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20/04/2005
V, ( brouillon)
- J'avais ces mots à l'esprit, " mercredi des cendres, mercredi des cendres", j'attendais le début du film, j'attendais beaucoup du dernier To, je me disais que le film de To serait probablement le seul évènement de la semaine, et probablement de la semaine prochaine, je savais que le dernier Oliveira sortait bientôt, en attendant, le dernier To était évidemment le seul évènement de la semaine, je ne croyais guère au dernier film de Tarr, s'agissant de l'autre film Asiatique, je me disais, " je hais les enfants, je hais encore plus l'enfance au cinéma, l'enfance au cinéma est un cinéma de neu neu, pour les lecteurs des " Cahiers f", ou pour le " Cahiers cinéma" de Libération, un cinéma de crevures, un cinéma " attendri ", Antoine De Baecquien", le film de Philippe katherine, il n'en était évidemment pas question, la présence de Jousse au générique disqualifiant d'emblée le film, interdisant même d'approcher les salles où il était projeté. J'avais mal lu le programme ciné, il y avait bien ce film " Les mauvais joueurs", mais je m'en méfiais, et le film avec Catherine Frot, mais je m'en méfiais aussi, j'étais insastisfait, je trouvais qu'il y avait peu de films américains dignes de ce nom actuellement, ( j'espérais tout-de-même beaucoup de XXX), était-ce l'approche de Cannes, je ne savais, je me disais " Avril devient le plus cruel des mois", ( hum), toujours est-il que j'attendais le film, tout de suite on se disait, ce n'est pas encore le film, ce n'est pas ce qu'on nous a vendu, et on s'ennuyait ferme, le film semblait en VF, les acteurs semblaient sortir d'une dramatique de la télévision Luxembourgeoise, il y avait Clavier à la production et en co-scénariste, on sentait que l'équipe n'avait jamais mis les pieds sur le plateau, que les techniciens avaient installés les caméras et le travelling à l'endroit approximatif qu'un jour on leur avait indiqué, qu'ils avaient appuyés sur un bouton, c'était de ce niveau, en pire, ça devait plus à un système mafieux qu'au cinéma, à un blanchiment d'argent sale ( TF1 ?) qu'autre chose, le seul moment où ce que l'on voyait à l'écran ressemblait à quelque chose vu un jour dans une salle de cinéma était la séquence de la douche, on se disait, " tiens, c'est filmé comme dans une pub", on se disait, à propos du scénario, et donc du livre, " mais Jean Christophe Grangé, il doit avoir plein de procès au cul, non ? C'est incroyable, c'est un plagiat total, c'est le plagiat du siècle, il a pompé partout, absolument partout, il va probablement aller en prison, c'est évident, et du l'équipe du film aussi, c'est évident, la justice va y mettre le nez, à ce niveau là, la justice ne peut qu'intervenir, il va y avoir enquête, il y a du trafic dans l'air, du recyclage, l'argent de la drogue ( TF1 ?), ça va être un scandale énorme ", un moment, vers la fin, le flic, on se disait qu'il était dans la perte, ou l'acteur, il y avait quelque chose, qu'on aurait pu appeler Ellroien, il aurait fallu d'un peu de travail, on se disait quand même, tiens, il y a un troisième assistant du feuilleton d'à côté qui est venu 5 minutes sur le plateau, ça ne durait pas, on avait du lui dire qu'il s'était trompé, le film, on pouvait pas dire que telle séquence était bien, elle ne venait pas de lui, les mecs l'avaient pompé ailleurs, le film détenait un record, j'avais jamais vu plus de trois personnes quitter une salle Gaumont pour un film, à la fin, on était honteux, on regardait le sol, on riait nerveusement, on était, on pourrait cela ainsi, comme humiliés, je m'étais dit un peu plus tard, je n'ai jamais vu une industrie proposer systématiquement d'aussi mauvais produits, prendre autant les gens pour des cons, n'avoir même pas un respect le plus minimal, le cinéma français meanstream est le plus mauvais du monde, ce n'est d'ailleurs même pas de l'ordre du cinéma, les plus gros navets du cinéma sont français, il ne faut d'ailleurs pas parler de cinéma, mais réellement d'arnaque, de système mafieux, je me disais, dans un film Américain, ils cherchaient un diamant vert qui se révélait être un saint homme, un saint homme basané, dans le film de Grangé/ Nahon, la fille dont il était question n'était qu'une trafiquante de drogue, ils étaient incapables d'en faire une héroïne populaire, une sainte femme, une Rosa Luxembourg Turque, une Louise Michel Turque, non, ils en faisaient une trafiquante Turque, je me disais, il y a des potences qui se dressent, des empalements qui se préparent, des goulags en construction, je me disais, c'est hallucinant, c'est même pas glamour, c'est même plus de l'ordre du glamour, il se donnent même plus la peine d'essayer, Luc Besson, ( dont j'aime quasiment toutes ses productions), le minimum chez lui, est son soucis du glamour, chez lui tout le monde est super class, chez lui, même le plus petit des second rôle est bien filmé, chez lui, tout le monde, même le plus petit des seconds rôles est érotisé,
- "L'empire des loups", de Chris Nahon.
avril 20, 2005 in Spectre 01 | Permalink