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25/03/2005

V, (brouillon)

- Lorsque je vois ces bandes-annonces minables pour ces films français minables, je me disais, c'est la panique, le cinéma français panique, avec un peu de chance c'est bientôt la fin, avec un peu de chance il agonise, on en sera enfin débarrassé, on ne verra plus et enfin que des films Américains, ( ou Japonais), on ne perdra plus notre temps enfin. Qu'il agonise, qu'il crève pensais-je pendant la séquence d'ouverture du film d'Audiard, qu'il crève dans son pus comme le pape, ouf, qu'il s'étouffe dans son pus comme le pape, enfin, pensais-je pendant cette séquence d'ouverture et de psychanalyse mal cadrée. Je me disais aussi immédiatement, pas étonnant en ces temps raffarinesques que le héros de ce temps moderne et de ce film soit un type dont la principale occupation et le moyen d'existence est d'expulser les "métèques" de leurs logements, ( le départ des "métèques" considéré bien évidemment par le film comme une plus-value) je me disais, le but du film est de donner une âme aux fachos, de les érotiser, de nous faire croire à l'héroïsme des fachos, à leur humanité, à leur destin, le but du film est qu'on les plaigne, avant de les aimer, puis je me suis dis, tiens c'est drôle, il ne les filme jamais de face réellement ses acteurs, le réalisateur, jamais frontalement, puis je me suis dis, c'est pas étonnant venant d'une larve pétainiste comme Audiard, ( Jacques Audiard, père et fils, et sa descendance). Bon, je me disais lors de sa première leçon de piano avec la chinoise, faudrait peut-être y aller, de toute façon soit ça se terminera mal, et ça ne m'intéresse pas, soit ça se terminera bien, mais ça ne m'intéresse pas non plus, soit ça se terminera à la Fassbinder, façon Lola, c'est-à-dire le film s'arrêtera à l'entrée de la pièce où il doit passer son audition, soit il couche avec la chinoise, mais je n' y crois pas vraiment, pas le style du film, ou du type, de toute façon ça ne m'intéresse pas, soit il couche avec la femme de son pote, mais bon, de toute façon me disais-je, non seulement Raffarin a trouvé son cinéaste en chef, mais le type ne fait jamais un plan, des intentions de plans, jamais de film, le type a voulu faire un film cool, il s'est dit qu'en filmant de biais il ferait un film cool, que les images seraient chouettes et cool, pauvre type, pauvre merde...

-" De battre mon coeur s'est arrêté", de Jacques Audiard.

- PS: Et qu'est-ce qu'il joue mal Duris dans ce film,un jeu tout en tic, ( se demander quel est l'inconscient au travail qui fait aimer ce film à certains "journalistes"), mais comme disait BHL la seule vraie passion française, ce qui cimente la france, c'est le fachisme...

mars 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink