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30/04/2005

V,

- On peut éventuellement voir "Bye Bye Tiger" comme une sorte d'appendice à "La guerre des étoiles", un remake inavouable, ( me revient en mémoire le texte de Skorecki sur "Le convoi des braves", film ayant trouvé sa suite disait-il, à la TV dans une série de science-fiction)...

avril 30, 2005 in Spectre 01 | Permalink

29/04/2005

V,

- On pourrait dire du cinéma Américain, c'est un cinéma de dissociation.

avril 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Acheté "Le cerveau qui ne voulait pas mourir", ( c'est la faute à Boromus).
- Acheté "L'invasion martienne", ( c'est la faute à Delprat).

avril 29, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, ( brouillon)

- Je me disais que c'était pas la peine de me donner la peine d'expliquer quoi que ce soit par rapport à ce film, il est comme il est, c'est-à-dire Américain, et comme en majorité les lecteurs de ce blog sont des ânes, à quoi bon, faut quand même qu'ils sachent, me disais-je, que je ne les aime pas, et que certains me dégoûtent, je n'aime pas la cinéphilie française, je n'aime pas la cinéphilie, je n'aime pas les revues, je n'aime personne, voilà ! Un film Américain est d'abord un évènement, dans le film d'hier il y avait Ice Cube et William Daffoe, ça faisait boum boum boum. De toute façon je ne vous aime pas, (et comment parler d'une poursuite de chars sur un porte-avion ? ). (On pourrait dire aussi, pour paraphraser Wittgenstein, que la vision immédiate d'un film Américain ne peut contenir de contradiction, (...)).

- Hum, ( rires)...

- "XXX", de Lee Tamahori.

- Ensuite je suis allé à la soirée Candice Breitz/ "Point ligne plan", peu à en dire, très déplaisant, peu de pensée, pour ne pas dire pas du tout, un travail de meute, une dénonciation au poids du cinéma, quelque chose d'assez proche de ce qu'est la pensée de Jousse Séguret, une esthétique du lynchage, et le plus déplaisant s'appuyant sur notre consentement, notre présence justifiant son "esthétique", lui donnant comme une vérité, son argument choc, (je ne caricature pas vraiment)," le film d'un tel est mauvais, le cinéma américain est mauvais puisque l'actrice n'a joué que 7 minutes dans le film", ( pour telle somme censément faramineuse et indécente), ou "la musique pop est nulle puisqu'il y a des refrains), son film se faisant alors compte-rendu de police de sa petite dénonciation calomnieuse, Candice Breitz est une merde, Pascal Beausse ( celui qui a écrit le texte nul de la brochure) aussi, "Candice Breitz se livre à une immersion dans le bain spectaculaire", "en ces temps où la critique des médias est à la mode, l'artiste peut situer son activité au-delà d'une simple attitude "critique", ( dont on ne connaît que trop les limites bien-pensantes)", écrit-il encore hypocritement pour se ( et la) dédouaner de leur petite cochonnerie, évidemment, ( rajout), elle ne produit aucune esthétique, ou alors celle d'une lettre anonyme, il n'y a pas plus de pensée... Ce qui est terrible me disais-je, ce sont tous ces gens, ces post-Débordiens qui pensent dénoncer le spectacle, et le deviennent eux-mêmes, le sont eux-mêmes, qu'ils sont eux-mêmes justement ceux que Debord moquait, ( voir l'effet Buren et ses colonnes), ( le spectacle étant sa dénonciation),

- Note: Contre-poison absolu: Brice Dellsperger

- Vite fait, on pourrai dire, Dellsperger, s'invente, se crée un corps mutant, se freakise, devient une fiction lui-même, non un halo du film lui-même, mais une sorte de peut-être de halo lui-même, il devient lui-même le film, une sorte de spectre,

avril 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink

28/04/2005

V,

- Pour revenir sur le Villovitch, "Bye bye tiger", je me suis demandé, hier, si ce ressassement ne produisait pas une sorte d'intemporalité, de flux, et n'était pas alors, qu'un moment de ce flux, qu'il n'y avait, de ce fait, ni début, ni fin, qu'il y avait fiction, puisque rencontre, ( différentiel), mais pas d'histoire, que le film n'était qu'une partie d'un mouvement plus vaste, ce qui donnait alors toute sa signification aux décors de la fin du film, ( les maisons, le village abandonné(es)), c'est-à-dire [comme si] le monde se rappelait à eux,

avril 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( brouillon)

- T'as des ennuis, t'es recherché?

- Non, mais j'sais pas quoi faire.

- J'ai pensé, quand le film débutait, ce qui était réellement évident est que Fassbinder soignait toujours les entrées de ses personnages, je me suis demandé si l'entrée chez lui n'était jamais le noeud du film, assez rapidement j'avais tiré la conclusion, hâtive ou pas, que le mari était un idiot, je m'étais dit ensuite qu'il ne filmait que des visages, des regards tristes, qu'il ne filmait en quelque sorte, aussi, que des gens qui ont déjà été, ( même s'il ne l'ont jamais été), je me disais, chez Fassbinder, on est toujours au-delà, ils sont dans l'illusion de l'existence, ils parlent pour ne rien dire, chez eux, je pensais, tout-au-moins dans ce film, le mystère est la femme, ( presque au sens métaphysique du terme, méta-physique du terme), je me disais, ils sont filmé parfois, tous, comme s'ils avaient envie de la tuer, il y a pas vraiment de désir, il y a peut-être dépendance, mais le désir n'est pas certain, déjà pour "Rio das Mortes", j'avais pensé, c'était une esthétique de la glaciation, une mise en scène qui avait à voir avec la glaciation, je me disais maintenant, c'est [aussi] une esthétique, une mise en scène meurtrière, ils peuvent se grimer, se cacher avec leurs mots, on voit leurs rides, chez Fassbinder on trépigne, on ne vit pas, un moment, il y avait une scène de bonheur simple et familial, conjugal, que le héros observait à travers une fenêtre, on se disait, il pleure le paradis perdu, ils pleurent tous, parfois, le paradis perdu,  ils ne l'ont pas forcément déjà eu, ils ne savent pas forcément ce que cela pourrait être, ni ce qu'ils ont évidemment perdus, mais ils le pleurent, ils savent qu'ils ne sont pas à leur place, ils pleurent un état,un moment, je me suis dit, j'ai pensé à ce mot "enveloppé", le mari est enveloppé, puis je me suis fait cette remarque, chez fassbinder, dans ce film, on se regarde souvent dans les miroirs, une manière de vérifier qu'on est bien à l'endroit où l'on est censé être, vérifier l'hypothèse de sa présence au monde, ( tout-au-moins, à ce moment là). Plus tard, vers la fin, je me suis dit, ce balbutiement de la parole, chez lui, est presque Beckettien, ce sont les personnages qui sont dans cette optique, dans cette production Beckettienne, le film, lui, ne produit pas de langue, de langage, ou alors, il ne produit pas encore entièrement une langue, un langage, plutôt, il ne produit pas encore du langage, une langue, j'ai repensé encore à ce mot, " enveloppement", puis je me suis dit, il est infantilisé, c'est un enfant, le mensonge de sa femme le protège, l'enveloppe. Lorsqu'il était en prison,  d'une certaine façon, on pouvait se dire qu'il était triste, mais je ne crois pas, presque, c'est lorsqu'il enfile l'uniforme carcéral qu'on se dit qu'il se dépouille un peu de lui-même, non qu'il se dépouille de lui-même, juste, il y avait les choses qui le gênaient, juste, il prend un peu la couleur des murs, il n'a plus, moins de contraste, il se désolidarise, ( il y avait un moment intéressant, par rapport à ça, deux moments en fait, 1), il crie dans ses rêves, 2), il se caresse lui-même, puis fait l'amour avec le mur), j'avais noté, il n'est plus qu'avec lui-même, il n'est plus que lui-même, non qu'il doit faire avec, il n'a plus la responsabilité d'être, ( ou d'être au minimum socialement), je m'étais dit, les murs de sa cellule le protègent, lui permettent enfin d'exister. La fin était très belle, se perdant, il se retrouvait le long d'un fleuve, rencontrait un passeur, devenait, à la mort de celui-ci, lui-même passeur, le dernier plan était celui de la barque, d'une rive à l'autre, il neigeait. Je m'étais dit, voilà, le film a généré sa propre fin, le blanc, le type ( on pensait au beau titre d'Heidegger " Acheminement vers la parole") avait enfin trouvé son langage, qui n'était pas celui tout en barrissements du début, qui n'était pas/ plus de l'ordre du langage social, ( mais en quelque sorte le sien, enfin),   le blanc c'était ça, le langage du type, et du film. 

- "La femme du chef de gare", De R.W Fassbinder.

- Notes:

- Lorsqu'il crie Hannie Hannie, comprendre Maman Maman, ( je me demande si ce n'est pas pour ça qu'elle couche ailleurs, parce qu'elle est sa mère).

- Le papier recouvrant les fenêtres et le miroir, qu'il déchire, à son retour de prison.

avril 28, 2005 | Permalink

26/04/2005

V, ( gloups gloups)

- Apercevant le public du film, je pensais, en voyant leurs têtes de constipés, ils viennent voir à quoi ressemblerait leur vie s'ils l'avaient loupés, ils viennent voir à quoi ressemble un destin, je me disais, et après ce sont leurs enfants qui disent du bien des films de Claire Denis, c'est la même chose, la même diarrhée, le même caca, c'est le salon de la poésie, ils viennent au salon de la poésie, ils s'encanaillent, Bela Tarr est un salon de la poésie à lui tout seul, il insiste lourdement, chez lui tout est dans la lenteur, ( dans une sorte de liquide d'aquarium), je me disais, ce n'est pas désagréable, c'est juste cotonneux, poétique et cotonneux, ( et en noir et blanc), un moment, j'en avais déjà un peu marre, je me suis dit, je veux bien tout accepter, mais pas un gros plan Joussien sur un saxophoniste, on est pas dans "rêve de cuir", merde, je me disais ensuite, "ce qui manque à ce film, ce cinéaste, pardoxalement, c'est l'excès, le ridicule, chez Sokurov, tout est ridicule, c'est pour ça qu'il est génial, il a pas de limite, Tarr est juste convenu et poétique", ( limite René Clair/ Carné), je repensais alors à ce cinéaste ( dont j'avais vu un film lors d'un festival) et dont j'avais oublié le nom, lui au moins il est réellement crapoteux, pensais-je, je re-mettais mes talons-aiguille, ( en pensant que sous la pluie c'était pas l'idéal), et me glissais furtivement dehors, toc toc toc...

- "Damnation", de Bela Tarr.

avril 26, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( brouillon)

- J'avance lentement, me disais-je, en attendant le film, 2, 3 pages par jours, ( parfois certains jours je ne [le] lis pas), j'avais lu cette phrase hier soir, elle ne m'avait pas frappé, c'est aujourd'hui, pour d'autres raisons, que j'y étais revenu, " Ce qui appartient à l'essence du monde, le langage ne peut l'exprimer", /.../. "Ce que le langage peut dire, ce n'est que ce qu'il nous est possible de nous représenter également d'autre manière". Je m'étais dit,  chez Villovitch, le type ne cesse de parler dans le film, c'est pour ça, il y a une impossibilité, il parle par impossibilité, il ne s'est pas où il est, chez Villovitch, parler c'est constater, ( c'est d'une certaine façon, lister), la parole chez Villovitch, c'est une tentative de donner du corps, de recomposer, je m'étais dit, voilà c'est ça, elle n'arrive pas, enfin plutôt, le type n'arrive pas, il tente de cerner la question, et c'est logique qu'ils reviennent toujours au même endroit, c'est absolument logique, ça a à voir avec la parole, plutôt, ça a à voir aussi avec la parole, c'est comme un ressassement...

- Chez Fassbinder, m'étais-je dis encore, nous sommes toujours dans le ressassement, la parole me disais-je, chez Fassbinder, c'est évidemment pour échapper à sa condition de fantôme, mais c'est aussi de l'ordre du balbutiement, de l'innocence, c'est quelque chose pour échapper à la mise en scène, je m'étais dit, ils n'arrivent pas à mettre un mot, ils ne veulent pas partir au Pérou, ils n'arrivent simplement pas à mettre un mot, ils sont hébétés

- "Rio das mortes", de R.W. Fassbinder.

avril 26, 2005 in Spectre 01 | Permalink

24/04/2005

V,

- Conversation avec Carole, ( elle, déjà au lit, terminant son Tolstoï, moi m'apprêtant à terminer la seconde saison d'Alias), " Ils se posent en penseur, ils ne font pas de cinéma, ils se posent en penseur, ils Bernard Henri-Levysent, le rapport au cinéma de Nicolas Klotz, avec son esthétique prédéfinie, est de l'ordre de la mèche, ou de la chemise blanche", disais-je, "leur rapport au monde est hautain, ils glosent indéfiniment, ils ne savent faire que ça", ( nous parlions de cinéastes d'h/auteur français ( Copyright Skorecki) et assimilés), "ce sont des gens respectables"...

- Alternative: " Ce sont des gens respectables et concernés".

- Alternative: "Ce sont des gens respectables et concernés, ce sont des bigots".

- "Ce sont des bigots", ( alternative).

- Je continuais ainsi: "Ils pérorent; le cinéma d'h/auteur français et assimilés ( copyright Skorecki) est un cinéma de perroquets, ils reproduisent une forme inventée par d'autre, et accepté par l'université, il la reproduisent à l'infini, s'en gavent, la vomissent sur les écrans, sur nos genoux, étrangement ils n'aiment que les cathos, Bresson, Bergman, etc, ( Il est pas catho Bergman, tu dis n'importe quoi), Eustache, ( parce qu'il est distingué et de droite, et fréquente les restaurants), ils aiment ceux qui ont de la morale, de la "tenue", ( on pourrait dire, ils ne vont pas au cinéma, ils vont à la messe, ils ne vont pas au cinéma, ils vont à l'école, ils ne regardent pas un film, ils recueillent la bonne parole), ( les cinéastes d'h/auteur français et assimilés, ( copyright Skorecki) et leurs spectateurs, ( le courier des lecteurs des " Cahiers f", les "Joussiens", les "Antoine De-Baecquiens", les "Rehmiens", ( au sens reptile du terme, c'est-à-dire rampant), les "Comolliens", les "Bergaliens", ( au sens de Bergamotien du terme, tisanier du terme), ils voudraient que la salle, les films, ça soit comme dans un salon de thé, tout en chuchotements"...

- Et, un peu plus tard, ( ne m'étant pas aperçue qu'elle s'était endormie):"Le cinéma français est un cinéma de bonnes oeuvres, il a ses pauvres, ( les nègres de " La blessure", il a aussi ses artistes, ( les jeunes bourgeois des films d'Eugène Graine), on pourrait dire aussi que le cinéma français a bonne conscience",   

- Je m'étais dit plus tard, " Skorecki dit qu'on ne pète pas chez Rohmer, tout-au-moins qu'on ne pète que hors-champs, chez Graine, c'est pire, on ne pète pas du tout, ( on gonfle)"...

avril 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink

23/04/2005

V, ( brouillon)

- Il n'était ni bon, ni mauvais, pas réussi, pas raté vraiment, mais raté, on sentait que le type s'était retrouvé seul avec son scénario, que le film n'avait pas été vraiment produit, je veux dire, il n'avait pas eu de réel interlocuteur en face de lui, les acteurs étaient bons, on sentait le mec attentif à ça, en même temps on se disait, c'est pas un film dont il faut dire du bien, c'est un film qui demande qu'on lui renvoie la balle, après j'étais allé à beaubourg, voir "Martha", j'avais repensé au type qui faisait la manche à Saint-Michel, sur sa pancarte, qui était énorme, était écrit, " Je suis un idiot", par rapport au film de Fassbinder je pensais à ça, en fait, c'était plutôt une fausse piste, c'était plutôt une histoire de convenance, pas d'idiotie, je veux dire, la fille passait d'une soumission à une autre, seules les convenances l'empêchaient de se révolter réellement, cela ne se faisait pas, je ne savais pas , je n'arrivais pas à savoir si c'était une parabole sur le théâtre, je me disais, ce qui est certain, c'est que le mari recherche l'image juste, la "picture", "Le clair de lune de Beethoven", de toute façon, m'étais-je dis, c'est une histoire de cadre, il s'agissait de définir un cadre, pas certain que cela fût entièrement une histoire de sadisme, pas au premier degré, plutôt la construction familiale dans toute sa pureté, image en partie réalisée, ( Martha devenant infirme). Je m'étais fait la réflexion, que lorsque les personnages se figent, c'était une histoire de temps, et de montage, mais

- "Mauvais joueur", de

- "Martha", de R.W. Fassbinder.

avril 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink