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17/08/2005

V, ( brouillon),

- Les gosses chez Ozu sont insolents, pensais-je, ils résistent, ils sont revêches. Je pensais à un autre film de lui, je me disais, un moment, chez lui, les choses deviennent définitives, ensuite j'ai pensé, on flâne beaucoup dans ses films, les gens se promènent, ne font rien de précis, jouent, fument, ils perdent beaucoup de temps, ailleurs cela ne se ferait point, ailleurs tout serait compté, je me disais, chez lui, parfois on est pas utile au film, mais ce pas utile, néanmoins me disais-je, fait partie du film. Je pensais, chez Ozu, les enfants sont la part/la somme enfantine du film, sa gratuité absolu, le côté situationiste d'Ozu en quelque sorte, ( on trouve quand même ce genre de phrases chez lui, "Vive l'échec et mat, à bas la séparation", "Le pachinko n'a pas rendu le monde meilleur"),je pensais encore, l'enfance chez Ozu n'est pas quelque chose de mièvre, ( n'est pas un état dit heureux etc) elle est intégrée, je pensais, chez lui, l'enfance est une période, elle ne relève même pas d'une perte à venir, il n'y a pas vraiment perte chez Ozu, me disais-je, [alternative : perte d'innocence], la tristesse des personnages vient de là justement pensais-je, de leur innocence, la tristesse du film "Le goût du riz au thé vert" vient de là pensais-je, ils se sentent dépassés, d'ailleurs ils le disent, et le redisent, la femme ( du film "le goût du riz au thé vert") est un personnage réellement complexe dans ce film, à la fin, on se dit, oui, c'est comme dans ce film d'Eustache, "La maman et la putain", on s'attend à ce qu'elle parle pendant des heures, je me disais, de toute façon, elles ne font que ça tout le film, parler entre elles, et boire,   

- "Gosses de Tokyo",

août 17, 2005 in Spectre 01 | Permalink