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27/09/2005

V, ( notes pour moi-même)

- Sentiment que chez Ozu, que ça soit toujours les mêmes acteurs, que c'est une question de politesse, ( envers nous), que cela a à voir avec l'entrée en scène, on s'attend presque à les voir cabotiner, on est surpris de ne pas trouver l'ébauche d'un sourire, d'un léger sourire en coin, la fidélité chez Ozu [aux acteurs] est une question d'esthétik, de mise-en-scène, pour le film de Takashi Miike, j'avais pensé que les personnages voulaient toujours sortir du cadre/du plan/de l'image, chez Ozu, non, ils regardent juste, quelque chose de mélancolique, au fond, même quand ils nous regardent (chez Ozu), c'est bien hors du film que se dirigent leurs regards, un moment dans le film, la musique est incroyable forte, ( la scène de la station banéaire), nous mêmes sommes envahis, incommodés, puis arrive une image de la mer, sans bien comprendre pourquoi, je me dis, chez ozu, le hors-champs n'existe pas, que c'est logique alors qu'il nous montre ce qu'ils regardent, je me dis, au fond, finalement, il nous montre à chaque fois le hors-champs, mais tout est toujours donné comme [le] hors-champs, on porrait dire, tout est déplié chez Ozu, ce n'est pas seulement les coutures, le pli, qu'il nous montre, ( voir un précédent post), non non, je me disais, chez lui, il n'y a pas de limite, il n'y a pas de limite à/imparti à l'image, elle est comme exponentielle, ( qui mousse), puis je me disais, au fond, chez Ozu, il s'agit de trouver sa place, ( géographiquement parlant),

septembre 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink