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27/06/2005
V, ( à venir, brouillon)
- Je suis peut-être affreusement réactionnaire, pensais-je tout bas, mais je suis fidèle, absolument fidèle, scrupuleusement fidèle même, ( j'en deviendrai presque ennuyeux, à force de fidélité), je n'ai trompé mon amie qu'une fois, ( au sens biblique du terme), mais nous étions un peu séparés, j'ai bien essayé encore de temps en temps, je n'y arrivais pas, j'étais pris comme de catalepsie, c'était honteux, parfois j'essaye encore, ça marche pas, je me suis fait à l'idée. Pour le cinéma, cest pareil, je suis honteusement fidèle, s'agissant de cinéastes ou de revues, pareil, je suis d'une fidélité absolue, j'achète "La lettre du cinéma" depuis le début, "Trafic", je ne suis pas si vieux, j'ai racheté les anciens numéros, et ils sont presque tous morts, les autres, ceux qui vivent encore, ils font un peu n'importe quoi maintenant, ( pour être honnête, il faut dire que l'entrée pour ainsi dire définitive de Pierre Léon au comité est tout-de-même rassurant, pour ne pas dire une bonne chose), les "Cahiers" pareil, j'avais racheté tous les anciens numéros, eux, ils avaient été rachetés, le nom, la marque avait été racheté, c'était autre chose aussi maintenant et j'étais comme délié, les cinéastes donc, je suivais tous leurs films, c'était pas, je sais plus le nom, la politique des auteurs, c'était pas par fidélité à une quelconque politique des auteurs, c'était par fidélité bête, j'étais fidèle, j'avais pensé alors, la fidélité, c'est aussi la solitude, bref, il y a quelques années j'avais vu ce film magnifique, " La revanche d'une blonde", depuis, je voyais chaque film du mec, chaque film devenant plus mauvais, pour "Sa mère", c'était une des pireschoses vues,il y a du rock FM, il y a aussi du cinéma FM, dans ce genre de film, il y a toujours vague rupture imcompréhension éloignement, mais toujours à la fin, puis il y a réconciliation, fin du quiproquo, et c'est la fin, le couple est enlassé, le générique défile, là pour le film, dès le début, c'était déjà un peu comme ça, c'est à peu près la seule chose du film qui saillait un peu, les mecs imédiatement ils nous faisaient le coup de la fin, c'était comme un plan marketing, tout avait été étudié, les études de marchés avaient été sans ambiguïté, il fallait pour qu'un film marche que cela soit ainsi, acteurs célèbres, palmiers, rencontre, conte de fée, comme tout marketing tv, une star has been pour les larmes, tout était étudié, fausse lutte des classes comprise, puisque c'était le point de vue du pouvoir, une sorte de point de vue catholique, c'est à dire hypocrite, il s'agissait de faire croire que l'on pouvait être heureux en promenant le chien des riches, que le prince charmant apparaitrait, qu'il suffisit d'être patiente, ( un prince charmant, ne pouvant bien entendu qu'être qu'issu de cette classe, donc l'intérêt de la servir sourire au lèvre), etc, d'une certaine façon on pouvait parler d'entreprise de légitimation, de cinéma contre-révolutionnaire ou Versaillais, pour la mise en scène, il faudrait parler de dramatisation télévisuelle, c'est-à-dire, c'est du niveau de la mise en scène d'une Talk-show, ( rajout),
- Au fond, le fils Vartan,dans le film, son sourire, c'est celui de De Villepin, non ?
juin 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink