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2005.08.29
V, ( je ne sais pas encore),
- Je ne sais pas encore très bien me disais-je, là, j'avais tendance à penser que c'était l'équivalent du jeu des enfants de "Gosses de Tokyo", je me disais, je n'étais pas certain non plus, chez Ozu, seuls les faits comptent, pensais-je, et la vie est une suite de gestes, ( et d'actes), j'avais oublié l'autre fois de noter cette phrase de Borgès, ( il faut que je la retrouve), je pensais, la mélancolie chez Ozu, ( ses personnages), vient de là, de ce mot, accomplir, puis je me disais, au fond, il n'y a pas de mise en scène chez Ozu,
- Je crois que la phrase était "un acte est moins important que toutes les heures d'un homme", ( je me disais, ( tout-au-moins sur le moment), et par rapport à cette phrase, chez Ozu, un film est un ensemble de gestes), mais pensais-je, chaque geste n'est-il pas un instant ? Un film d'Ozu serait cette contradiction là ?
- ...
août 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.27
V, ( sublime, forcément sublime),
- C'était aussi une histoire de salivation, avais-je pensé, parfois de rumination, et souvent d'espoirs déçus, ( je pensais au cinéma), le film, tout-de-suite je m'étais dit qu'on était en terrain connu; que du déjà vu avais-je pensé, chouette, avais-je pensé. Les choses commencent, avais-je pensé ensuite, et c'est du bien burné, j'avais pensé, mais quel est le titre de ce livre de William Blake ? (...). Je m'étais dit, c'est un film sur les conséquences, ce qui est beau, avais-je pensé, est le montage, c'est d'ailleurs ça qui m'avait fait pensé à Blake, je m'étais dit, les Américains sont capables de nous donner l'équivalent d'un livre de poésie, juste en un raccord de montage, de résumer un livre en un raccord de montage. Le plus extraordinaire, avais-le pensé, est que le film est loin d'être exceptionnel, il et magnifique, oui, il est magnifique, mais pas exceptionnel, il est parfois sublime, oui, mais pas exceptionnel, je m'étais dit un moment qu'il faudrait enfin que je lise ce texte d'Oudart sur la suture, que le film ça devait être ça, qu'effectivement c'était une histoire de suture, j'aimais bien ces instants où le film se jaugeait, examinait les conséquences, recadrait les choses, devenait pensif, passait de l'infiniment grand à l'infiniment petit, ( le moment où elle se fait descendre à coup de carabine), ce recadrage brutal, oui je me disais, le cinéma Américain, au fond, ne reconnaît pas la distance, ( ou la séparation), ( une sorte d'esthétique du chapelet, rajout), dans le cinéma Américain pensais-je tout se frotte, oui pensais-je, ce film c'est une histoire de distance requise, (parle de la distance requise), (brouillon),
- "Furtif", de Rob Cohen.
- Quelques blogs magnifiques: Là, là, et là...
août 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.25
V, ( brouillon)
- Je n'arrive pas à prendre du temps, pensais-je, et surtout il passe; je suis toujours pressé, les films en ce moment, c'est à celui en fonction de ça, je veux dire, ce qu'il faut, idéalement, c'est accepter la perte, que tout ne soit pas comme on le désirerai, et justement pensais-je, le film c'était ça, exactement ça, un sentiment de perte, une colère, une impatience qui monte face à ce qui n'a plus eu lieu, ( presque comme face au déjà moment de notre mort), le film, le premier plan était magnifique, inattendu, assez vite on se disait que c'était ça à elle, le temps, que le "départ" de son mari lui signifiait non sa mort prochaine, mais une mort à venir, je m'étais dit, et le film est, et sera ça, l'apprentissage du temps présent, ( et peut-être aussi du temps restant, l'apprentissage de la mort), je n'aimais pas la lumière argenté du film, je m'étais dit, c'est pour faire riche, ils ont un peu honte de leur film, j'aimais bien un moment le dilemme moral de la femme, dans le rayon alcool, deux bouteilles ? Non, finalement trois, je m'étais dit, le film prend parti comme il faut, un temps d'attente et une troisième bouteille, j'aimais bien aussi le traffic métaphysique des balles de base-ball auquel se livrait le type, et j'aimais bien l'absence totale de dramaturgie du film, aucun rebondissement sérieux ou factice, j'aimais bien la façon toute Atabekianesque de ranger les affaires de son mari, c'est-à-dire être de se multiplier dans la dépression, ( alternative, se multiplier dépressivement), parce qu'au fond, me disais-je, et Atabekian l'a bien montré, dans la dépression on est toujours plusieurs, (alternative: plusieurs soi-même), on est partout à la fois, pensais-je, et un peu trop, ( de nous-même), je me disais, le film, c'était comme se débarasser des méduses, ( copyright Alain Resnais), c'était un truc de courant continu avais-je d'abord pensé, ( avant de penser aux méduses), ce n'est que du mouvement interne, avais-je pensé, ( le film ne fonctionne que par la mise-en-scène, c'est presque une question de tempo), je me disais, au fond, le vide laissé par le mari avait affolé et la femme et le film, je me disais, elle devait apprendre à retrouver sa respiration, je me disais, la disparition était la fiction, je me disais, le type justement, était comme qui dirait, sous son nez, sous elle, je me disais, au fond, le film finissait lorsqu'elle arrivait à articuler quelque chose,
août 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.24
V,
- Je craignais le pire, c'était ça que j'avais à l'esprit, je craignais un film genre à la Maria Carey, un genre de film "modulation de fréquence", le film, je l'avais choisi en fonction de l'horaire, cela aurait pu être un autre, mais j'avais traîné, puis j'avais pensé, "qu'elle semaine merveilleuse qui s'annonce, c'est magnifique, rien que des chefs-d'oeuvre", "Furtif", "Les bienfaits de la colère", "Fat Albert", sans oublier "H2G2", ( mais celui-ci, la presse montagnarde l'avait tellement vendu en fresque Monthy Pythienne, je savais plus, je n'aimais pas les Monthy Python, je n'en avais jamais regardé plus de deux minutes, pour moi, ce n'était pas du cinéma, mais du ricanement), j'avais manqué éclater de rire, devant la bande-annonce du prochain Anne Fontaine, et devant celle du prochain film de cet acteur Jalil Lespert, c'était ahurissant, pensais-je, c'est impossible, nous sommes bien en france avais-je pensé, avant d'éclater franchement de rire devant celle 14/18 ème et Taverniesque du film d'Yves Angello, j'avais pensé, oui, il y avait une nostalgie pétainiste dans ce pays, ils veulent le Pétain indiscutable, ( façon de parler), puisqu'ils ne peuvent décemment se réclamer de celui qu'ils adorent réellement, celui de la collaboration, je m'étais dit, quel petit pays dégouttant, quel pays honteux; s'agissant du film, c'était pire, il était ce que je craignais, une version familiale de la série, pour dire, j'aimais bien quelques trucs, le coté bouseux, sud profond, Texas, et santiags, ( j'adore les santiags), music country, puis je m'étais dit, finalement, c'est pas si loin de Guiraudie tout ça, sauf que bon, Guiraudie ce fût mieux, puis je me suis dit, ( je sais je sais je sais ( je sais je sais je sais), ( je me répète hein?)), si c'est pas du cinéma, qu'est-ce ? C'est devant moi, c'est projeté ? C'est tout ? En même temps, je me disais, le cinéma c'est ce qui n'a lieu qu'une fois,
- "Shérif, fait-moi peur", de
août 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.23
V,
- Je me disais, les enfants chez Ozu, c'est la fiction en elle-même, (qui, bien évidemment n'a rien à voir avec une quelconque mièvrerie Toktok), je me disais, c'est une force d'inertie, puis j'avais pensé, le truc du film, c'est la lumière, c'est une question de photogénie, le truc, c'est de pas tomber, un moment, je pensais, chez Kitano aussi, dans son film, l'enfant était chargé de jouer à la loterie, de porter chance, je me disais, le film de Kitano, c'était pas loin d'être un remake du film d'Ozu, il y avait une séquence absolument magnifique, il n'y avait pas que celle-ci, c'était celle où elle faisait le même geste d'épaule que lui, ( extrait à venir), la fin, les enfants dans le parc, j'avais pensé, on dirait des fleurs, c'est comme des fleurs, il les a filmé comme ça,
- "Récit d'un propriétaire",
août 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( au bar de la plage)
- Ce qui me gêne vraiment dans le navet pénitentiaire de Depardon, n'est pas sa nullité stylistique, mais qu'il nous oblige à acquiescer à son point de vue, qui n'est tout-de-même que le point de vue de l'institution, je veux dire, tout spectateur raisonnable, tout spectateur doté d'un minimum de raison, et d'intelligence, ne peut, à chaque instant qu'être du côté de la juge/cinéaste, réellement personne n'est innocent aux yeux de Depardon, sauf la juge, (il n'y aura aucun accusé qui ne nous fera sourire), jamais il ne prend en défaut l'institution judiciaire, même les sans-papiers sont chez lui libérés, ( parce que bien évidemment, dire à un sans-papier qu'il doit juste retourner dans son pays, (dont il n'a aucun papiers officiels), c'est évidemment le libérer, et c'est surtout faire acte d'une mansuétude mensongère qui n'existe que, pour la caméra, en france on ne libère pas les sans papiers, on fait comme pendant sa glorieuse période pétainiste, on prend aussi les enfants, ( articles de libé, au sujet d'enfants en bas âges placés en détention/rétention), le film de Depardon épouse parfaitement le propos-point-de-vue de l'institution, il en est, on peut dire une émanation, ( Depardon se situant dans toute sa carrière, résolument, systématiquement, du côté du pouvoir, Giscardien, patronal, ( Usinor), judiciaire, etc...), Depardon est une merde,
- ( Évidemment, le seul "innocent" est tellement caricatural, tellement proxénète, et surtout, tellement "noir", qu'il en devient/qu'il n'en est que plus coupable, rajout),
- A une époque, je m'étais dit que l'article de Pascale Bodet dans la "Lettre du cinéma", sur le film de Depardon était pas si mauvais, mais je l'avais pas vu son film au connard, finalement non, c'était quand même, un peu impardonnable son texte, à Pascale Bodet, Depardon, on doit commencer ainsi, avais-je pensé, ( à nouveau pensé), "Depardon est une merde", puis j'avais pensé, son film ne s'analyse pas, puisqu'il n'y a rien à analyser, un film de Depardon ne s'analyse pas, puisqu'il n'y a rien à analyser, consacrer plus de deux lignes à Depardon sans l'insulter, pensais-je, ( au risque de me répéter et de lasser mes lecteurs, (hum)), est impardonnable, son film est nul, point, qu'il y ait eu une telle faveur (ferveur) critique, je ne sais pas, voilà, je ne sais pas, c'est déprimant, les cinéphiles sont déprimants,
août 23, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2005.08.22
V, ( brouillon)
- Ça commencerait ainsi, "The island", quoiqu'il fût, je l'aimerai déjà, que j'en parte ou non avant la fin, pensais-je, je l'aimerai déjà, ( et je l'aimerai [extrêmement bien] plus que le navet à venir des salopes Larrieux, et qui sera à nouveau et sans aucun doute à avoir là-dessus, un film pétaino-régionaliste comme on [les] aime tant dans ce pays, ( et comme en Allemagne existât à une certaine époque, les films dits de montagne)), je pensais, c'est intéressant de lire ce qu'écrivent les crevures parfois, pour Ozu, me disais-je, c'est très instructif, ils n'aiment que "Bonjour", ce serait son chef-d'oeuvre d'après la merde De-Baecque, on peut regarder partout, ils n'aiment que "Bonjour", non pour sa perfection formelle, pensais-je, (c'est quelque chose qui leur échappe), mais pour le côté 400 coups, le côté 40 ans en arrière, le côté progéniture, Toktok, le côté jeune public, je me disais, ce qu'ils retiennent d'Ozu, c'est le côté "cinéma à l'école", c'est le côté, "l'après-midi des enfants", (qu'Ozu, au fond, ne se sente absolument pas concerné par les enfants, ne leur viendrait même pas à l'esprit), ( extrait de l'interview d'Ozu à propos de "Bonjour": Mais professionnellement, comme je pensais à faire de l'argent j'ai rendu l'histoire plus humoristique, je me disais, Ozu et Larrieux, au sujet de "The island", comment ils sont reçus, est quelque chose d'important, je me disais, un texte sur Ozu, un texte sur les frères Larrieux, est ce qui construit "The island", qui est un film absolument mauvais, mais juste un film, je veux dire, c'est juste un très mauvais film, pas un film de ce Michael Bay dont on nous parle si souvent, je veux dire, il est de lui, mais ça n'a aucune importance, j'avais lu, vaguement, pour les pubs qui interféraient, c'était faux, c'était même pas gênant un peu, était gênant ces couleurs photoshop, pas la pub, ( beaucoup moins intrusive que dans la "série 24h00", tout-au-moins la 4ème saison, la fin surtout), je pensais un moment, c'est assez inquiétant, ça, qu'il ne lui arrive rien au type, après sa bouffée émotive/interpellation, c'est vachement inquiétant qu'il ne lui arrive rien, puis passant pour ainsi dire du coq à l'âne, je pensais, c'est marrant, les "critiques de cinéma" ont été plus sympa avec ce film qu'avec le Spielberg, le Spielberg, faut se souvenir de ce qu'il a eu droit, par exemple dans Libé, me disais-je, un moment lorsqu'il trouvait un criquet, j'avais pensé, pour le transporter, il l'enferme dans une boite d'allumette, une boite pleine, il la vide, et surtout par terre, j'avais pensé, c'est pas possible ça, c'est quelqu'un qui est habitué à respecter l'ordre, la logique voudrait qu'il pose les allumettes sur la table ou les mette dans sa poche, mais certainement pas qu'il les laisse tomber, il est habitué à obéir, je me disais, ce plan, c'est juste pour faire beau, c'est la première preuve indiscutable de la bêtise du réalisateur, puis beaucoup plus tard, je pensais, ce qui est fou, c'est qu'on y croit quand même, malgré, c'est la force du cinéma Américain, malgré un film nul, et qu'on sache qu'il ne leur arrivera rien, on y croit, on a peur, j'aimais bien un moment, le type courrait, ce qui était beau est qu'il savait pas courir, après je me disais, tiens un bar de bikers, encore un, c'est toujours des bars de bikers qu'on rencontre dans le désert, dans les films Américains, puis il y avait cet instant pour moi magnifique, de trouble, lorsqu'elle "se voyait" dans cette pub, ensuite je pensais que les images étaient comme déconnectées, n'avaient plus de sens, je veux dire, un moment le réalisateur ne faisait même plus le film, ça n'avait plus aucun lien, il tournait réellement une pub, ( une pub pour son propre film), je me disais, la dernière fois que j'ai ressenti cela, d'être réellement dans une pub, c'était pour ce film, "L'odeur de la papaye verte", de Tran Han Hung, sa pub "Tahiti douche", je me disais, oui, c'était la première fois que j'avais ressenti cela, mais aussi la dernière, j'avais toujours réussi à éviter depuis, je me disais, l'échec du film vient de là, pas d'autre chose comme le pensent les crevures, ça vient du sentiment de solitude qui prend tout la salle, qui tombe brusquement dessus, ça vient pas des pubs ou autres conneries pas gênantes du tout, vers la fin il y avait cette belle poursuite, avec les essieux, à un autre moment, ce trouble lorsqu'elle lui prenait la main, j'aimais bien dans le film, ces gestes qu'ils faisaient pour la première fois, ce trouble face à quelque chose qui venait de loin, on pourrait dire cette naissance de l'humanité quand même, ou malgré tout, non ce n'était pas ça, ( faisant moi-même un geste pour comprendre), ils faisaient un geste unique/simple pour la seconde/première fois ? ( y revenir),
- "The island", de Michael Bay.
août 22, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.20
V, (brouillon)
- Aujourd'hui était une journée particulière, avais-je pensé, certaines choses se précisaient, et j'en comprenais d'autre, Ozu, son côté feuilletonesque. J'avais remarqué la rupture presque radicale pour ce film, j'exagérais un peu, mais il s'agissait bien de rupture, c'est drôle m'étais-je entendu penser, avant je n'aimais pas ce film, c'était le premier film d'Ozu qui m'avait déçu m'étais-je dit, et maintenant je le vois comme un acte radical, en rupture totale, peut-être son film le plus radical, son film le plus risqué, oui, je me disais, les autres films n'avaient jamais été en rupture, celui-là si. Je pensais, celui-là, c'est vraiment une rupture esthétique totale, les choses semblent identiques, mais tout a changé, je me disais, il montre les coutures, il les montrait avant, mais on ne s'en rendait pas compte, je veux dire, maintenant il est presque dans la déconstruction de lui-même, ( terme provisoire), avant il montrait les coutures, ( les couloirs, les pylônes, les rues, les cheminées), je pensais, maintenant même ça n'échappe pas à la déconstruction,( là ), on voit bien dans l'extrait, pensais-je, que la fille respecte une marque, on voit bien qu'il s'agit pour ainsi dire d'une amorce, d'un défilé presque, ( terme provisoire), je me disais, Ozu délimite toujours ses images, je dirai pour l'instant, il en montre la superstructure, les frondaisons, (je ne trouve pas, là non plus, les termes adéquats), on pourrait dire aussi, l'envers de l'image, son à-côté, (il ne s'agissait pas, bien évidemment, de son hors-champs), on pourrait dire aussi, les coulisses de l'image, ( ses coulisses), je pensais, il montre réellement les décors, je me disais, ses films, c'est comme plusieurs cercles, avec un mouvement vers le centre, mais là, je n'étais vraiment pas certain, c'était vrai, mais ça pouvait ne pas l'être. Je remarquais que plusieurs fois les personnages reprenaient leur souffle/ou pleuraient,( là ) , un moment je pensais, c'est incroyable le travail qu'il fait sur les couleurs, c'est presque pop, cela en devient presque abstrait même, ou vulgaire, ( je me comprends), disons, c'était criard, pensais-je plus tard, je me disais, c'est presque du music-hall, je pensais, oui, Takashi Miike et Kitano sont vraiment dans la droite file d'Ozu, puis j'avais pensé, même si cela faisait un peu lieu commun, "l'idée du bonheur chez Ozu est de l'ordre du bonus, de la bonification, ce n'est pas quelque chose de primordial", ( je n'aime pas les mots employés), puis je me disais, pensant à la séquence de la chanteuse faisant ses gammes, au fond, ce que cherche Ozu, c'est la dissonance, je pensais aux personnages masculins du film, je me disais, oui, vraiment, ce sont des cousins de Jean de Dieu, ou plutôt les oncles, je me disais, Monteiro vient directement de là, de chez Ozu, et lorsqu'on y réfléchit, ce n'est pas si bête, pensais-je encore, je me souviens que pendant le film j'avais pensé à ce mot, lubrique, lubricité, de toute façon, m'étas-je dit, j'avais déjà pensé au Japon,pour Monteiro, par rapport à un livre, assez mauvais du reste, un moment, pour tout autre chose, j'avais noté ceci, "ce sont des plans générés presque", et aussi, qu'un film d'Ozu est tours la somme des autres, chaque film d'ozu est toujours la somme de tous ses films précédents, et la somme d'un autre, ( sinon parfois son remake), il en est parfois de certaines séquences/plans, une séquence est tournée dans un film, selon un point de vue, on va dire, "géographique", et dans un autre, par un autre point de vue "géographique", ( l'adieu aux mariés),
août 20, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( provisoire)
- Session de rattrapage, là, (Badiou).
août 20, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2005.08.19
V, ( brouillon)
- Je voulais dire, il y a beaucoup de choses à surligner en jaune; tout ce que j'ai oublié, mais une autre fois. Je suis fatigué. - Un mot conviendrait bien, s'agissant des films d'Ozu, "déchirement", je pensais à ça, pendant le travelling/la séquence du début, ([époustouflant de beauté]), le film c'était "Où sont les rêves de jeunesse", le début était bien, la fin aussi, dans ses films muets, pensais-je à nouveau, dans cette période là, on sentait qu'il était pas encore assuré encore, qu'il était pas certain, les certitudes étaient là, mais il était pas encore certain; il y avait une séquence, la séquence du discours de l'oncle/le vice-président, les plans de mains des types tenant leurs montres, Ozu ne cadrant que les torses/les bassins, les mains, vers la fin, ils étaient sur le toit, ils attendaient que le train des mariés passe, j'avais pensé, l'autre fois, pour l'autre film c'était pareil, j'avais pensé, la séquence est inversée, je veux dire, le point de vue n'est pas le même, la caméra est avec les mariés, et l'on voit l'immeuble, c'est la même séquence que pour l'autre film, mais inversée, ( 1 minute après il filmera d'après le toit),
août 19, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.17
V, ( brouillon),
- Les gosses chez Ozu sont insolents, pensais-je, ils résistent, ils sont revêches. Je pensais à un autre film de lui, je me disais, un moment, chez lui, les choses deviennent définitives, ensuite j'ai pensé, on flâne beaucoup dans ses films, les gens se promènent, ne font rien de précis, jouent, fument, ils perdent beaucoup de temps, ailleurs cela ne se ferait point, ailleurs tout serait compté, je me disais, chez lui, parfois on est pas utile au film, mais ce pas utile, néanmoins me disais-je, fait partie du film. Je pensais, chez Ozu, les enfants sont la part/la somme enfantine du film, sa gratuité absolu, le côté situationiste d'Ozu en quelque sorte, ( on trouve quand même ce genre de phrases chez lui, "Vive l'échec et mat, à bas la séparation", "Le pachinko n'a pas rendu le monde meilleur"),je pensais encore, l'enfance chez Ozu n'est pas quelque chose de mièvre, ( n'est pas un état dit heureux etc) elle est intégrée, je pensais, chez lui, l'enfance est une période, elle ne relève même pas d'une perte à venir, il n'y a pas vraiment perte chez Ozu, me disais-je, [alternative : perte d'innocence], la tristesse des personnages vient de là justement pensais-je, de leur innocence, la tristesse du film "Le goût du riz au thé vert" vient de là pensais-je, ils se sentent dépassés, d'ailleurs ils le disent, et le redisent, la femme ( du film "le goût du riz au thé vert") est un personnage réellement complexe dans ce film, à la fin, on se dit, oui, c'est comme dans ce film d'Eustache, "La maman et la putain", on s'attend à ce qu'elle parle pendant des heures, je me disais, de toute façon, elles ne font que ça tout le film, parler entre elles, et boire,
- "Gosses de Tokyo",
août 17, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.16
V, ( mauvaises pensées)
- Finalement, me disais-je, pendant mon footing, "Born to fight", n'est que le remake de ce film de Murnau, "Les finances du grand duc", il est tout aussi mal mis en scène par un technicien anonyme, et il raconte la même chose, des méchants révolutionnaires communistes, et sans dieu, ( et de plus, ( et surtout) juifs chez Murnau), qui envahissent un village/une île, et qui finalement dans chacun des films, sont massacrés/rejetés à la mer, la fin du film chez Murnau, pensais-je encore était de plus comme un appel au massacre général, disons qu'il indiquait fortement ce qu'il fallait faire, je pensais encore, pendant la projection de "La mère", de Poudovkine, j'ai su que vraiment je n'aimais point Murnau, trop gras, que je ne l'avais jamais aimé, qu'aucun film de lui n'avait jamais trouvé grâce à mes yeux, n'avait jamais retenu mon attention, puis, pendant la projection de "Born to fight", j'avais compris qu'il n'était au fond que de ce même niveau, pas plus, (rires)...
août 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.15
V, (notes pour moi-même), brouillon
- Vu il y a deux ou trois jours, "Driftwood", d'Allan Dwan, film raté, et parfait tout en même temps, on pourrait dire, il n'est pas bon, mais aussi qu' il est fidèle à lui-même, on pourrait dire qu'il se prend au mot, c'est-à-dire qu'il va au bout de sa logique, pas naïvement, mais il ne se laisse jamais prendre en défaut, je me dis, c'est sur de tels critères que je devrais juger le Cédric Kahn, mais j'en suis incapable, surtout Dwan faisait partie d'un système de production, l'honnêteté de sa part était cette sorte premier degré, ce sérieux, même dans la fantaisie, je me dis, c'est pas très convaincant ce que je dis, disons que je me comprends à défaut d'être clair, ce que je sais, sans avoir vu le film, est la malhonnêteté de Cédric Kahn, ce que je sais, est que le monde réel n'a pas besoin de ce genre de film, que le cinéma n'a aucun besoin du film de Kahn, qu'il n'est pas concerné par cela, qu'il n'y a que de l'idéologie familiariste dans son projet, que ce n'est ^pas très loin de ces films qui passent en ce moment sur ciné-classic, le cycle Joselito, (" La chanson de l'orphelin", "Ecoute ma chanson", "Mon amie Joselito", "Le secret de Joselito"), cinéma franquiste de fait, et étrange cette façon de toujours se réclamer ou du peuple, ou de l'enfance, ( sinon de l'innocence), je me dis, pour revenir au Dwan, que l'humanisme du film passe par sa construction même, est le film lui-même, ( je repense aussi à un autre de ses films dont le titre m'échappe), non pas les caractères, mais réellement la construction du film, ( j'avous ma paresse de m'expliquer), cette manière dont les personnages ne se taisent jamais, cette façon Straubienne presque, de revendiquer, de ne jamais reprendre leur souffle, cette guerre, ce duel, non des mots, mais de la phrase même, de réclamer ( ou clamer) raison, je ne me souviens pas non plus, ni chez Dwan, ni chez Spielberg, qu'un enfant prenne d'assaut une forteresse militaire, je me dis qu'est peut-être là, la véritable innocence, ( de ne pas nous prendre, déjà, pour des idiots), je dirai presque, pensant "Au livre de Jérémie", d'Asia Argento, la terreur est chez eux, une question de cadrage, de plongée ou de contre-plongée, pour le Cédric Kahn, son problème, est qu'il est intellectuellement nul, qu'il n'y a rien à en penser, c'est ce qui est impardonnable,
août 15, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.14
V, ( brouillon)
- C'est ce que je pensais à l'instant, pour Ozu, qu'il importait aussi pour la seconde fois, ( en fait non, pour la première d'abord, rajout), pour la première, et pour la seconde, ce n'est pas que tout était double chez lui, non, tout avait déjà peut-être eu lieu, c'est pour ça, pensais-je, qu'il est important de voir ses films mineurs aussi, pour la première fois. Ce n'est pas que tout avait été fait une première fois chez Ozu, pensais-je, c'était que tout avait été vu une première fois, (regardé), curieusement je pensais à la neige, et à Godard, puis je me disais, la probabilité pour que je dise n'importe quoi est importante, mas je ne peux pas m'en empêcher, je me disais, il y a certainement un peu de vérité dans ce que j'avance, tout-au-moins, autant que ce que je lis un peu partout ailleurs, je me disais, mais je préfère néanmoins ce que je pense moi. Pour le film d'aujourd'hui, "Le goût du riz au thé vert", je me souvenais ne l'avoir jamais trop aimé, et de ce fait, n'en voir que peu de souvenirs, ce qui était surprenant au tout début, était les transparences, j'avais pensé que c'était rare chez Ozu, puis j'avais pensé que c'était plutôt rare de voir des trajets en auto chez lui de toute façon. Je pensais très vite à ce mot, "séparation", je me disais que c'était un de ses films les plus désespérés, même cette lenteur à l'oeuvre semblait emprun d'une certaine morbidité, ( au sens désespéré du terme), il y avait un moment vers la fin, lorsque sa femme le quitte, qu'elle traverse le pont, toute cette séquence quasi Gianikiannienne, avec ces structures métaliques, le visage de la femme, je pensais à Satyajit Ray, elle avait ce regard qu'on ses héroïnes, j'avais pensé qu'il n'y avait que dans le cinéma d'avant-garde, que nous voyons cela maintenant, j'avais remarqué aussi ces mouvements de caméra, ces travelling arrières, je m'étais dit, c'est comme une apiration, plus exactement une constatation, puis j'avais pensé, ce qui est vide parfois chez lui (quoique personnellemnt je n'aurai pas employé ce terme) est simplement la seconde fois qui a eu lieu, mais qu'il n'a pas refilmé, je me disais, parfois il ne refilme pas les choses, c'est implicite, (comme un contrat, rajout), on pourrait dire, ce "vide" est là, je m'étais dit, c'est étrange comme finalement chez Ozu on arpente le monde, comme on marche finalement beaucoup, et surtout comme on a toujours quelque chose à dire, un peu comme chez Dostoïevski. Le film est réalisé en 1952, "Voyage en Italie" le fût en 1954, la fin diffère, mais au fond, il s'agit bien de partager une expérience, les fins diffèrent, mais ce sont les mêmes conclusions, j'avais pensé, c'est drole, dans ce film, ils n'ont que des plaisirs soilitaires,tout-au-moins séparés, c'est quelque chose de glacial qui est à l'oeuvre, je me disais, la femme est revêche, mais pourtant, ce qu'elle reproche à son mari, paradoxalement, c'est cette fermeture, je me disais, le bac à fermentation, c'est un peu leur orgueil à chacun, puis je pensais à cette phrase d'un film de Bresson, "Quel chemin j'ai dû faire pour parvenir jusqu'à toi",
août 14, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.13
V, ( à venir)
- Ce qui était étonnant, pensais-je, était la sécheresse du jeu des acteurs, et cette sorte de montage rentré, un montage que j'appellerai aussi haché, pour l'instant, parce qu'il me faisait penser à celui du film de Léos Carax, "Les amants du pont-neuf, le terme n'étant pas exact, mais provisoire, c'est la pellicule qui semblait attaquée, tout semblait avoir été recadré, coupé, découpé, on avait le sentiment d'une mise-en-scène consciente de ce montage à venir, curieusement, le dernier Spielberg me venait aussi à l'esprit, c'était la même violence, et c'est ce que je reprochais, au fond, au film de Romero, de n'être point en guerre, d'être plus dans le vouloir dire, que dans une approche stylistique, je pensais aux film de Spielberg et à celui de Poudovkine, je me disais, c'est comme une éxécution, qu'elle chose d'indubitable, je me disais, ils tranchent,
-"La mère", de Poudovkine.
août 13, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.12
V, (brouillon)
- Et si je disais, "chaque film d'Ozu est un prototype"? Pensais-je, si je disais, depuis approximativement "Il était un père", chaque film d'ozu est un prototype. C'est important les dates chez Ozu, pensais-je encore, pour il était un père, c'était comme une plénitude platisque atteinte, puis il a recommencé, 1942 quand même, pour "Il était un père", puis ce fût récit d'un propriétaire, (en 1947), puis, "Une poule dans le vent", que je ne connais pas, dont je n'en ai jamais entendu parler et n'ai jamais rien lu à son sujet, est-ce ce film parait-il vraiment raté? Il me semblait avoir lu qu'il avait fait un film vraiment raté, était-ce celui-là ? Je pensais, pour le film, ce qu'il veut, c'est échapper à l'organisme, ( alternative: à l'organique), au biologique, disons c'était ce qui était en partie notable, ou ce qui n'était pas dans les autres films, ce soucis du biologique, ( quoique peut-être sous une autre forme).
août 12, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.10
V, ( brouillon)
- Je pensais, "parfois il faut faire un choix, et parfois c'est impossible", je me disais, "dans ces cas là, le choix est de n'en point avoir, et si l'on ne peut choisir entre deux films, la sagesse est de voir les deux", je commençais donc par l'un, "Sérial noceur", une sorte de remake FM de ce film de Cukor avec Gary Grant, "Indiscrétions", je crois, le film ne valait que pour ce qu'il n'était pas, et pour Owen Wilson évidemment, ( plus quelques autres détails), passons, j'ai ri un peu, au début surtout, ( j'ai plus ri en lisant l'article absolument nul de Garnier dans Libération), j'ai pensé, il ne comprend pas, ils ne comprennet pas, ces crevures de la critique franchouille que la mise-en-scène, concernant les films Américains merdiques est absolument secondaire, je veux dire, on s'en fout, ce n'est pas ça qui compte, je me disais, le cinéma n'est plus forcément parfois dans la mise en scène, ce sont des films, je me disais, un peu faits, presque sans pellicule, je me disais, en tout cas, sans metteur-en-scène, je me disais, évidemment c'est dommage, on peut le déplorer, et alors ? Je me disais, et Guédiguian, y-a-t-il réellement plus de mise en scène, vous avez vu son film avec le piano ? je me disais, chez Guédiguian, il y a sa prétention merdique en plus, et ses pleurnicheries, mais certainement pas de mise-en-scène, je me disais, c'est comme chez Rivette, il filme des grosses baraques poétiques, il fait pas grand chose de plus, je me disais, un film Américain merdique sans metteur-en-scène, en fait beaucoup plus, et pense beaucoup plus, même s'il est en partie raté, ou même s'il est en partie vraiment mauvais, il fait beaucoup plus, je pensais, le cinéma Américain merdique, dialectise à chaque instant, et ne nous vend rien omme à des bênets, Rivette, lui si, il nousvend de la poésie à deux balles, mais pas de la pensée, Guédiguian c'est pire, il nous fait les bons sentiments en plus, il est toujours du bon côté, c'est facile, pensais-je, facile et paresseux, je pensais, dans le film "Sérial noceur", la maison était plutôt comme un objectif, au sens militaire du mot, un objectif guerrier, ( pourquoi je pense à Renoir), chez Rivette, elle est un décor poétique, elle est vide de sens réel, de fiction, elle ne participe à rien, c'est une sorte de tisane spectaculaire, pensais-je, content de moi, je pensais, le propre du cinéma Américain est l'oubli, et c'est pour cela que le film de Romero n'est pas très bon, et que l'on eut préféré "Vampires" de Carpenter, Carpenter, encore et toujours, et parce que chez Carpenter, on pourrait dire, ça se fissure, et ça se fissure et c'est toujours neuf, je pensais, chaque personnage chez Carpenter est un homme nouveau, un stéréotype, mais un homme nouveau, disons plutôt un homme neuf, je me disais, chez Carpenter, la mémoire est dans le carton-pâte, dans l'outrance, chez Carpenter, le faux est un moment du vrai, comme disait l'autre, pour le Romero, hein, les peruches dans leur cage, pff, ça veut tout dire, je me disais, je préfère les peruches chez Melville, je pensais, on lui demandais pas d'être aussi fin que Spielberg, à Romero, mais quand même, et lorsqu'il plaque de la musique sur le plan du repas final, pour nous faire pleurer sur le massacre, marche pas, avais-je pensé, il peut nous mettre des violons, on s'en fout qu'ils se fassent bouffer, eux, c'est pas les bons, c'est les bons qui auraient dû mourir, enfin c'est sur eux que la musique aurait dû être, Carpenter, la scène de castagne, dans "Invasion Los Angeles", et qui n'en finit pas, n'est que de la distanciation Brechtienne finalement, du théâtre, et c'est le passé des personnages finalement, je veux dire, les coups, c'est en quelque sorte une façon d'en finir, pensais-je, plus il y en a, plus on en finit, pensais-je, c'est le carton-pâte, je pensais, chez Carpenter, ils arrivent innocents, aussi innocents que possible, vierges disons, mais je me disais, mais chez Romero, qu'est-ce qui ne va pas, à part les perruches ? Je pensais, mon,le copain mongoloïdes, oui, il vient des westerns de la grande époque, c'est le copain alcoolo de jadis, mais-est-ce suffisant, je me disais, pour les neus-neus qui ont étudiés le cinéma probablement, c'est suffisamment scolaire, suffisamment Bergalien, je me disais, son problème au film, est qu'il est de gauche, je veux dire, il pète plus haut que son cul, je me disais, le discours sur le monde, etc, la société, etc, rien à foutre, c'est du discours justement, c'est pas très loin d'Haneke, du commentaire sur le film d'Haneke, même, je pensais, il nous fait même pas confiance, au fond il nous méprise, je pensais, on peut tout dire sur Spielberg, mais il est des choses qu'il ne se permettrait jamais, d'ailleurs c'est ce qu'on lui reproche à Spileberg, de laisser tout sans réponse, pensais-je, les gens sont plus habitués, je me disais, Spielberg, je sais même pas s'il y a de la musique dans son film, c'est dire,
août 10, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.09
V, ( brouillon)
- Je pensais, "inutile de tourner autour du pot", ( indéfiniment), je m'interrogeais/ je ne m'interrogeais pas, c'était ainsi, (mais ça ne l'était pas), cela commençait ainsi, (mais aussi peut-être pas)... Non, je minaudais, ( reste à m'expliquer sur ce mot, ce que je ne ferai pas), je minaudais, voilà tout, et c'était tout.
- Les Ozu muets étaient évidemment d'une qualité infiniment moindre à ceux de la période sonore, pour tout dire, ils n'avaient qu'un intérêt moindre, et ils leur manquaient le son, ( j'avais pensé, "le son chez Ozu lui assurera une maîtrise formelle, une "abstraction" gestuelle"), je pensais, dans les muets d'ozu, la mise-en-scène n'est pas encore prépondérante, ( chez Ford pareil), (puisque ce sont deux cinéastes absolument comparables, quoique la comparaison serait peut-être plus pertinente avec Hawks), je pensais, "je commence à parcourir le livre de Shiguéhiko Hasumi, il ne semble pas être d'accord avec cela, pour lui tout se vaut, tout, je pensais, il passe beaucoup de temps surtout à dire que les autres ne comprennent rien, je pensais, c'est terrible, il ne dit pas grand chose lui-même, ça ressemble plus à une compilation son livre, quelque chose de la liste, mais pas beaucoup de la pensée, je veux dire, il ne pense pas beaucoup, mauvais livre, il parait que c'est le meilleur livre sur le sujet, mais je peux certifier que c'est faux, à moins que les autres soient réellement mauvais, je me disais, celui de Youssef Ishaghpour, "Formes de l'impermanence" me semble un peu plus pensif, d'une qualité largement supérieure, quoique je n'aime pas ce que je viens d'écrire, "qualité largement supérieure", mais ce rouleau, pensais-je soudainement, au début du second film, en amorce, plus tard, me disais-je, cela ne se reproduira plus, tout ne sera pas frontal, pensais-je, mais à plat, plus tard il y aura moins de profondeur de champs chez Ozu, pensais-je, puis je me disais, pour ce film, ce fil, sera comment entrer dans la réalité, semble-t-il, comment avoir prise, un moment elle disais: l'enfance est le meilleur moment de la vie, ça peut paraître idiot, mais j'aimerai être [à nouveau] une enfance, (...), tous deux nous repartirions à zéro, je me disais, je n'en étais pas certain, chez Ozu, ils veulent touours repartir en arrière, la mélancolie vient de là, ils voudraient être des enfants encore, tout au moins, ils ont la mélancolie d'un temps passé, d'un état antérieur, je me disais, chez Ozu, tout est prétexte à la fuite, rien n'est acceptable,
- "Une femme de Tokyo",
- "Une auberge à Tokyo",
août 9, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.08
V, ( provisoire)
- Ah oui, j'ai vu que les films de Sokurov, "Voix spirituelles", et "Confession d'un capitaine" étaient sur emule, ( c'est pas moi qui les ai mis) ...
août 8, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, ( brouillon)
- Je m'interroge beaucoup sur ce film, "Garde rapprochée", je me dis, c'est peut-être le plus beau film de l'été, mais c'est aussi peut-être le plus navrant, la combinaison de salles n'est pas extraordinaire, pensais-je, c'est le moins qu'on puisse dire, pour qualifier ces salles pouraves dans lesquelles il passe, et il est en VF, je m'interroge, je me dis, il faudrait tout-de-même prendre le risque. S'agissant du film du jour, et de ce film d'Ozu, je me disais que j'avais beaucoup de tendresse pour son remake au film, une tendresse particulière, alors que je n'avais pas ce qu'on peut appeler de la tendresse pour les autres films, je les aimais tous, mêmes les ratés, mais je n'avais pas de tendresse pour eux, sauf pour l'autre, ("herbes flottantes"),
- Je pensais, par rapport au type qui distribue des tracts pour le spectacle, et qui était suivi par des enfants, je pensais, l'autre fois, il y a longtemps, 4 ans, avant, ce n'était pas les mêmes enfant, je me disais, c'était la même scène, et pas les mêmes enfants, je pensais, Ozu fait ça parfois, des scènes qui semblent être filmés pour la seconde fois, je me disais, pensant à un autre film, parfois il filme effectivement une même scène/séquence plusieurs fois, avec un sens légèrement différent, je pensais, la seconde fois, parfois, une réponse a été trouvé, je pensais, parfois, c'est souvent, la seconde fois, une signification d'un état intérieur,
- "Histoires d'herbes flottantes",
août 8, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.06
V, (brouillon)
- En rentrant, je m'étais dit qu'il faudrait commencer par la fin, parler d'abord de la fin, parce que la logique était là, le film m'étais-je dit, n'était que la construction, l'élaboration d'une image, un résultat, ( la preuve que ça avait eu lieu, comme Lemaitre disait à une époque, que le film était déjà commencé), je m'étais dit, chez Ozu, je remarque que c'est la seconde fois que les choses auraient pû être différentes, je me disais, au fond, chez Ozu, les films ne sont préoccupés que par eux mêmes, c'est très matérialiste comme mise-en-scène,
- Question, se demander si un rapprochement Hawks Ozu est chose pertinente, poser ce mot, "préparatif", ( et penser fortement à DGF, ( à propos du mouvement du film)), mots-clefs, corolle, complot,
- Depuis quelques temps, j'observe la bouderie des personnages, en temps réel presque, je me dis, justement, c'est bien de temps qu'il s'agit, et c'est en même temps quelque chose à charge du spectateur, (hum),
- J'observe aussi que l'on va beaucoup aux toilettes, et toujours brusquemment, l'autre film, c'était cette femme, pour celui-ci ce type, et par deux fois, se laver les mains dit-il, un moment je me dis, n'irait-il pas boire en cachette ? Ou va-t-il réellement aux toilettes? Et aussi, qu'est-ce que ces démangeaisons, parlent-ils de sexe? Aussi franchement? Presque scabreusement ? ( De toute façon chez Ozu, le scabreux est omniprésent)...
- Note pour moi-même, à poster vidéo du train, vu de la terasse
-"Fin d'automne",
août 6, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.05
V, ( note)
- Pour le Asia Argento, je me disais, que ce qui était frontal et premier degré, était ce qui permettait au film d'avancer, c'était son mouvement propre, le scénario était la mise-en-scène, et vice versa. Ce n'était pas une histoire d'équilibre,
août 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( brouillon)
- Pour Ozu, j'avais pensé l'autre fois, et pour l'autre film, qu'il n'était qu'une possibilité évoquée par lui-même, pour celui-ci, je pensais à un mot, "insouciance", dans le sens d'une inquiétude du terme, c'est-à-dire d'innocence, j'avais pensé un peu avant au westen, en voyant tous ces gens attendre le train, je m'étais dit, dans un western, on voit des cowboys arriver dans une ville, et chez Ozu c'est pareil, c'est comme un lever de rideau, c'est la même convention theâtrale, trois coups, et hop, le film commence, chez Ozu on prend le train, m'étais-je dit, on rejoint le film, un grand tout, un flux, chez Ford aussi on rejoint le grand tout, je me disais, au fond chez Ozu, le bureau, c'est un peu la grande rue des westerns d'antan, c'est logique que tout s'y passe, c'est une convention Fordienne, ( les bureaux), je m'étais dit à un moment, "c'est étrange, chez Ozu, il y a toujours/souvant quelqu'un qui manque, un frère, une mère, une mère",
- J'avais noté, que chez lui, on ne mangeait jamais, pour le film d'hier, si, ( mais à contre-coeur),
- "Eté précoce",
août 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.04
V, (brouillon)
- "Le transporteur 2" est un film parfait, et le meilleur film fançais depuis longtemps, le 1 laissait parfois à désirer, celui-ci, non, je remarque juste, comme dans tous les films de genre Américains, que les méchants s'embrassent, ( les gentils, dans le cinéma Américain ne s'embrassent jamais), avant/auparavant, les méchants portaient un chapeau noir, maintenant ils s'embrassent, ( peut-être pour leur donner un côté reptile, rajout), ce n'est plus une critique en soi, c'est le genre qui veut ça, je me disais, aimer le cinéma, c'est aussi être conservateur, avaler des couleuvres, et faire semblant de rien, c'est refaire le montage soi-même, faire abstraction, ( devenir une abstraction, rajout), c'est au fond s'emplir du film, par tous les pores, et devenir soi-même le film, comme le méchant [du film] devenait lui-même l'antidote, ( le sien propre en quelque sorte), j'avais beaucoup aimé que le film trouvait des solutions au scénario à travers le décor, s'en serve, ou s'appuie dessus, comme Chaplin à une certaine époque, ( la bagarre avec le géant, et comment, pour s'en débarasser, ou se mettre à la même hauteur que lui, le héros l'emmène dans un espace confiné, ( la cabine d'un bateau), le géant perdant, et sa liberté de mouvement, et sa force), évidemment, la méchante, tout le monde aura deviné qu'elle vient du cinéma expressionniste Allemand...
août 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.03
V, ( brouillon)
- Oui, pensais-je, je me suis trompé de film, j'ai confondu, celui-ci je l'ai déjà vu, comme je le trouve un peu faible, ( trop Italien), je l'ai vu moins souvent que les autres, l'autre je ne l'ai jamais vu, j'ai toujours attendu une circonstance favorable pour le voir, il m'a toujours fait peur, je n'aime pas les films tristes, pensais-je, et "Voyage à Tokyo" est probablement d'une tristesse insupportable, c'est étrange me disais-je, chez Ozu, même lorsqu'ils mangent, on ne les voit que boire, c'est une question d'esthétik, et manger serait vraiment trop vulgaire, pensais-je; la musique, je me souvenais que Delmer Daves l'employait de la même façon, dans ses derniers films, ceux magnifiques avec Troy Donahue, une sorte de musique d'ascenseur, ( aujourd'hui on dit plutôt de supermarché), j'avais déjà lu quelque chose qui disait cela, il me semble, que chez Ozu c'était de la musique d'ascenseur, je me disais, c'est normal, chez Ozu, c'est de l'ordre de la suspension, un ascenseur est un carré qui monte, chez Ozu c'est un carré qui se répète horizontalement, mais c'est la même chose, ( alternative, chez Ozu c'est un carré qui défile [horizontalement], ou qui s'enroule sur lui-même, alternative, chez Ozu c'est un carré qui se reproduit à l'infini, qui se multiplie, alternative, qui se démultiplie). Un moment, lorsque le père a dit, "quel[le] poids", j'ai compris que les pères, chez Ozu, n'étaient en quelque sorte, qu'une voix off, je ne saurais l'expliquer. Ensuite j'ai pensé que la maison, chez lui était une conséquence et n'avait de fonction que celle-ci. Au début j'avais pensé, s'agissant de ce film, c'est un film qui tourne autour de son centre qui n'existe pas, c'est-à-dire, ce n'est même pas une recherche du centre, puis je m'étais dit, "c'est une histoire d'aimantation presque, ou de particules", ( mais je n'étais pas certain), je me disais, chez ozu, et surtout dans ses autres films, et surtout les suivants, il s'agit d'une pièce manquante, d'un vide, mais d'un vide qui n'a pas à être comblé, je me disais, "et la question n'est pas forcément, qu'est-ce qui reste autour de ce vide", puis je m'étais dit, ne jamais penser qu'Ozu est un cinéaste spirituel, (religieux, ou zen), c'est au contraire un cinéaste complètement matérialiste, ( quoiqu'une forme est toujours spirituelle, au sens "conversation" du terme),
- "Crépuscule à Tokyo",
août 3, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.08.02
V,
- Je pensais, s'agissant du cinéma Américain, les "séries b", ( les films de genres), ce qu'on ne comprend pas, c'est qu'il ne faut jamais se préoccuper de leur scénario, ni de leur mise en scène, mais du reste, je pensais ensuite, je ne sais pas exactement ce qu'est ce reste, je ne suis pas certain qu'il faille absolument le nommer, je me disais, le cinéma Américain* c'est un ensemble de choses, c'est comme un morceau de charbon, je pensais ensuite au mot douceur, je me disais qu'il était extrêmement rare d'observer autant de douceur sur les visages, je me disais, on pourrait presque parler de sérénité, puis je pensais, les plans sont toujours au bord de la chorégraphie, pour un peu, cela se transformerait en ballet, je me disais, de toute façon, dans ce film, tout commence au centre du plan, chez Ozu, souvent ce sont les objets qui font le montage, pour le film, ce sont les acteurs, je veux dire, Ozu dans certains de ses films s'appuit sur les objets pour faire son montage, ( ou sur un point précis d'une scène, ( une couleur par exemple)), Doug Liman, lui, s'appuie sur les acteurs, ( sur leur jeu), mais au fond c'est la même chose, ( je me comprends).
- "Mr and mrs Smith", de Doug Liman.
- *On pourrait dire aussi la même chose du cinéma Japonais, mais de manière sensiblement différente, sans oublier non plus le cinéma de Hong-Kong.
- Note: Je me demande si je jeu d'Angelina Jolie ne serait pas un jeu essentiellement masculin, (
août 2, 2005 in Spectre 01 | Permalink