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27/08/2005

V, ( sublime, forcément sublime),

- C'était aussi une histoire de salivation, avais-je pensé, parfois de rumination, et souvent d'espoirs déçus, ( je pensais au cinéma), le film, tout-de-suite je m'étais dit qu'on était en terrain connu; que du déjà vu avais-je pensé, chouette, avais-je pensé. Les choses commencent, avais-je pensé ensuite, et c'est du bien burné, j'avais pensé, mais quel est le titre de ce livre de William Blake ? (...). Je m'étais dit, c'est un film sur les conséquences,  ce qui est beau, avais-je pensé, est le montage, c'est d'ailleurs ça qui m'avait fait pensé à Blake, je m'étais dit, les Américains sont capables de nous donner l'équivalent d'un livre de poésie, juste en un raccord de montage, de résumer un livre en un raccord de montage. Le plus extraordinaire, avais-le pensé, est que le film est loin d'être exceptionnel, il et magnifique, oui, il est magnifique, mais pas exceptionnel, il est parfois sublime, oui, mais pas exceptionnel, je m'étais dit un moment qu'il faudrait enfin que je lise ce texte d'Oudart sur la suture,  que le film ça devait être ça, qu'effectivement c'était une histoire de suture, j'aimais bien ces instants où le film se jaugeait, examinait les conséquences, recadrait les choses, devenait pensif, passait de l'infiniment grand à l'infiniment petit, ( le moment où elle se fait descendre à coup de carabine), ce recadrage brutal, oui je me disais, le cinéma Américain, au fond, ne reconnaît pas la distance, ( ou la séparation), ( une sorte d'esthétique du chapelet, rajout), dans le cinéma Américain pensais-je tout se frotte, oui pensais-je, ce film c'est une histoire de distance requise, (parle de la distance requise), (brouillon),

- "Furtif", de Rob Cohen.

- Quelques blogs magnifiques: , , et...

août 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink