beaux appartements, il y avait bien la séquence avec le père, ( qui tout en étant la seule séquence réussie du film ne servait à rien), ce qui était beau finalement en y repensant un peu, c'était toutes ces conversations futiles autour d'un verre de vin et de quelques gâteaux, je me disais, oui, il faudrait faire un film vraiment futile, des gens qui se rendent chez l'un chez l'autre, il ne se passerait rien d'important, juste des petites choses, acheter du thé, des gâteaux, écouter un disque, faire une promenade, je me disais, au moins son film à esquissé cela, c'était peut-être son vrai sujet, elle y avait pas pensé c'est tout, ou elle avait eu peur, un peu comme si elle n'avait pas voulu venir les mains vides. Son modèle inconscient était le "Caro Diaro" de Moretti, dans cette sorte de rapport entre un trou noir et le monde, sinon les autres, dans ce parcours et va et viens, Moretti faisait un film universel, Judith Cahen se moquait de ses amis, et révélait aussi le vide de son existence, elle avait beau chercher, il n'y avait rien, (un peu comme le film de Brakhage, celui-ci filmant une autopsie, Cahen se filmant dans chaque miroirs croisés), je me disais, c'est épuisant pour elle, elle ne se repose jamais, on la voit toujours marcher à grandes enjambées, le sac au dos, elle marche, elle marche, elle s'agite et au bout il n'y a rien, le vide, aucun repos, on pouvait dire aussi, Judith Cahen parle pour ne rien dire, elle passe sa vie à parler pour ne rien dire, ( ses auto-citations sont terriblement révélatrices pour ça), on pouvait dire aussi, la personne manquante au film n'était pas David Nebreda mais Ariesle Dombasle, mais qu'il eusse fallu qu'elle fût cinéaste pour s'en rendre compte. Je me disais aussi, son problème à Judith Cahen, et à des tas d'autres cinéastes, c'est qu'elle va jamais au cinéma, elle n'a aucune réflexion dessus, elle l'utilise pour discourir, elle ne l'envisage pas, c'est un cinéma de position sociale, d'ailleurs on ne devrait pas parler de cinéma pour ce genre de films, mais de communication, ( rajout)... Le plus déplaisant dans son film était l'utilisation abusive qu'elle faisait des corps d'enfants morts et Africains, elle n'osait montrer ceux d'Auschwitz, elle montrait ceux des Africains, et elle pensait s'en tirer à bon compte, comme un cheveux sur la soupe Guy Debord était cité, elle avait voulu faire un film révolutionnaire, elle avait fait un film de rombière, je me disais, voilà le cinéma que la bourgeoisie nous promet, et qu'on nous somme d'applaudir, voilà le seul cinéma qu'ils sont capable de nous proposer, je me disais, au moins les Américains sont capables de mettre en scène leur manque d'être, les français eux ne s'en aperçoivent pas, qu'ils n'existent pas, ils citent Sollers et s'en émoustillent, ( ce qui est tout-de-même terrible d'aller chercher quelqu'un d'aussi insignifiant que lui, c'est dire quand même le degré de bêtise du film), et je me disais, quand même faire un film sur un type, pour ne monter que les réactions horrifiés, c'est tout-de-même étrange, je me disais, c'est drôle, un moment un type lui conseille d'utiliser Nebreda, elle a l'air pas d'accord, mais c'est pourtant ce qu'elle fait, non ? Je me disais,au fond, les films fait par les amis du Figaro ressemblent à ça, des gens interrogés dans de beaux appartements, un sourire en coin, des certitudes, une sorte de cinéma légitimiste, ( mais surtout misérable), je me disais, ça serait bien qu'un jour elle se fasse mal, Judith Cahen, juste qu'elle se coince le doigt, juste se piquer avec son stylo, ( il ne pourra jamais je crois lui arriver rien de pire dans sa vie), je me disais, il y a des cinéastes voyageuses, et il y a celles qu'on voit beaucoup marcher, d'appartements en appartements, ( de coupes de champagne en coupes de champagne, puisque c'est tout-de-même ce qu'ils boivent dans le film et pas du vulgaire vin), ( au fond, la marche dans son cinéma, c'était pour faire illusion), je me disais, on a eu Ella Maillart et Annemarie Scharzenbach, on a maintenant Judith Cahen, ( les unes allaient en Asie, Judith Cahen, elle, prend un ascenseur, au pire elle prend l'escalier, au pire elle porte une boite de gâteaux), je me disais, oui, citer Guy Debord lorsque même les ministres raffarinniens le citent, oui, c'est vachement révolutionnaire, ( ou lorsque raffarin se dit lui-même révolutionnaire), je me disais, en parlant de cinéastes voyageuses, merde, mais que deviens Franssou Prenant, ( , et )? Et est-ce qu'on peut dire d'elle qu'elle est une cinéaste voyageuse, ou est-ce qu'elle filme juste de façon grandiose ses déplacements? Je me disais, finalement Judith Cahen a fait un film de mère au foyer...

- "ADN", de Judith Cahen.

- ( Il est bien entendu que j'ai aimé ses précédents films, ce qui m'autorise à ne pas aimer celui-là, les crevures n'ayant pas aimé ces films n'étant autorisés à rien)...


 

mars 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (brouillon)

- Lorsque je vois ces bandes-annonces minables pour ces films français minables, je me disais, c'est la panique, le cinéma français panique, avec un peu de chance c'est bientôt la fin, avec un peu de chance il agonise, on en sera enfin débarrassé, on ne verra plus et enfin que des films Américains, ( ou Japonais), on ne perdra plus notre temps enfin. Qu'il agonise, qu'il crève pensais-je pendant la séquence d'ouverture du film d'Audiard, qu'il crève dans son pus comme le pape, ouf, qu'il s'étouffe dans son pus comme le pape, enfin, pensais-je pendant cette séquence d'ouverture et de psychanalyse mal cadrée. Je me disais aussi immédiatement, pas étonnant en ces temps raffarinesques que le héros de ce temps moderne et de ce film soit un type dont la principale occupation et le moyen d'existence est d'expulser les "métèques" de leurs logements, ( le départ des "métèques" considéré bien évidemment par le film comme une plus-value) je me disais, le but du film est de donner une âme aux fachos, de les érotiser, de nous faire croire à l'héroïsme des fachos, à leur humanité, à leur destin, le but du film est qu'on les plaigne, avant de les aimer, puis je me suis dis, tiens c'est drôle, il ne les filme jamais de face réellement ses acteurs, le réalisateur, jamais frontalement, puis je me suis dis, c'est pas étonnant venant d'une larve pétainiste comme Audiard, ( Jacques Audiard, père et fils, et sa descendance). Bon, je me disais lors de sa première leçon de piano avec la chinoise, faudrait peut-être y aller, de toute façon soit ça se terminera mal, et ça ne m'intéresse pas, soit ça se terminera bien, mais ça ne m'intéresse pas non plus, soit ça se terminera à la Fassbinder, façon Lola, c'est-à-dire le film s'arrêtera à l'entrée de la pièce où il doit passer son audition, soit il couche avec la chinoise, mais je n' y crois pas vraiment, pas le style du film, ou du type, de toute façon ça ne m'intéresse pas, soit il couche avec la femme de son pote, mais bon, de toute façon me disais-je, non seulement Raffarin a trouvé son cinéaste en chef, mais le type ne fait jamais un plan, des intentions de plans, jamais de film, le type a voulu faire un film cool, il s'est dit qu'en filmant de biais il ferait un film cool, que les images seraient chouettes et cool, pauvre type, pauvre merde...

-" De battre mon coeur s'est arrêté", de Jacques Audiard.

- PS: Et qu'est-ce qu'il joue mal Duris dans ce film,un jeu tout en tic, ( se demander quel est l'inconscient au travail qui fait aimer ce film à certains "journalistes"), mais comme disait BHL la seule vraie passion française, ce qui cimente la france, c'est le fachisme...

mars 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.24

V, (brouillon)

- Je suis horriblement snob, doublé par moment d'un esprit de contradiction, ainsi, par pur snobisme je ne suis point allé voir "Be cool" hier, je me disais, ah non, tout le monde attend que je m'y précipite, je ne suis pas allé voir "Million dollar baby", trop commun pour la première semaine, ni hélas hélas revoir "Bye Bye Tiger", trop groupie pour les premiers jours, un moment je me suis dit, et si je retournais voir "Capitaine Sky", ce film définitif ? Hum, les horaires ne me plaisaient pas, ( je sortais du vétérinaire), il y avait bien ce film "Tout pour plaire", avec les trois connasses, j'avais la mémoire courte, mais tout de même, (on ne m'y reprendrait plus), il y avait aussi les deux moyens métrages, mais je suis comme Rohmer, je déteste le quartier, trop populo, il y avait le Romain Duris, mais je me le réservais, je voulais être snob jusqu'au bout, "Suspect zéro" correspondait en tous points, horaire idéal, peu de publicité, appelé à vite disparaître, 1 h 35, Américain. J'avais donc choisi ce film pluvieux, tout de suite on savait que le réalisateur voulait nous avoir à l'usure, nous donner le tournis, je savais que c'était un navet, même qu'il était particulièrement épuisant, mais je me disais, on aime le cinéma Américain aussi parce que, bon ou mauvais, il nous fait penser à des tas d'autres choses, ( le cinéma français, non, bon ou mauvais, il ne nous fait penser à rien, (à part "Bye Bye Tiger" dernièrement)). Donc je savais que c'était un navet, restait à ce que le film le prouve, il y avait alors cet air bête qu'avait subitement le flic lorsqu'il revoyait sa collègue, son expression presque d'un demeuré à l'acteur lui-même, grandiosement demeuré, presque métaphysique, nous entrions alors dans la série b d'antan, dans le cinéma tout court, ( puisque un navet Américain est d'abord du cinéma dans toute sa pureté), ( puisqu'une série b ( entre autre) est d'abord dans les pas de ceux qui l'ont précédés). Finalement, son air stupide, à l'américain, on s' y attachait, il y avait comme une sorte d'innocence dans cette stupidité, quelque chose de spirituel, je n'ose pas dire Dostoïevskien. plutôt il y avait comme une absence, ( un manque d'être), le sujet du film était justement cela, cette recherche de lui-même. Cette enquêtte, ce travail patient était comme un geste même, une oeuvre d'art, un geste en lui-même, pour rien, pour lui-même et par nécessité. Lorsque le film se perdait un peu plus ( dans sa médiocrité) on se rendait compte que l'opacité gagnait, que quelque chose d'étranger survenait, quelque chose "d'insensé". Un moment je comprenais quelque chose, que nous n'avions pas bougé, personne, mais que le propre du cinéma Américain est d'abolir la salle de cinéma, ( ou le film), c'est-à-dire d'inventer un spectateur, de créer un ou du, relief, au fond,

mars 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.23

V,

- Je commence à regarder "agent X 27" de Sternberg, lorsqu'elle entre dans le hall des services secrets, au milieu de tous ces hommes, je comprends d'où vient Monteiro, ensuite m'apprêtant à écrire cela, je me dis, je comprends d'où vient le cinéma, pareil pour la scène du bal costumé, il y a aussi lorsqu'elle sort de ce même hall du début, cette drôle de perspective, et puis la façon dont la séquence du bal se termine, dans ses pensées à elle, ( fondue enchainée sur son visage, visage pensif), revisionnant la séquence du hall, je remarque qu'à son entrée ils se touchent tous la moustache,

( extrait vidéo à venir)

mars 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Je visionne un peu "Elégies orientales", de Sokurov, et je comprends, je commence à comprendre quelque chose, Sokurov, c'est comme [du] Dreyer en passant par le Japon, ( tendance floue), ou tendance "Vampyr".

mars 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V,

- ( Il est bien entendu que le seul évènement notable de cette journée est la sortie du film "Bye Bye Tiger"), (et que le reste du monde ou du cinéma peut attendre un peu)...

mars 23, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.03.22

V, ( Milice patronnale)

Plus que le montage financier compliqué, c'est, semble-t-il, l'intransigeance du réalisateur qui a aggravé l'affaire. Marin Karmitz a refusé de reprendre la production, qui a ensuite été proposée aux partenaires hongrois, dont l'équivalent du Centre national de la cinématographie a déjà investi 1 million d'euros dans ce projet. Jeudi 10 mars, le directeur de ce centre a indiqué par courrier qu'il préférait jeter l'éponge, parce que Béla Tarr n'envisageait aucune concession dans son tournage, commencé il y a trois semaines, mais déjà retardé par des intempéries et des coupures d'électricité. Le cinéaste a en outre refusé de signer tout engagement à ne pas dépasser l'enveloppe financière prévue. Si bien que depuis le 10 mars le film a été officiellement arrêté. C'est un suicide artistique de la part de Béla Tarr", déplore un coproducteur. Le Centre national du cinéma (CNC) tout comme la chaîne Arte (directement impliquée dans le financement de cinq films d'Ognon Pictures) ont tenté, en vain, de sauver ce film.

- Ce qui est tout de même déplaisant dans cet article du Monde, (
), (et signé Antoine Albertini et Nicole Vulser), c'est cette accusation faite au réalisateur de n'avoir pas fait le film de ceux qui le finançaient, [et] de vouloir continuer le sien à lui. De n'avoir définitivement pas courbé l'échine.  En revanche " En revanche, l'autre long métrage en cours de tournage chez Ognon Pictures, Un ami parfait, de Francis Girod, devrait voir le jour. Humbert Balsan était d'ailleurs passé voir l'équipe à Thonon (Haute-Savoie) quelques jours avant sa mort"... Au fond, de quoi accuse-t-on Bela Tarr, ni plus ni moins que d'avoir tué, ( lui plus qu'un autre) son producteur, et de gruger les héritiers...

- Salauds de cinéastes!

- ( On aurait pû éventuellement se demander pourquoi fallait-il absolument que le film coûtât moins, (du fait de la mort de son producteur) et pourquoi personne ne voulait en être à nouveau, ( "Cette adaptation d'un roman de Simenon, au budget exceptionnellement élevé pour un film d'auteur (près de 5 millions d'euros"). Pardon? "un budget exceptionnellement élevé pour un film d'auteur"? ). Pardon? "un budget exceptionnellement élevé pour un film d'auteur"?  Autrement dit, la mort de Balsan, en quoi regardait-elle Bela Tarr? De quoi était-il accusé? (Camus?). Mon dieu "aucune concession", (rires)...  Même pas un petit bout de sein? ( En plus, il aurait été bien capable de tourner en Hongrois, et même pas en couleur! Et sans Adjani!).

- Et je comprend pas cette phrase: "Humbert Balsan était d'ailleurs passé voir l'équipe à Thonon (Haute-Savoie) quelques jours avant sa mort"...

mars 22, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (brouillon)

- Le type il tire sur cette énorme chaîne auquel il est attaché, histoire qu'on comprenne bien qu'il est réellement attaché, il répète cette phrase au moins 15 fois à la suite "Mais qu'est-ce qui se passe bordel, on est où?" L'autre type qui est à côté de la porte dit qu'il doit pouvoir l'atteindre. Le film, c'est juste une histoire de saturation, ( je pense à l'huile de friture), c'est un film qui joue sur la saturation des informations, ( et leur distorsion). Un moment, vers la fin, je me suis dit qu'il se comportait presque en cinéaste, ( le moment était éprouvant), puis lorsque le cadavre qui trônait au milieu de la pièce  dès le début, s'est relevé, lorsque tout fût alors révélé, j'ai compris le système. Dans ce genre de film, qui ne fonctionne que sur le bombardement informatif, ( pour ne pas dire narratif), il faut rechercher ce qui fait déficit, ce sur dont le film ne s'attarde jamais, par conséquent sur ce nous-même ne nous attardons jamais, ( se demanderà quoi on pense), pas non plus sur le manque que le film met lui-même en scène, mais réellement sur ce qu'il "oublie", ( dans ce cas le cadavre en train de pourrir), sur ce dont il ne nous informe pas,

- "Saw", de

mars 22, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.21

V,

- Sentiment que c'est totalement faux, mais que chez Kira Muratova, ils ne s'appartiennent pas, tout-au-moins qu'ils sont entièrement tournés vers l'extérieur...

- (Pour ne pas dire tout en mouvements).

mars 21, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.20

V,

- "Le fantôme de Héron point apparaîtra samedi 16, vous êtes invités avant minuit".

mars 20, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.18

V, ( brouillon)

- Ce qui est beau tout d'abord dans la seconde partie, dans le mouvement qui se fond, c'est cette touffe d'herbe qui ondule, puis tout de suite après ces visages, () (je respecte l'ordre du montage), je comprenais quelque chose soudain, avec Sokurov, le temps était de l'ordre de l'aléatoire, et de l'errance, je repensais à cet article de libé ce matin, ( ). ( Chez Rivette par exemple, pour occuper ce temps, ils courent à 4 pattes, et il ne coupe pas), che Sokurov, le temps, c'est le temps renouvellé, (j'allais inexplicablement écrire chez Hawks), c'est-à-dire le film qui continue, qui se re-nouvelle, c'est-à-dire la fiction, (le temps serait donc essentiellement fictionnel, proche du mensonge), (on rejoindrait ainsi "Loft story", son principe même, (le temps comme fiction)), je remarque qu'à 19mn 25 sec (de la deuxième partie), il semble que Sokurov apparaisse en soldat juché sur un char

- La musique de Wagner dans la troisième partie, je l'attendais depuis le début de la seconde, mais ça marche plus,

- Un moment, des types qui sont filmés, c'est l'heure de la bouffe, ils ne peuvent que demander [ qu'on leur apporte] de la musique, et d'envoyer les autres à la soupe, eux, ils sont filmés, c'est à dire, ils ont donné leur parole, ( donc ils mangeront pas tout de suite), où le réel devient fiction, on a envie de dire, de l'attente..

- "Voix spirituelles", d'Alexandre Sokurov.

mars 18, 2005 | Permalink

V, (correspondance )

Vous remarquerez que pour tous les films intéressants sortis ces dernières
semaines, il n'y eut aucune ligne dans la presse, ou pour s'en gausser,
"Birth", "Final cut", Spanglish", "Capitaine sky". Cela dit, à l"époque de
"La revanche d'une blonde" et de "Zoolander" c'était pareil, pour "La revanche"
il n' y avait eu notablement que le très beau texte d'Helen Frappat dans les "Cahiers", "Zoolander" je sais plus, c'était pas vous? A l'époque j'avais beaucoup aimé aussi le film "Eh mec, elle est où ma caisse". Un film presque Rohmerien trash, disons Dreyerrien ( dans l'errance ou le porte-à-porte), dans le questionnement presque (Cocteausien), d'outre-tombe, (rajout)...

- J'aurais pu ajouter, " Pour le dernier Avary, la critique ne fût pas bien vaillante non plus", mais je l'avais déjà dit tout le temps, j'aurais pu aussi demander, mais le ciné-club de france 2, il existe encore? Mais là, puisque je n'avais jamais lu une ligne à ce sujet, c'est donc que tout se passait bien... J'avais lu aussi dans la presse, dans "Le film français" plus exactement, que le "Rex" abandonnait le cinéma, mais je n'avais rien lu d'autre à ce sujet, la bonne nouvelle, était qu'il était classé monument historique, enfin, j'avais pas lu le contraire non plus...

- Ah oui, l'extrême-gauche française, me disais-je, ce n'était pas la révolution, mais le confort des riverains, (hum ou rire ?)...

- J'aurai pu ajouter aussi, mais là c'eût été déplacé, et pas obligatoirement inexact, le scénario français actuel est la première guerre mondiale, ou plutôt la seconde, (en Allemagne aussi d'ailleurs), j'aurais pu ajouter, même si ce ne fut point inexact, filmer la seconde guerre mondiale, ça [leur] permet de ne pas filmer trop d'arabes, puisque ça devient difficile maintenant de les éviter, ils ont trouvé le truc en france, ils filment l'époque bénie du Maréchal, j'aurais pu ajouter, le "Boudu" de Jugnot, au fond, c'est un "Boudu" sans juifs, (et sans front populaire) un "Boudu" racialement pur, un Boudu de Maréchal, de la france qui a gagné, tout-au-moins les élections, (les dernières aussi). Comme disent "Les cahiers f", "Il faut saluer [dans] ce Boudu"... Au fond, Depardieu, ce qui est bien, c'est qu'il est français, (de toutes façon, quand on les prend pas français on les prend belge, comme ça on est certain aussi)...

mars 18, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.03.17

V,

- Au fond, les types, certains, dans "La chatte à deux têtes", s'ils se branlent, c'est bien parce qu'ils assistent à une sorte de miracle, le changement de l'eau en vin, autrement dit la transformation des hommes en femmes, non?

- Alternative: Au fond, les types, certains, dans "La chatte à deux têtes,  s'ils bandent c'est bien parce qu'ils assistent à une sorte de miracle, ( le changement de l'eau en vin), autrement dit la transformation des hommes en femmes, non?

- Alternative: Au fond, les types, certains, dans "La chatte à deux têtes,  s'ils bandent c'est bien parce qu'ils espèrent assister à une sorte de miracle, non? ( Le changement de l'eau en vin), autrement dit la transformation des hommes en femmes...

mars 17, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.16

V, (en cours)

- Au milieu du film, comme on peut dire au milieu du chemin de notre vie, je me suis dit "ce film , c'est un film innocent de tous les péchés du monde, [c'est un film] absolument sans tâches", puis je me suis dit, mais, s'il est sans tâche, le risque est [aussi] qu'il n' y a pas beaucoup du monde, ( puisque la perfection c'est bien connu n'est pas de ce monde),  puis je me suis dit, mais en ces temps Frodonnien, Commolien, Rehmien, Bergalien en ces temps de collaboration raffarisnesque au nom du monde, qu'un film ne soit qu'essentiellement pédé est finalement plutôt une bonne chose, ( puisque c'est un film essentiellement pédé, pour ne pas dire homo-sexuel),

- Le film reprend où Capra l'avait laissé, ou Hawks aussi, non, pas où, par où, c'est-à-dire, il passe par, par Schoedsack et par le monde merveilleux, par Lang, Mabuse et Les espions, ( curieusement je me dis que ses Tigres indiens, à Lang, étaient assez proches du geste de ce film, la reprise des mêmes motifs)

- Le film affirme la convention en geste, le lieux commun en icône, ( c'est-à-dire, presque en pulsion), il affirme le cinéma comme régression, et non comme un lieux Frodonnien de responsabilité, (c'est-à-dire comptable, et culpabilisateur),

- Un film fétichiste, au fond c'est seulement un film préoccupé de la forme, de la répétition, du geste et d'antan), c'est quelque chose qui est essentiellement préoccupé de la seconde fois,

- La bande annonce, (en vf) est absolument nulle, , il faudrait lui adjoindre ce court-métrage de Guy Maddin, "Sissy boy, slap party", sa seule réussite , (puisque "Capitaine Sky" est son film rêvé, celui qu'il cherchera toute sa vie à faire, sans comprendre en quoi il ne le fera jamais)

- "Capitaine sky et le monde de demain", de Kerry Conan.

mars 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V,

- On pourrait dire du film, " l'actrice (Christèle Tual) prononce bien les A, elle a l'élocution hautaine, elle survole le film, elle le survole comme l'autre marchait sur l'eau"... On pourrait hasarder, l'actrice est tellement extraordinaire que le film par pure envie et jalousie n'a de cesse de la tuer, (une vraie cinéaste aurait tuée l'autre, le laideron, on pourrait dire, la réalisatrice, a été incapable de bifurcation, d'initiative, (c'est-à-dire ne filmer que Christèle Tual, ce que Garrel aurait fait), le film petitement a refusé l'hypnotisme de la vie, c'est-à-dire du cinéma, (il est resté bien sagement, laborieusement, sur son scénario de départ)... (Je me souviens d'un autre film, un court-métrage, il y a longtemps, la réalisatrice, on se disait, elle n'a qu'une envie, celle de lui bouffer la chatte à son actrice, elle découvre son actrice, et elle ne veut plus que lui bouffer la chatte, Christine Dory, elle non, elle fait semblant de rien, elle détourne le regard, elle est incapable de fabriquer son actrice), (alternative: créer son actrice),

 

- L'actrice serait aussi, par sa présence, la seule raison valable d'aller voir le Guédiguian...

-" Blonde et brune", de Christine Dory.

mars 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( à venir)

- Les riffs de guitare électrique, ( ), et (là) dans "La rage du tigre", de Chan Che, on les dirait par Philippe Pareno, ou par Scott Walker, pour la b.o de Pola X,

mars 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.14

V, (Dimanche soir)

- Ça commençait mal, je me disais, ça commençait très mal, d'abord j'étais de mauvais poil, (j'avais pas vérifié mon appareil photo, le diaphragme n'était pas ouvert correctement, toutes mes photos étaient sombres), il y avait ensuite le logo bleu blanc rouge de TF1 qui occupait tout l'écran. Je n'aimais pas le casting non plus, trop Belge, (trop comédie française), à vrai dire je me méfiais, je demandais à voir, je n'y croyais pas, j'avais choisi ce film par addiction, par besoin d'être dans une salle de cinéma, je ne voulais pas y rester forcément longtemps. J'avais choisi ce film pour pouvoir en partir rapidement, par addiction, et parce que j'avais lu dans l'officiel que le réalisateur "Harry Cleven s'est distingué jusqu'à maintenant dans le paysage cinématographique français par des long métrages très pointus, assez difficiles d'accès et très loin des standards classiques", j'étais intrigué, j'étais snob, et cela m'intriguait, et je n'avais pas le temps. Il y avait la scène du bonheur familial domestique très belle, j'avais noté "la scène du bonheur familiale et domestique est pas mal", la scène du jogging, on savait que c'était pour faire genre, pour faire film de cinéma, "vu à la TV", mais j'aimais beaucoup la phrase: "J'ai une mère qui est morte". Après je me disais, ça va être un festival de gueules, les gueules vont remplacer la mise en scène, les expressions sourcilleuses vont remplacer la mise en scène, et les gros plans aussi, il va y avoir de l'ambiance, je me disais, des belles voitures, des beaux costumes, de la musique qui grince, des piétinements. le type se fera prendre en photo, il s'agira que l'on comprenne bien la menace qui pèse sur lui, je me disais, probablement nous allons vers une révélation, mais c'était décidé,  plus, je n'en supporterai pas plus, je n'en subirais pas plus...

- "Trouble", de Harry Cleven.

mars 14, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.13

V,

- J'trouve qu'il est pas mal ce film. De sacrées images, ( moi, en train de me préparer un chocolat)

- Ouais, ( elle, allongée sur le divan)

- Peut-être mieux que le premier, ( moi, en train d'écrire cela).

- (...), ( elle n'en pensant pas moins, ou rien, ( elle n'a pas vu le 1, mais pense que [le 2] c'est pas génial))

- Le cinéma, c'est aussi parfois quand on arrive à "inventer" des images, non?  ( Moi, en train d'écrire cela).

- (...),silence... (Elle, allongée sur le divan).

- T'aimes pas le film? ( Moi, en train de terminer le chocolat)

- Si, c'est beau, (elle, allongée sur le divan)

- T'oses plus rien dire? ( Moi, toujours dans la cuisine et terminant le chocolat).

- Si, c'est beau, (elle, allongée sur le divan).

- Elle va encore se suicider ou quoi? (Elle, allongée sur le divan).

- J'ai encore parlé de toi, (moi, préparant des petits suisses)

- Qu'est-ce t'as dit? ( Elle, allongée sur le divan).

- Sourire, (moi, préparant mes petits suisses).

- Tu manges quoi? (Elle, assise sur le divan).

- Mes petits suisses, (moi, préparant mes petits suisses).

- Tu les avais pas encore mangés? (Elle, assise sur le divan).

- Non, (moi, sortant de la cuisine).

- Tu comprends? Ou quoi? (Moi, mangeant mes petits suisses).

- Ouais, (elle, assise sur le divan).

- C'était qui la femme? La femme? ( Moi, terminant mes petits suisses).

- Non, un fantôme, la femme du mec, (elle, assise sur le divan).

- C'est qui la vraie? (Moi, buvant mon chocolat).

- C'est celle qui est au dessus, (elle, assise sur le divan, voix lassée).

- Elle arrête pas de se suicider? ( Moi, assis sur le divan).

- ( Grognement), (elle, assise sur le divan).

- ( Sploc), nouveau suicide, (seconde défenestration, (aussitôt après une première))

- ( Rires), même moi ça m'fait rire, (moi, en train de rire).

- Elle est encore vivante? ( Moi, écrivant cela).

- ( Grognement), (oui), ( elle, assisse sur le divan).

- C'était bien, hein? ( Moi, rinçant mon bol).

- Ouais, ( elle, contente et souriante, changeant de pièce)

- Ah ben, j'ai beaucoup aimé, ( moi, rinçant toujours le bol)

- (Grognement), (elle, changeant de pièce).

- C'était court hein? ( Moi, rinçant toujours mon bol).

- (Grognement), ( elle, changeant de pièce).

- (...).

- (...).

- "The eye 2", d'Oxyde et Danny Pang.

- Note: Une image, ce serait peut-être ce qui est susceptible d'être reproduit à nouveau, de devenir un lieux commun?

- Note: Puisqu'une image n'est pas forcément un plan.

- Note: Puisque pour qu'il y ait plan, réellement, il faut peut-être qu'il y ait film?

- Note: Une image ne serait pas un plan, même si, mais une image serait un plan, même si...

- Note: Une image serait ce qui fait fortement picturalité sans encore le sens?

mars 13, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (brouillon)

- Je repensais à "Spanglish", et à un article de Libération sur Neuilly, je me disais tiens, il y a jamais de film français se passant à Neuilly, ça serait pas mal pourtant, puis je me suis dit, ouais, mais on imagine déjà les acteurs, on imagine déjà le scénario, je me suis dit, tiens, je suis en train de penser que le cinéma français est incapable de fiction, juste de l'idéologie droitière, et je repensais à avant-hier, à la musique martiale diffusé par les hauts-parleurs du métro "Place Clichy", je repensais alors à certains films Japonais, je me disais, oui, nous vivons bien une période de remilitarisation des esprits et de l'espace, après le coup d'état de Chirac, le fascisme diffus et insidieux se propage de plus belle, avec la collaboration d'à peu près tout le monde, je me disais, les Américains sont une démocratie, ils sont capables d'inventer une histoire avec une maison, pas nous...

mars 13, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.12

V,

- Bon, "Péché mortel", de Stahl, j'me fais chier, ça me broutte, j'me casse, (trop empesé)...

- Comme dirait Rohmer, "Je retourne dans ma chambre"...

- Les acteurs sont mauvais, surtout le type, l'actrice on lui demande d'être Hitckockienne, vulgaire comme une actrice d'Hitckock, (quoique la vulgarité féminine était déjà dans "Back Street", la vulgarité canaille, on demande à elle d'être vulgaire, d'être une autre, (inutile de parler de mise en scène, il y en a pas)

mars 12, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.11

V, (vite dit)

- Je disais quoi déjà? Ah oui, il semblerait qu'il y ait une réelle tentative expérimentale dans ce film, tout au moins d'art vidéo, (parce qu'en France, dire "cinéma expérimental" c'est "copyright", dites "cinéma expérimental" à une crevure, il vous sort son Brenezz, (et hop, vous voilà statut de sel )), donc, ces incessants retour sur son trauma, à l'héroïne, on aurait dit du Martin Arnold, presque, cette reprise de la même scène à différentes vitesses, (vitesse mentale, blah blah blah), une sorte de décomposition (ou recomposition) du mouvement de la scène traumatique inaugurale (l'assassinat de sa mère par le même); et ces draps qui volent... Il y a une mémoire qui est là, qui travaille un peu le film, enfin certains qui y ont travaillé, (je pourrai pas jurer que ça travaille le réalisateur, mais, ça, on s'en fout).

- Je pensais aussi, j'avais noté ça, " Genre on s'en fout des insomnies d'Elecktra, on veut de la baston, bordel" !, "Genre, on s'en fout de ses états-d'âme, à Elektra, on veut de la baston, de la sueur, de la peur, du sang", (je suis raisonnable tout-de-même, je me disais, je dis même pas, "je veux du cinéma")...

- Oui, film psychologique...

- "Elektra", de

mars 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (pas mieux)

- "Paroles de lecteurs, reçues mercredi via les modernes tuyaux. Où il apparaît que, à vomir par les yeux le Boudu de Jugnot, nous sommes plusieurs. «Hier soir mardi, une quinzaine d'individus ont lancé une quarantaine de boules puantes lors de l'avant-première pour le public du nouveau film de Gérard Jugnot, BouduVoici le texte du tract qui a été jeté en pleine séance :  «Nous avons entre vingt et trente ans. Nous n'appartenons à aucune organisation autre que celle-ci, créée pour l'occasion. Nous ne sommes pas tous des cinéphiles, mais tous nous connaissons et aimons le Boudu de Jean Renoir et Michel Simon. Gérard Jugnot a déclaré à Télérama [...] : "Tout le monde est d'accord, Boudu est un Renoir mineur." Jugnot parle du point de vue de son monde, et il est persuadé que son monde, c'est "tout le monde". Mais le monde de Gérard Jugnot n'est pas le nôtre. Pour nous, Boudu est un des plus beaux films de Jean Renoir, le plus personnel et le plus libre [...]. Boudu, plus que la trop sage Grande Illusion (film évidemment préféré de Jugnot), est le film de Renoir le plus personnel et le plus libre. Que sont Jugnot et Depardieu ? Des "stars" [...] rouées (sic) pour la grimace, devant lesquelles s'aplatissent même les hommes politiques. Des amuseurs publics qui n'ont (plus) rien à voir avec ce peuple qu'ils prétendent [...]. Jugnot ne se contente pas de barboter mollement, comme tant d'autres, dans les eaux dégoûtantes des médias de masse. Il fait pire : [...] Il vole le sujet d'un grand film [...] pour en faire un petit produit cynique et irresponsable de plus [...] Jugnot comme Depardieu participent de tout leur être à l'entreprise quotidienne de refoulement des rapports sociaux. [...] En réponse, nous sommes tous des Boudu, et ce soir nous salissons, nous empuantissons, enfin nous gâchons le spectacle. En hommage à Michel Simon et à Jean Renoir.

- in "Quotidienne", Pierre Marcelle.

CCCP (Comité Contre le Cinéma qui Pue).»

mars 11, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.03.10

V,

- Ce qu'il y a est qu'il se sent comme assiégé, et passe tout son film à éviter les pièges qu'il se crée lui-même, c'est-à-dire qu'il n' y en a pas,


mars 10, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.09

V,

- Un des plans les plus saisissants qui soit, il lui annonce son départ  pour l'Europe, sans elle, le plan suivant est celui d'un cargo,  le plan est muet...

- (),

- La stupéfaction du fils lorsqu'il apprend que son père ne donnait que 200 dollars par mois à sa maitresse...

- Un silence qui ne serait pas très loin du "Cri" de Munch? Tout au moins aurait à voir avec la glaciation, l'effroi)...

- Toute la mise en scène du film est comme relevant de la suffocation, la parole aspirant l'oxygènede la séquence, sinon du vis-à-vis, ce qui est en même temps l'histoire qu'il qu'elle raconte,

- "Back street", de John M. Stahl.

mars 9, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.08

V, brouillon

- Oui ?

- Un bref plan d'elle-même, puis de sa grand-mère, une image d'une jeune femme, (probablement sa mère), une image d'autrefois. D'autres images, filmées sur les lieux mêmes où elles ont été prises, d'abord la photo, et puis le lieux, l'image de la mère, elle, est sans lieux, c'est quelque chose qui est de l'ordre de la confrontation, de la convocation même. Le père n'a de fonction que par son existence, en tant que personne non, je crois qu'il l'indiffère. Elle veut avoir la preuve qu'elle a bien été conçue. Elle se sert des photos comme d'un éventail, elle use d'un dispositif fictionnel.


mars 8, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (casse-lui la figure, Jeff)

- On pouvait dire que c'était quelque chose de pacifié, que rien n'arrivait, que tout glissait, qu'il n'y avait nulle hétérogénéité, on pouvait dire aussi que de ce fait il n'y avait plus aucune hiérarchie, que la vraie terreur était là, (dans cette tranquillité). Puisque tout se confondait, le mal faisait partie du bien, (d'ailleurs il était filmé de la même manière que les décors, il était là)

- "La griffe du passé"; de Jacques Tourneur.

mars 8, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.07

V,

- Plus ça serait difficile, plus ça serait factice, plus il en rajouterait, les fleurs seraient en papier, les moulins en cartons, (puisqu'il y aurait aussi des moulins), le factice (l'exagération) serait le moteur, ils se cacheraient dans un moulin en laissant les chevaux à la porte,

- "L'exilé", de Max Ophuls.

mars 7, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.06

V,

- Au fond, et au risque de choquer les crevures, (dans mon langage à moi je dis aussi "pauvres merdes" ou "grosses merdes", mais bon), "Gerry, n'est que la version télévisuelle, Fox, et cynique du film de Ray, "Amère victoire". La version "telé nova", la version d'avant-garde familiale...La version expurgée, la version pour étudiants en cinéma, (une version au stabilo), bref, la version fun... Une sorte de cinéma expérimental light... Genre éducation nationale, ateliers pour enfants...Tables rondes, et débats Frodonniens... Une vision neu neu du cinéma...

- ???

- Je devrais expliquer, je sais...

- Oui.

- Je devrais dire pourquoi.

- Oui.

- Mais j'ai pas envie...

- Oh, c'est dommage.

- Oui, c'est dommage...

- Quand même, être aussi paresseux!

- Oui, (rires)...

mars 6, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.05

V, (brouillon) en cours

- Pourquoi j'aime Sokurov ? Parce qu'au bout d'un monologue long d'un peu plus de 12 minutes sur la mort de Mozart. Sur un plan fixe/ d'une unique image, qui semble être une photo de steppe sous la neige, une mouette traverse l'écran, (), suivie d'une autre, etc...Parce qu'après il nous demande de bien écouter la musique qui suit, (d'Olivier Messian, compositeur Français), (), qu'il y a un feu qui s'allume au loin, (au bout de 19 minutes), qu'entre temps un homme est passé, parce qu' à la 21 ème minute, il nous met un concerto de Mozart, (), parce qu'on voit le brouillard se lever peu à peu, la nuit advenir peu à peu, que peu à peu le visage d'un homme apparaît, (en gros plan, et en train de dormir), pour re-disparaître moins d'une minute plus tard, (nous en somme à 31 minutes 47 secondes), qu' à la 36 ème minute l'homme réapparaît, (), juste pour éternuer dans son sommeil, ( nous en sommes à la fin de la première partie, (ou du prologue)), qu'il y a quelque chose de profondément amical à jouer ainsi les d'js, comme une manière de s'installer dans un siège à côté de nous, de nous laisser le choix (ou pas), de notre perte, quelque chose de très fraternel...Chez Sokurov, "l'expérimental" est, (serait), la reconnaissance de l'autre, serait comme un geste Fordien, c'est-à-dire Sokurov réalise des westerns...

 

mars 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.04

V, (brouillon)

- Il y a des films, ils ont le secret, ils ne sont pas forcément réussis,  la plupart du temps ils ne le sont pas. "Spanglish", film moyen, et chef-d'oeuvre, est le plus beau film américain depuis "Will hunting",  la seule réponse Américaine meanstream aux Straub et à Oliveira, la seule réponse formelle et politique, la preuve par ricochet que les Straub ont toujours fait un cinéma hollywoodien, (ne serait-ce que parce qu'ils suscitent une réponse, qu'ils sont les seuls à susciter une réponse, et une réponse industrielle). Que la forme du film soit interchangeable, (quoique) ou presque insignifiante, (quoique) (...), serait peut-être à son avantage, ( ...), on pourrait plutôt dire, "pour le coup qu'elle existe, on ne la voit pas, si tant est qu'elle existe, on ne la voit pas", disons, ce n'est pas sa préoccupation principale, disons, ce n'est pas une forme militante, disons, c'est plus un film produit, ( ne pas entendre en cela un film de producteur), et éventuellement par le réalisateur. L'histoire est simple, c'est le remake de "Boudu", le vrai, c'est-à-dire marxiste, (et non raffarinien, c'est-à-dire révisionniste), Boudu, c'était un type qui était sauvé, qui s'installait, qui salissait les couvertures avec du cirage, qui couchait avec la patronne, qui criait, prenait tout, quelque chose presque, de très Pasolinien, au fond Boudu c'est l'altérité simple. Dans "Spanglish", la femme sera leur employée, elle recoudra, n'acceptera rien, la Seine sera une route, (qui aura comme fonction Straubienne de remettre les choses à leur place, c'est-à-dire, y apporter le théatre, Marx, et le cinéma, la lutte des classes, la route sera le hors-champ, le monde, (ou la salle de cinéma), la limite, l'envers du décors, ce qui encercle, puisqu'il semble que tout fonctionne de manière concentrique dans ce film, (sinon par cercle),  au petit matin on y verra des femmes faire leur jogging, et leurs employées arriver à la file,  à l'intérieur du cercle serait le factice, la bourgeoisie, (ce qui brille), (c'est-à-dire le reflet, l'apparence), la route serait donc la limite, la réalité, la couture, (ou le rebord), ce qui alimente la fiction, (que disait Descartes déjà sur les "esprits" du cerveau, ou sur le coeur?), mais aussi ce qui la révèle, ce qui révèle le faux-semblant, la position fausse, le trauma, la course à l'immortalité de la bourgeoisie, le désespoir de cette famille, (pour ne pas dire de la bourgeoisie dans son ensemble)

- Notes pour plus tard: le film aurait à voir avec une certaine forme "d'idiotie",   personne n'est responsable, et tout le monde l'est,  c'est à dire, tout le monde, chaque personnage veut le bien d'autrui,  mais hélas le sien aussi,  veut le bien des autres personnages, égoïstemment, le film ne juge , ne se permet aucune espèce de jugement, il est idiotement empli de bonté

 

- Belle découverte, , ( bien regarder les archives)...

mars 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.03

V, (je suis partout)

- "Depuis un an, les "Cahiers (f), du cinéma"  m'ont convaincus que par des choix forts, longuement argumentés, et mûrement réfléchis, ils évitaient enfin le danger de ces dernières années: [ à savoir perdre leur "S"]"...

- "Il faut saluer dans ce Boudu"...

- Les rendez-vous des "Cahiers f, du cinéma", 10 soirées-vous ce mois ci, dont 7 animées par Jean-Michel Frodon, une par Olivier Assayas, une avec Jean-Louis Comolli, ( Comolli  le collabo)...

- Trois colonnes attendries sur les réactions d'une classe de maternelle qui va au cinéma, dégoûtant...

- (.........................................................................................(autocensure)).

- Un texte de deux pages sur Doillon par Champetier, hum...

- Hum.

- Hein?

- Oui, hum!

- C'est minable, ils sont minables,hein?...

- Oui...

- A la "Lettre" aussi, ils préparent un truc avec Comolli, pff...

- Non?

- Si, j'te jure...

- Pouah!

- Je plaisantais...

- Bien.

- C'est pas vrai...

mars 3, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.03.02

V,

- Là, tout de suite, oui, (2046)...

mars 2, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.03.01

V, (brouillon)

- C'est tellement "mauvais",  on a le sentiment qu'ils sont encore en répétition, ou qu'ils rejouent, on dirait presque un film de Brice Dellsperger, ce qui est étrange sont les crises d'hystérie, de jalousie, les sous-entendus, ce qui est étrange est que le film reprend toujours, à un moment ou un autre, à un moment antérieur, d'une certaine manière on pourrait parler de déconstruction, de ralentissement, le propre du cinéma Queer serait de montrer l'envers, les coutures,  serait le ralentissement, on pourrait dire, "ils se glissent dans", ils enfilent un costume, ils sont travestis, il y a un moment des zooms incroyables, (après qu'ils aient parlé de le faire "les yeux ouverts"),  il y a cette crise de jalousie incroyable de Pat, alors que Billy et Doc partent ensembles, (après que Doc ait "couru" dans les bras de Billy), ce qui compte, semble-t-il, est de se retrouver ensemble, et face à face le plus souvent possible, que les diverses péripéties ne servent qu'à se rassembler, (ou s'isoler), (???) C'est-à-dire, en fait, ils ne bougent pas, jamais, (les péripéties ne servent qu' à faire semblant, ils restent sur scène, ou dans le lit, c'est une histoire de séduction, les péripéthies, c'est la diversion, ou l'attente, (ou le silence))

mars 1, 2005 in Spectre 01 | Permalink