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23/08/2005

V, ( au bar de la plage)

- Ce qui me gêne vraiment dans le navet pénitentiaire de Depardon, n'est pas sa nullité stylistique, mais qu'il nous oblige à acquiescer à son point de vue, qui n'est tout-de-même que le point de vue de l'institution, je veux dire, tout spectateur raisonnable, tout spectateur doté d'un minimum de raison, et d'intelligence, ne peut, à chaque instant qu'être du côté de la juge/cinéaste, réellement personne n'est innocent aux yeux de Depardon, sauf la juge, (il n'y aura aucun accusé qui ne nous fera sourire), jamais il ne prend en défaut l'institution judiciaire, même les sans-papiers sont chez lui libérés, ( parce que bien évidemment, dire à un sans-papier qu'il doit juste retourner dans son pays, (dont il n'a aucun papiers officiels), c'est évidemment le libérer, et c'est surtout faire acte d'une mansuétude mensongère qui n'existe que, pour la caméra, en france on ne libère pas les sans papiers, on fait comme pendant sa glorieuse période pétainiste, on prend aussi les enfants, ( articles de libé, au sujet d'enfants en bas âges placés en détention/rétention), le film de Depardon épouse parfaitement le propos-point-de-vue de l'institution, il en est, on peut dire une émanation, ( Depardon se situant dans toute sa carrière, résolument, systématiquement, du côté du pouvoir, Giscardien, patronal, ( Usinor), judiciaire, etc...), Depardon est une merde,

- ( Évidemment, le seul "innocent" est tellement caricatural, tellement proxénète, et surtout, tellement "noir", qu'il en devient/qu'il n'en est que plus coupable, rajout),

- A une époque, je m'étais dit que l'article de Pascale Bodet dans la "Lettre du cinéma", sur le film de Depardon était pas si mauvais, mais je l'avais pas vu son film au connard, finalement non, c'était quand même, un peu impardonnable son texte, à Pascale Bodet, Depardon, on doit commencer ainsi, avais-je pensé, ( à nouveau pensé), "Depardon est une merde", puis j'avais pensé, son film ne s'analyse pas, puisqu'il n'y a rien à analyser, un film de Depardon ne s'analyse pas, puisqu'il n'y a rien à analyser, consacrer plus de deux lignes à Depardon sans l'insulter, pensais-je, ( au risque de me répéter et de lasser mes lecteurs, (hum)), est impardonnable, son film est nul, point, qu'il y ait eu une telle faveur (ferveur) critique, je ne sais pas, voilà, je ne sais pas, c'est déprimant, les cinéphiles sont déprimants,

août 23, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink