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2005.09.30

V, (Toni Toni), à venir

- J'avais un oubli, au moment d'écrire ça, je l'avais oublié, c'était au sujet du film de Renoir, "Toni", à son propos j'avais pensé au film de Gatlif l'année dernière, et à la série "Les sopranos", "Les sopranos", c'était pour la façon de se mouvoir, le point commun était le mouvement, ils exposaient leurs raisons, sans que jamais réellement ils ne s'arrêtent, enfin, c'était approximatif comme raisonnement, mais je l'aimais bien, ce que j'aimais bien était cette façon d'isoler le héros, il le prenait pour ainsi dire, juste à part, il l'isolait, sans que jamais on n'ignore que ce fût un choix de sa part, et que le héros aurait pû être un autre, c'est-à-dire qu'il n'était en rien, plutôt, qu'il ne différait en rien des autres personnes que l'on avait vu arriver dans le prologue, contrairement à ce film de Zang Yimou, "Vivre" je crois, où l'actrice n'était jamais confondu/fondu dans la foule, chez Renoir me disais-je, c'était un choix de montage, chez Yimou, un choix de mise-en-scène, (...), chez Renoir, c'est réellement flagrant vers la fin, la forme même participe de cette morale, la beauté même du plan participe de cette morale, ( extrait vidéo à venir), on pouvait dire de ce film, ( alternative: avec ce film), "le formalisme est affaire de morale", j'aimais bien aussi son idée [toute] Fordienne de faire d'un bout "insignifiant" de campagne française quelque chose qui ressemblait à Monument valley, le décor devenait décor, il n'y avait pas de plus-value paysagiste, ( dns le sens Larrieux du terme, c'est à dire, un décor vu par la fenêtre, encadré), dans le film, l'espace était libre, il n'appartenait à personne, chez Les Larrieux, l'espace est un espace de propriétaire, ( dans le sens que chacun à son bout de paysage, et les papiers le certifiant, chez les Larrieux, le paysage est un acte notarié), chez Renoir le paysage était comme un acte potentiel, ( chercher un autre mot que acte), c'est-à-dire une scène, au sens, là cela se passait, le paysage était le monde, ( chez les Larrieux ça se passait à table),

- Chez les Larrieux, la forme est d'abord distinction, ( la séquence aveugle), elle ne sert pas le film,

- Note: "Je marche je marche je marche", écrivait Dostoïevski.

septembre 30, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.29

V, ( rajout)

- Je suis en train de terminer mes post ceux laissés inachevés depuis fin aôut, un moment pour le Spielberg, j'avais pensé, et ce, à propos d'Anthony Mann, "Chez Anthony Mann, ils sont contraints à la fiction, ( à l'action), ils lui résistent", je parle bien sûr de ses westerns, Cruise, dans "War of the world", c'est exactement ça, il résiste à la fiction, ( le personnage)...

- (J'avais noté cela en revoyant l'autre jours le film raté, mais néanmoins assez magnifique, de Skorecki, "Les cinéphiles", il y avait ce type (insupportable et mal fringué) qui résistait de toutes parts, même son corps était comme tendu, [comme tendu] comme un bambou, et tout son discours c'était ça, ne ne, ( dans le sens ne pas, je ne préfèrerai ne pas))...

septembre 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (...)

- Impression que le dernier film de Philippe Faucon, "Le choix", a été déprogrammé; l'autre jour il y avait une date de sortie, il n'y en a plus...

septembre 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.28

V, ( tchouk),

- Dans "Voyage à Tokyo", (d'Ozu), un moment, il y a la même musique que dans "Le goût du saké, ( l'hymne de la marine)...

septembre 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( correspondances), extraits

- J'essayais de lire un article des "Cahiers f", c'était tellement hallucinant
que j'ai arrêté; ce matin tout ce blahblah autour de Chéreau, ( Libé/le monde/etc), je me demande combien de temps ils pourront continuer, ils se rendent pas compte qu'à force de nous plomber avec leur films, c'est eux les responsables, finalement, ils les co-réalisent, les gens, à force, ça devient/deviendra comme une punition d'aller au cinéma, surtout pour le cinéma français, et ça ne marche que pour une seule raison, parce qu'en même temps ils zappent votre film, ( ou celui d'autres/ou ceux de certains autres), et  je parle aussi pour Chauvin et Tessé, qui glosent et glosent, mais ne font que ça finalement, et sont de fait, complètement là-dedans, ( défense du Podalydès, interview agiographique) et blah blah blah, blah blah blah, je sais pas s'ils oseront vous regarder lorsque vous les croiserez à nouveau, je pense qu'ils auront même pas honte de leur paresse, ( parce qu'au fond ce qu'ils veulent c'est Larrieux, Podalydès, Assayas, Jarmush), c'est réellement insultant, ( moi ça se passerait très mal).

- Je crois vraiment que ce manque de curiosité est impardonnable, une sorte de collaboration passive, le problème est que vous n'êtes pas à la mode, au sens Stendhalien ou Balzacien du terme,  ils veulent bien se taper des films chiants qui donnent mal à la tête, mais faits par des gens à la mode, vous avez beau avoir fait deux des plus beaux films l'année dernière, ils s'en foutent, s'ils les ont vu, mais ça je doute, ça les a pas touché, je parle même pas de certains phones-bill, à une époque on aurait pu dire une phrase de ce genre, "quand vous serez morts" etc, maintenant ( avec le silence autour de celle de Guiguet) on sait que même mort on parle pas de vous, le mépris total ... ( sans compter la dépêche de l'Afp reprise par "Le monde" le décrivant comme un producteur et non comme cinéaste, même pas le geste/le réflexe de consulter un dictionnaire)...

- ***

- Ah oui, il y a de grandes chance pour que je vous prenne à partie dans un post, ( rapport au film d'Atabekian), parce que bon, moi je trouve ça scandaleux que personne n'en parle, de son film, et que vous l'ayez même pas vu, vous ou Tessé,  et/ou d'autres, on peut pas non plus trouver tout le temps
des excuses aux gens, il y a un moment il faut qu'ils bossent, déjà avec le Villovitch... Le cinéma c'est ni Larrieux, ni Podalydès etc, à Chronikart vous pensez que c'est ça, vous leur donnez cette importance, Atabekian c'est un des seuls grands cinéastes français, sauf que personne se donne la peine, moi ce que je sais , c'est que Villovitch va y regarder à deux fois avant de se lancer dans un nouveau long-métrage; ce que je veux dire est qu'il y a un maximum de grands cinéastes en france, plutôt des filles d'ailleurs, si on le sait pas, ( "le grand public") c'est que personne n'en parle, et à Chronikart vous en êtes réellement co-responsables aussi de ça, vous êtes quand même sacrément à côté de la plaque, ( Chronikart), vous ne chroniquez quand même que du balisé, aucune prise de risque, plutôt aucune déviance de la ligne officielle, moi j'ai pas envie d'épargner toujours les mêmes, je
sais que les films que j'aime vraiment je les vois pas/plus, parce que personne n'en a parlé/ n'en a bien parlé...

- ***

- ( Pour la défense de Chauvin, il faut quand même dire, qu'il est occupé ailleurs en ce moment, et à plein temps, ( sélection pour festival de Belfort (et qu'il n'écrit pas en ce moment dans le magazine cité plus haut)...

- Quelques films visibles : . Deux versions de "Correspondance", , ( version Locarno), et la version initiale, ( celle que je préfère), mais en deux parties, , et , "Phone bill" n°46, , "Phone bill" n°45, , et "Phone bill" n°42, .
 

septembre 28, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V,

- Pendant mon footing, je me disais un moment, "merde, je suis déjà passé par ici", ce qui était logique puisque je fais toujours le même parcours, je repensais à Delprat, je me disais, oui c'est ça, un moment elle se dit pareil, "je suis déjà passé ici", puis je me disais, de toute façon, ses films, c'est une histoire de respiration...

septembre 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.27

V, ( notes pour moi-même)

- Sentiment que chez Ozu, que ça soit toujours les mêmes acteurs, que c'est une question de politesse, ( envers nous), que cela a à voir avec l'entrée en scène, on s'attend presque à les voir cabotiner, on est surpris de ne pas trouver l'ébauche d'un sourire, d'un léger sourire en coin, la fidélité chez Ozu [aux acteurs] est une question d'esthétik, de mise-en-scène, pour le film de Takashi Miike, j'avais pensé que les personnages voulaient toujours sortir du cadre/du plan/de l'image, chez Ozu, non, ils regardent juste, quelque chose de mélancolique, au fond, même quand ils nous regardent (chez Ozu), c'est bien hors du film que se dirigent leurs regards, un moment dans le film, la musique est incroyable forte, ( la scène de la station banéaire), nous mêmes sommes envahis, incommodés, puis arrive une image de la mer, sans bien comprendre pourquoi, je me dis, chez ozu, le hors-champs n'existe pas, que c'est logique alors qu'il nous montre ce qu'ils regardent, je me dis, au fond, finalement, il nous montre à chaque fois le hors-champs, mais tout est toujours donné comme [le] hors-champs, on porrait dire, tout est déplié chez Ozu, ce n'est pas seulement les coutures, le pli, qu'il nous montre, ( voir un précédent post), non non, je me disais, chez lui, il n'y a pas de limite, il n'y a pas de limite à/imparti à l'image, elle est comme exponentielle, ( qui mousse), puis je me disais, au fond, chez Ozu, il s'agit de trouver sa place, ( géographiquement parlant),

septembre 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink

- Sentiment que chez Ozu, que ça soit toujours les mêmes acteurs, c'est une question de politesse, ( envers nous), une salutation, que cela a à voir avec l'entrée en scène,

septembre 27, 2005 | Permalink

-V, ( mes amis, mes amis), provisoire

- Voilà ce que j'ai envie de dire depuis quelques jours à nouveau, ça sert à rien de m'écrire, j'ai pas envie de vos mails, j'ai pas envie de dialoguer, c'est pas que je vous aime pas, mes lecteurs, c'est plutôt du mépris; je vois pas l'intérêt, la fonction commentaires est désactivée, elle l'a toujours été,  ( c'est pas une raison pour m'écrire, ( de passer par la fenêtre)),parce que j'aime pas cette promiscuité, je vous aime pas, vous n'êtes capable que d'une chose, d'écrire que j'ai raison, ou que pas tant que ça, surtout d'écrire que vous, vous avez raison, et que vous êtes maginfique, une constatation s'impose, 99% de mes lecteurs sont nuls, ils me dégoûtent, bon, c'est pas ce que je voulais dire, je veux dire, vous réfléchissez pas, jamais, je n'aime pas vos goûts, je n'aime rien de vous, je n'aime pas vos blogs, d'ailleurs que cela soit clair, il n'y a pas de bons blogs cinéma, aucun, il y a que du machin scolaire appris par coeur, des belles phrases, etc, du vent, vous êtes bidons, je veux dire, mais vous n'avez aucune culture, aucune curiosité, vous n'êtes que dans le balisé, vous attendez que ça soit autorisé pour avoir une opinion révolutionnaire, mais vous êtes toujours du bon côté, là où le vent souffle, vous n'êtes rien. Ah merde, j'avais dit que je ne serai plus désagréable, ( on pourrait dire une chose aussi, vous m'ennuyez), de toute façon j'ai renoncé, bon, c'est toujours pas ce que je voulais dire, mais réfléchissez-y quand même, et sachez une chose, lorsque je réponds, c'est mécaniquement, je réponds à tous les mails, je génère, (des réponses) mais je crois que ça aussi, ça se termine...

septembre 27, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.09.25

V, ( brouillon)

- Rien. Oui rien. Rien du tout. Rien du tout. Rien de rien. Voilà. Rien. Oui voilà, rien. On pourrait commencer comme ça, rien. Mais alors rien. Vraiment rien. Rien !

- A part ça, rien, ( rien de rien). Mais alors rien du tout.

- J'ai bien vu la bande-annonce du prochain Haneke, mais c'est rien du tout, autant le film de Lynch dans son film dont/d'où est pompé l'argument du Haneke me faisait penser à un état insomniaque, à quelque chose ayant à voir avec l'inquiétude, une inquiétude fondamentale, autant le film d'Haneke avec son présentateur post-Pivot ne me fait penser à rien, mais vraiment à rien, ou à une sorte d'histoire boulevardière de coucherie avec la bonne, ( ça semble de ce niveau), mais à part ça, rien.

- Je veux dire, le film ne raconte pas ça, mais, ce qu'il raconte me met tellement en colère, semble-t-il,

- (...).

- Pour le film de Takashi Miike "La mort en ligne", on se disait, ça sera une histoire de trop, ( dans le sens trop-plein), j'avais remarqué qu'ils discutaient souvent dans des endroits improbables, ( j'avais noté "des endroits aléatoires"), d'ailleurs pensais-je par la suite, les fantômes sont toujours en trop,

septembre 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.24

V, ( notes pour moi-même)

- J'avais noté ça, l'autre jours: "Chez Ozu, il y a toujours une sorte d'au-delà de la vision du spectateur, les personnages regardent toujours, (dans presque chaque film) un horizon que nous, nous ne voyons pas, comme s'ils regardaient au-delà même du film", c'est partiellement faux, Ozu nous montre souvent/toujours ce que ses personnages regardaient. Mais pourquoi ai-je néanmoins cette impression alors?  Le montage? Je crois qu'il y a quand même un au-delà blahblahblah, on voit d'abord les personnages regarder, Ozu nous montre ensuite l'image regardée, mais nous n'avons que l'image regardée ...

- Dans "Voyage à Tokyo", la séquence où la fille va chercher du saké chez les voisins, je l'ai vu ailleurs aussi, peut-être pas forcément dans un autre film d'Ozu, mais chez un autre cinéaste Japonais, et récemment...

- Il revient sans cesse, dans chacun de ses films, sur la seconde guerre mondiale...

- J'avais noté cette phrase mystérieuse l'autre fois, et mystérieuse à cause d'une virgule absente, elle me donnait une définition possible du dernier Spielberg et d'une partie du cinéma (surtout le cinéma Américain): "On appelle ça "commuter" le film continue et le spectateur ne s'aperçoit de rien", c'était dans ce livre magnifique "Je ne sais rien d'un  d'un homme quand je sais qu'il s'appelle Jacques", (c'était une phrase qui venait de "Fight club", une phrase volée disait-elle ailleurs), je comprenais le sens ( de la phrase) et ne le comprenait pas entièrement, je doutais et me disais, la littérature c'est ça, lorsqu'une virgule absente nous interroge pendant des heures, celle qui a écrit ça s'appelait Laure Limongi, et elle avait un blog, , j'aimais beaucoup son blog parce que c'était quelque chose de primitif, d'avant; de sonore et de primitif, au sens à l'origine des choses, je veux dire, parfois, on est d'abord là, et je me disais, "si on est là, on entend aussi", et elle c'était ça, on avait le sentiment de quelque chose de presque d'aveugle, ce n'était pas de l'ordre de l'image, plutôt de la présence, je me disais, "c'est comme si elle fictionnalisait sa présence au monde", non, ce n'est pas ça, merde,ce n'est pas seulement ça, c'est concret, c'est plus, beaucoup plus concret, je me disais, elle entre dans une rame, et elle s'assied, ( comme Walsh et son histoire de porte), je m'étais dit ensuite, elle se reconnaît,

- Note: Je vous conseille fortement son dernier livre "La rumeur des espaces négatifs", ( que l'on trouve d'ailleurs en bonne place chez Colette),

septembre 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.23

V, ( à venir)

- Ce n'était même pas navrant pensais-je, remontant les escaliers, mais c'est un peu de ma faute aussi, je manque d'imagination certains jours, certains jours je suis un peu trop paresseux, quoique ce n'était pas ça, la vraie raison était que je voulais voir ce film de Takashi Miike, et, allant le voir, j'en avais vu un autre, j'en connaissais les raisons, je n'aimais pas les samedi, (...),

- "Ma sorcière bien-aimé", de Norha Ephron.

septembre 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.22

V, ( ce qui me gêne est de ne pas savoir cuire correctement une simple tranche de foie), brouillon

- Le problème de Corboz me disais-je, en descendant les escaliers, c'est Mozart, il en met partout, même dans Schubert, c'est un peu écoeurant parfois. C'était pas facile des semaines comme ça, pensais-je, arrivé dans la rue, il y a des choix à faire, je pensais à ce soir, à cette série "Desespérate housewiwes, je ne l'aimais pas, enfin je l'aimais peu, je me disais, la mise en scène est insignifiante, il faudrait plutôt parler de structure, la structure est on ne peu plus classique pensais-je, et il n'y  pas à proprement parler de récit, je veux dire, il ne leur arrive rien que le scénario n'ait décidé, ( ce qui est au fond, le propre de tout récit, mais), les rebondissements ne répondent à aucune nécessité, ( je remarque que ce qui m'importe dans cette série sont les plans de coupe et les amorces des séquences), mon dieu, pensai-je un moment, ils viennent juste de faire l'amour, et elle a encore et sa culotte, et son sous-tif, ( avant que la belle-mère ne les prenne en photo), je vois ça je me dis, voilà, je veux bien un peu d'incongruité, mais là non, on ne peut matériellement faire l'amour avec une culotte, ( il eut mieux valu qu'on ne voit pas cette scène, m'étais-je dit), ( le très beaux plan lorsqu'ils referment la porte du garage après que le fils ait renversé la belle-mère), mais ils ont voulu absolument une scène torride, sauf que, me disais-je, ils n'envisagent même pas de montrer un bout de téton, bon, me disais-je, ce n'est pas exactement ce que je voulais dire, je me disais, il y  plus d'astuces scénaristique que d'altérité, le regard est hautain, certainement pas humaniste, et même pas cruel me disais-je, j'aimais bien dans "Cold case", que je ne connaissais pas, la façon qu'avait la fille d'inscrire le nom de la morte sur le carton, de lui redonner une identité, de redonner de la fiction, au sens de relancer quelque chose, je me disais, c'est ce qui leur manquait à Bonello et Lifchiz, d'insuffler de la fiction à leurs personnages, et juste pas s'en servir comme quelque chose d'hétérogène et soit-disant provocateur qui n'avait comme résultat que de mettre à distance, je me disais, une série Américaine est capable de ramener des fantômes à la vie, une série somme toute assez banale est capable de s'apitoyer au bon sens du terme sur le sort d'un "travesti", de lui donner un destin presque, pas d'en faire le prétexte à des crises de nerfs pseudo almadovarienne de merde d'h/auteurs bidons et Joussiens, ( au fond me disais-je, leurs travestis à eux, c'est Pialat en jupe, pas plus) je me disais, dans "Desespérates housewives", ce qui leur manque déjà, c'est le destin,

- (...)
- "Dire que je n'aimerais pas me trouver pris au piège, comme tous ces papillons que vous punaisez à leur insu sur ce blog.
- Dire que si, en fait, j'aimerais bien que vous me preniez à mon insu lorsque je vois comme quelquefois ces visages abandonnés sont magnifiques ?
- Vous dire simplement que vous inventez une vraie poésie du réel, et que vous devez sûrement être un chouette type pour inlassablement scruter ainsi les visages et les aimer
".

septembre 22, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.21

V, (brouillon)

- C'est pas facile des semaines comme ça pensais-je, descendant les escaliers, les jours raccourcissent, les choix se font pressants; moi je suis un peu fleur-bleue, pensais-je, je n'ai pas vraiment quitté les choses, la grandeur du cinéma Américain, pensais-je en arrivant dans la rue, est l'état d'indécision dans lequel il nous laisse ( terme provisoire), pour les personnages des films d'Ozu c'est pareil me disais-je, ils sont toujours à scruter l'horizon, la ville, ils ont besoin de se situer, ( chez Ozu, il y a toujours une sorte d'au-delà de la vision du spectateur, les personnages regardent toujours, (dans presque chaque film), un horizon, que nous, nous ne voyons pas, comme s'ils regardaient au-delà même du film, ( hum)), pour le film ("Moi, toi, et tous les autres"), j'avais noté, "C'est un film, une fois qu'on l'a raconté, il n'y a plus rien à en dire", j'aurais pû ajouter, il n'y a plus rien non plus, il n'y a rien de plus, avec le recul je m'étais dit que le film était assez paresseux, assez laborieux, c'était ça surtout qu'il y avait à dire, m'étais-je dit, le film aurait pu être magnifique, ( il n'y a rien de plus beau qu'une fille un peu cruche, m'étais-je dit, et dans la littérature et dans le cinéma), dans la littérature, les héroïnes de Jane Austen par exemple, sont toujours un peu cruches, dans le cinéma pareil, (il y a de nombreux exemples), l'actrice du film de Michael Powel, "Le voyeur", (qui a joué ensuite dans "Frenzy", d'Hitchkock), je me disais, chez Minneli elles sont toutes un peu cruches les filles, je pensais, une fille un peu cruche, on s'attend toujours à ce qu'elle lève la jambe qu'elle commence à danser, je pensais alors à Pascale Bodet, (), on avait toujours le sentiment qu'elle s'était échappé d'une comédie musicale, ( ou d'un film de Hawks ou de Cukor), je me disais, bon, une fille un peu cruche est toujours d'abord décalée, ( presque, c'est toujours d'abord un personnage cinémathographique), bon, me disais-je, qu'est-ce qui n'allait pas dans ce film ? Je me disais, les intrigues secondaires ne servent à rien, c'est même quelque chose d'assez puritain, je pensais, au fond il n'arrive rien à la fille, elle ne provoque pas de catastrophe, elle a juste besoin d'un mec, je me disais, le fond c'est ça, je me disais, chez Hawks, les  filles cassent tout, rien ne leur résiste, mêmes les dinosaures, je veux dire, elles font trembler le film, jusqu'à la fin elles sont intenables, je me disais, ne parlons même pas de Ford, chez Ford elles sont indécentes, elles sortent de leur réserve, je me disais, là dans le film, il n'arrivera rien de la sorte, des pistes seront lancées, mais on se dira, c'est plutôt pour vendre le reste, le point de vue d'h/auteur, (copyright Skorecki), c'est-à-dire phobique, de toute façon pensais-je, pendant tout le film on aura le sentiment d'avoir vu chaque séquence dans la bande-annonce, il n'y aura jamais rien de plus, le film sera toujours en deça,

- 7h54: Footing,

septembre 21, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.20

V, (brouillon)

- J'attends, bientôt je vais me préparer un yaourt*, et j'attends, on va regarder un Mizoguchi*, pour l'instant, j'attends, et je zappe, j'ai jamais vu ce film "21 grammes", je regarde un peu, deux minutes, tout-de-suite j'aime pas, je me dis, le film attend le scénario, il est à la traîne, le scénario a le premier mot, il est toujours en avance, le film sert la soupe, c'est pas très intéressant, y a aucun regard je me dis, je suis bien content de l'avoir loupé au cinéma, bien content, hier je suis allé voir "Godzilla final wars", je suis parti très vite, ç'aurait pû être beau, je repense sans cesse à ce mot "chapelet", je me dis que c'est ça le cinéma, des images/des plans

- Ce pourrait être aussi, du fromage blanc.

- Ce sera un Ozu, et seul, (Carole se retirant dans sa chambre pour y lire Senancour). "Voyage à Tokyo", je suis pas certain qu'il soit réussi, trop monté, il y a une séquence incroyable, l'équivalent de la séquence des poulpes dans le film d'Alain Resnais, () , quoique je me demande si ce n'est pas un défaut de la copie, ( il reste que la séquence est saisissante d'effroi), ( Carole me dit que c'est bien un ciel),

 

 

septembre 20, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.19

V, ( brouillon)

- Oui, donc comme je vous disais, ( j'avais pas fini ma phrase), l'autre matin pendant mon footing je savais plus combien de tours j'avais fait, un moment je savais plus si j'en avais fait quatre ou trois, du coup j'avais fait comme si j'en avais fait trois, j'aurais aimé en avoir fait quatre, peut-être que justement j''en avais fait quatre, mais dans le doute, j'étais obligé de compter trois, (une question d'amour propre), et je m'étais dit, les films d'Hélène Delprat c'est ça, un moment elle sait plus, ( il y a un doute),  mais du coup elle est obligée de faire comme si les choses avaient eu lieu, ou n'avaient pas eu lieu, je m'étais dit, voilà, le sens du mot mime chez elle, le sens que j'employais c'était ça, c'était dans le sens "un tour de plus", on pourrait même dire, presque, "elle en perd son latin", ( c'est elle qui le dit), en fait, disons plutôt, "à un moment, elle en perd son latin",

- A ce propos, l'autre jour j'avais noté ça, de Stendhal: "Il n'était resté enfant que sur un point: ce qu'il avait vu, était-ce une bataille? et en second lieu, cette bataille était-elle Waterloo? Stendhal poursuivait, il écrivait: "Pour la première fois de sa vie il trouva du plaisir à lire; il espérait toujours trouver dans les journaux, ou dans les récits de bataille, quelque description qui lui permettrait de reconnaître les lieux qu'il avait parcourus à la suite du maréchal Ney, et plus tard avec l'autre général"...

septembre 19, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.18

V, (brouillon)

- En descendant les escaliers je savais une chose, que je n'irai pas voir le dernier Podalydes, ( j'avais entendu un extrait à la radio, ( ), j'avais pensé, en descendant les escaliers, fini les merdes du cinéma français, fini, je ne me donne plus la peine, le monde est vaste m'étais-je dit; j'arrivais dans la rue, je repensais au dernier film des frères Larrieux, j'avais lu un truc assez choquant sur leur film, et plusieurs fois je l'avais lu, sur ce passage de noir complet qui semblait tant épater, je m'étais dit, et "Les pinces à linges", de Joël Brisse, personne ne les a vu? Personne n'a vu ce film? Personne ne comprend qu'ils ont pompé intégralement la séquence des "Pinces à linges"? Et surtout en appuyant bien le propos? Je m'étais dit, dans "Les pinces à linge", cela se faisait naturellement, ce passage dans le noir complet, et c'était surtout une vraie expérience de l'obscurité, c'était [surtout] un passage magnifique, une des plus belles séquences du cinéma, dans le film des frères Larrieux, m'étais-je dit, c'est juste un pompage, juste un pompage cynique, un attrape-nigaud, un truc pouêt pouêt, un truc pour faire riche, les frères Larrieux, me disais-je, lorsqu'ils ne sont pas dans le clin d'oeil complice, parient sur notre ignorance, mais en fait surtout, ils s'en foutent, ils nous emmerdent, ils nous regardent avec un sourire en coin, ave un oeil ironique et plein de morgue, et nous crachent à la gueule, oui oui, je m'étais dit, ils savent très bien que personne ne l'a vu ce court-métrage, et que ceux qui l'ont vu se tairont, et seront bien évidemment complices, on ne s'en souviendront plus, ou ne feront pas le lien, ce qu'ils savent aussi, me disais-je, est que les gens ont besoin de bouffer, et qu'ils se tairont, ( tout le monde se souvient, a en tête l'épisode Christophe Honoré viré des "Cahiers du cinéma" par le tandem Jousse/Toubiana pour avoir osé dire du mal du dernier Guédiguian et du dernier Resnais de l'époque, viré disait-on à l'époque, sur ordre de Guédiguian lui-même). Ils sont dans la défense du cinéma français, me disais-je, les complices, du terroir, du cinéma indépendant, je me disais, les Larrieux c'est ça, c'est le pillage au nom de la nation, pour ne pas dire la patrie, c'est l'exception culturelle, c'est à dire le pétainisme, et la propriété, c'est dire, ça nous appartient, ( comment ils parlent de la villa Médicis dans leur film, cette façon de se l'approprier, ( l'art est quelque chose de pompier chez les Larrieux)), je m'étais dit, maisils l'ont fait exprès de mettre un pharmacien, dans leur film, ou ont-ils aussi petit bourgeois que ça, évidemment j'avais ma réponse, c'est à dire, ils étaient encore plus idiots qu'on pouvait l'imaginer, je savais que pour eux, le monde, c'était ça, un repas entre petits commerçants, entre petits notables de province, il ne manquait plus que le curé m'étais-je dit, mais là, pensais-je, cela serait devenu trop Bunuellien, trop Bataillien, cela leur avait fait peur, bon, me disais-je, je vais au cinéma, ( beau texte à ce sujet, ), je vais voir "Shane kiss kiss bang bang", non que j'en attend beaucoup, mais il est Américain, c'est une raison suffisante, de toute façon, pensais-je, il n' y a plus rien au cinéma, c'est un désert, la france est devenu un désert culturel, la rentrée cinéma est la pire que j'ai connu, m'étais-je dit, plus personne me disais-je ne peut dire, "j'ai vu un beau film français", personne absolument personne ne peut dire cela, jamais dans aucun pays, jamais dans l'histoire du cinéma une telle chose n'était arrivé pensais-je, tout le monde, absolument tout le monde s'est débinné pensais-je, tout le monde, absolument tout le monde s'est vendu au pétainisme ambiant, pensais-je, je me disais, au fond, ce n'est même pas à l'Autriche que nous devons nous comparer, mais à l'Argentine pinochienne, (je sais je sais Pinochet c'était au Chili), sauf que, me disais-je, en Argentine, il y eut combat, résistance, en france non, en france ils se sont juste vendus, pensais-je, pour ne pas dire offerts, il n'y a plus un seul cinéaste digne de ce nom dans ce pays, pensais-je, même sous l'occupation pensais-je, même sous la "Continentale", les cinéastes ne s'étaient pas abaissés à ce point, j'étais alors sur le chemin du retour, je dormais debout presque, j'étais épuisé, je ne savais pourquoi, je voulais juste dormir, j'étais sorti du film "Kiss kiss bang bang", une horreur, un film de petit malin, je m'étais dit, c'est un film qui doit plaire à Philippe Garnier ça, je sais pas qui a écrit l'article dans Libé, mais ça m'étonnerait pas que ce soit ce connard, ( à la vérification oui), je m'étais dit, le cinéma Américain, sa force, sa beauté, c'est le premier degré, son sérieux absolu, c'est-à-dire, son côté à prendre ou à laisser, c'est à dire la croyance, je m'étais dit, ce n'était certainement pas le ricannement petit malin, je m'étais dit, le cinéma Américain, ça a voir avec le religieux, c'est le seul argument recevable concernant les grands espaces, je m'étais dit, le ricannement n'a jamais fonctionné, n'a d'ailleurs jamais fonctionné nulle part, je veux dire, le cinéma c'est pas prendre des stéréotypes pour se marrer un grand coup, ça marche pas, on a beau se marrer, ( enfin ceux qui font le film), ça marche pas, on s'ennuie, je me disais, le cinéma ne s'adresse qu'à notre intelligence, je m'étais dit, même les films que je n'aime pas, que je hais vraiment, même ces films, s'ils ont marchés, je dois leur reconnaître une forme d'intelligence, un film qui marche pensais-je peut-être à tort, n'est jamais dans le cynisme, le public, le grand public ne le supporterait pas, même le film de Jeunet pensais-je, même "Amélie Poulain", je suis hélas obligé de lui reconnaître cela, qu'il n'est pas ricanneur pour un sous, qu'il prend les choses au sérieux, il est détestable, mais dans son genre, aucunement cynique, je me disais, j'aimerai ne point le défendre sur ce point là mais c'est ainsi, je me disais, il faut que je trouve des contre-exemple, des arguments, bon je verrai, 

septembre 18, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.16

V, ( pensées)

- Je relisais ce livre de Stendhal, "La chartreuse de Parme", je me souvenais très bien l'avoir lu vers 9 ou 10 ans, et depuis l'avais toujours évité, je l'avais longtemps confondu avec ce feuilleton dégoûtant, "La porteuse de pain", presque chaque jour je l'avais ouvert, et chaque jour, même la première phrase m'avait été insupportable, ( j'avais manqué de justesse avoir la même expérience avec Proust, ( une causerie télévisuelle de Rinaldi à son sujet ayant manqué le tuer net, ma répulsion envers le personnage ayant été la plus forte, j'avais éteint la télé, je mis néanmoins plusieurs années à m'en remettre), je relis donc ce livre de Stendhal, je crois que c'est à cause du Spielberg, je m'étais dit, il y a quelques jours, dans la salle, "Tom Cruise est un héros Sthendhalien", j'étais rentré, j'avais commencé aussitôt la lecture, il y avait cette phrase," A ce moment, le bruit du canon redoubla, un coup n'attendait pas l'autre. C'est comme un chapelet dit Fabrice", je m'étais dit en lisant cette phrase, cela décrit quelque chose qui a à voir avec le cinéma, cette idée de chapelet est très belle, le cinéma doit être cela pensais-je, un chapelet, j'ai envie de dire, quelque chose de glorieux, ( je sais que ce terme est un peu malheureux), je veux dire, chaque plan d'un film doit être une sorte d'explosion, ( regardant à nouveau ce film de Michael Snow, Diderot ... ) je me dis, doit être une impression d'art, ( je me disais, je suis surtout complètement ivre, je bave sur mon clavier)

septembre 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.14

V, ( à venir)

- Je recommence, pensais-je, le film était comme un balbutiement, et c'était clair que cela était aussi surtout comme un anagramme,

- Je recommence, pensais-je. Sandra Bullock est une raison suffisante pour se précipiter à la séance de 14h00...

- Je recommence, pensais-je. Les raisons sont multiples, il y avait Sandra Bullock, et c'était aussi un film Américain.

- Je ne peux pas recommencer à chaque fois, pensais-je, je voulais aller voir l'autre film, "Shane black's kiss, kiss, bang, bang", j'avais lu le gros titre en gras de Libération, je m'étais dit, ça doit être quelque chose de Monthy Pythesque s'ils en parlent ainsi les crevures, ils n'aiment du cinéma Américain, que son côté Anglais, que le côté ricanneur et cynique du cinéma, sinon non, ils n'aiment pas le cinéma, je m'étais dit, l'Atabekian, personne ne me croira, le Podalydès, je ne sais pas encore quand,

- Je recommence, pensais-je, puisque le film est un balbutiemment. L'entrée en matière du film était réellement quelque chose de saisissant, c'est l'entrée en matière la plus étrange qui soit, ces gens qui s'insultent, on s'insulte rarement au cinéma, avais-je pensé, enfin on ne commence pas un film de cette façon,

- Mais, m'étais-je dit, je pense à la photo, tout se heurte, chaque atome se rejette, le monde est froissé, c'est réellement une histoire de peau, avais-je pensé un peu plus tard, ( me souvenant qu'un type avait ça aussi, au début du film), c'est une istoire d'apparence, ils cherchent à se toucher disait ce type, oui, c'était ça, et lorsqu'elle a claqué la porte, je m'étais dit, tout communique encore néanmoins, les porte s'ouvrent et se ferment, mais m'étais-je dit, c'est déjà trop tad, tout semble déjà trop tard, déjà pourri, et je m'étais dit, chacun dans ce film est renvoyé à lui-même, au delà de l'apparence, je me disais, chacun doit prendre un décision dans ce film, ( au fond, pensais-je un moment, l'aléatoire serait ça, une décision à prendre, et la fiction aussi, ( ou le récit))

- Note: Voilà bien ce que je lui reproche à cette crevure de De Baecque: "Je n'ai pas vu «Collision», même si j'étais à Deauville ce week-end. Mais à ce qu'il semble se dégager des avis de la plupart de ceux qui l'ont vu, le film n'est pas du tout indigne. Paul Haggis est quand même celui qui a écrit «Million Dollars Baby» pour Clint Eastwood!" Croire qu'un scénariste est obligatoirement un grand cinéaste, parce que c'est bien ce qu'il sous-entend là, Antoine De Baecque pas étonnant qu'il aime Fellini et Walters Salles, il comprend rien...

septembre 14, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( à venir), brouillon

- Me venait ce mot à l'esprit, pour le dernier Spielberg, "méditation", j'en cherchais un autre, je pressentais comme un manque de précision, ce mot n'était pas le bon, je m'étais dit, provisoirement il faudra bien s'en accommoder; le dernier Spielberg, c'était la supériorité absolu, enfin, du cinéma sur la littérature, (quoique ni le cinéma, ni la littérature n'est une chose supérieure à l'autre), je veux dire, pour une fois, une rare fois, le cinéma, avec ses propres armes démontrait sa supériorité artistique, c'était la mise en scène elle-même qui était la démonstration, rien de ce qui était dit n'était important, rien, la matière même du film était sa propre méditation, la mémoire qu'il mettait en oeuvre, je repensais sans cesse au train en flamme, et à sa femme enceinte d'un autre, finalement pour le train, visionnant "Le vent", ( de Sjoström), et pour une autre raison, j'avais compris, le train chez Sjoström importait de la fiction, chez Spielberg la cloturait, ( terme provisoire), chez Spielberg c'était une sorte de réminiscence de la phrase d'Adorno, ( blah blah blah), et le film n'était que ça, que la fuite de la fiction, c'est-à-dire, au fond, la fiction était toujours hors-champs, mais il ne se passait rien, on voyait simplement un type fuir, un type auquel il n'arrivait absolument rien, on le voyait juste courir, (auquel il n'arrivait rien en regard des standards de la fiction hollywoodienne), ce n'est pas que le train clôturait la fiction, c'était comme le négatif, Spielberg, pour ce film ne disait qu'une chose, que c'était fini, il signifiait par le film qu'il n'y aurait pas de fiction possible, ( comme Adorno avait "édicté" la "fin" de la poésie après la Shoah), le film serait autre chose, une déception, une déception inévitable, le film serait déceptif, ( je me disais, la fiction c'est avancer, c'est avancer vers quelque chose qui existe déjà mais n'est pas encore présent), les personnages de Spielberg n'avançaient pas, ils fuyaient, de toute façon pensais-je, l'écran est constamment déchiré, leur effroi vient de là, les cris de la fille sont le déchirement de la pellicule, le bruit qu'elle fait ( la pellicule) en se déchirant, je me disais, il y a toujours séparation, il y a toujours basculement, c'est pour ça pensais-je, tous ces ponts, c'est pour ça le Ferry, ( il n'atteint pas l'autre rive, il bascule), et c'est pour ça tous ces sous-sols, il y avait aussi cette séquence, eux et la voiture au milieu de la foule hostile, il y avait ce mec qui passait par le pare-brise, il agrandissait un trou, il voulait absolument passer, passer était bien le terme, il agrandissait le trou, et surtout, de ses mains ensanglantées,

- J'avais noté un moment, ( lorsqu'il dit au type, "monte ou tu mourras"), "Il n'y a plus d'images, elles sont toutes derrières", dans le sens que lorsqu'il regarde dans le rétroviseur, ce n'est que flamme, destruction, tout est détruit,l'image n'existe plus, au minimum, il n'y a plus/(pas) de profondeur de champs...

- A plusieurs reprises on se dit que c'est filmé comme un rêve, une songerie, il y a un moment par exemple, les éclairs, on les vois d'abord sur le visage de la fillette, en reflets,

- Je pensais au bruit des "Stukas" Allemands pendant la seconde guerre mondiale, j'avais lu une fois que leur sirène ne servait quà terrifier la population,

- Plusieurs fois on se rend compte qu'il 'a aucune prise sur la réalité, non seulement ses enfants le reprennent systématiquement, mais par deux fois u moins il échoue à sauver des persones rencontrées, ( le mécanicien du début "Montes ou tu mourras", puis la scène du ferry, sa voisine),

septembre 14, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( mauvaises pensées)

- Je repense à ce que disait la mère Bush au super-drome, que les pauvres/(les blacks) blahblahblah des profiteurs blahblahblah, je me dis, tiens, on dirait du Clint Eastwood, elle est aussi politiquement incorrecte que Clint Eastwood, parce qu'à l'époque, c'est bien ce que les neus neus écrivaient de son film, à Clint Eastwood ? Non ?

septembre 14, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.09.12

V, ( note pour moi-même)

- Je regarde à nouveau  "La belle espionne", j'ai peu de souvenirs du film, je veux dire des détails, je me demande [si] la comtesse, la fausse comtesse, ne serait-elle pas la vraie elle-même, ( se faisant passer pour elle-même), le faux comme moment du vrai, le faux comme moment du faux, un mime ? Un costume ?

- Etrange comme les plans du films sont comme toujours en retard, comme aussi il semble que le film déborde de partout, ( ce n'est pas exactement ce que je voulais dire), on  pourrait presque dire que les acteurs/ les personnages vont plus vite que le film...

septembre 12, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( abandonné)

- Je ne suis plus préoccupé, pensais-je, j'ai lâché prise, pour le film de Jarmush, je n'en attendais rien, j'en attendais une comédie sophistiquée, distinguée, etc; dès la dédicace à Jean Eustache, j'avais compris, je savais où je mettais les pieds, c'était foutu, j'avais pensé, les cinéastes en mal d'inspiration dédicacent toujours leurs films à des personnalités indiscutables, je me disais, ils savent que ça rallongera l'article d'une dizaine de lignes, il y avait deux ou trois trucs qui me plaisaient dans le film, qui me plaisaient à moitié, mais le film était mauvais irrémédiablement, un produit culturel, le temps du film était un temps comique, le temps du silence avant le rire, un temps de music-hall, un temps qui attends son effet, plutôt un temps qui cherchait son l'effet, mais c'était tout, on attendait la chute, le film était hautain, j'avais d'abord pensé quelque secondes qu'il avait de la tendresse pour ses personnages, mais il n'en avait aucune, il était hautain, les personnages étaient pathétiques, avec juste assez d'humanité pour que cela ne se voit pas trop, on sentait le mépris, surtout on sentait l'imitation, le manque d'originalité, le pas de fiction, ils ne leurs accordaient rien, ils étaient stupides, donc mutiques, aucun n'avait une chance, on riait à leurs dépends,

- (Le film m'intéresse pas assez pour que j'y consacre une minute de plus)...

septembre 12, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.11

V, ( brrr)

- On me dit toujours que "Zombies", de Romero, est son meilleur film, pensais-je, je l'avais vu en parties à deux reprises, en VF, j'avais toujours zappé, ce qui suit n'est pas ce que je voulais dire, même, je crois que je ne m'en souviens plus, je sais qu'hier j'ai acheté quelques DVD chez Bach films, dont "Zombies", ( hélas hélas), j'ai acheté aussi "Naissance d'une nation", et "Intolérance", "Intolérance" juste pour un plan, ( j'y reviendrai), et aussi "Règlement de compte à Abilène Town", ( avec Randolph Scott), et aussi "Le fantôme invisible", ( de Joseph H.Lewis, avec Bela Lugosi), donc, j'avais acheté "Zombies", et nous l'avions regardé , certains disaient que c'était son meilleur, je n'aimais pas son dernier, "Land of the dead", mais force était de reconnaître sa supériorité artistik, "Zombies" était insignifiant, à chaque plan je croyais entendre les crevures susurrer "Grand film politique, grand film politique", j'avais pensé, ce n'est que ça, un grand film politique, mais c'est rien de plus, c'est rien du tout, c'est une bouse, le cinéma politique est une erreur de la nature, est une erreur artistik, une dégénérescence mentale, pensais-je, cela ne devrait être, il n'y a d'ailleurs aucun grand film politique, ( ...), je me disais, évidemment il faut s'entendre à ce sujet, de grand film politique, il faut pas dire n'importe quoi, pensais-je, il existe des grands films politiques, si tant est que ce soient des films politiques,  qui peut certifier, pensais-je, que les Straub ou Esentsein ou Jancso sont des cinéastes politiques, ou pas plutôt des formalistes, le film de Romero c'était comme une esthétique de mari cocu, il y a toujours un mec qui cherchait ses clefs, perdait un sac, etc, c'était la seule dramaturgie, jamais la mise en scène ne semble donner lieu à un quelconque investissement intellectuel, avais-je pensé, il y a bien une séquence, lorsqu'ils font leur première sortie avec le mec dans sa poussette, ( juste après qu'il se soit fait mordre), et c'est tout, une petite séquence qui semble un peu pensée, et c'est tout, le reste n'est que du blah blah, que de la critique sociétale, médiatique politique à deux sous, à la  Didier Daeninckx, ( lequel n'a jamais rien fait de mieux que ses inspecteurs Cadin), je me disais, on comprend l'état du cinéma français dans son ensemble lorsqu'on voit ce film, je me disais, j'entends les profs de cinéma susurrer "grand film politique, grand film politique", je me disais, leur amour de Romero n'a été le prétexte qu'à la restauration du scénario, je me disais, c'est logique qu'ensuite ils passent à côté du dernier Spielberg, et de tous les grands films de ces dernières années, (...), ( autocensure),(...), (...), pff...

septembre 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.09

V, ( ce n'est pas ça que je voulais dire), brouillon,

- Je pense beaucoup à cette phrase d'un mec des "Cahiers f", qualifiant ce film merveilleux "Les 4 fantastiques" de daube, je zappe un peu entre "Cypher " et "Les disparues", sentiment de quelque chose de complètement en direct, sentiment que le cinéma Américain s'adresse à chacun, un film Américain, par sa construction, s'adresse à chacun, qu'il n'y a pas de distance, ( écrivant cela j'ai envie d'ajouter, il n'y a pas de scénario non plus), dans "Les disparues" on pourrait dire que chaque séquence est celle qui manquait au film de Ford, ( et à deux ou trois autres films), chaque séquence était celle que Ford n'avait pas jugé bon de tourner, c'était comme un monde/(un film parallèle) parallèle, d'une certaine façon, ce qui n'avait pas eu lieu, ou ce qui aurait pu avoir lieu, je me disais, d'une certaine façon, ce film est un cauchemar, ce film est un cauchemar de cinéphile, le pire pensais-je, est qu'il n'est [même] pas mauvais, les films Américains pensais-je, même les pires, ne sont pas mauvais, ( je parle bien sûr du vrai cinéma, celui meanstream, celui sans personne, sans metteur en scène)...

septembre 9, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.08

V, ( d'un certain pierre-charles hardouin-finez )

- "Je viens de découvrir ton blog, au hasard de recherche, sur le net. Je lis que tu n'as pas aimé ton passage à coté-court cette année, tout du haut de ton talent artistique. Tes critiques ne sont pas même dédaigneuses mais ordurières, quoique forcément justifiées puisque le critique virulent ne saurait décemment être puceau; alors je fonce sur les liens : le jeune-homme a une langue bien pendue, il est si sûr de lui, il ne saurait donc être dénué de talent;;

consternation, intense, totale, abyssale. Ces photos de métro sont laides et sans intérêt, elles ont à peine le mérite du nombre. Du léger voyeurisme dénué de tout, encore moins "artistique" (et pourtant je suis généreux en la matière).

voilà,

je t'épargne la leçon sur le fait qu'avant de critiquer, il faudrait réfléchir (à défaut de pratiquer), seulement un peu réfléchir
".

- Réponse :

- "Les gens comme vous je m'en tape, suicidez-vous" !

- Note: la recherche du type était sur Maïa Thiriet, le post concerné est ,

- Note, pour enfoncer le clou, si on fait une petite recherche on s'aperçoit que la dénommée Maïa Thiriet a fait partie précédemment de l'équipe du festival côté-court, (), on peut éventuellement ajouter que chaque rédacteur en chef d'une revue de cinéma ayant présenté un film au festival en est reparti avec le prix de la presse, et ce systématiquement, ex: Thierry Jousse, (Cahiers du cinéma), ex : Axelle Roppert, (La lettre du cinéma), ce que je veux dire par là, est quelle n'a pas beaucoup de mérite, Maïa Thiriet, à avoir été sélectionnée pour ce festival, son film est mauvais et elle est sélectionnée que par pur copinage, parce que bon, son film est tout-de-même pas regardable non ?

- ( Évidemment, même si évidemment Axelle Ropert ne méritait pas ce prix, (qu'elle aurait dû avoir le courage de refuser), je ne l'a compare en rien aux deux crevures citées plus haut, ( alternative: elle n'est en rien, absolument en rien, comparable aux deux crevures citées plus haut), mais tout le monde l'aura compris, ( mes 15 lecteurs)...

- S'agissant de ce Pierre-Charles Hardouin-Finez, la probabilité qu'il s'appelle en réalité Maïa Thiriet est des plus forte, ( tout-au-moins son petit ami)...

- On me dit que c'est un acteur du film, (rajout)...

septembre 8, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.09.06

V, (brrr)

- Ce qui me manquait c'était ça me disais-je, des films Américains, trois films français en une semaine, pensais-je, était plus que je ne pouvais en supporter, trois mauvais films surtout, trois très mauvais films, trois films évidemment français, c'est-à-dire, donc, trois films français; maintenant, pensais-je, je voulais du meanstream, de l'air, de l'oxygène, du pas franchouille, c'est-à-dire, je voulais voir un vrai film. "The jacket", j'avais vu la bande-annonce, elle me plaisait en rien, j'y étais allé par désespoir, je m'étais dit, trois films français, c'était la pendaison, trois films d'h/auteur français surtout, c'est-à-dire obligatoirement mauvais, c'est la pendaison, je m'étais dit, je pourrai pas attendre une journée de plus, trois films français, et mauvais, trois mauvais films, trois films français, c'est la pendaison, je vais voir "The jacket", m'étais-je dit, ( comme la fille dans ce film d'Eric Rohmer disait "Je retourne à Paris"), dès le générique je savais que j'avais eu raison, je savais que j'étais à la bonne place, (...), je me disais, le cinéma Américain est conscient de sa place dans le monde, c'est pour ça le générique, très vite j'avais pensé, ( à tort, je m'en rendrais compte un peu plus tard), j'avais pensé, que le film serait de l'ordre de la possibilité, qu'il nous poserait la question de notre réalité à un moment ou à un autre, j'avais pensé, la mémoire c'est ça, c'est la preuve qu'on a été réels, qu'on a été bien réels, ( à moins que la mémoire nous fasse défaut), j'avais pensé à un autre film,"A la recherche du lieu de ma naissance", de Boris Lehman, je m'étais dit, ce qui lui manque au mec, c'est sa naissance, plus tard quelqu'un lui dira qu'il est mort, que tout le monde est mort, je m'étais dit, d'une certaine façon c'est logique, il ne sait même pas où il est né, mais, avais-je pensé, quelqu'un de pas né, est-il mort, la mort concerne en priorité les vivants, avais-je pensé, pas ceux qui ne sont pas nés, mais je m'étais dit, le mec recherche un lieu, autre chose, mais s'il cherche, c'est qu'il est, nous ne pouvons chercher, que, à la condition d'être quelque chose, avais-je pensé, c'est une question, non pas insoluble, mais une question métaphysique, avais-je pensé, "être ou ne pas être"; un moment, à cause des persiennes du bureaux, je pensais à ce film de Mankiewicz, je me disais, le film, c'est une histoire de superposition, c'est une couche qui se superpose sur l'autre, c'est la recherche d'un éventuel ajustement, c'est la recherche, ou bien, de la conformité, savoir si le réel est conforme, ( ce qui, d'une certaine façon ne veut rien dire), plutôt, savoir, ce qui, dans le réel, est conforme, etc, un moment je me disais, en fait, il s'est échappé d'une partie du film, et il en hante une autre, et nous en sommes témoin, c'est pour ça que nous voyons la plaque d'identité militaire à l'envers, parce qu'il nous prend à témoin de ça, ou alors, c'est une histoire dinversion pensais-je en frémissant, c'est nous qui sommes le film, nous faisons partie du négatif, pour ne pas dire, que nous sommes le négatif, pensais-je, je me disais, ce n'est pas très important tout ça, quoique si, c'est l'essence du cinéma Américain ce sentiment, nous hantons un film, nous en sommes commes les fantômes, je me disais, le cinéma Américain c'est ça, quelque chose de grandiose,  je me disais, avec le cinéma Américain nous sommes dans l'imprécision quant à notre statut, (terme provisoire), nous ne savons pas où nous sommes, je me disais, avec le cinéma Américain, nous ne sommes pas certains, il n'y a plus de certitudes, avec le cinéma Américain, me disais-je, les mondes se frottent, se pénètrent presque, je me disais, le cinéma Américain est poreux, et nous aussi, je me disais, oui, on se hante nous-même, c'est un mec du film qui disait ça, il disaist "vous vous hantez vous-même"...

- "The jacket", de John Maybury.

- Très beau photoblog, .

septembre 6, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.05

V, ( une journée), brouillon

- Ai lu jusque 2 heures environ, puis me suis endormi je crois, réveil à 5, pris une tasse de café, continué ma lecture, fini le bouquin, pas de footing, réchauffé les légumes de la veille, un peu de musculation, travaillé sur des photos, ai oublié de les poster, pris ma douche, me suis rasé, ( le visage et les cheveux), suis allé à B. puis en fin de soirée au "Forum des images", n'aime décidément pas cet endroit, vu le début du film de Zucca, "Roberte", l'avais toujours loupé, très décevant, en part au bout d'un quart d'heure, Zucca n'a rien compris au texte de Klossowski, en fait quelque chose de boulevardier, n'a pas osé affronté le livre, le résultat ne ressemble même pas à une adaptation télévisuelle, ( au sens SFP du terme), mais à une adaptation radiophonique, Zucca n'a aucune idée de ce que devait être le film, ni du coup, de ce qu'était le (les) livres (s), on pourrait dire, par riccochet, la même chose de Klossowski, qu'il n'avait aucune idée quant à son livre, ce qu'ils ne voulaient pas, au fond, est que cela provoque du scandale, ils ne voulaient pas déranger,

septembre 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.04

V, ( pensée pour moi-même)

- Chez Walsh, je me demande si ce n'est pas la forme qu'il faut y mettre qui compte, ce qui le situerait à la jonction d'Ozu et de Jane Austen, et pour le film de ce soir (sur TCM) "A Distant Trumpet", le hors-champs de certains livres de Jane Austen, "Mansfield Park" par exemple...

septembre 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V,

- Revu "In the mood for love" hier sur Canal, étrange comme ce film est comme attaqué, pas seulement ramené à un simple état de brouillon, mais littéralement attaqué par la perfection de "2046", par son évidence formelle, ( j'avais envie de dire, par son génie formel), le sentiment que Wong Kar Waï ne pouvait que le recommencer, c'est-à-dire passer de "In the mood for love" à "2046", le premier se transformant et en ébauche, et en prélude, presque comme une chute du suivant. Annulé en quelque sorte...

septembre 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (...)

- Faut être sacrément con pour écrire ce genre de phrase: "Paul Vecchiali, [il] est cinéaste. Adulé par de petits groupes raffinés, présent dans tout dictionnaire de cinéma qui se respecte, et même rétrospectivé à la cinémathèque française". "Adulé par de petits groupes raffinés", ça fallait oser, ( à rapprocher évidemment de la phrase de Douhaire: "Les bobos tombés en pâmoison devant In the mood for love", il y a des types, décidemment ils sont aussi vieux [cons] que Michel Ciment, (je vous conseille fortement son dernier éditorial), l'année commence bien, c'est plein de promeses ce genre de prose, la phrase est de Jean-Philippe Tessé, un type qui a aimé surtout "Tropical Malady" et "Saraband", l'année dernière, c'est dire Je lui conseillerai bien d'aller écrire dans feu "Les cahiers du cinéma", comme dirait la copine à Azoury, ("Les cahiers f"), mais c'est justement ce qu'il fait, c'est dire qu'il a honte de rien, "présent dans tout dictionnaire de cinéma qui se respecte", là, on sent qu'il s'étrangle, putain les snobs, les affreux bobos, c'est sûr Tessé, à la cinémathèque, on l'a jamais croisé, on le croise jamais nulle part ce type, on croise pleins de gens, mais pas lui, jamais, ah, il aime Gus Van Sant aussi, "Gerry", c'est sûr, Vecchiali, c'est pas rock-n-roll, parce que c'est bien ce qu'il lui reproche à Vecchialli, Tessé dans son article, ( ), de pas être rock-n-roll, c'est pas une question de cinéma pour lui, ( notion qui de toute façon lui est complètement étrangère), Tessé dans son article ne parle jamais de mise-en-scène, le pire est que je suis suis d'accord avec ce qu'il dit, que le dernier Vecchiali est ignoble, mais la différence, la différence notable, c'est que Tessé n'a jamais vu de films de Vecchiali, même son film porno il l'a pas vu, il n'en a vu aucun, ( il a autre chose à faire), c'est snobisme et compagnie pour lui, tout ça, évidemment, il aime le dernier film des Larrieux, , ( ça c'est pour le coup bas, ( je sais c'est pas bien)),

septembre 4, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.09.03

V, ( à venir)

- Pour les Larrieux, j'étais rassuré, j'avais eu peur de devoir faire un méa-culpa, mais j'étais rassuré, leur film était ennuyeux et caricatural, une merde, vers la fin, et je ne sais pas pourquoi, je ne voulais qu'une chose, voir un film avec Angelina Jolie, à aucun moment ils ne filmaient, je ne savait jusqu'à quel point, eux, ils savaient, jusqu'où allait leur cynisme, la musique chez eux, on sentait bien que c'était par stratégie d'évitement, ( ou de rattrapage), je sais qu'au fond j'avais espéré, que j'avais désiré leur réussitte, leur problème est qu'ils n'en étaient pas/plus capables, que cela ne se jouait pas là,

septembre 3, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.09.02

V, ( brouillon)

- Dans "Nouvelle vague", on demandait à Delon ce qu'il faisait, il répondait, "Je fais pitié", le film de Vecchiali c'est pareil, "Il fait pitié", si tant est qu'on a envie d'avoir pitié, ce qui n'est pas mon cas, j'ai aimé certains films de Vecchiali, "Corps à coeurs", 2 ou 3 autres, par contre, je n'ai jamais aimé "Encore", je me souviens aussi de Vecchiali réalisant une série télé merdique pour TF1, et la justifiant fûmeusement au nom de je ne sais plus quoi, peut-être du romantisme, ce que je sais, ce qui est indubitable, est que le manque d'argent n'empêche aucunement de tourner, ni de mal ou bien faire, comment il s'appelait ce type, ayant fait un long-métrage en super 8 et pour environ 10000 francs de l'époque ? Philippe Allard? De toute façon, je n'ai aucune mélancolie s'agissant du cinéma, ni français, ni autre, je n'en ai rien à foutre de Demy et Varda, et autres minables, je n'en ai rien à foutre du cinéma indépendant, je n'en ai rien à foutre de Vecchiali, il a qu'à faire de bons films, j'espère que c'était son dernier, on perdra moins de temps, Vecchiali, parce qu'il a fait un bon film ou deux, pense être dispensé d'en faire plus, pff, quel con! ( quel naufrage surtout),

- Note, ce que je n'ai jamais aimé chez lui, et chez les gens de ses amis, c'est leur tendance au discours moralisateur, il y a toujours chez eux un moment où ils nous font la leçon, non pas une leçon humaniste Fordienne, mais une leçon d'instituteur, ils distribuent les bons points, et s'en arrogent d'abord le maximum, l'autre, ( Nolot), dans son film de travesti, c'est-tout-de-même ce qui a empêché son film d'être un chef-d'oeuvre, ce que j'en pense, c'est qu'au fond, c'est de la lâcheté tout ça, c'est un moment placer des bons sentiments,

- "A vot bon coeur", de Paul Vecchiali.

septembre 2, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( De Baecquisme), brouillon

- Une des pires phrases jamais lues*, "Les bobos tombés en pâmoison devant In the mood for love", question, qui sont les bobos ? Qu'est-ce un bobo ? (Terme inventé par un journaliste d'extrême-droite aux Etats-Unis), quelqu'un qui a de l'argent ? Quelqu'un qui réfléchit/pense un peu, qui fréquente un peu, disons les salles de cinéma, les musées, la cinémathèque, ( puisque j'ai déjà lu que la cinémathèque était un repaire infréquentable de bobos, ( ainsi que Beaubourg)), question, qu'est-ce que n'est pas un bobo ?  Question, que font ce qui ne sont pas, des bobos, qu'aiment-ils ? La disc-jockey Asia Argento ? ( Puisqu'un bobo, lui, aimera le film d'Asia Argento, ( je l'ai lu), Question, (puisque la phrase de cette putain Antoine De Baecquienne, n'est que idéologique), qu'étaient les anciens bobos, leurs ancêtres, ceux qui avaient, et l'argent, et quelque culture ? Les juifs ? Question, quel est le lectorat de Libération, celui du Parisien ? Question, que faudrait-il aimer, pour ne point être taxer de bobo ? "Un long dimanche de fiançailles" ? Le dernier Walter Salles, ( le cinéaste culte d'Antoine De Baecque et de la rédaction de Libé), les films du Spendid, ( les Bronzés , etc, les films de Tavernier), Eastwood, (puisque parait-il, son dernier film est politiquement incorrect),  petite remarque, je trouve assez lâche Skorecki s'en prenant à Jean-Michel Frodon, qui, quoique qu'il fût, reste il me semble fasciné par une certaine modernité et de ne point s'en prendre à De Baecque, qui a amené l'équipe cinéma de Libération, plus vers les rivages du Figaro que de Positif même, lâche parce que je n'imagine pas qu'il ne pense pas ainsi...

- Note, bien relire les attaques du Figaro contre, par exemple "L'année dernière à Marienbad", ou le film d'Antonioni, l'attaque contre la modernité se fait toujours à l'aide de l'argument du snobisme, ou de quelque chose s'en approchant...

- Note, ce qui n'empêche pas Douhaire de défendre encore et encore le navet familial de Desplechin,

- Note, L'argument du snobisme étant aussi le seul argument des détracteurs du dernier Spielberg, on ne l'aimerait, que par snobisme, ( on n'aurait que ça à faire de nos journées, être snob)

- *La phrase étant de Samuel Douhaire...

septembre 2, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.09.01

V, ( pensées pour moi-même), brouillon

Les films de Delprat, j'avais pensé l'autre fois, je sais plus si je l'avais écrit, c'est comme du mime, ( terme provisoire), elle mime, c'est-à-dire, elle sait, ( le mime au sens de reprise), le mime, chez elle, pensais-je, n'étant que la version non pas voulue, mais visible, la fois, c'est-à-dire, la version filmée à ce moment-là, la version tremblante, non pas cette possiblité-là, mais cette fois-là,, ( et s'il y a possibilité de pluralité, il y a temporalité)), je (re)-regardais "Comment j'ai inventé Versailles", je me disais, c'est comme des films en papiers, des espèces de cocottes, ce n'est pas parce qu'effectivement la perruque est en papier que je pensais cela, non, c'est l'art du mime, de mimer, en fait ce n'est même pas du mime, c'est comme mettre ses pas dans des traces sur une plage, ( terme provisoire), ( pour parler de douceur), ou curieusement jouer au cerceau, ( ou à la marelle), c'est le même état d'esprit, ( j'avais pensé aussi à ce terme "fleurs de papiers"),

-  Note: Je regarde son Laurence Olivier, je me dis, dans chacun de ses films elle est fascinée par le sacrifice, le bûcher, je me dis, oui c'est la logique, ses cheveux, c'est Falconetti, ( je me disais, son rêve serait de refaire son "Jeanne d'Arc"), j'avais pensé ensuite que ses regards caméra, la frontalité presque absolue de sa mise en sène, c'était la constatation de ce que je vais appeler là tout-de-suite et provisoirement, une boucle temporelle, c'est-à-dire un mouvement perpétuel, un état spectral presque, (...),  puis je me disais, je suis persuadé qu'elle adore les ragots mondains, je suis persuadé qu'elle s'achètte "Voici" et "Gala",   

septembre 1, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, ( à venir),

- On parle tellement de la supériorité de la littérature sur le cinéma, pensais-je hier, en regardant "le vent", ( de Sjöstrom), le dernier film de Spielberg, à mon sens, est comme un film muet, pensais-je, (c'est-à-dire, il doit tant à cette période, il y trouve ses racines, (...)), le cinéma, en une image, une image, même apparemment anodine, ( une séquence ou bien),   le film de Spielberg pourrait bien être, pensais-je, une démarcation, un remake secret du film de Sjöstrom, un remake Adornien,  

septembre 1, 2005 in Spectre 01 | Permalink