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2005.06.30
V, ( la pluie qui chante)
- Pour dire la nullité absolue du service cinéma de "Libé", hier, un peu plus d'une demi-page noyée au milieu des pubs pour Ozu, ( dont un encart de Libé en parle comme d'un des plus grands cinéastes Japonais, alors qu'il est un des plus grands cinéastes au monde, ( ce qui me comprendre comment on en arrive à ce qu'une fille de la DAP dise d'Atabekian qu'il n'a qu'à revenir l'année prochaine que ce sera l'année de l'Arménie, et qu'on verra, ( qu'on regardera peut-être son dossier)), donc pour le service cinéma de "Libération", une demi-page pour Ozu, une page entière pour Depardieu, tu vois ça tu te dis que oui, il y a volonté de mal faire, que De Baecque oui, la modernité, il chie dessus, ce qui compte c'est la france naze, les ploucs, le cinéma des familles, car enfin, Depardieu, c'est quand son dernier film bien, jusqu'à quand on va lui donner sa chance, à l'acteur le mieux payé de france? A côté, le lendemain, tu as deux pages sur un chanteur pour un concert qui ne concernera qu'au plus 400 personnes, tu te dis, voilà, il y en a qui font leur boulot, et d'autres qui continuent leur Amélie-Poulisme, car enfin, Ozu, 400 personnes, normalement, au minimum, c'est par demi-journée non? c'est tout-de-même un des plus grand cinéastes qui soit, et un film de lui inédit, complètement inédit, le risque n'était pas si grand, il y avait pas besoin de lui préférer Depardieu le marchand de pétrole, l'acteur des pires navets qui ont été tournées, je me dis, c'est plombé, définitivement, ceux en charge de la modernité, les soit-disant héritiers de la nouvelle vague la trahissent à chaque respiration, plus le temps passe, plus "Libé" et autre crevures s'AméliePoulanisent, ( que tant qu'ils seront en vie, plus rien ne peut arriver, c'est la fin, ils l'ont décidé, ils en ont marre, ils sont fatigués, que la nouvelle vague aille se faire foutre à la cinémathèque, ( quoiqu'avec Toubiana, le père spirituel de toutes les crevures Joussienne, (on entendait comme des drôles de bruits, de là-bas, que les auteurs ça suffisait aussi comme ça, qu'on allait leur faire leur fête))), je me disais, mais Carax, c'est quoi les nouvelles, quelqu'un en a , Antoine, t'as des nouvelles ? Olivier, t'as des nouvelles ? Pas d'Olivier A, mais de Léos C, hein ? T'as des nouvelles, ça y est, il peut tourner, oui, non, des sous, pas de sous ? Vous savez pas, vous vous en foutez ? Et Jeunet, ça fait longtemps vous en avez pas parlé, 15 jours au moins, et Depardieu, depuis hier, il va comment ? Non, mais trêve de plaisanterie, pourquoi on parle plus d'un type qui concerne 400 personnes maximum, c'est-à-dire, pourquoi on fait son boulot, et pourquoi on parle pas d'un type qui concerne probablement genre dix fois plus minimum, pour parler d'une merde qui ne fait plus de cinéma depuis 20 ans ? Vous avez pas eu l'interwiew de la fille Halliday ? D'antoine de Caunes ? Le cinéma vous ennuie ? Ca vous emmerdrait de vous y remettre, et d'arrêter de vous occuper d'entreprises pétrolifaires ? Et Patricia Mazuy, son film de genre, il en est où, ça y est, elle peut tourner ? Non ? Toujours pas ? Vous vous demandez pas pourquoi ? Vous-n'y -êtes-pour-rien-c'est-pas-votre-faute ? C'est la leur ? La mienne ?
juin 30, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, ( à venir)
- Il y a quelque chose d'excitant dans ces soirées, pensais-je, me demandant combien de beaux films je verrai, pour le film de Cécile Paris, "The doorman", c'était très simple, très beau, très court, c'était comme une nouvelle, c'était comme s'il n'y avait qu'un plan, et c'était l'équivalent formel d'une nouvelle, ( on a envie de dire, d'une nouvelle de Raymond Carver). D'un rien, d'un plan presque unique et banal, d'une caméra tremblée, d'un homme au crépuscul, elle disait tout, on voyait peu, on le voyait de profil, ils ne disaient pas un mot, on voyait son torse, parfois, une fois son visage, elle le suivait, c'était le crépuscule, il ne se passait rien [de plus], et tout était dit, tout était passé, ( je veux dire, une fiction, par la forme juste, par son "humilité"), la fin, c'était le type qui retirait sa veste, il la laissait par terre, il s'éloignait, il y avait pas besoin de plus, c'était comme un long-métrage, on en savait autant, c'était magnifique, (et d'une tendresse folle), puis je me disais entre deux films, "la fidélité c'est ennuyeux, mais c'est aussi très excitant, c'est chercher du merveilleux, de la nouveauté dans la monotonie, dans quelque chose qui ne changera pas fondamentalement, c'est accepter que les choses ne soient jamais réellement différentes, le film de Cécile Hartman, "Relay", c'était ça, enfin il me faisait penser à ça, son entêtement qui gagnait tout, une propagation, quelque chose de l'ordre du parfum, comme du liant, des lumières qui clignotent, c'était presque comme l'effet Koulechov, c'était le film suivant qui m'y faisait penser, "Le silence", de Francine Jalu", film un peu trop douleur du monde, solitude urbaine, enseignes, téléphones portables, parce qu'au fond, l'effet Koulechov, c'était juste comme une question, "qu'est-ce que ça veut dire", "ça, est-il vraiment là, ( ou ça), ou ensuite différent", "est-ce obligatoirement différent, la minute suivante". Pour le dernier film, "Lettre du dernier étage", d'Olivier Ciechelski, il ne m'interessait en rien, même, je somnolais, ( tout-au-moins à part moi, ma voisine n'en sachant rien), c'était le genre de film que l'on voit une ou deux fois l'an dans les festivals et ensuite partout, pleurnichard, pénible, lourdingue, gloseur, douleur du monde, exil intérieur, monde à travers la vitre, solitude urbaine etc, quelque chose de vraiment dégoutant, son réalisateur semblait penser la même chose, n'en point être très fier, tout-au-moins n'en point penser grand chose, j'avais trouvé ça beau, cette sorte de lucidité, "Point ligne plan, manifesto 1".
- Pour "Manifesto 2", le film d'Ariane Michel me faisait penser un peu à Fischli et Weiss, elle filmait des otaries en train de dormir, de ronfler surtout, je m'étais dit, "c'est drôle, on dirait que les ronflements ont un effet de ralentissement, il y a comme une dilatation formelle qui se produit", puis je m'étais dit, " mais elle a demandé, aux otaries, pour les filmer comme ça", je jure, on se posait la question, c'était obligé, c'était très beau, ( et ce bateau, on fond, on se disait, "il vient pas d'un film Hollywoodien genre "vaisseau fantôme" etc, il vient plutôt d'Antonioni, du "désert rouge""), le film de Christelle Lheureux et Apichatpong Weerasethakul, "Ghost of Asia", je m'étais dit sur le retour, repensant à ce qu'elle en avait dit, c'est exactement ce que j'y ai vu, c'est exactement ce que le film montrait, c'est enfantin, c'est exactement ce que j'avais compris, je n'osais y croire, c'est d'un culot, c'est magique, c'est ce que Bazin disait, et c'est ce qui se produit parfois, le film, c'était l'acteur de "Tropical malady", embarqué sur une île, filmé/projeté en accélérer léger, en voix off des voix d'enfants lui disant, de nager, monter une montagne, prendre un avion, une douche, manger des fleurs, des fruits, etc, c'était réellement enfantin, ( au sens enchanteresque du terme), pour celui d'Alexandra Rojo, pff, je m'en foutais,
- ( Cette nuit, j'ai rêvé que le film de Nicolas Rey, " Les soviets plus l'électricité", (là), sortait enfin, je n'ai aucune idée du pourquoi de ce rêve,).
juin 30, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.29
V, ( c'est bien ce que je disais, même si)
- "2046 est plutôt une variation, une conséquence", (de "In the mood for love").
je ne parlais pas du même film, (dixit Wong Kar-Waï),
( ou plutôt du même cinéaste)...
En effet, je parlais de Fritz Lang, je disais, "2046 est une conséquence Langienne"...
Non, je disais "Wong Kar Waï est une conséquence Langienne".
juin 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.28
V, ( notes pour moi-même)
- Pour le film "Un jour sans fin", vite dit, il s'agit de savoir qu'elles sont les conséquences, le type au fond ne croit qu'en l'image, malgrès les jours, il ne croit qu'en elle, chaque jour ce n'est qu'une image, ce qu'il doit, c'est, ( je cherche le mot),
juin 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( rond ou carré ?)
- Au fond, "Du jour au lendemain", des Straub, est le "décalque" de "La poison" de Guitry, une lointaine variation, disons, c'est le même mouvement des coulisses vers le film, ( serait-ce insuffisant ?)...
- Lu ce matin, tout-à-fait par hasard, " Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte", Nietzsche.
juin 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.27
V, ( à venir, brouillon)
- Je suis peut-être affreusement réactionnaire, pensais-je tout bas, mais je suis fidèle, absolument fidèle, scrupuleusement fidèle même, ( j'en deviendrai presque ennuyeux, à force de fidélité), je n'ai trompé mon amie qu'une fois, ( au sens biblique du terme), mais nous étions un peu séparés, j'ai bien essayé encore de temps en temps, je n'y arrivais pas, j'étais pris comme de catalepsie, c'était honteux, parfois j'essaye encore, ça marche pas, je me suis fait à l'idée. Pour le cinéma, cest pareil, je suis honteusement fidèle, s'agissant de cinéastes ou de revues, pareil, je suis d'une fidélité absolue, j'achète "La lettre du cinéma" depuis le début, "Trafic", je ne suis pas si vieux, j'ai racheté les anciens numéros, et ils sont presque tous morts, les autres, ceux qui vivent encore, ils font un peu n'importe quoi maintenant, ( pour être honnête, il faut dire que l'entrée pour ainsi dire définitive de Pierre Léon au comité est tout-de-même rassurant, pour ne pas dire une bonne chose), les "Cahiers" pareil, j'avais racheté tous les anciens numéros, eux, ils avaient été rachetés, le nom, la marque avait été racheté, c'était autre chose aussi maintenant et j'étais comme délié, les cinéastes donc, je suivais tous leurs films, c'était pas, je sais plus le nom, la politique des auteurs, c'était pas par fidélité à une quelconque politique des auteurs, c'était par fidélité bête, j'étais fidèle, j'avais pensé alors, la fidélité, c'est aussi la solitude, bref, il y a quelques années j'avais vu ce film magnifique, " La revanche d'une blonde", depuis, je voyais chaque film du mec, chaque film devenant plus mauvais, pour "Sa mère", c'était une des pireschoses vues,il y a du rock FM, il y a aussi du cinéma FM, dans ce genre de film, il y a toujours vague rupture imcompréhension éloignement, mais toujours à la fin, puis il y a réconciliation, fin du quiproquo, et c'est la fin, le couple est enlassé, le générique défile, là pour le film, dès le début, c'était déjà un peu comme ça, c'est à peu près la seule chose du film qui saillait un peu, les mecs imédiatement ils nous faisaient le coup de la fin, c'était comme un plan marketing, tout avait été étudié, les études de marchés avaient été sans ambiguïté, il fallait pour qu'un film marche que cela soit ainsi, acteurs célèbres, palmiers, rencontre, conte de fée, comme tout marketing tv, une star has been pour les larmes, tout était étudié, fausse lutte des classes comprise, puisque c'était le point de vue du pouvoir, une sorte de point de vue catholique, c'est à dire hypocrite, il s'agissait de faire croire que l'on pouvait être heureux en promenant le chien des riches, que le prince charmant apparaitrait, qu'il suffisit d'être patiente, ( un prince charmant, ne pouvant bien entendu qu'être qu'issu de cette classe, donc l'intérêt de la servir sourire au lèvre), etc, d'une certaine façon on pouvait parler d'entreprise de légitimation, de cinéma contre-révolutionnaire ou Versaillais, pour la mise en scène, il faudrait parler de dramatisation télévisuelle, c'est-à-dire, c'est du niveau de la mise en scène d'une Talk-show, ( rajout),
- Au fond, le fils Vartan,dans le film, son sourire, c'est celui de De Villepin, non ?
juin 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.26
V, ( trois fois)
- "Que le début de l'aventure, que le début de l'aventure, que le début de l'aventure"...
- "La planète fantôme", de William Marshall.
juin 26, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.25
V, ( brouillon)
- Pour le film, c'était très simple, c'était une histoire de mots, c'est à dire, il fallait bien comprendre ce que je lisais, pour ça, se lever de bonne heure en quelque sorte, c'est-à-dire, si le film passait le matin, et seulement le matin, il fallait se lever de bonne heure, j'aimais bien les films lorsque le scénario c'était une histoire de mots, et pour "Clash by nights", et pour "Marseille", ( qui était ce qu'il était, mais). Un moment il y avait cette répétition et cette phrase dite, ou plutôt mal dite, "si je partais vraiment", et reprise, "si je partais", ( pourquoi avais-je pensé que nous étions alors au coeur véritable du film ?), puis, pendant encore cette séquence, je m'étais dit,"le cinéma de genre Américain est Tchekhovien, tous ceux, tous les personnages qui le composent sont des stéréotypes/récurences Tchéckhoviennes", c'était maintenant très clair, le film le prouvait, le film donc, c'était les textes sur lui dans le dernier "Trafic" et dans le dernier numéro de "La lettre", je m'étais dit, il reste peu à lire, si je fais pas l'effort c'est pour ainsi dire, l'ennui qui guette, mais le film c'était comme des bobines interverties, la période Marseillaise, c'était comme le hors-champs de quelque chose de plus concret,
- Lu ça, là, et ça, là, d'eux, là,
juin 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (brouillon)
- Hier, pendant le Fritz Lang, "Clash by night", je me disais, mais comment peut-on vivre ailleurs qu'aux Etats-Unis ? Je me disais à part moi, je veux être Américain, je veux être Américain, je veux plus être français, puis tout-à-l'heure, je repensais à ce film absolument grandiose, "La maison de cire", je me disais dans ce film magnifique, il y a un extrait d'un film d'Aldrich avec Bette Davis, sur Arte, chaine "culturelle", ils passent un film de Verneuil avec Gabin, je me disais, de toute façon, en France, on ne fantasme sur aucune actrice, sur aucun acteur, c'est impossible, ils sont tous, absolument tous, plus dégoûtants les uns que les autres, il y en a pas un pour rattraper l'autre, ( je me disais, il y a bien Sophie Marceau, mais elle ne fait plus de films depuis si longtemps), je repensais aussi à ce mail reçu il y a peu, à props de s "Cahiers f", sur le fait qu'il était interdit dorénavant d'écrire sur les séries TV dans la "revue", l'auteur du mail me disait que Burdeau, de ce fait, publiait ses articles dans "Trafic", tout en ayant ce numéro, ( je ne les ai plus achetés entre le 49 et le 53), je ne l'avais pas vu, une absence incompréhensible, je m'étais dit, qu'elle honte, ces gens de "Trafic", ne pouvait-ils pas lui dire de se débrouiller avec sa propre "revue", avec son nouveau propriétaire ? Puis je m'étais dit, qu'elle honte ces gens de "Trafic", ils ont mêmes laissés cette crevure de Frodon faire caca dans leurs pages, je me disais, voilà, que je n'oublie jamais leur trahison, puis je me disais, mais c'est qui Leslie Kaplan, que fait-elle dans leur comité d'orientation ? Pourquoi ils lui ont consacré tant de pages dans un précédent numéro ? Serais-je inculte ? Je n'ai aucune idée de ce qu'elle est, c'est fou quand même, ça. Puis je me disais, de toute façon ils n'ont jamais été très clairs, des textes de Fargier, Païni, Jousse, etc, des textes sur Depardon, etc, oui, ils ont jamais été très clairs, ils n'ont jamais eu trop de fierté à "Trafic". Hier donc, je voulais voir un film, au MK2 Odéon, puis j'avais vu que le film de Jousse y passait, j'avais rebroussé chemin, je m'étais dit, je ne veux rien avoir à faire, de près ou de loin avec tout ce qui concerne cette crevure, j'avais rebroussé chemin, j'étais allé voir ce film magnifique de Fritz Lang, "Clash by night",
juin 25, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (
- Je m'étais dit très vite, c'est le montage qui fait le temps, puis, ce sera une histoire de collure, je ne sais plus pourquoi je l'avais pensé, je me souvenais juste l'avoir pensé, je m'étais dit, "ce que l'on pense d'un film, que cela se vérifie ou pas plus tard n'est pas une chose importante, le principal est de l'avoir pensé", "je m'étais dit, personne n'a jamais entièrement tort, s'agissant de cinéma", ( je pensais en particulier à ma petite personne), le scénario, le film, c'était comme si il y avait des phrases en trop, que l'inconscient débordait, plutôt, qu'il était sens dessus dessous, une sorte de saturation, de sursaturation de la pensée, comme un pschiit, quelque chose qui fuyait, un moment même, j'ai pensé à l'écriture automatique, je m'étais dit, tiens, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce décor, ce bistrot, peut-être chez Lang aussi, ( ou chez Tourneur), je m'étais dit très vite, chez Lang, le monde est quelque chose de véritablement concret,
- Note: Wong Kar Waï est une conséquence Langienne, Wong Kar Waï est la conséquence de Fritz Lang,
juin 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.24
V, ( brouillon)
- C'est étrange dans "Un héron pour l'Allemagne", la caméra le filme de dos. Puis, cut, puis on va dire, elle a pour ainsi dire, traversée la rue, ( en fait elle est plutôt de l'autre côté du trotoir, dans le dos de l'autre, avec un passant en amorce, elle le suit, et re-vient vers eux), c'est-à-dire, elle revient vers eux, mais d'un autre côté, elle retraverse, (là ), ( bon, l'extrait n'est pas assez long, au début, pour comprendre, ( le referai ce soir)), bref, un autre moment, c'est réellement Monteiro qui se promène, le même geste de la main, (là), et ce morceau de flûte, accompagnant cette sublime séquence triste, avec le type qui fait un dieu presqe Busterkeatonien, (là) ? Avant que le champs ne se vide? Un autre moment, ils étaient dans une sorte de décor de carte postale, l'image était comme brulée, devenait blanche, ( vidéo à venir),
- C'est ça que je pensais, sur le chemin du retour, à propos de Tornes, il fait tout une histoire avec un coin de rue et un bout de trottoir, ( ou avec un lopin de terre),
juin 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.23
V,
- Je regarde le programme tv avant de sortir, à tout hazard, sur "Ciné FX", il y a "The monster that Challenger the world", des mollusques débusqués par un tremblement de terre, et qui envahissent les villes, sur Arte, ( je comprends pas pourquoi d'un coup j'ai regardé le programme), "Mélodie en sous-sol", Verneuil /Gabin, je me dis, voilà, on y vient toujours, il y a toujours une bonne excuse pour nous balancer ces merdes franchouillarde, je me dis, dans mon enfance, c'était comme si j'avais été puni d'être né, je regardais la tv, et je comprenais que j'étais puni, c'était pas aussi clair, mais c'était ça, et c'était les films avec Gabin, et les autres putains françaises, là, je sais que Arte c'est ça, c'est juste pour qu'on ait bien honte de vivre, pour nous filer la nausée, je me disais même arte, maintenant c'est ça, c'est plus la culture, ça fait longtemps, maintenant ils en sont à Gabin, et à Verneuil, et c'est que le début,
- Un film soutenu par Libération, comme ils disent, ce qui n'est pas très étonnant, vu qu'ils préfèrent le film de Jeunet à 2046, ( on pourrait dire aussi, ( ou maintenant), on comprend pourquoi, ( si on savait pas où ils voulaient en venir), ( là), ( tout simplement là où ils sont/nous sommes maintenant),
juin 23, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
v, ( rumeurs malveillantes)
- Reçu ce matin ce mail presque ordurier dans ses insinuations, je désapprouve absolument ce genre de propos qui ne sont que mensongers, c'est de la diphamassions pure et simple, c'est honteux, que cela ne se reproduise plus !
- Hum...
- Si si .
- " ... m'a assuré que c'est Burdeau le kapo des nouveaux "Cahiers", qu'il dirige la revue de manière quasi dictatoriale et militaire, qu'il fait même des listes pour savoir qui est contre ou avec lui, et mieux vaut être avec sinon...la baguette ! Sinon Frodon est haït par toute l'équipe, il ne serait donc même pas responsable du tournant qu'a pris la revue, c'est Burdeau, pour qui d'ailleurs, Begaudeau est quasiment une sorte de dieu.
Vous voilà plus informé.
Bien à vous".
...
- Bon, évidemment, j'en poste un, j'en reçois dix, c'est désolant ! Mes lecteurs n'ont pas la reconnaissance du ventre, vraiment, ils ne comprennent rien à rien, moi non plus d'ailleurs, pourquoi n'aiment-ils pas cette revue magnifique que sont devenues "Les cahiers f du cinéma" ? Pourquoi se croient-ils autorisés à m'envoyer de tels mails? Tout cela est bien mystérieux !!!
- Extraits:
- "C'est juste à 99 % en effet, excepté pour Frodon : il est effectivement haït par toute l'équipe des "Cahiers f", mais il a plus de pouvoir et prends plus de décision qu'il n'en a l'air (Assayas en couverture en septembre dernier c'est lui par exemple...ou encore c'est lui et lui seul qui fait écrire Mia Hansen Love, , sinon elle n'écrirait pas)... et oui, pour Burdeau, Bégaudeau est un Dieu...c'est vrai, l'esprit d'équipe de Burdeau, c'est un esprit de clan, limite mafieux"...
- "Il est vrai aussi que toute l'équipe des "Cahiers f" est en désaccord sur Assayas et quelques autres, je crois même que Frodon interdit à Burdeau de parler de séries télé ou de clips ( il ne faut pas oublier qu'il en parlait sur l'ancien site des "Cahiers", plus audacieux que celui-là)...mais bon, en même temps Burdeau c'est un Frodon en devenir"...
-"Pour info, ils avaient 2 millions pour faire leur site (francs je pense), données par le CNC, dont 1 pour la base de données. Et paraît-il que ça gueulait car ça a longtemps trainé".
- Ignoble campagne de dénigrement, je suis bien convaincu que tout cela est absolument faux, pff...
- Rires...
juin 23, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, ( le temps passe, Max), à venir
- Il y avait ce long travelling sur le marché au chevaux, je repensais à un post que j'avais écrit il y a longtemps, à propos d'un autre film, que le cinéma peut tout, etc, pour ce travelling je me disais que seul le cinéma pouvait rendre ce sentiment de totalité, ( ce n'est peut-être pas le mot), qu'un texte ou une photo, jamais n'aurait pu, c'était simpliste à dire, mais/ et juste, pas obligatoirement simpliste en même temps, je dirai, ce travelling enregistrait le temps, pas le marché, ( une photo même d'assez loin n'aurait pas montrée cette sorte de répétitions), plutôt, enregistrait le temps de la vision, ( ce qu'une photo ou un texte n'aurait pû évidemment pas faire), c'était presque une équation, l'équivalent d'une équation, ( par ailleurs je n'aime pas Tornes),
juin 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.22
V, ( du coq à l'âne), brouillon
- Le cinéma Américain filme les paysages, le cinéma français, jamais, sentiment que dans ce pays le paysage n'appartient qu'à la bourgeoisie, c'est à dire, le cinéma français ne filme jamais les paysages, à une exception près, lorsqu'il s'agit de raconter une histoire se passant dans ce milieu, ( la bourgeoisie criminelle, la bourgeoisie donc), dans le cinéma français, la lutte des classes est aussi cinématographique, il s'agit de s'approprier le paysage, de le revendiquer comme à soi, de dire, "l'air que vous respirez nous appartient", dans le cinéma Américain, non, il est [simplement] porteur de fiction, ( et d'histoire), il appartient à tous, il est le bien commun. Je suis persuadé que dans "Leming", justement, il y en a plein, de paysages, on pourrait dire, seuls certains ont droit à des paysages, je crois que c'est pour ça que le cinéma français est citadin dans sa majorité, il n'envisage pas en quelque sorte de partager, (déjà qu'il y a eu les congés payés), les cinéastes régionaux sont un autre problème, c'est la petite bourgeoisie provinciale, soit qui revendique sa part du gateau, ( les classes moyennes ou bien), soit revendique toujours ce qu'elle estime être son bien, au fond, c'est la révolution française, ( ou nationale-pétainiste) qui n'en finit pas, au fond, le cinéma français est un cinéma de propriétaires, ( alternative : de propriétaires terriens),
- Alternative: Il n'envisage pas de partager son lieu de villégiature.
- On pourait dire aussi, le cinéma Américain reconnait le territoire, pour ne pas dire le pays, c'est-à-dire, il le reconnait comme une nation, par extension il reconnait autrui faisant partie de cette nation, comme composante, le cinéma français, évidemment non, au fond, le cinéma français, esthétiquement, est Sarkozyien, ( c'est-à-dire quelque chose de Lavalien)
- C'est pour ça aussi, que le navet de Kramer, "Route One" a tant plus à la critique française, ( et aux cinéphiles français), parce qu'il ne rencontrait que des ennemis, il niait le territoire, ( ne pasoublier que Kramer n'a jamais fait de bons films, que c'était juste de la pleurnicherie d'h/auteur, ( copyright L.S),de la morale à deux sous,
juin 22, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( mauvaises pensées)
- Finalement, Fassbinder, j'ai trouvé ça très déplaisant, c'est le seul mot qui me vienne à l'esprit pour qualifier sa rétrospective, mais maintenant, c'est beaucoup plus intéressant comme cinéaste, on sait qu'il vaut pas grand chose, on se demande alors par quel miracle il a pu faire quelques bons films,
juin 22, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.21
V, ( brouillon)
- C'était surtout la fatigue, me disais-je, mais ça n'empêchait pas, et ça n'empêchait rien, même, ça n'empêchait pas de marcher, je fermais les yeux c'est tout, et j'allais au cinéma tout-de-même, ça me donnait une forme de bienveillance peut-être, non non, ce n'était pas ça, plutôt de la lassitude, ( ce qui n'état pas exactement la même chose), bon, j'étais aller voir le film de Diane Bertrand, juste parce que l'affiche me plaisait, j'avais noté qu'il y avait quelque chose de touchant dans ses images, au début du film j'avais pensé à ça, quelque chose presque d'enfantin, de naif, puis je m'étais dit, elle ne transforme rien, la fille a toujours la même culotte, d'une nuit à l'autre, c'est toujours la même culotte, je m'étais dit, la poésie à la Cocteau, si c'est une idée de décorateur, si c'est pour faire beaux, c'est pas vraiment la peine, je me suis dit, je m'en fous de la petite lampe rouge dans le coin gauche de la pièce, je m'en fous de cette belle maison mystérieuse, on est pas chez Rivette, merde, voilà, il y avait pas plus à en dire, ça ressemblait à du Claire Denis, en moins bien, on s'en foutait...
juin 21, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (brouillon)
- Je n'ai qu'un souhait pour l'instant, me disais-je, je ne désire qu'une chose, que ce film "La moustache " sorte, qu'on en soit débarrassé, qu'on ne subisse plus sa bande-annonce, je me disais, à part le Bartas, à part le prochain Angelina Jolie, l'autre film, "Les quatre fantastiques" je crois, et ce film français dont je lis tant de bien, "Douches froides", je n'attends rien.
- Le film, bon, c'était se donner un genre, je veux dire, il était pas si mauvais que ça, (même, c'était un des plus beaux de l'année), ce n'est pas que c'était le genre qui voulait ça, c'était voulu, c'était la longue histoire de la série b, je veux dire, la série b n'a/n'avait jamais brillé par ses dialogues, la série b a toujours employé des starlettes, pour différentes mauvaises raisons, un mauvais goût extraordinaire, un goût du sublime. Le film, c'était un nombre incroyable de trouvailles esthétiques (ou poétiques), le film au fond, en exagérant à peine, c'était une intelligence Fordienne de la mise en scène, c'est-à-dire, il y avait toujours plans pour ainsi dire, ( oui, je crois qu'on pouvait parler de plans), il y avait toujours trouvaille formelle pour être plus juste, je m'étais dit, la série b c'est ça, c'est juste une forme, je m'étais dit aussi, mais un peu plus tard, sa vulgarité, ses dialogues nuls, c'est juste de l'abstraction, c'est l'art au plus haut degré, il y avait d'abord cette ville magnifique, art déco art moderne machin, ( je n'ai aucune idée quant à son existence réelle), il y avait ce moment, où toute la ville s'allume, ce moment où l'autre se fait asperger de cire, le moment où elle re-rentre dans l'église, ce plan aérien absolument magnifique lorsqu'il la poursuit, juste après, puis celui sublime lorsqu'il lui colle les lèvres, et lorsqu'il lui coupe un bout de doigt, à travers la grille du sol, ( Alfred !!!), lorsqu'elle est dans le hangar, la caisse remplie de téléphones portables, lorsqu'il lui coupe un tendon par en dessous, la position qu'elle a vec le pieux qui lui traverse le crâne, la projection de ce que je pense être un film de Aldrich dans la salle de cinéma, le moment où sans s'en apercevoir, ils rallument la ville, où ils découvrent un de leurs amis dans la machine infernale, un peu plus tôt, les larmes au coin de l'oeil d'un autre de leurs amis, la fin, une des plus belles qui fût dans l'histoire du cinéma, lorsqu'ils affrontent les deux frères dans la maison, et que celle-ci est en feu, qu'elle fond, qu'elle s'enfonce sur elle-même, qu'elle coule, le moment cauchemardesque lorsqu'il eut se courir soeur et qu'il s'enfonce dans la cire,
- "La maison de cire", de
juin 21, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.19
V, ( brouillon)
- Depuis quelque jours, j'ai commencé "Qu'est-ce que le cinéma", de Bazin, pour la raison que souvent, je butte sur les mots, que je ne sais pas toujours très bien expliquer en quoi un film me plait ou me déplait, j'ai souvent le sentiment d'une limitation et qu'il faut que je lise un peu plus de livres sur le cinéma, construire, ou tout au moins avoir accès à un vocabulaire spécifique, on pourrait dire, éclaircir sa pensée, sinon ses idées, je me suis dit, il est préférable de commencer par le Bazin. Hier je suis allé voir "L'interprète", un film affligeant, et on pourrait dire,réchauffé, Nicole Kidman me faisait penser constamment à Isabelle Carré, c'est dire la laideur et la médiocrité du film, il y a des films, c'est perdre son temps, et de le voir, et d'en parler, il y avait les bandes-annonces, une, je me disais, on dirait que, mais en même temps, non, et on dirait vraiment un téléfilm genre TF1, vraiment, et puis si, c'était bien la bande-annonce du prochain Lelouch, il y avait aussi celle de "La moustache", une sorte de retour en arrière, il manquait plus que Rochefort, l'illusion aurait été complète, hier c'était comme une journée quand j'étais gosse, aussi dégoûtante, je ne sais pas comment cela s'est fait, comment cela a été possible, je me suis dit, j'ai le même dégoût intact que lorsque j'étais gosse, et que je rêvais que la france, ce petit pays merdique, soit bombardée, je me disais, oui, c'est toujours le même rêve, les goulags en plus, je me suis dit, quoique je suis devenu plus tolérant, avant je rêvais de zones interdites, de départements entourés de barbelés, maintenant les goulags me suffisent, plutôt les camps de rééducation,
juin 19, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.18
V, ( elle et lui), (brouillon)
- "Deux femmes", de John Ford, sentiment que ce sera une histoire de surface, on verra, ( prendre ça comme point de départ), la femme au début, semble sortir littéralement du décor, elle semble entrer littéralement sur le plateau, un peu comme Fassbinder plus tard, avec ses escaliers, Ford filme le décor comme un décor, alternative, ( Ford filme le lieux comme un décor), disons, il ne le nie pas, disons, au contraire,
- Le plan, lorsqu'elle sont à la gare, pour aller sur la tombe du fils, me fait penser à celui des "Rapaces", il y a cet autre plan, magnifique, lorsqu'elle lui tend les fleurs, Ford, au fond, ne pouvait faire que ce plan, ne serait-ce que pour rendre possible la suite, moment magnifique aussi, où les mères embarquent, magnifique en lui-même, mais aussi pour le doute qui est présent, combien de mères sont responsables, [ de la mort de leur fils], Ford filme plutôt cela comme une réponse, toutes, ( ou presque), c'est comme un défilé de pénitentes,
- En fait, Ford, demande son actrice, celle qui joue le rôle de la mère, de se comporter comme une photographie, ( ou comme dans une photographie),
juin 18, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.17
V, ( provisoire)
ajout d'une recherche google, ( plus bas)
juin 17, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, ( brouillon)
- Vers 21 heures, comme aurait pu dire Stendhal dans chacun de ses livres, je me trouvais à la station "Bonne nouvelle", ( l'exactitude littéraire eusse voulu que j'écrive Balzac), j'étais là par erreur, par distraction plutôt, ( une distraction Cartésienne presque), j'étais pressé, et j'étais à la mauvaise station. La station était déserte, c'était celle "relookée", par Dominique Gonzales-Forster, plus rien ne fonctionnait, il y a longtemps, cela m'avait indigné, et aujourd'hui j'avais compris, que non, qu'au fond, tel était le véritable état, qu'au fond, c'était que souhaitais DGF, que cela ne prenait son sens que dans le repos, l'abandon serait plus juste, je me disais, il y avait quelque chose de fantômatique, c'était probablement voulu, à cette heure, tout résonnait, nous devenions nous mêmes des présences furtives, des fantômes, nous étions flous, nous étions nous-mêmes des acteurs, nous devenions au fond, l'installation de DGF, je me disais, voilà, c'est exactement comme dans l'ile du livre, plus rien ne fonctionne, il n'y a que les "fantômes", je me disais, DGF nous intègre à sa machine, puisque machine il y a finalement, je pensais, même si éventuellement ce n'est pas de son fait, je pensais, mais évidemment, nous sav[i]ons tous très bien que c'était de son fait, pour le film, l'histoire se passait dans les années 70, le film, c'était un peu pareil, vieillot, ( je me rends compte, après plusieurs jours, que je m'en fous royalement, je veux dire, j'ai pas envie, plus une ligne),
- "Toremollinos 73", de
juin 17, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.15
V, ( à venir)
- Voilà, aujourd'hui j'ai acheté une nouvelle cuillière, ( ici ), je suis allé au cinéma, je n'ai pas aimé le film, je me suis dit, pensant à Catherine Breillat, à son "Romance", avec tout ce blanc, ce formalisme niais, qu'un moment, pour certains, le cinéma n'était plus assez chic, je m'étais dit, Breillat elle avait niqué son film avec des histoires de costumes, Jia Zhang-Ke, pareil, lui il avait voulu avoir un point de vue, le donner surtout, c'était un peu comme le fils Versilov avec son "idée", le film commençait plutôt bien, il y avait cette fille, magnifique, arpentant les couloirs, demandant sans cesse du sparadrap, ( un peu comme Serge Bozon demandait du sucre dans "L'amitié", ou comme le Julien Donkey-boy", d'Harmony Korine), on se disait que cela allait être âpre, irritant, très vite on commençait à douter, rien de précis, et puis il y avait subitement la musique, je m'étais dit, tiens, ça doit être la bande-son du spectacle que l'on voit, dans lequel l'héroïnne danse, mais pourquoi a-t-on le sentiment que c'est la bande-son/musique du film même ? Ensuite, bien après, je me suis dit que l'ennui du film, le problème du film venait de là, de ce manque de "contraste", de hiérarchie, tout se valait dans le film, ( ce n'est pas le terme le plus heureux), tout était indistinct, tout était à la traine, soumis au propos, chaque plan, c'était comme un temps fuyant, jamais complètement au présent, toujours ailleurs, vers le propos, vers "l'idée", je m'étais attendu à son meilleur film, c'était le pire, quelque chose de l'ordre de la soupe, je me disais, au fond il ne filme rien, il ne filme pas, il ne raconte même pas, il est dans "l'idée", il ajoute son grain de sel, il est finalement dans une sorte de flux, il est dans le flux, ( on pourrait dire aussi, il s'est "Dark-Vadorisé", ( au sens presque déodorant du terme), ( il s'est "désodorisé")), je me disais, ce n'est plus le cinéma qui le préoccupe, c'est l'état du monde, c'est le devenir de la Chine, c'est une parabole, je me disais, c'était quand même un sujet extraordinaire, ce parc, je me disais, c'était d'une vulgarité absolument magnifique, je me disais, Des-Pasllières, lui, ne s'y était pas trompé, avec Disney-Land, il avait parfaitement compris, je me disais Jia Zhang-Ke, lui, n'avait rien compris, le comble, en y repensant, c'éait cette histoire, avec ces filles Russes, je me disais, pour certains, le but, c'est l'article de journal, ce qu'ils veulent, c'est la page société presque, je me disais, le cinéma ce n'est pas la société, il y a des assistantes sociales pour ça, ou des ministres des affaires étrangères, je me disais, le social, le monde même, d'autres s'en occupent, je me disais, c'est le syndrôme Bergman, le cinéaste officiel des gens ordinaires, comme dit si bien John Waters, finalement, s'occuper du monde, me disais-je, c'est faire preuve d'un manque d'imagination, c'est une preuve de médiocrité, il y avait un plan étrange au début du film, un plan "déjà vu", celui du paysan qui passe rapidement dans le plan, et l'obscurcit, je me disais, je sais que cela me dit quelque chose, trois jours plus tard j'avais trouvé, il me faisait penser au "Joueur de flûte d'Hamelin", j'avais vérifié chez Demy, il n'y avait pas ce plan, mais j''y pensais, je revisionnais aussi le film de Despallières, et celui-ci, étrangement parlait de ce "Joueur de flûte",
- Note: rugosité, ( son manque),
- Sortie de "Trafic" n° 54, il semble que ce soit les soldes, (...), ils deviennent franchement désagréables, ( je me demande quel mot utiliserait Jane Austen)...
juin 15, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.14
V,(note)
- L'interrogatoire du Chinois n'a dès lors, évidemment plus la même signification, pour Jack, il s'agit de sauver aussi son âme, tout-au-moins de trouver une sorte de justification à son acte/choix, mais seulement par rapport à Audrey,
- La fin est ratée, tant pis, mais c'est pas si important,
juin 14, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V,
- Hier, je pensais ça, que c'était probablement un film de petit malin, [qu'] il ferait son malin, je m'étais dit, je rirai certainement beaucoup, ça n'ira pas plus loin, je mettais dit, c'est étrange, je ne vais jamais voir les films qui me plaisent, c'est sans cesse différé, même lorsque je pense être enfin prêt, je n'y vais toujours pas, je savais pourquoi, mais bon, concernant le film, c'était pas quelque chose qui avait à voir avec le paresse, c'était pire, il fallait chercher quelque chose à voir avec le cynisme,
cynisme : audace, brutalité, effronterie, hardiesse, immoralité, impudence, impudeur, inconvenance, insolence, licence, obscénité.
Antonymes : bienséance, chasteté, conformisme, décence, idéalisme, modestie, pudeur, pudicité, respect, retenue, scrupule, timidité,
c'était comme une marque de fabrique, un produit dérivé, cela devenait une sorte de "Cardinisme", ( de Pierre Cardin), il apposait sa signature, sur du n'importe quoi, ( juste, le n'importe quoi, c'était lui qui le fabriquait), je me disais, j'avais déjà dit tout ça, je l'avais déjà dit, mais la situation se répétait, c'était pas moi qui me répétait, c'était eux qui faisaient de mauvais films, qui ne faisaient parfois plus que ça, alors, inévitablement, je radotais,
- "A dirty shame", de John Waters.
juin 14, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.13
V, (note de lecture)
- Hier soir je lisais ce texte sur Minnelli, dans "La lettre du cinéma", ( n°30), il y avait cette phrase, "Et les logorrhées de Spencer Tracy ? Je ne crois pas en avoir vu l'équivalent ailleurs". J'ai pensé que moi, si, mais beaucoup plus tard, chez Moretti...
juin 13, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V,
- Lorsque Jack continue à masser Paul, alors que c'est trop tard, c'est-à-dire, il ne peut même pas/plus se racheter, il est dans l'irrémédiable le plus absolu, ( et encore une fois, dans des gestes vides, ou inutiles),
- T'es qu'un salaud, tu l'as tué lui hurle-t'elle, je te hais, il t'a sauvé la vie, tu l'as tué !
- On le voit ensuite, l'air un peu écoeuré, il doute, pas forcément de ce qu'il a fait, non, comme un doute métaphysique presque,
- Dans l'épisode suivant, il a un geste, elle est de dos, il lui effleure presque de la main, puis renonce, il entame juste le geste, et le contour un peu, je crois au fond que c'est ça, cette beauté de l'actrice, qu'on peut dire Boticellienne, elle est virtuelle, comme s'ils ne l'avaient choisis que pour ce plan là, ( ce devenir virtuel (?)),
juin 13, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.12
V,
- Tiens, encore une référence d'un film crapoteux Américain, pour Oliveira, ( "Le soleil se lève aussi", d'henry King)...
- Hum, film crapoteux...
- Oui.
- En fait, Oliveira, c'est le seul cinéaste d'auteur termite , mais à l'envers.
- Oui, on croit qu'il fait des films d'auteur, alors qu'en fait, il ne fait que des séries Z ou des films d'horreur.
- Ou même des westerns...
- Pour "Le principe de l'incertitude", c'est clair que c'est ça, un western...
- Oui.
- Son dernier c'était plutôt Griffith non? Ou Stroheim?
- Oui, clairement une esthétique du muet,
- Mais là, quand ils marchent, dans "Le soleil se lève aussi", c'est "Voyage au début du monde", non ?
- Oui oui, le film ennuyeux qui était son dernier, selon Stéphane Bouquet, en 97 je crois,
- En 97 ?
- Oui, et il en a fait dix depuis.
- Dix de moins que ce qui était prévu initialement non ?
- Oui, il voulait en faire deux par an, il a été un peu paresseux...
- Quels paresseux ces Portuguais quand même !
- Oui, tous les mêmes !
- Et menteurs en plus !
- C'est vrai qu'il ment beaucoup Oliveira, il nous cache plein de chose...
- Il veut être bien élévé peut-être et ne pas désespérer les cinéphiles ?
- Tu veux dire comme Billancourt ?
- Oui, exactement, il veut pas désespérer Billancourt !
juin 12, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( brouillon)
- Il est vrai que le film m'intriguait, je me souvenais de son précédent " Post coïtum, animal triste", j'avais beaucoup aimé à l'époque, pour celui-là, c'est en faisant autre chose que j'y suis allé, par hasard et par paresse, à la fin du film j'avais compris la cause du suicide de Balsan, je m'étais dit, ouais, c'était bien la peine d'être "indépendant", pour arriver à ça, c'était pas la peine, lui aussi avait dû se dire ça, sauf que ça lui avait pas suffit, pour une fois dans sa vie il avait été un peu radical, il avait dû avoir trop honte, c'était comme s'il s'était regardé dans un miroir, il avait pas supporté, le genre machin Dorian-Gray, et hop bon débarras, c'était pas Tarr la cause de son suicide, comme le suggérait si gentiment Nicole Vulser et Thomas Sotinel du Monde, non, c'était Brigitte Roüan, le mec, il avait compris qu'il pouvait pas lutter contre ça, trop c'était trop, il avait produit un Clavier, ( et sans Clavier), c'était dans la logique, juste ça faisait un choc, ça lui avait fait un choc, il s'en était pas remis, croire que l'on produit une comédie sophistiquée, à la limite un genre de film à la Pascal Thomas, et se retrouver devant un film de Clavier et Reno, (et sans Clavier et Reno), ça fait un choc, m'étais-je dis, c'est irrémédiable, il reste plus que le suicide, je le comprends parfaitement, ça fout même pas les jetons, non, c'est trop tard pour avoir peur, je m'étais dit, c'est terrible de se retrouver devant un film de Clavier alors qu'on espérait un ramake d'"Une chambre en ville", ça fout un choc, d'un coup on doit se dit que notre vie a été une sorte d'échec, je m'étais dit, c'est sûr qu'à toujours affirmer qu'Assayas et Jacquot sont des grands cinéastes, ou de dire comme Mia Hansen-Love, que Gorin est un cinéaste termite, c'est sûr, un moment on en arrive là, c'est la logique, c'est une ligne droite, c'est une ligne parfaitement droite, une ligne claire, comme dirait l'autre, ( ne jamais oublier, que la putain Thierry Jousse, lorsqu'il était rédacteur en chef de son torchon, avait élu "La haine", contre "Etats des lieux", ne jamais oublier toute ces choses, savoir l'origine de certains fait actuels, ( rires, on se croirait dans Alias, versus Lombardi)), ( je me disais à part moi, si ça continue comme ça, un jour il y en a certains, ils pourront plus faire leurs films qu'avec un téléphone portable, et les diffuser sur leurs blogs, y aura plus que là où on voudra d'eux, il y a plus que là où ils pourront montrer leurs films, je plaisante, me disai-je, je suis complètement de mauvaise foi, mais ça risque bien d'arriver), revenant au film je me disais, l'arrivée de Hught Grant c'est le pompon, c'est l'acteur le plus dégoütant qui soit, on ne fait pas plus vulgaire, Aldo Maccione et Castaldi, ils me faisaient rire, Hught Grant, c'est une faute de goût, ( Bouquet étant une erreur de Kasting), les sans-papiers, faut pas croire, c'était pour le décor, c'était les bons sauvages, une sorte d'indigène, je repensais encore à ce film, "Old boy", la façon dont le cinéaste un moment biffurquait avec la fille, ( plutôt déccrochait), alors qu'elle n'était pas le personnage principal, là tu vois bien que rien, on leur accorde rien, c'est un film vaguement sur eux, mais ils sont juste là pour qu'on compatisse, pour rire, pour qu'on se sente meilleurs, ils doivent être rentables, mêmes là, mais ils n'existent pas, jamais le film ne fait comme "Old Boy", biffurquer, et suivre un personnage secondaire, juste pour lui, il n'y en a que pour Carole Bouquet, c'estnormalc'estlastar, les sans-papiers, on voit jamais le blanc de leurs yeux, elle les regarde pas, ( pour autant qu'elle regarde quelqu'un dans son film), je repensais à cette scène, avec elle et son porte voix dans la baignoire, je me disais qu'elle n'avait tourné cette scène, que pour la photo d'exploitation, que la scène en elle-même n'existait pas, que c'était ça son esthétique, une esthétique paresseuse de photos d'exploitation, je m'étais dit que finalement c'était une esthétique publicitaire, et qu'elle nous vendait quelque chose qui jamais n'était présent,
- Je pensais aussi, depuis quelques jours j'avais compris une chose, la france n'avait pas voté à 82% pour Chirac, elle avait aussi voté pour Le Pen, chaque personne ayant voté pour Chirac avait obligatoirement voté pour Le Pen, puisque acceptant cet état de fait, chaque personne avait voté à 18¨% pour Le Pen, Samedi j'avais lu ce beau texte de Matthieu Lindon, là, j'avais parcouru ce texte de "L'humanité, là, je m'étais dit c'est ça, ils ont voté Chirac soit disant contre Le Pen, et finalement ils ont Le Pen, je m'étais dit, la lâcheté se paye toujours, quoique pour l'instant, et ça devait être pour ça que ça dérangeait pas trop la bonne conscience des "gens de gauche", quoique pour l'instant, c'était d'abord les autres qui payaient, les pauvres et les métèques, pas les "gens de "gens de gauche", je me disais, quoique c'était facile, ils ont juste perdu leur conscience, ou leur âme, ils ont été lâches, on a de nouveau Le Pen, je me disais, ils aiment pas, mes lecteurs, que je disent que ce sont des merdes, ils veulent que je leur parle de cinéma, je me disais, c'est ce que je fais non ?, je leur parle de leur responsabilité artistique, mais ils comprendront pas
- Note: On pourrait dire aussi, c'est bien Jousse, Séguret, Frodon, Begaudeau, Bouquet, De Baecque Azzoury, Lefort, Peron, Hansen-Love, Lalanne, Kagansky, qui sont à l'origine du suicide de Balsan, sans oublier Frédéric Strauss et SergeToubiana ...
juin 12, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, ( notes)
- Jack, un moment, comprend qu'il a perdu, (qu'il l'avait perdu, elle), nous on le savait depuis le début, on en avait même eu la preuve par la mise en scène, plutôt par le montage, que ce qu'il faisait était en pure perte, ce qui était étrange, est qu'elle ne l'aimait pas par trop de réalité, il était trop réel, il était un excès du réel, il exagérait, il comprend aussi qu'elle ne l'avait jamais aimé,
- Se demander si ce n'est pas comme dans les contes, le scénario, qu'il s'agit de conquérir la princesse, et de tuer le dragon, alors, l'image de Jack, continuant dans ce couloir vide, ( apparemment), serait l'annonce que la princesse s'est barrée avec un autre, ( en gros), ce serait peut-être ça la raison pour laquelle toutes ses petites amies sont un moment des filles de, ( parce que c'est un conte)...
juin 12, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.11
V, ( notes)
- Il y a d'ailleurs, on pourrait dire ça ainsi, une démultiplication du hors-champs, quelque chose qui se déplie, il y a toujours quelque chose qui s'ouvre, ( la caméra fixera souvent un écran après le départ d'un personnage par exemple), alternative; il y a toujours des fenêtres qui s'ouvrent, un moment il y a un plan de Jack, de face, ok, ensuite il y a ce plan de lui, de profil, par la fenêtre, sauf qu'il est en plein vol, dans un hélicoptère,
- Est-ce que cela pourrait se dire, une image accordéon?
juin 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( Germaine D),
- Entre les deux films, je pensais, que la fiction, c'est comme une humeur qui porte un film jusqu'à sa fin, je me disais, s'agissant du second film, que c'était plus de l'ordre du volontarisme que de l'humeur, qu'il n'y avait pas une grande différence entre celui-ci et "Crazy Kung-Fu", sinon que je m'étais plus amusé au film de Show, quant au premier, pff...
- "Thèmes et variations", de Germaine Dulac.
- "La princesse Mandane", de Germaine Dulac.
juin 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.10
V, ( notes)
- On pourrait dire, pour parler comme tout le monde, que s'il n'y a pas/ plus hors -champs [dans la série], c'est aussi parce que celle-ci a pris acte de la technologie actuelle, (communications satellitaires, internet, téléphone portable), de toute façon, même lorsqu'il y a effectivement hors-champs, cela est néanmoins raconté au moyen du téléphone,
- On pourrait peut-être même hasarder que lorsque le vice-président est intrônisé, c'est ce qui était de l'ordre du hors-champs dans "Lili Marlen", ( lorsqu'elle entre dans le bureau d'Hitler), on pourrait dire, c'est comme une traversée du miroir,
juin 10, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.09
V, ( brouillon)
- A défaut d'autre chose, je pensais à ce mot, transitoire, (ou transition), j'avais besoin de ce film, plus exactement je n'en avais aucun besoin, je ne me sentais pas la force pour le film de Jia Zhang-Ke, il me foutait la trouille, je savais pas choisir, je m'étais fait tout un tas d'idées sur ce film, "Crazy Kung-fu, la publicité avait été efficace, plus exactement les bandes-annonces, ( je n'entends parler des films, que par la publicité), dans/dès les premières secondes, j'avais été attéré, puis je m'étais dit régime d'images, régime d'images, ( c'est l'expression favorite des neu-neus de la critique française), plus sérieusement je m'étais dit il y a l'acteur de "The mission", ce grand film Marienbadisé, il y a les robes d"In the Mood for love", il ridiculise Scorcese avec son navet sur les quais, la tenancière ressemble à une héroïnne de Jim Jarmush, tendance Elvis presley, il ne peut peut pas être totalement irregardable, en fait si, on s'ennuyait, rien n'accrochait le regard, il ne se passait rien, c'était juste des gags, c'était sympathique, mais ça servait à rien, plus tard je m'étais dit que j'allais lire l'article de deux pages que "Libération" lui avait consacré, pour trouver ce terme, "régime d'image", je m'étais dit, je suis persuadé que je vais le trouver, et si ce n'est pas dans cette "article", ce sera dans un autre, mais il y sera", et puis finalement j'avais été incapable de lire ce dit article", le cahiers cinéma de Libération devenait réellement, et aussi, une chose de plus en plus honteuse, cette semaine, c'était une page dont je n'avais toujours pas encore compris l'intérêt, si ce n'est le manque d'imagination, à la gloire de Stéphane Goudet, de "P", ( cette revue dont il n'est pas la peine de citer le nom, tant elle n'existe même pas), deux pages pour un festival terminé, juste histoire de dire qu'on avait été prévenu, ( mais trop tard), ce n'était pas ça le honteux, ( enfin si, c'était ça aussi, comme l'existence de Séguret, le lieux-communs du cinéma), je m'égarais, j'avais le sentiment que le truc cinéma de Libé ressemblait de plus en plus à un magazine supplément Dvd, quelque chose de l'ordre du déjà consommé, à un truc de consommateur, je me disais, c'est ça la critique cinéma aujourd'hui en france, un truc de consommateur, ils déplorent le manque de "bonus", puis je m'étais dit, j'ai compris pourquoi les neu-neus aiment tant le dernier Van Sant, ils croient que 'est du temps, alors qu'en fait c'est du stabylo, les plans chez Van Sant c'est du stabylo, la durée chez lui c'est du stabylo, c'est juste pour qu'on comprenne bien qu'il fait un plan, c'est du scénario surligné au stabylo, c'est un neus-neu qui m'avait fait prendre conscience de ça, en disant à propos d'un autre film qu'il n'était pas mis en scène, et j'avais compris, les neu-neus veulent que ça soit mis en scène, c'est-à-dire, il faut que ça se voit, ils veulent que ça se voit, il faut qu'ils puissent le voir, qu'il puissent comprendre, il faut que les intentions soient claires, que tout soit dit,
juin 9, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V,
- Arielle Dombasle , dans "L'arbre, le maire, la médiathèque", ne serait-elle pas une lointaine cousine d'Ava Gardner dans "Mogambo ?
juin 9, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.08
V, ( notes)
- Ce que l'on prend pour parfois des plans de coupe, est en fait réellement le hors-champs, c'est à dire, il n' y a pas de hors-champs dans la série, ( 24h00), ( c'est-à-dire, puisque c'est une espèce d'espace temporel cubique, ( ou cyclique), et il y a [donc] toujours un moment où l'on verra le hors-champs d'une scène),
- "Je te hais, je t'ai toujours haï", ( le fils au père qui l'emmène pour le tuer), ( il avait déjà essayé plusieurs fois), le spleet-screen entre ces séquences, du père et du fils, et les scènes d'évacuations, etc, etc, ( on arrive enfin à Eiseinstein),
- "Qui est l'otage" ?
- "Son fils de 17 ans, Behrooz, il a enfreint les règles et désormais son père le voit comme une faille".
- Les mouvements de caméra, c'est une histoire de pluralité,
- Le secrétaire d'état disant que c'est fini, à l'écran on voit Jack continuer dans des couloirs vides, on doit faire l'effort de se souvenir qu'il y a encore un terroriste en fuite,
- Quand Jack s'enfonce le couteau, elle le regarde, non pas horrifiée, pareil pour le secrétaire d'état, lorsqu'elle décide de rester à son post alors que sa fille vient de se suicider, ils comprennent horriié, ( pour eux-mêmes?), que c'est quelque chose de plus grand, ( pas trouvé le terme exact encore), quelque chose qu'ils ne soupsçonnaient pas, une dimension inconnue, cette douleur niée étant aussi partie intégrante de la logique de la série, c'est-à-dire, on ne s'arrête à rien, il ne peut y voir douleur, car il y aurait arrêt, (et image),
juin 8, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.07
V, ( à venir),
- Cher journal, aujourd'hui je me suis levé un peu tard, à 11h30, hier j'ai regardé quelques épisodes de la saison 4 de 24h00, ( auparavant j'avais vu, au Gaumont Ambassade, le film, "Mon petit doigt m'a dit"), depuis ce matin, je continue, je ne suis pas allé au cinéma, je suis juste sorti faire quelques courses, j'ai acheté "La lettre du cinéma", toujours aussi difficile à trouver, ( s'abonner c'est pire). J'ai beaucoup aimé le film de Pascal Thomas, les dernières minutes sont un peu bâclées, mais c'était un très beau film, il y a peu à en dire de plus, les acteurs sont magnifiques, tout est parfait, la séquence avec les masques à gaz fonctionne parfaitement et j'aime beaucoup l'idée de la déception des parents envers leur fille, etc etc. Cher journal, j'ai remarqué que tous le monde, partout, n'écrit que sur deux ou trois films, pas plus, toujours les mêmes, cela m'a fait penser au film de Ferrara dans lequel les gosses faisaient tous le même dessin, là j'ai pensé aux sectes, et aussi à l'auto-persuasion, je me suis dit, ils veulent tous être rebelles, et ils parlent tous des mêmes films, de toute façon ils n'ont vu que ces films là, j'ai repensé à une fille que je connaissais vaguement, les seuls films qu'elle jugeait digne de voir, était ceux qui passaient à France-Culture, ( ils doivent certainement avoir une salle de cinéma). Cher journal, la cinéphilie actuelle c'est ça, être tous différents et n'aller voir, ne parler que des films jugés respectables. Cher journal, les cinéphiles actuels sont comme les bigotes des films Américains, je n'ai même pas envie de dire, des films de John Ford, ce serait l'insulter, leur amour du cinéma, n'est qu'un acte de censure, et quelque chose de très petit. Cher journal, les cinéphiles actuels sont des neuneus, ils n'aiment que ce qui est autorisé, ce sont des gentils, ils ont besoin que tout soit balisé, ça les rassure...
juin 7, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, ( pensée pour moi-même)
- "2046", c'est quoi? C'est l'histoire de Victor Mature à Hong Kong, c'est une histoire Fordienne, c'est la chambre du film, ( de Ford), ( une sorte de variation autour de cette chambre), peut-être quelque chose qui a à voir avec une élection,une cristalisation cinéphilique, ( et en ce sens, beaucoup plus convaincante que le dernier navet de Tsai Ming Lang),
- Avec Wong Kar Waï, on en revient toujours à l'histoire du cinéma, c'est réellement un geste Gianikanien,
juin 7, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( notes)
- On pourrait dire aussi, dans 24h00 le suspens provient de la déception, c'est un temps sans cesse différé, ( relire l'article de Camille Nevers, sur Spielberg),
juin 7, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.06
V, ( notes)
- L'attaque de la base des terroristes, dans 24h00, c'est réellement un jeu vidéo, c'est-à-dire un pur momnt de jouissance, sans enjeux scénaristiques réels, ou alors de déplacement,
- Au fond, ce qui est attaqué c'est la cellule, c'est une dégénérescence cellulaire, ce n'est pas étonnant après, que cela parle d'attaque nucléaire, c'était déjà inscrit,
juin 6, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( on dirait antoine de baecque)
- A écouter Francis Boespflug, président de Warner Bros. Pictures France et distributeur du long-métrage, l'actrice a raison de prendre ce risque : «J'espère que Les Bronzés 3 sera notre Star Wars national.» Là,
- Ou alors Philippe Azzoury...
- Pour savoir ce que "pense" De Baecque, pour comprendre qu'on n'a plus rien à attendre de la critique française dans son ensemble, et ce sans aucune exception, on peut déjà aller là, et là, on y apprendra que De Baecque trouvait que le Walters Salles ferait une belle palme d'or, parce qu'académique, que le dernier Haneke est très bien, etc, blah blah blah, que Daniel Auteuil est grand, etc, blah blah blah, que Benoit Jacquot a fait un film nouvelle vague, que "2046" ne vaut pas tripette, qu'il faut aimer les Dardennes au nom de Florence Aubemas, ( une chose qu'il ne faudra jamais lui pardonner ça), on lit ça, et on se dit qu'il est loin le temps où même Dreyer pour "Gertrud" était plus défendu par la critique institutionelle, maintenant c'est quoi la critique dite d'avant-garde moderniste, c'est une critique qui choisit Jeunet contre Wong Kar Waï, l'autre fois, il y avait cette bande-annonce pour ce film L''enfant", je me disais que c'était ça ce que voulait l'ensemble de la critique d'avant-garde moderniste française, des cahiers f à la lettre, en passant par libé et les inrocks, ils l'admettent pas, mais c'est ça, dans les faits c'est ça, ils le cachent sous d'autres films, mais c'est absolument ça, ne pas oublier le chien Firode, ( dont le précédent film ne valait évidemment rien), qui n'avait que l'indépendance à la bouche, etc, qui était un pilier de Zaléa TV, et qui maintenant fait "Quartier Vip" avec le minable Hallyday, le cinéma français c'est ça, c'est Firode, Firode c'est le jumeau de Séguret et compagnie, c'est leur conscience, ( ou leur subconscient),
juin 6, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2005.06.05
V, (notes)
- Il n'y a qu'une seule certitude dans 24h00, c'est Jack Bauer,
- Il y a un moment, lorsque Jack Bauer relâche son "otage", qu'il téléphone à Chloé pour sa surveillance sattelitaire, ce qu'on a alors à l'écran est le point de vue du pilote de l'aéroplane dans "North by northwest",
- On pourrait dire de sa voiture qu'elle représente l'inflexibilité, ( il y aura 24 épisodes), le contrat avec le spectateur, une sorte de conscience ou de sur-conscience,
- Pourquoi et-ce que je pense à "La maman et la putain", concernant les séquences du père et de la fille ? Une sorte de confession attendue? La confession de ses amours avec Jack Bauer serait inévitablement de la même sorte que celle de Véronika à la fin du film d'Eustache ?
- La différence, ( et la supériorité de 24h00) sur Alias, est que lorsqu'ils décident de se suicider au gaz, parce que cela semble la seule issue, nous spectateurs, sommes dans l'incapacité quant à cela, dans Alias peu de choses bougent réellement, seuls meurent des personnages secondaires dont la série n'a jamais pris soin réellement de s'occuper, dans le film "Old boy", le film un moment bifurque avec la fille, pour la séquence de l'insecte du métro, jamis Alias n'aura été capable, même de biffurquer pour les besoins de la série, 24H00 n'a pas besoin évidemment de biffurcations, l'altérité faisant partie de la matière même de la série, à la fin de celle-ci, on ne sait qui sera encore présent, pour Alias, au bout de plus de trois saisons, on sait toujours, que le principe ne soit pas le même d'une série à une autre ne change rien
- Le suicide du terroriste, (lorsqu'il entre volontairement en collision avec un camion citerne, c'est-à-dire aussi le respect de ce même terroriste, la série lui accordant/offrant ce courage, plutôt lui offrant aussi, puisque ce courage est aussi la matière de la fiction, du suspens,
- On pourrait dire, la mort de Nina était le dernier avertissement, ( à nous), Sydney est menacée, Dixon mourant, on sait que tout se passera bien, même entérrée vivante dans un cercueuil, on sait, Jack Bauer aussi, mais c'est moins sûr, dans Alias c'est l'étonnement qui compte, dans 24h00, le temps, que la mère de Sydney "meure", est quelque chose de programmé dès la première seconde, dans 24h00 nulle programmation scénaristique, mais une logique de la mise-en-scène, seule celle-ci commande, même pas le récit, la seule énigme d'Alias est, à mon sens, on pourrait dire aussi, puisque Sydney est filmée dans le cercueuil, c'est qu'elle [n'y] n'est pas seule, dans 24h00 il n'est pas certain qu'ils auraient fait ce plan, à moins que la personne ne s'en sorte pas, voilà, dans 24h00 si l'on filme un mort, il l'est réellement, ou il tend fortement à cet état, dans Alias c'est la croyance malgrés tout, ( la prouesse scénaristique ?), ( le retour), je dirai que dans 24h00 nous aurions eu au mieux une trace thermique de l'entérré(e),
juin 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.04
V, ( fuck Fassbinder),
- Dès la première image, je me suis dit, que cela aller être pathétique et insupportable, je craignais de ne rester que peu de temps, j'ai pensé ensuite que je commençais à sérieusement haïr Fassbinder, son "film", on aurait dit du Fargier ou du Bill Viola, une sorte de programme pour la chaine culturelle du Figaro, ( arte), quelque chose de sucré et sans contours, une sorte de glucose, ( je pense subitemment, même si, à Farber avec sa définition "Pâtisserie machin"), une lumière argentée, une scène de théâtre, des acteurs qui en font beaucoup, une projection vidéo en arrière-fond, au bout d'un temps très long d'environ trois minutes, générique et toussements compris, je décidais de sortir, et de revenir pour le suivant "mamana Kuster", je l'avais déjà vu, mais il y avait si longtemps, à l'époqueil ne m'avait pas trop plus, mais à l'époque je gardaisça pour moi-même, cela ne se faisait pas,et de dire du mal de Fassbinder, et d'avoir un blog, j'en pensais donc du bien, enfin je ne savais plus, je veux dire, à l'époque, je ne savais plus, c'était comme une dissociation de la pensée, un côté qui aimait fassbinder, un côté qui s'en méfiait, pour ne pas dire qui ne l'aimait pas, je me disais, la cinéphilie c'est ça, trouver de bonnes raisons de ne pas aimer certains,
- Finalement je suis allé voir ce film magnifique, "Sahara", je me suis dit que cela suffisait, avec lui, Fassbinder, que je n'irai ni l'après-midi pour "Maman Kuster", ni le lendemain pour "Lili Marlen" que j'avais seulement vu à la TV, ni le sur- lendemain pour je ne sais plus lequel, c'était fini pour Fassbinder, qu'on ne m'en parle plus, je me disais, les mauvais films sont épuisants, mais maintenant j'en suis débarrassé, il faut passer à autre chose, bon, il y avait ce film "Sahara", c'était comme un remake version navet, du film trouillard de Wes Anderson, c'était un peu un genre de navet au-dessus de la moyenne,
juin 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( tire au flanc)
- L'attaque du train, puis comment est filmé le retour à l'image de Jack Bauer, c'est hallucinant comment ils s'en sortent, du scénario, dans cette série, juste par la mise en scène, (ou en deux phrases)(ce qui est peut-être la même chose) , en fait ils s'en sortent par une tristesse Fordienne, pas seulement par la connaissance, (alternative : la mémoire), qu'ils ont eux, de John Ford, ( cette mémoire devenant en elle-même une forme), mais par la connaissance qu'ils nous supposent avoir de John Ford, une sorte de forme implicite, une abstraction,
- Un moment il y a Chloé qui sourit, ( dans le bureau, juste avant de se retourner et partir), un sourire qui ne correspond pas, / pas le geste de se passer les clefs, mais le gros plan sur les mains lorsqu'ils se passent les clefs,
juin 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( brouillon)
- Pour le John Ford, "The horse soldiers", ( Les cavaliers"), plusieurs choses, je crois que c'est aussi un film sur la panique, tout à l'heure, dans le métro, je lisais le livre d'entretiens Mehdi Belhaj Kacem/Philippe Nassif, page 443 Nassif disait cela: "Etre hétéro, c'est ce qui m'est apparu en lisant Dustant, c'est une peur terrifiante de se faire sodomiser. Une définition de l'hétérosexualité, c'est la hantise du rapport hommosexuel"...
- Pour le film, je ne crois pas au sous-texte hommo, j'avais dit l'autre fois c'est une histoire tactile, mais oui, John Wayne est paniqué, sa "rigidité" c'est cela, la peur d'être une femme, de se faire pénétrer, infiltrer l'ennemi chez lui est un acte viril, une preuve, à ses yeux, de virilité, surtout, il n'a pas de rapport avec le monde, sinon hystérique, un rapport d'hystérie féminine,
- C'est lorsqu'ils sont entrés dans la ville, que des femmes les ont attaqués avec du sable, ( leur ont jeté du sable), que je me suis dit qu'il s'agissait réellement d'une histoire de pénétration, pas seulement une pénétration à travers les lignes ennemies, mais une pénétration qui concernait individuellement chacun des protagonistes, le sable à mon sens, agissait comme une frontière, était la peau elle-même, une façon de dire que quelque chose ne les atteignait pas, ( mais pas seulement), ( ou les traversait sans conséquences),
- L'histoire du film c'était quand même ne pas se faire remarquer, ne pas exister, faire en sorte d'être invisible, et il y avaitJohn Wayne qui n'arrêtait pas de se cogner, de donner des coups, aux cailloux, à autrui, c'était comme la recherche d'un contact, reprendre contact, c'était ça John Wayne dans le film, il devait apprendre,
juin 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.06.02
V, ( ...)
- Pour le Pasqualini de Jeudi dernier, ce que j'aimais était qu'on ne savait pas s'il existait le film dont il parlait, qu'il fallait le croire sur parole, et que cela importait peu, que de toute façon, le cas échéant, le mensonge serait peut-être plus beau, que ce serait alors comme une forme, je veux dire, le geste serait redoublé, ( le film c'était un plan fixe sur une pile de boite en fer, on voyait deux bras, probablement ceux du réalisateur, ouvrir ces boites une à une, sortir les bobines d'un emballage étanche, le commentaire ( dans mon souvenir très très beau) était muet, plutôt il déroulait en bas de l'image, derrière la pile une tv était allumée, c'était le journal de Billalian, ( c'est ce principe là qui me posait problème, cette sorte de redondance repoussoir, je comprenais le principe, ( brouillage de la lecture, des supports), sauf que je voyais pas l'intérêt de nous l'infliger, ( Billalian), c'était comme un dévoiement, il fallait signifier absolument, ( et au risque de ne produire [que] de la phobie)),
juin 2, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( pendant que le chocolat chauffe),
- Je pensais à ça, en allant rejoindre Carole ce matin, depuis que j'ai compris que les gens attendent toujours, je suis rarement à l'heure, j'ai commencé à tirer sur la corde, pas vraiment à exagérer, mais à être, on va dire, "insolent". Ensuite, j'ai attrapé de justesse la séance de 17h00, pour "Sin City", vers la fin du film j'ai remarqué que je n'en avais rien pensé, en fait j'ai pensé cela au bout de 45 minutes environ, juste avant de partir. Je me suis dit, c'est dommage, la fidélité parfois ne paie pas, pour le coup, j'ai pensé que ce n'était pas seulement une histoire de fidélité, mais aussi de la lâcheté, la fidélité lui servait à ne pas faire le film que tout cinéaste digne de ce nom aurait fait, au fond il avait trahi l'esprit, il était resté fidèle à la ligne ( de la BD), mais en avait trahi/évité l'esprit, ç'eut dû être le film le plus violent et désespéré qui soit, et ce fût "fidèle"...
- "Sin city", de Roberto Rodriguez.
- Puis, je suis allé à Beaubourg, pour le film de Fassbinder, "Prenez garde à la sainte putain", je me suis immédiatement dit, qu'au fond, Fassbinder n'était pas un cinéaste, au sens Biettien du terme, c'était peut-être un bon metteur-en-scène, mais certainement pas un cinéaste, tout-au-moins pour la plupart de ses films, je me suis dit qu'il faudrait faire le compte, mais qu'il n'avait jamais réussi volontairement un seul de ses films, je m'étais dit concernant celui-ci qu'il était plus dans la mythologie ou dans la parodie, qu'il suffisait d'entendre les rires bêtes de la salle pour comprendre qu'il avait raté son film une fois de plus, la dernière demi-heure était assez belle, il y avait quelque chose qui fonctionnait quand même, je m'étais dit alors que c'était assez touchant ses films ratés, comme des essais, je m'étais dit, par exemple, pour ce film, cela devient beau lorsqu'il abandonne, qu'il comprend qu'il a loupé son film, à ce moment là, même la première partie peut être belle, je m'étais dit, le ratage de Fassbinder s'inscrit dans le film, devient lui-même comme une esthétique, plutôt, comme le film lui-même, le film prend acte, comme s'il revenait sur ses pas, comme s'il faisait demi-tour, je m'étais dit, c'est ce qui le différencie par exemple d'un Assayas, Assayas, lui ne fait jamais demi-tour, c'est pour ça que ce ne sera jamais regardable, "Irma Vep", un moment il aurait dû comprendre, Fassbinder lui comprenait toujours, Assayas lui non, il n'a jamais compris, Fassbinder, lui, il y a toujours un moment où il entre en dépression, ( dans tous les sens du terme, atmosphérique et psychologique), Assayas, c'est quelque chose d'inconcevable, ce terme. Le dernier plan du film était très beau, presque Fordien, il était pas obligé de faire ce zoom, mais c'était beau, je m'étais dit que j'e n'y aurais jamais cru, concernant ce film, qu'il puisse la faire cette dernière image, je m'étais dit, en même temps, c'est ça le problème, le mien, avec Fassbinder, je ne sais jamais jusque où il sait, jusque où tout est voulu, je me disais aussi, qu'il fallait pas que je sois tenté par le théätre, à propos de Fassbinder, de dire que c'était de la captation, je me disais, le cinéma, c'est ce qui ne peut avoir lieu ailleurs, c'est ce qui n'a pas eu lieu, et qui n'aura pas lieu d'une autre manière,
- On pourrait dire aussi, Fassbinder se déçoit lui-même, mais aussi, ses films, se déçoivent aussi, eux-mêmes,
juin 2, 2005 in Spectre 01 | Permalink