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2005.10.31
V, ( brouillon),
- Il y a quelque chose de beau me disais-je, d'arriver comme vierge face à un film, (et pour une raison précise et paradoxale qu'on n'en attend plus rien déjà), j'avais pensé assez vite, "ce sera une histoire d'échelle", à un moment je me suis dit que la première image était celle du feu, (le feu de camp),qu'avant non, lorsque le train est passé, (tout de suite après qu'il se fût déchaussé), j'ai pensé, "ses plans, c'est soit trop tôt, soit trop tard", même lorsqu'il filmait des objets, une bouteille par exemple, c'était aussi trop tôt ou trop tard, même les choses immobiles... Lorsqu'il était dans la voiture, et qu'il téléphonait à sa mère, j'ai pensé aussi que c'était aussi soit trop près, soit pas assez. Mais cela dit, avais-je pensé, j'aime bien l'idée qu'il soit sans chaussures, qu'il prenne le car sans chaussures, et qu'il retourne chez sa mère; j'ai pensé, "j'aurai du assister à l'enterrement de Daniel ce week-end, (samedi), j'aurai du photographier son urne aussi, je me suis dit, je suis passé à côté de beaucoup de choses aussi, et des gens, c'est un peu triste", le type du film c'était ça, essayer de rattraper quelque chose, ou d'attraper pensais-je à l'instant, je me disais, paradoxalement il bouge dans le but de s'arrêter, il bouge parce qu'il veut s'arrêter, son but en bougeant continuellement est de s'arrêter, je me disais, je suis passé complètement à côté de Daniel, je ne l'ai jamais vu, mais j'ai appris, grâce à lui, à quoi ressemblait le bonheur. La séquence où ils cherchaient la tombe du père était très belle, lorsqu'il était dans sa chambre, sa chambre d'enfance que sa mère avait reconstitué, et gardée intacte plus de 30 ans, j'ai pensé, non à la mienne, de chambre d'enfant, mais curieusement à celle de mon père, à une photo que je possède de lui, (de lui assi sur son lit), j'ai pensé qu'une fois ou deux j'avais été pas très loin de sa chambre, et y étais même monté une fois, je m'étais dit, on recherche tous l'enfance de nos parents, pas la notre, la notre ne nous intéresse pas... J'aimais bien l'idée que la nouvelle maison de sa mère soit située tout à côté du casino et du supermarché. Mais, lorsqu'il s'est fait embarqué par les flics, j'ai fermé les yeux, c'était ridicule, (par contre), la séquence où il se faisait raccompagner (chez sa mère) par un flic était très belle, et comment elle l'accueillait, puis il y avait ce dialogue au moment du départ, "ne disparait pas, don't be a stranger> Je t'appelerai"...
- J'ai pensé un moment, ce film c'est comme la problèmatik de renoir, entrer dans l'image, en faire partie, y demeurer, j'avais pensé que Renoir savait et Wenders non...
- La séquence du réveil avec les trois filles, j'ai honte pour lui, (Wenders), la séquence d'avant, les retrouvailles avec son copain d'école ne vaut guère mieux...
- La fille et son urne dans le café, j'ai pensé que c'était ça le cinéma, ce que peut le cinéma, j'ai pensé à nouveau "le cinéma peut tout", "même une séquence un peu ratée peut-être magnifique", et lorsqu'elle le suit c'est encore pareil, c'est magnifique, ratée, d'une certaine façon à côté, presque ou tout-à-fait ridicule, mais d'abord magnifique, essentiellement magnifique...
- La séquence de la fille avec la serveuse, (Doreen)...
- Dans un autre bar, il dit, "un ginger al", Doreen, qui est à côté, et le reconnait, à la voix...
- Elle dit, "Tu as mis du temps", "Où étais-tu", "Je t'ai cherché partout"...
- Un peu après, dans la rue derrière, lorsqu'il dit à son fils, "Je suis ton père", j'ai pensé, "Je suis mon [propre] fils, mon fils est mon père, je ne suis pas le père, je suis du même âge que mon fils"...
- La voiture à l'aube sur le parking, je me suis dit, "C'est le parking de Silent-Hill".
- Un moment, Doreen est assise, à une table, dans le bar, j'ai pensé que ça faiait plus de 30 ans qu'elle était là.
- Une histoire de définition ais-je pensé un peu plus tard, lorsqu'elle était dans la ruelle avec son fils, (c'est à dire, faire le point, trouver le point juste, quelque chose paradoxalement de l'ordre du tremblement), la séquence ridicule où le fils casse tout dans la chambre, et sauvée parce qu'il y revient une seconde fois, qu'il (Wenders) insiste, pendant toute la séquence du divan et du mas je pensais, "oui, une histoire d'échelle, du plus petit au plus grand, du plus grand au plus petit, du père au fils, et vice-versa", à un moment, plus tard je m'étais dit, cette femme, elle est là depuis plus de 30 ans, c'est comme un souvenir qui affleure, (alternative: elle est comme un souvenir qui affleure), j'aimais bien aussi que les rues soient vides, sans fifurants pour faire genre, je m'étais dit, Wenders ne nous fait pas croire que c'est du cinéma, c'est du cinéma justement, plus exactement, il ne nous fait pas croire que c'est pas du cinéma, je veux dire, jouant l'artifice il ne le joue pas, (ou vise-versa), je veux dire il est exact, je me disais, la mélancolie des personnages, de la femme, c'est de ne plus faire partie de l'image, chez renoir on la constuit, ou préserve, (blah blah blah), chez Wenders elle fuit, elle tombe, c'est comme un état de stupéfaction, elle se gèle et tombe, le film de Wenders me disais-je, quoique complètement raté, est un des plus beaux qui soit, c'est inexpliquable...
- Entretien avec Charles Tesson, là...
- Et là, parce que j'aime beaucoup ce post...
octobre 31, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( brouillon)
- Je crois que j'étais encore dans la file, j'ai pensé brusquement, "C'est quoi déjà le film de Rohmer avec cette phrase il me semble dite par Ariesle Dombasle: Ah mais c'est pas ça du tout"...
- Je ne me souviens plus très bien du film, je ne me souviens plus très bien de ce que je voulais [en] dire, même, je ne me souviens plus très bien ce que j'en pensais réellement, si, je sais ce que j'en pensais, mais plus exactement, je ne me souviens plus des détails, je n'en connais plus le sens, j'ai oublié...
- Le film, (c'était "L'homme du sud", de Renoir), assez vite, on pressentait les choses, on se disait, on dirait un état des lieux, (on se disait que ce qui risquait de se passer, là, était absolument énorme), il fallait retourner un peu en arrière, à la séquence où le vieux meurt, l'étrangeté du film débuttait là, à la mort du vieux, Renoir revenait par deux fois sur les lieux, il trainait même. Puis, ils arrivaient dans les marais, enfin c'était pas des marais, mais presque, un coin paumé, les voix étaient en off, (la voix de la vieile saturait l'espace), on ne les voyait pas faire le tour de la "propriété", c'était les voix, (leurs voix), qui décrivaient ce qui était à l'image, ils n'étaient pas présents, pas encore, j'avais pensé à des fantômes, le film mettait très longtemps, non à démarrer, mais à devenir, c'était volontaire, ( à éclaircir), c'était comme des photos, commes des vues, (mais ça n'avait rien à voir avec le documentaire, avec la mythologie oui), la femme du type était assez étrange, comme d'un autre temps, elle était comme parallèle, ( au sens rythmique aussi du terme), c'était vers la fin qu'on comprenait, qu'on la comprenait, lorsqu'il y avait l'orage, (en fait elle représentait le point de vue de Renoir), elle sortait de la voiture, je sais plus ce qu'elle disait, on comprenait alors, et il s'agissait aussi de fonder une famille, le film c'était ça, construire, et une image, et une famille, il fallait consolider les choses aussi, (je ne sais pas s'il est juste d'écrire "rentrer dans la cadre" ou "entrer dans le cadre") remettre d'aplomb [les piliers], (par deux fois celui de la veranda), c'est-à-dire empêcher que le cadre ne s'effondre [sur lui-même], c'est-à-dire, Renoir partait de la mythologie, (les images du Sud), ( les images des autres), le film, c'était construire ses propres images, construire une famille, et ses propres images, les siennes...
- Chez Renoir, il faut savoir se tenir dans l'image, il y a cette apprentissage là dans ses films, (dans "Madame Bovary", on apprend à danser par exemple, à savoir se tenir en public),
- J'aimais bien le didactisme pré-Moretien, avec le lait et les légumes,
- Je me rends compte, il me demande un effort de mémoire le film, il faut que je m'en remémore les parties entières,
octobre 31, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.29
V, (brouillon)
- Je pouvais pas en voir beaucoup, la moitié même pas, je pourrai pas voir l'épisode de ce soir, demain je ne sais pas encore. J'aimais bien comment il commençait, il disait, je commence [par filmer] de chez moi, je filme ma femme et mes filles, je filme de ma fenêtre, voilà le premier plan et le second, ensuite force est de reconnaitre que c'est pas vraiment intéressant, en fait pas du tout intéressant, il passait à côté, il avait aucun point de vue, il cadrait pas. Il se plaignait souvent de la pellicule trop chère, on avait le sentiment que c'était ça son problème, il était radin, il voulait faire un film, mais pas trop cher, et il filmait si peu se disait-on, qu'il n'avait pas de matériau, il pouvait pas monter quoi que ce soit, il avait rien, il avait pas le choix, ni choix, ni choix, (je veux dire aucun choix d'aucune sorte), ça m'embêtte de dire radin, avais-je pensé plus tard, je devrais peut-être l'effacer avais-je même pensé, en même temps c'est ça. Il y avait les circonstances, m'étais-je dit, (le prix de la pellicule), mais quand même, on voyait bien que c'était pas très bon, je m'étais-dit, peut-être plus tard, en avançant dans le journal, ça s'améliorera, mais je savais que ça ne s'améliorerait pas beaucoup, ce n'est pas qu'il lui manquait la cruauté ou la colère, ou "le sentiment tragique de l'existence", mais quand même, si,
- "Diary 1", de David Perlov.
octobre 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.28
V, (brouillon)
- Non, il n'y a plus ni jour ni nuit avais-je pensé, (comme on dit, ni oui, ni non). Aujourd'hui je m'étais trompé de jour, hier était avant hier, ( ou l'inverse, je ne savais plus justement, je devais faire un effort, essayer de visualiser les choses, c'était difficile), les jours passaient, je devenais, j'étais comme transparent*, (c'était le mot), je n'avais plus de consistance, les jours passaient, je ne bougeais plus, il me semblait chaque jours être toujours au même endroit, je bougeais évidemment, mais partout, en tous lieux, j'étais toujours au même endroit, (alternative: chaque jour, en tous lieux, j'étais déjà passé par là), il n'y a que ce qui m'environnait qui différait légèrement, mais cela me traversait, disons, je me dispersais, je me divisais plutôt, sur plusieurs jours, je me partageais, je n'étais jamais entièrement présent, (en totalité présent) dans une journée, (le footing quotidien étant au fond une tentative de me rassembler entièrement, (moi et tous les autres)), la photo servait à ça aussi, à garder du poids, avoir une preuve, j'étais bien là, en face, on pouvait presque faire une marque,
- Le film de Hawks c'était [presque] l'inverse je crois, il s'agissait de ne pas se laisser submerger, (je n'ai pas lu le roman de Virginia Woolf, j'avais pensé néanmoins, par rapport au ballet des avions, c'était comme des vagues, (au début j'avais noté écume), on pourrait aussi parler à ce sujet des livres de Nathalie Sarraute), le type cherchait à rester un, pour lui, "un" voulait dire seul, le film c'était ça, apprendre à articuler, (à penser un peu, à voir plus loin que le bout de son nez, (ou que la queue d'un avion)),
- *L'envoyé spécial représentait l'empereur, mais à la manière d'une allusion, (ou d'un symbole); in "Le peu civil maître de cérémonies Kotsuké No Suké", (Borges, Histoire universelle de l'infamie/Histoire de l'éternité).
- Note: Beau texte sur Hawks, (par Shiguéhiko Hasumi) dans cinéma 03.
- "Seuls les anges ont des ailes", d'Howard Haks.
octobre 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.27
V, (brouillon)
- J'arrivais presque au coin de la rue, j'étais encore sous le pont, je pensais "C'est un des plus mauvais films de Woody Allen, c'est son plus faux-cul, c'est la preuve, si l'on en avait encore besoin, qu'il est un très mauvais cinéaste", qu'est-ce pour lui, le cinéma m'étais-je dit, serait-ce de faire un travelling sur les feuillages? La poésie selon lui, (le sentiment tragique de l'existence dirait-il), se nicherait essentiellement dans les grandes propriétées, pour Woody Allen oui. Ca n'avait aucun sens son film m'étais-je dit, il pense pas à ce qu'il fait, il imagine des choses, il croit que c'est comme ça. J'en avais mal au ventre au bout de vingt minutes, (au début c'était un ennui léger, puis un mal de ventre), il y avait un plan assez beaux au tout début, la première fois qu'il voyait la bibliothèque du château, on sentait la violence de cette découverte, il subissait un choc, c'était le seul plan de cinéma je crois, le seul notable, (le reste du temps on suivait l'histoire)...
- Mot: Contre-plaqué...
- "Match point", de Woody Allen.
octobre 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( je confesse), brrr
- Je confesse une indulgence coupable envers Isabelle Potel.
- Je confesse lire ses chroniques avec ravissement.
- Je confesse avoir appris à programmer mon nouveau magnétoscope cette après-midi en catastrophe parce que j'avais aimé ce qu'elle avait écrit ce matin.
- J'avoue cependant être rarement en accord avec elle.
- J'avoue penser qu'elle est encore limitée intellectuellement, (s'agissant de cinéma).
- J'avoue cependant croire qu'avec Skorecki c'est la seule à réfléchir un peu dans ce journal, (s'agissant de cinéma), j'avoue penser qu'elle s'améliore.
- J'avoue avoir une de ses chroniques punaisée sur mon mur depuis une année entière.
- D'avoir médit par au moins deux fois dans ce blog à son sujet.
- Que je ne me repends point pour cela, et pire, que cela se reproduira.
- (Par la même occasion j'avoue aussi beaucoup aimer la pub actuelle pour la Caisse d'epargne).
- Que dieu ait pitié de moi.
- (J'avoue cependant être totalement athé).
- ***
- Mail: C'est pas de vous ce truc sur Potel, c'est quand même nullissime ce qu'elle écrit, non?...
- Mail, (ma réponse): Indulgence coupable, mais moins nulle que les autres, disons que je sens une sincérité chez elle, lisez son article d'hier, après, le film dont elle parle n'est pas très bon, oui ses textes ne sont pas forcément très bon non plus, mais vous avez quelqu'un à proposer en échange?
Elle a écrit quand même, (par exemple), ça hier matin: "Le film pousse le bouchon du nigaud drogué au simulacre jusqu'à la caricature, cherche le point de rupture au-delà duquel le cinéma ne pourrait pas se repoudrer sans éclater en sanglots"...
- Bon évidemment Azoury pourrait écrire la même chose, mais qu'est-ce qui fait que cela sonne juste à un endroit et pas à l'autre? (Rajout)...
octobre 27, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (mauvaise humeur), brouillon,
- C'est ce que je me disais pendant mon footing, j'en ai rien à foutre de Demy, je l'ai jamais aimé, on voit bien à quoi il sert, me disais-je, son anniversaire annuel, à la branlette des crevures du cinéma national-cinéphilique, ( au sens syphilis du terme), je parle des Larrieux, du couple Ducastel, de Téchiné, et de Christophe Honoré, (sans oublier Assayas Desplechin Lifchitz Civeyrac etc), on voit bien qu'au moment où l'on redécouvre intacte la violence de Renoir qu'il fallait rameuter un cinéaste neu-neu, (...) Demy me disais-je, ce n'est que du champ-contrechamp, ça va pas plus loin, c'est du décor, et puis c'est tout, ( et de belles, parfois, mélodies), maintenant me disais-je, sous prétexte d'un vague anniversaire annuel dont on a rien à foutre, il s'agit de le mettre à toute les sauces, il s'agit de conforter, de faire vivre les crevures, il s'agit bien entendu d'une rente, il s'agit d'en vivre, et bien, (comme il s'agit de bien vivre avec le nom des "Cahiers du cinéma", et de bien vivre de la nouvelle vague), je me disais, j'aurai préféré deux pages consacrées à Carax et deux aussi à Patricia Mazuy, du temps où ils vivaient, (sic). Chaque années on a le droit à Demy, on s'en fout, et surtout me disais-je, on connait sa descendance, et c'est pas brillant, c'est le moins qu'on puisse dire, (...), je me disais, que Renoir ait eu une période bien antisémite arrange bien les choses, ça permet d'aller voir ailleurs, chez Demy par exemple, plus fréquentable, sans fautes de goût, (hier en voyant les ruines de la Bastille dans le film de Renoir me venait cette pensée absurde, "tiens, c'est vrai qu'ils ont construit l'opéra à la place, avec son achitecture si ressemblante"), je me disais, les larrieux c'est ça, c'est l'équivalent, la nouvelle vague a pris et détruit la bastille, (la qualité française), on a reconstruit au nom même de la nouvelle vague et 40 ans plus tard, un Opéra, (Les Larrieux, Civeyrac et consort),
- (Chercher, dans les pages cinéma de "Libération", ce qui les distingue vraiment de celles du "Figaro", ou de cette revue minable "Positif"...
octobre 27, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (à venir)
- Le problème, m'étais-je dit, (concernant le film de Renoir, "La Marseillaise"), n'est pas que le film soit raté ou pas, ( je m'apprêtais à écrire qu'il était à demi raté), le problème du film ne concerne en rien une réussite ou un ratage supposé du film, (en l'occurence il est réussi), mais de toute façon, me disais-je encore, la réussite est totale, mais la question ne se posait pas non plus, (on ne se pose jamais la question pour les Straub), pour ce film, la question du cinéma ne se pose pas en ces termes, (elle se pose en terme révolutionnaire, didactique, dialectique), ce qui est entre parenthèse étant aussi, évidemment une question cinématographique, de toute façon, ce qui frappait le plus dans le film, c'était le son, d'une brutalité, d'une sécheresse inouïe, inconvenante même, voir certains films de Renoir au cinéma, me disais-je, c'est découvrir, je ne sais pas pourquoi j'écris ce mot en premier, c'est découvrir la guerre, ( le terme changera), plus personne n'oserait un son pareil, m'étais-je dis un moment, on le trouverait [trop] brutal, on se ferait traiter de fou, pour son film "Madame Bovary", les voix semblent venir de chez Artaud, une rage presque punk parfois, (il n'y a que Breillat pour oser encore ces hurlements m'étais-je dis, (plutôt des rugissements). Renoir au fond, travaille l'hystérie pensais-je subitement, (qui n'est en rien chez lui une question féminine, mais une question artistik, politique, esthétique),
- Le film avais-je pensé assez vite, est une leçon de chose, (curieusement j'avais pensé ensuite aux estampes Japonnaises), non pas comment faire la révolution, mais comme cela est/fût possible, c'est-à-dire, montrer comment elle fût possible, les conditions, et comment personne n'y crut, (par exemple qui aurait pensé qu'un ouragan (comme Katrina) ferait vaciller un pays entier (les USA)), le propre d'une révolution nous dit Renoir, est que ceux d'en face n'y croient jamais, ils n'y croient pas, et veulent nous en convaincre aussi, (d'où l'utilité/l'importance des médias),
octobre 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.26
V, (propos),
- «La fascination de jeunes cinéastes pour l'immersion en
commissariat, ce goût du polar social qui restitue des flics humains,
je trouve que c'est dangereux. Je me demande si ce n'est pas là un
mauvais aspect de cette influence écrasante qu'exerce encore Pialat sur
la jeune génération.» Philippe Garrel.
- «Il est très important pour moi qu'un film comme les Amants réguliers soit
fait sans un euro en provenance de la droite. Pas un seul sou de droite
dans le financement: j'ai été intraitable là-dessus.» Philippe Garrel.
- Et ça ne fait rire que moi, (parce que mes lecteurs [mes amis mes amis], je les connais):
- "Les bons films du moment (Keane, de Kerrigan, A travers la forêt, de Civeyrac)". Philippe Azoury, (il a oublié de citer son film fétish "Un long dimanche de fiançailles")...
octobre 26, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2005.10.25
V,
- Ca sera probablement une histoire de passage, me dis-je, les choses se décideront d'un claquement de doigt, ce sera un pari je crois pouvoir dire, (mais un pari nécessaire).
- Je m'étais dit, ce que refuse DeMille, c'est la picture, le glacé, chez lui la picture n'est toujours que passagère, (comme un sentiment), elle n'est toujours que de passage, comme en attente, comme une ponctuation; chez lui seuls les morts, (tout-au-moins les blessés) sont immobiles, mais aussi les amoureux ou/et les prisonniers, (Luc Moullet ajouterait les femmes), chez lui, m'étais-je dit, l'immobilité est [source de] porosité, (aux flèches aux balles aux indiens aux sentiments), à la fin, d'ailleurs, le héros sera mort, (et amoureux), (et la femme le tiendra dans ses bras, ajouterait Luc Moullet)...
- Mais le passage dont je parlais au début ? Je ne sais plus, (Wong Kar Waï, Griffith), chez eux c'est d'arriver sain et sauf à la fin du film, les images chez DeMille, comme chez Wong Kar Waï, ( Griffith cela se passe d'une autre façon), s'enchassent comme on bat des cartes, (les images chez Demille passent, s'enchassent, s'entassent, se posent sur une autre; l'une chasse l'autre, l'une oublie l'autre), d'ailleurs, à la fin du film, c'est bien en jouant aux cartes qu'il meurt le héros, en étant assis, amoureux, (et jouant aux cartes); c'est bien la preuve que j'ai raison...
- (Ensuite tout le monde s'éparpille, les cartes volent, c'est la panique)...
- On pourrait dire aussi, chez lui l'immobilité est un temps mort...
- Dans le film, c'est une recomposition incessante qui est à l'oeuvre, (chez Griffith c'était le vide qui était refusé), on vient aux nouvelles, on vient humer l'image, la recomposer, lui apporter une touche, la sienne,
- On pourrait parler aussi de nappe, de brouillard, de contamination, toutes les images se fondent et renaissent, ( se fondent en elle-mêmes peut-être),
- Ce très beau petit film vu cette année au Jeu de Paume, à la suite des films de Delprat, ( ou avant)...
- "Les soviets plus l'électricité", de Nicolas Rey et "Halvimar", de Laetitia Benat en seraient les lointains descendants, (hypothèse invérifianble pour l'heure), sans parler de tout le cinéma "expérimental*" pédé, (Sokurov, Warhol)...
-
- *Copyright les neus-neus, (là), du "Collectif Jeune
Brenezcinéma", (pour le mot "expérimental").
- Une phrase: "Le film préfigure [ce qui sera/deviendra une possibilité du] [le] cinéma moderne"...
- Luc Moulet dirait (un peu trop rapidemment comme d'habitude, (et un peu trop facilement)): "Et la séquence où il se jette d'une h/auteur sur un indien? Dans une sorte de ravine"? "Ne se jette-il pas dans ses bras, entre ses cuisses"? Il continuerait: "Le film est plein de ravines, de plissures, de lèvres, d'embranchements, etc"...
- Mot: Obscurité, le film est traversé d'ombres, d'ondes, de légères bourrasques, (les images sont traversées d'ombre, d'ondes, de légères bourrasques"), d'inquiétude(s), presque(s) fardé(es)...
- "Une aventure de Buffalo Bill", de Cécil B DeMille.
- Sinon là, (JacquesRoubaud).
octobre 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.23
V,
- J'ai vaguement essayé de regarder le navet de Guédiguian "Mon père est ingénieur", (c'est tout-de-même sacrément pathétique), un moment je sais absolument pas pourquoi, il y a le mec, le héros, (médecin hyper-connu évidemment, (on est marxiste mais quand même, chez Guédiguian, il faut être connu et passer à la télé pour avoir une âme, Guédiguian n'arrive même pas à les imaginer autrement, ses héros exemplaires)), donc son héros "vu à la TV" fait du stop, tout en glosant dans un portable, (avec un paysage abracadabrantesque en fond d'image, (comme on dit une musique d'ascenseur)), une voiture s'arrête, le mec continue à parler à son portable, il fait attendre le mec qui le prend en stop, moi j'appelle ça une image publicitaire, ou alors minable, bon en même temps, j'ai même pas vu 5 minutes de son film à Guédiguian, mais en même temps, il faut pas 5 minutes pour comprendre ce que vaut un film...
octobre 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (brrr).
- En fait, me disais-je, chez Matthew Barney, dans ses "Cremasters", on est pas très loin de la séance de diapositives, ( esthétikement parlant), en tant que spectateur c'est très clair que c'est cela qui nous est assigné, (je sais pas si l'on peut dire "comme une punition") on assiste à, surtout on est sommé d'acquiesser, (on se doit d'admirer, d'être ébahi), il n'y a pas d'espace pour autre chose, le film ne produit rien de plus, c'est pourrait-on ajouter, une sorte d'enregistrement publicitaire de quelque chose qui se voudrait de l'ordre de la performance poétik, (terme à revoir), sauf que la poésie, me disais-je, n'est jamais close sur elle-même, il y a toujours quelque chose de l'ordre de ce qui n'est pas lu/ou vu, (disons génératrice de). Chez Matthew Barney, il n'y a que ce qui est vu (qui est vu), rien n'excède, rien n'excède ce qui est vu ou montré, (puisque chez lui ce qui est vu ou montré se confond), je veux dire, il n'y a rien de plus que ce qu'on voit...
octobre 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.21
, brouillon
- Pour certains films, pensais-je, la justesse de notre perception à leur égard importe peu*, c'est l'analyse [qu'on en fait] qui importe, (ce qu'il suscite)
- Pour "The président's last band", c'était son ratage qui le révélait, un ratage inscrit dès le début, et le film était raté parce qu'il n'en était [même] pas la chronique, (plus exactement, il oubliait de se faire la chronique de son propre ratage), en même temps, m'étais-je dit, le film prévoyait son propre ratage, il ne le chroniquait pas mais l'inscrivait dans son déroulement, présent et futur, (c'est-à-dire q'il ne l'empêchait pas, il ne le cachait pas), il y avait comme une impossibilité [du film] à l'oeuvre, (simplement parce que que le film n'adoptait aucun point de vue réel, (cela tenait je crois qu'il s'attachait un peu trop aux pas de "l'assassin", en oubliant le vrai sujet annoncé, la description du président et de sa suite, (le grotesque, (l'illusion grotesque)) cela devait être une farce mais ce fût une oeuvre morale), je veux dire, (rajout), le film se compose d'amorces fictionnelles, de pistes, mais comme aussitôt oubliés, la piste double comique, double grotesque des USA, la piste nihiliste et fin du monde, (quasi sectaire), la piste chaque image commente la précédente, etc, le film ne s'affirme pas Chaplinesue, voilà son échec, il n'y a pas l'absurde du changement de cap, du basculement du film, To, son héros glisse sur une peau de banane, dans le film, rien de tel...
- Manquait une sorte de précision Bressonnienne, une sorte de précision dans la vulgarité,
- *La grandeur de certains films, ( du cinéma), serait aussi qu'il nous laisse cette possibilité de penser sans lui, la grandeur de certains films serait et leur échec et la possibilité de s'en passer, (du film, ou de sa réussite éventuelle), c'est-à-dire que l'échec ne serait point chose trop importante,
- Pour vérification: Jancso...
- Chez Jancso, c'est la forme, s'animant, qui détient la fiction, (en gros), chez *** c'est l'abandon de la puissance fictionnelle de la forme qui en fait son échec, (du film), (alternative: abandon de la forme comme possibilité fictionnelle),
- Exemple: dans "Les sans-espoirs", on vient chercher un type, on l'interroge, >"A l'époque vous avez ramené les ouvrages de Kossuth", <"J'étais jeune", >"Vous pouvez disposer", le type s'éloigne, la caméra le suit de vue, le dos de l'officier qui l'interrogeait en amorce, on entend un coup de feu, le type fait encore quelques pas, et tombe, c'est l'agencement de la séquence, sa durée lente, bref sa matière même qui crée la fiction à venir, c'est-à-dire la mort du type; dans le film "The président's last band", la mère et la fille sont lâchées au milieu d'une sorte d'autoroute, mais c'est le scénario qui l'ordonne, la mise-en-scène n'intervient en rien dans la séquence, c'est à titre purement informatif que nous voyons cette séquence, elle est presque en trop, puisqu'on n'aura même pas la possibilité de s'interroger sur un quelconque devenir, qu'il n'y aura aucun devenir fictionnel de cette séquence, qu'elle ne sera génératrice de rien, (confus, à revoir), (on pourrait dire aussi qu'il s'en débarasse) je crois que chez Jancso, la réussite de la séquence vient qu'il ne l'appréhende qu'en tant qu'image, et ensuite de plan, chez Jancso il s'agit presque d'épuiser les/la possibilité(s) d'une image, (et d'en donner une suite), chez *** l'image peu à peu ne sera plus qu'informative, que flux presque, n'aura d'autre but que de terminer le film, le film en tant que tel n'aura duré qu'une petite demi-heure, (pour être aimable)
- Mais qu'est-ce qui fait la grandeur néanmoins de ce film ? Qu'il laisse tout en place peut-être, le film est sa propre ruine, (paradoxalement je pense "donc vivant"), ( et "organique"), c'est comme s'il examinait des possibilités, et les mettait simplement en arrière, de côté,
octobre 21, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.20
V, (brouillon)
- Pour le film de Walsh, ("Le roi et quatre reines"), ce qui m'avait frappé était que tout était en double chez lui, plus exactement, tout se passait une seconde fois, tout avait lieu une seconde fois, tout se répétait, on avait le sentiment d'avoir déjà vu cette scène, qu'il était déjà venu là, qu'il avait déjà fait ainsi, etc, (des images-souvenirs?), chez Walsh, il y a à l'oeuvre, il me semble, une esthétique de la répétition, visible aussi dans des films tels que "Capitaine sans peur", "La belle espionne", etc, (pour son dernier je suis moins sûr, oui et non), dans son dernier film, "A distant trumpet", le présent même, est mis en doute, ( pas le terme exact),
- Je suis pas certain qu'on puisse dire, "comme si la première fois n'avait pas suffit" ou "il revient à nouveau sur les lieux", ( dans un sens presque Lacanien), ni "qu'il hante l'image", mais je crois u'il y a un peu de [tout] cela,
- Un travelling assez Godardien, il passe en face de chaque porte, et c'est comme s'il enclenchait un mécanisme, à l'approche de son pas, les filles s'illuminaient, prenaient vie,
octobre 20, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.19
V, ( à venir)
- Vers la fin du film, je m'étais dit que ma supposition du tout début s'était vérifiée, j'avais été un peu déçu car le film était tout-de-même en deça de ce que j'en attendais mais ma théorie s'était tout-de-même vérifiée, c'est-à-dire, le film était réussi, réussi malgrès tout et malgrès lui-même, je m'étais dit, au tout début du film, s'il a une fin, s'il se termine, il sera réussi, (réflexion asolument stupide si l'on y réfléchit même une seule seconde), pourtant le fin du film, qu'il finisse, signait bien sa réusite, (quoiqu'au fond il ne se terminait pas), c'était pour ça la tristesse difuse qui s'en dégageait, en même temps m'étais-je dis, pour qu'il se temine, il fallait un commencement, je veux dire, seules les choses qui finissent ont lieux, (puisque pour qu'il y ait fin il y ait commencement), les autres je ne sais pas, les autres, je ne sais si elles ont lieux, si elles commencent et finissent, je ne sais rien à propos d'elles, je ne sais même s'il faut les nommer, plutôt, si elles se nomment, la tristesse du film me disais-je venait de son existence même, une tristesse intrinsèque pourrait-on peut-être dire, très lente, très diffuse, par petites touches, comme une pluie fine avais-je pensé ensuite, ( puis comme un brouillard), tout simplement, ils n'avaient pas de passé m'étais-je dis, le propre de ce genre de film m'étais-je dit, est de n'avoir point de passé, (et de ne fonctionner que, par emprunts divers), (terme provisoire), je m'étais dit à un moment, la tristeese des héros n'est que la tristesse des acteurs, (j'avais employé initialement le mot "personnages"), je m'étais dit "leur tristesse vient qu'ils doivent employer leur temps", (j'avais écrit initialement "occuper leur temps") je veux dire, ils étaient comme prisonniers du film, ("ils attendaient la fin du tournage, mais n'existeraient pas plus pour autant" avais-je pensé), je m'étais dit, ce n'est pas un sentiment d'exil que l'on ressent, ils ne sont pas dépossédés, ils sont morts, nous voyons des morts, c'est pour ça la tristesse avais-je pensé, la leur et la notre,
- "Serenity", de
octobre 19, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (notes), brouillon
- Chez Johnny To, comme chez Ozu, les couloirs, les ruelles ont une même fonction; chez Ozu, on y marche tranquillement, chez To, un peu moins, (on y marche surtout sur des peaux de bananes), [et] on y tombe, et on se fait taper dessus, systématiquement, on pourrait dire que les abords de l'image sont plus dangereuses chez Johnny To, chez To, mieux vaut ne point trop s'éloigner,
- Chez ozu, les trains délimittent un espace [fictionnel] chez Johnny To, ce sont les voitures qui occupent cette fonction,
octobre 19, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.17
V, ( brrr)
- Le premier plan était très beau, le type était comme en attente que le film commence, ensuite assez rapidemment je me suis dit, "il se contente [juste] d'être juste", (au sens Balthazar du terme), puis je m'étais dit, m'ennuyant affreusement, "il se contente de peu", c'était très scolaire cete sorte de distance, très scénaristik, puis quand pour le film le comble de la poésie fût la révélation que les deux personnes qui communiquaient furent des filles, je me suis dit, oui, partons, je ne suis pas là pour voir un film homosexuel, je hais le militantisme, je hais le militantisme communautaire, je vais pas au cinéma pour qu'on me fasse la leçon pensais-je, ça, c'était à l'école, au CM1/CM2, (copyright "Cahiers f du cinéma"), le film était malhonnête, pire que passable et malhonnête, montrer deux personnes qui communiquent, pendant plus de dix minutes, en montage parallèle, sans qu'on voit leurs visages, et nous révéler ensuite que cette histoire d'amour concerne deux filles, en faire une révélation, est particulièrement malhonnête me disais-je, aussi malhonnête que les cris de la femme battue qu'on entend dans l'appartement du gros type amoureux fou de la femme canon, pensais-je, en plus hein, (petite rires étouffés), la presque parabole Wendersienne, les écrans de vidéo-contrôle, ça sophie comme ça, m'étais-je dis, film de putains, m'étais-je dit, et que crève le cinéma d'h/auteur m'étais-je dit, rien à foutre de l'exception culturelle, m'étais-je dit, je me casse, je me fais chier, je me casse!
- "Be with me", d'Eric Khoo
octobre 17, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.16
V, (note),
- C'est drôle comme dans le Mankiewicz, ("Le château du dragon"), les voix semblent en voix off, le mec un moment traverse même pas un petit ruisseau, une petite flaque, on dirait que l'image elle-même st prise de cet effet là, ni un effet de relief, ni un effet de tremblement, ou de dédoublement, peut-être de double lecture, ( insatisfaisant), un moment la fille s'éloigne, on sait qu'elle s'éloigne d'une manière toute Oliveirienne, ( très beau de voir ce film lorsqu'on vient de voir le Renoir "Madame Bovary", ( prononcer avec l'accent Américain), on se rend compte d'un truc, que "Mods", vient de là, de chez Mankiewicz, (oups, j'avais promis de plus parler de ce film),
- Ce qui est beau dans ce film, c'est Jane Austen, avec son "Catherine Morland", (ne pas oublier que le plus beau Debord est "La véritable scission, (de l'internationale situationniste)", je veux dire, Mankiewicz, c'est la seconde fois que je le prends en défaut, ( par rapport à elle),
octobre 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (notes)
- Ce qui me gêne dans le Giannikian "Sur les cimes tout est calme", c'est que la pellicule ne semble pas teintée elle-même, (la plupart du temps tout-au-moins), ils ont ( c'est très visible) comme posé un filtre devant l'objectif de leur "machine", (ça me parait un peu paresseux) à propos de celle-ci, au sujet de leur machine il y a un article/un texte d'eux dans "Trafic", je le retrouverai plus tard), je crois qu'à l'époque je l'avais vu (le film) sans musique, (il était passé à la cinémathèque), toujours eu le sentiment qu'il ne fonctionnait pas (le film), que la musique justement tentait de rattrapper un peu cet ennui*, ( le "[du]Pôle à l'équateur" avait un rythme époustouflant, certains autres films aussi), ce que je leur repproche aux Gianikians, pour ce film ( et pour deux ou trois autres), c'est d'en avoir fait une oeuvre pacifiste, qu'il suffit de supprimer le son, parce que la musique est réellement insupportable pour se rendre compte de la perte, du sabotage humaniste qu'ils ont opérés sur leur propre film, le film aurait pû être une aventure abstraite et poétique digne du film de Nicolas Rey (on va dire), une épopée proprement métaphysique, (Sokurov encore), ils en ont fait, ils s'en sont servis pour un discours basiquement pacifiste, (cela dit, je suis injuste, le film visuellement reste très beau, mais il est gâché)...
- Au fond, il leur manque l'érotisme, ils sont pas assez pédés, trop hétéros, ils sont pas du tout pédés faut dire même, (alors que lorsqu'on filme des militaires, j'ai envie de dire, la moindre des choses est d'en être)
- *Je devrai mettre le mot ennui entre guillemets, tant l'ennui peut-être volontaire,
- Ils n'en font pas une pure construction plastique de leur film, ( ils le plient à leur idéologie/militantisme humaniste), ce que jamais Pelechian ne se fût permis par exemple,
- Note: Ou alors [aussi] que la musique ne fonctionnait pas avec le film, (parce qu'elle est épouvantable, là, la musique),
- Qu'est-ce qui ne va pas dans ce film? Ils ont essayés d'avoir un point de vue, (alors qu'ils s'en foutent, (du point de vue)), (contradiction je crois avec ce que je dis plus haut, et plus bas aussi),
- Le problème du cinéma dit expérimental est que paradoxalement/étrangement/curieusement, ils ont besoin des institutions, mais les institutions, en contre-partie, réclament un point-de-vue, ( c'est-à-dire un discours humaniste, (c'est-à-dire homogène), c'est-à-dire le discours qu'attendent les parents d'élèves), autrement dit, en contre exemple, Sokurov, ( ben oui), Sokurov et son mauvais goût absolu, la musique dans le film, on a le sentiment très net que c'est ça, arrondir les angles, ( en gros "la guerre c'est moche", et pas "la vie c'est moche"), (pour autant que la vie soit moche), chez Sokurov, l'image se révèle à elle-même, presque/et la personne filmée, ( j'ai écrit presque), c'est ce qui est insupportable, (que l'image se révèle à elle-même), on pourrait même dire, c'est "hors-de-question", (chez les Gianikians, leur discours humaniste à la con, leur discours anti-fasciste de base, c'est tout-de-même assez carricatural, je veux dire, c'est tout-de-même du niveau de Bernard Henri-Levy, rajout),
- On pourrait ajouter, et en finir, on imagine bien ce qu'ils pensnet au fond 'eux-mêmes d'Eseinstein, ils désapprouvent...
- On en [re]vient au dernier navet de Civeyrac, cinéma institutionel, de parents d'élèves, cinéma pour classe de CM1/CM2, ( puisque les "Cahiers f" en sont là, à chroniquer la rentrée des classes de CM1/CM2, et que ça n'a l'air de déranger personne, (plutôt ça (la chronique de rentrée des classes) que le "loft", doivent-ils penser*)), ("Les cahiers f", ceux de Godard/Skorecki/Biette, la nouvelle vague etc), pas étonnant qu'il paraisse Rock'n'roll Assayas dans ces conditions, mais Assayas/Civeyrac (son frère Benoitemment jumeau, ( au sens Jacquot du terme)) c'est quoi, au fond, pensais-je, c'est Léon le clerc du notaire du film de Renoir, "Madame Bovary", un romantisme de commission, ( au sens comice du terme, CNC du terme),
- *En même temps il y a une logique des choses, puisque sont complètement acceptées les théories révisionnistes de Mia Hansen-Love, (lire son texte sur Farber, et lire ensuite ne serait-ce que les premières lignes du texte de Farber), non non, elle avait écrit que Gorin était un cinéaste termite, là, alors que pour Farber, un cinéaste termite est un cinéaste qui travaille au sein des studios, dans l'industrie, et Gorin, évidemment, n'a jamais travaillé pour l'industrie US du cinéma, (à moins qu'elle ne voulait parler de l'époque où il faisait le cuistot pour Coppola),
octobre 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (sur les cimes tout est calme, ou, le calme du tombeau), à venir
- Pour parler du film de Renoir "Madame Bovary", pour commencer à en parler, le terme film rêvé est un bon commencement, ( m'étais-je dit sur le chemin), pas un film rêvé au sens, non, il faudrait plutôt parler de film imaginé, ou proposé, ce film, m'étais-je dis, on [en] imagine très bien les ratures, j'emploie le terme film rêvé par le sentiment assez net, que c'est un film regardé par Renoir, ( presque vérifié), presque une copie de travail, qui ne se veut pas plus, (le début est je crois, volontairement trompeur, "à retard", avais-je pensé, (comme il y a des neuroleptiques retard)),
- Chose rare, les caractères sont essentiellement cinématographique, c'est-à-dire doivent plus au film qu'au roman, (je sais que je dois noter cela, mais je ne sais plus à propos de quoi/pourquoi je pensais cela),
- Le film est dur, brutal même, violent, d'une dureté Straubienne, (une sécheresse plutôt), probablement son film le plus mystérieux, la télé ne rend pas le son,(sa pureté sèche), mais rend bien le montage il me semble, ( le son parfois est comme un attentat sur le film même, terme malheureux et provisoire), il commente ironiquement, (je devrait plutôt parler de bande-son), la fin, la voix de l'actrice, (extrait vidéo à venir),
- Le coup de force que représente la première apparition d'Emma, aussi radical que pouvait l'être, que pourra/sera plus tard ces gens dans la forêt, avec leurs feuilles à la main, ( le film des Straub), pas une seconde nous ne pouvons croire que cette actrice puisse être Emma, pourtant elle le devient/dra aussitôt, d'une façon très smple, elle est déjà dans le plan, (comme les Indiens de Ford, celui-ci écrivait Tesson, les filmait toujours déjà dans le plan, et jamais y entrant), Renoir prend bien soin de filmer Emma au milieu d'une conversation,
- Emma et sa servante dans le jardin, filmées de face,
octobre 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (brrr)
- Sur le chemin je pensais au début de ce livre de Beckett, "Molloy", tout ce passage, "J'étais toujours en chemin vers ma mère, même lorsque", etc etc... Depuis quelques jours je ne vivais plus vraiment, j'étais toujours en route pour voir d'autres films, chaque jour était semblable à une erreur, (et je devais faire avec, je devais essayer), lorsque la fille a allumé son pétard, j'ai pensé qu'elle allait mourir la première, puis je me suis démandé si elle n'était pas lesbienne, je me suis dit alors que sa mort serait particulièrement horrible (alternative: atroce), je me suis dit un moment, que dans ce genre de film, il y avait toujours quelqu'un qui se réveillait la nuit, qui était insomniaque, le matin il y avait cette fille faisant son footing, j'ai pensé, elle aussi mourra de façon atroce, une fille ne doit pas courir, c'est indécent, cela ne se fait pas, j'ai pensé, "toutes les images sont déjà marquées", (je voulais dire, déjà marquées du sceau de l'angoisse, de la tension, trop effets, alors que par exemple dans "La maison de cire", la terreur venait de l'insouciance surtout, était diffusé à travers l'insouciance et de l'image et des personnages), surtout m'étais-je dit en me levant, quelque chose ne va pas dans ce film, ce n'est pas seulement qu'étant Britanique il raconte une histoire se passant aux USA, (pour dire le manque absolu d'imagination et de prise de risque), non il y a quelque chose qui ne va pas, je l'ai au bout de la langue, ça va me revenir pensais-je, il y a un mot,
- "The descent", de
octobre 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.15
V, (note de lecture, notes)
- Lu ce matin: Comme eux, d'autre part ils ont la religion de la pitié et de la sympathie, compatissant à qui mieux mieux avec tout ce qui sent, vit et souffre (jusqu'avec l'animal au bas de l'échelle, jusqu'avec dieu en haut; l'idée saugrenue de "compatir avec dieu" appartient en propre à un âge démocratique); comme eux, dans le tumulte criard de leur compassion, ils vouent une haine mortelle à la souffrance, manifestent une inaptitude quasi féminine à voir souffrir, à laisser souffrir; comme eux ils introduisent à leur insu dans les consciences ces germes de tristesse et de débilité qui font planer sur l'Europe la menace d'un nouveau bouddhisme; comme eux ils souscrivent à la morale de la pitié collective, comme si c'était la morale en soi, le pinacle, la cime enfin atteinte de l'humanité, l'espérance chérie de l'avenir, la consolation de présent, la grande rémission des fautes passées; comme eux ils croient à la collectivité rédemptrice, autrement dit au troupeau, en "soi"... (in "Par-delà bien et mal", de Nietzsche).
- Je pensais à "Keane" de kerrigan, j'aime bien cette expression "laisser souffrir", le manque d'ambition formelle du film de Kerrigan en serait l'équivalent, il compatit tellement qu'il en oublie de le filmer, (de "Paris-Texas" on se souvient entre-autre des regards d'Harry Dean Stanton), je crois que j'avais oublié de le noter l'autre fois, au cinéma il faut haïr les victimes, ("malheur aux vaincus"), je m'étais dit, ceux qui restent doivent êtres punis... Je m'étais dit ensuite, c'est interessant cette notion de souffrance, "laisser souffrir", c'est assez juste surtout, souffrance, film en souffrance aussi, oui, pas en jachère, en souffrance, pas fait, le film ne s'est pas fait, il n'a jamais eu lieu, plutôt, comme aurait dit peut-être Lacan, le film n'a jamais lieu,
- Ecoutant ce matin la B.O du film "Mods", je m'étais dit que ce serait une très belle chose qu'il ouvre un MP3 blog, Serge Bozon...
- On trouve les deux derniers livres de Laure Limongi à la librairie Léo Scheer, rue de Verneuil, ("Je ne sais rien d'un homme quand je sais qu'il s'appelle Jacques", et "La rumeur des espaces négatifs")...
- On y trouve aussi le DVD des films sublimes de Pierre Alferi, (dommage qu'il en manque certains), (une nouvelle edition augmentée serait la bienvenue, pour parler comme les neus-neus)...
octobre 15, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.13
V, ( pas à pas jusqu'au dernier), brrr
P- J'ai passé ma journée à ne pas savoir quel film aller voir, (pour changer d'avis au dernier moment), vers la fin de journée j'ai vu une femme déposer un livre sur un banc ( un fauteuil) du métro, (là), et partir. Pour le choix d'un film je revenais toujours au point de départ, c'est-à-dire je ne bougeais pas, j'étais ainsi toujours à la même place, (...). Le temps passait et je n'avais toujours pas pris de décision, je me levais, je faisais quelques pas, et puis non je ne me décidais pas, je revenais sur mes pas, (et je me rasseyais), le plus simple aurait été de n'en pas voir aujourd'hui, m'étais-je dit. J'avais passé une partie de la journée au jardin des Tuileries, (à lire). Je voulais rire aussi; j'avais pensé aller voir ce film, "The descent", puis je m'étais dit que je n'étais pas certain d'en sortir vivant, je ne sais pas pourquoi j'avais pensé cela, mais je m'étais dit qu'il ne fallait pas prendre le risque, c'était con comme pensée, m'étais-je dit à part moi; aucun film pour l'heure ne me plaisait, non pas que je leur déniais quoique ce soit, non, je voulais rire, ( comme la fille dans le film de Renoir se plaignait d'un mal de dent), surtout m'étais-je dit, je suis si bien là, assis sous les arbres, à l'ombre, je voudrais quelque chose de doux, m'étais-je dis, pas d'un film qui me brisera le coeur, je ne sais pas, me disais-je encore une fois, je ne sais vraiment pas. Parce que tout-de-même, m'étais-je dit, il s'agissait de ne pas se tromper, il s'agissait de prendre une décision, je voulais rire m'étais-je dit, me décidant enfin. (Je me levais, et me dirigeais d'un pas vif vers le métro), puis me ravisais, non non, je n'irai pas, je pensais alors à ce film avec Patrick Chesnais, et me dit: Et pourquoi pas? Revenant à nouveau sur mes pas, c'est-à-dire, [étant] revenu au point que je venait de quitter, j'en repartis d'un pas un peu plus traînant, j'hésitais trop, le temps passait, "le film n'est-il pas déjà commencé", pensais-je, m'arrêtant subitement sur le pas d'une marche. On verra bien me disais-je, accélérant le pas,
- /.../ Je n'attendais pas grand chose du film, je voulais rire, il fût aussitôt ennuyeux... Au bout de 5 ou 10 minutes je pensais, "tout cela sent le plan de travail", comme on pensait "ça sent les chaussettes sales", pour le coup, avais-je pensé, le mot erzatz s'applique vraiment au film, on dirait un garçonnet se hissant sur la pointe des pieds, avais-je pensé un moment, trop petit, il n'atteint pas la poignée, petits pieds m'étais-je dis vulgairement, il ne se passera rien, le film n'a pas besoin de moi pensais-je, je ne le concerne pas, il ne me voie pas, (pensais-je nunuchement), seul le moment où ils comptent les pas, celui-ci ou celui-là, puis dansent est beau m'étais-je dis, la façon qu'il a de les filmer un instant en plan large, oui, (quelque chose de l'ordre de la pudeur que le réalisateur avait envers son film) et toute la séquence du spectacle, enfin, la séquence suivante, la façon dont il avait coupé (le réalisateur/le monteur), la façon brutale où l'on se retrouvait dans la voiture, puis leur baiser, après c'était tout pensais-je, le film finit là, il ne pourra que me décevoir par la suite, il n'ira pas plus loin, je m'étais dit, les tergiversations futures des personnages, leurs états-d'âme ne m'interessent pas, que je sois là, ou ailleurs est indifférent, et je sortis de ce pas, où que je sois avais-je pensé, (rajout), et peut importe,
octobre 13, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.12
V, (brouillon)
- Vu aujourd'hui le petit théatre de Jean Renoir" pour la première fois, c'est là que j'atteint mes limites il me semble, "je n'ai rien à en dire", un moment je me suis demandé s'il oserait ne pas déjouer notre attente. Oui, et c'était ça qui était culotté aussi, pas simplement cette quasi expérimentation théatrâle, ces références incessantes à d'autres cinéastes qui en faisaient un film presque Borgèsien, ( cette façon de faire "à la manière de" par exemple),
- Je ne comprend pas pourquoi j'ai pu écrire un jour que Bayon était un des rares grands critiques de cinéma français, un extrait de son dernier papier: "PTU n'a rien du «chef-d'oeuvre» prévendu à grand renfort de rédactionnels. C'est un plat de nouilles fumeux (le suçage de lamen est l'«action» centrale, avec la tabagie du poussah-titre), autour d'un pistolet, d'un pâté de maisons la nuit, de déchets, de trois pelés et un tondu, flics ou loubards. L'un «boule de nerfs», l'autre lardé, tous se font suer à jouer l'acteur, pour un total «mortellement chiant» (une cinéphile colère). «L'école de Hongkong» ? Concon, oui". Bayon qui prouve une fois de plus qu'il ne comprend rien à rien, ( en cela il est dans la ligne De Baecquienne), incroyable et très triste qu'un journal comme Libération soit passé systématiquement à côté de tous les grands films sortis ces dernières années, Godard referait "A bout de souffle", ou "Pierrot le fou", ( ou un autre), aujourd'hui, il me semble évident qu'ils en parleraient dans les mêmes termes que PTU. Ce qui est comique, mais il ne s'en rendent pas compte, c'est de parler sur trois pages de Guy Debord, et de tartiner aussi sec avec Civeyrac, ils n'ont même pas le courage de s'avouer à eux-mêmes que ce film est une escroquerie, une indigence absolue, ( ...), ces gens sont définitivement vulgaires, ................................................................................................................ ..........................................................................................................................................................................................
octobre 12, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.11
V, ( brouillon)
- En sortant vite fait de la daube* de Lodge kerrigan, ("Keane"), j'avais pensé que je n'irai pas voir non plus le film des frères Dardennes "L'enfant", pour à peu près les mêmes raisons qui m'avaient fait fuir le navet Kerriggien, ( pour les frères Dardennes, que je n'étais pas aller non plus voir le précédent), je m'étais dit, plus tard, montant les escaliers, la vérité, curieusement, la vérité paradoxale de leur cinéma aboutit à [/ est] un énorme mensonge, ils veulent faire oeuvre naturaliste et c'est le contraire qui se produit, concernant le film des Dardennes, je m'étais dit, voyant la bande-annonce, la réaction de la fille lorsqu'elle apprend que l'autre a vendu le gosse n'est pas la bonne, c'est une réaction publicitaire, au sens public du terme, c'est-à-dire la réaction de l'opinion public, /son petit air réprobateur actor studio/ déjà je m'étais dit, les voir gambader les deux tiers de la bande-annonce et simuler le bonheur, ça suffit, je m'étais dit, ce film est déjà un échec, le bonheur n'est pas de gambader dans un près, (on dirait des chevaux, on s'ttend à ce qu'ils hennissennt), c'est la version catholique Joussio/Ségurienne ça, (quoiqu'il faudrait plutôt parler, au vu du dernier article* de Philippe Azoury de version "Azourienne", au sens rien du mot, ( là)), de toute façon m'étais-je dit, quand on rencontre quelqu'un on baise, on n'arrête pas, on ne court pas dans les prés, on est à poil au lit et on baise on se lèche, je m'étais dit, vouloir nous faire croire qu'on se regarde dans les yeux est tout de même fort de café, selon l'expression populaire, pour "keane", je m'étais dit, oui il filme certainement quelque chose d'assez probable, je me disais oui une disparition est quelque chose d'effroyable et on doit être à peu près dans cet état, mais m'étais-je dit, et alors ? Qu'ais-je à faire de cela, m'étais-je dit, et vais-je au cinéma pour compatir ? Je me disais, le cinéma n'est pas nous montrer en gros plan la déchéance absolue d'un homme, je m'étais dit, dans son film, il interdit par ses gros plans scénaristiques, toute fiction future, il ne se passera réellement rien, le type continuera à suer à grosses goutes et suffoquer, ce qui m'avais gêné était ce passage dans l'hotel, avec le cadenas sur la serrure, je m'étais dit que cela était complètement inutile, le propos n'avait nul besoin de cela, nous n'avions pas besoin de savoir qu'il avait une carte d'invalidité m'étais-je dit, je m'étais dit, un film, le cinéma n'est pas la vérité probable, je me disais, les héros n'ont pas à faire pitié, je me disais, cette vérité ne m'apprend rien, je me disais, Sokurov est capable de faire d'un geste banal quelque chose de métapysique, juste par sa mise en scène, lui Kerrigan suit à la lettre son scénario, je m'étais dit, repensant à la poignée de porte vérouillée, en quoi ais-je besoin d'être renseigné scénaristiquement ? Je pensais à Paris-Texas de Wenders, (son seul bon film), je me disais qu'il avait résolu tous les problèmes du scénario et ce dans un sens artistik, je pensais à Carax, je me disais, le désespoir de la fille un moment, il le transforme en un des plans les plus beaux de l'histoire du cinéma, Kerrigan, pensais-je, m'avais juste donnée la nausée, Kerrigan, jamais ne trnsforme lamoindre ligne du scénario en mise-en-scène, (à suivre)
- *Mot à la mode chez les crevures de la critique nationale-cinéphile.
- *Comme on pourrait qualifier les derniers films de Civeyrac, de cinéma Stalinien.
- Bel article, là.
octobre 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.10
V,
- (La chanson du générique était déjà pas terrible). Tout-de-suite on avait mal aux yeux, le mec ( le réalisateur ou le monteur) n'arrêtait pas de couper, champs/ contrechamps champs/ contrechamps champs/ contrechamps, etc, le mec/la nana sortait sa phrase, et hop ça coupait. Scénario bidon, musique celtique, pull torsadé blanc, papa sorti de chez Herta, scénario familiariste à fond; ça se voulait un "Friends" familial de droite, (c'est dire l'ambition), 5 minutes, et hop, mon sac, mes chaussures, ma veste, tchao...
- "La main au collier", de
octobre 10, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( brouillon),
- Pendant mon footing une chose m'étais venue à l'esprit, celle-ci: Je faisais toujours le tour du parc, j'avais pensé alors aux films de Dominique Gonzales-Foerster, me disant que ses films étaient pareils, qu'ils restaient toujours à la lisière des choses, je m'étais dit, il y a chez elle comme de la pudeur à ne pas aller au centre des choses, pour que le mystère soit entier, avais-je ensuite pensé un peu bêtement, me disant néanmoins que la réflexion pour stupide qu'elle soit n'en était pas moins vrai plastiquement parlant, je m'étais dit, pour que le mystère soit entier, il faut le filmer dans sa globalité, ( c'est-à-dire accepter de n'en voir qu'une partie (qu'une face)), chez DGF m'étais-je dit, nous ne voyons que les choses se faire, se défaire, avoir lieu, nous ne comprenons pas pourquoi, nous n'en comprenons pas la raison, je m'étais dit, DGF ne filme que le mouvement des choses, le mouvement en entier, ( un mouvement qui n'est pas un flux), je m'étais dit aussi, elle filme la totalité pour n'en avoir [finalement] qu'une vue partielle, la totalité n'est paradoxalement que toujours partielle avais-je pensé, un éclat de la réalité, je m'étais dit, sachant cela, elle ne choisit que d'en filmer son mouvement,
octobre 10, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.09
V, ( brouillon)
- "Acheter crème de jour" avais-je noté sur mon carnet, ( j'avais encore oublié la veille), c'est étrange de penser à cela m'étais-je dit, alors que je vais voir ce film des Villovitch ( et me taper toutes les merdes qui l'entourent) pour l'unique raison qu'il y aurait dans ce film un plan Tourneurien, "La sequence sur la plage ou les deux images (l'homme et la femme ) se rejoignent est vraiment très belle. Cela m'a fait songer - je dis bien songer - à Zombie de Tourneur", (mail de PZ). Je pensais aussi à cette phrase de Leutrat sur le point commun entre cinéma et vampires, ( les deux ne supportant point la lumière du jour), j'avais songé, me rendant ensuite à quelque chose d'enfin plus futile, moins douleurs du monde et chantages divers, ( le défilé Lanvin), oui c'est vrai, la séquence sur la fin est belle, le reste est pathétik, j'avais noté, "cinéma de petit malin", j'avais noté, "foutage de gueule", je m'étais dit, ça concernait aussi les autres films que j'avais vu, ( qui étaient au-delà de ce qu'on en pouvait écrire) "c'est terrible de ne point filmer le monde, c'est terrible cette indiférence*", je m'étais dit, "on leur file une caméra, ils ne savent pas quoi en faire, ils font les malins", je parlais pour tout le monde, pour les Villovitch aussi évidemment, je me disais, "c'est tout de même triste de faire un film si beaux, et une si petite chose ensuite, c'est excessivement cynique même", je repensais à une séquence du film, celle où elle faisait du pédalo, ( sur la route ça s'appelle pas un pédalo), j'avais pensé que cette séquence était belle mais révélatrice, c'est-à-dire, il n'y avait qu'eux qui comptaient, je m'étais dit, "ce qu'ils veulent c'est qu'on les voit faire du pédalo", au défilé Lanvin il y avait une femme qui n'arrêtait pas de demander au téléphone "Where are you, where are you", c'était comme dans le film des Villovitch,c'était très surprenant, très beaux, presque Lynchien, ( alors que dans leur film à eux c'était surtout très agaçant),
- C'était la journée de la putasserie songeais-je en sortant de l'immonde film de Bonnello, "Cindy the doll is mine", ce type non seulement ne comprend rien au cinéma, mais il ne comprend rien non plus à Cindy Sherman, il lui enlève toute violence, m'étai-je dit, il la posterise, (au sens poster du terme), la fin est honteuse, le film est insignifiant, s'il ne mérite rien, la fin mérite le mépris, avais-je pensé ( quoiqu'au fond non, tout le film), je m'étais dit, c'est terrible comme l'ensemble du cinéma national français est de plus en plus un cinéma de putes, je faisais exprès évidemment d'écrire cinéma national, ( pour le sens pétainiste du terme), un cinéma de consommation culturelle, et rien de plus, qui ne génère, m'étais-je dit, pas la moindre ligne critique, (qui en est incapable), mais [génère] essentiellement du discours journalistik, (au sens Ségurien et Joussien du terme), je m'étais dit, il suffit de placer côte à côte le film des Straub "Chronique d'Anna Magdalena Bach" et ce film de Bonnelo pour avoir la preuve de sa malhonnêteté profonde, ( quoique tout simplement il faudrait parler d'ignorance ou d'inculture, de bêtise), dans le film des Straub, avais-je pensé, une violence s'exerce*, Bonnello, lui se contente de la vision romantique de l'artiste, (et ne pas oublier la phrase plus que risible qu'il lui fait dire lorsqu'elle prend la poupée dans ses bras), avec les larmes, les chichis Savitzkayens, nulle violence dans la Cindy Sherman de Bonnello m'étais-je dit, tout est apaisée, il s'agit de ne point choquer, beurk, à vomir avais-je pensé, surtout m'étais-je dit, là où on imaginait du sadisme, (dans le sens Catherine Breillat du terme), on eu droit à la compassion, je m'étais dit, Sherman, le moins qu'on puisse dire, est qu'elle n'est pas compassionnelle, ( facilement, on pourrait dire que Breillat dégoupille, Bonello désamorce)...
- *Puisqu'il s'agit dans le film des Straub, "Chronique d'Anna Magdalena Bach", exactement du même sujet, le placement du sujet dans un espace, (termes à revoir), on pourrait dire aussi, pour les Straub, la vision est celle d'Anna, ( c'est à nous, d'une certaine façon, nous aussi, en tant qu'être unique), pour Bonnelo, la vision du public, (du commanditaire),
- Note: Parlant de cinéma national, avoir à l'esprit que ce ne sont plus des ouvreurs cinéphiliques à la cinémathèque française, mais des vigiles, c'est d'ailleurs assez effrayant de les voir faire leurs rondes dans les salles, même chez Gaumont, dans leurs salles de banlieue, cela ne se passe ansi, ( je me moque un peu, c'était seulement un vigile qui était entré placer/accompagner, un ratardataire), cela dit, lorsqu'on connait la phrase qu'avait prononcée leur attachée de presse, "fini le cinéma d'auteur maintenant", on se dit qu'ils sont quand même un peu radicaux...
octobre 9, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.08
V, (brouillon)
- La signification des cadrages dans ce film des Straub, "Chronique d'Anna Magdalena Bach", est à rechercher je crois tout simplement dans le synospis du film, la vie de Jean-Sébastien Bach, le regard de sa femme, son regard à elle, et non celui du public, dès lors, il ne peut être filmé que dans ces endroits confinés, avec lui, la caméra ne peut être que là où elle se trouve, c'est d'abord un point de vue,
octobre 8, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, ( notes)
- L'occupation actuelle du type est de briser la glace à l'aide d'un pieux en fer, la scène est absolument banale, presque insignifiante, Sokurov lui donne cette portée métaphysique, damnée, juste par le choix du cadrage, il est en arrière du type, sur une hauteur, probablement sur la passerelle du navire, il se contente d'enregistrer la scène, la durée lui donne évidemment/exactement l'intensité voulue,
- Il décrit ( en voix off) presque systématiquement, chaque scène/séquence,
- De la promiscuité...
- "Confession d'un Capitaine", d'Alexandre Sokurov.
octobre 8, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.05
V, ( Pierre et le loup), brouillon
- /.../ Pendant un très court instant < fugacement> j'avais pensé <un peu morbidemment> que je pouvais mourir en paix puisque j'avais vu le plus beaux film du monde, ensuite je m'étais dit que c'était une pensée ridicule, que le film était juste l'aboutissement du cinéma, qu'après il n'y aurait plus rien, puis j'ai pensé que Johnny To n'était peut-être pas quelqu'un d'humain et que probablement, évidemment, cétait un fantôme, peut-être un vampire, je me suis dit pensant à un film de Carpenter, "je crois que c'est le fils du diable, je crois que c'est le diable lui-même", rien de moins,
j'ai pensé qu'il était en même temps Hawks, Ford, Carax, Ray, Ozu, Lang, Brakhage, Sokurov, "c'est inhumain d'être autant", avais-je pensé, après je me suis dit, "évidemment, je ne veux pas mourir"; repensant à ma première phrase, je me suis dit, parfois on pense des choses qu'on ne pense pas, je veux dire, on ne veut pas les penser, on les évite, on les pense c'est vrai, mais ensuite on ne les pense plus, tout-au-moins on s'y efforce, j'avais pensé, venant de rajouter Ozu dans la liste se trouvant un peu plus haut, il faut expliquer pourquoi je parle d'Ozu à propos de Johnny To, d'ailleurs pensais-je, il faut parler des autres aussi, mais une chose à la fois me disais-je alors, une chose à la fois. Ozu, (cela est très clair par exemple pour son film, "Voyage à Tokyo"), est un cinéma de survivants, au sens fantômes du terme, un cinéma de revenants, il y a essentiellement deux périodes chez lui, avais-je pensé, avant-guerre, et après-guerre; après la seconde guerre mondiale, ses personnages ne vont nulle part, ils errent pour ainsi dire, ils n'ont plus de destination, ils n'ont plus de destination dans tous les sens du terme, pensais-je alors, ils cherchent la sortie, chez Ozu pourrais-t-on ajouter, il y a cadre, mais plus vraiment hors-champs, on est pas très loin d'un effet accordéon, avais-je pensé, chez Johnny To c'est pareil, on est dans une sorte de mise-en-scène de jeu vidéo, (j'avais pensé pendant le film, c'est de l'ordre de la machinerie), c'est-à-dire qu'il n'y a plus de cadre, tout-au-moins, déjà, plus de hors-champs, (quoiqu'il faudrait dire pas de hors-champs), puis je m'étais dit, non, il y hors-champs, mais momentanément, c'est le cadre justement dont on est plus sûr, je m'étais dit, c'est presque la même chose, c'est une surface plane, en écrivant ce mot surface plane j'avais pensé à ce film de Mac Naughton,"Sex-crimes" avec Denise Richard, merde, ce n'est pas du tout ce que je voulais dire, avais-je pensé subitement, je suis en train d'écrire des choses auxquelles je n'avais pas pensé, pour ne pas dire, auxquelles je ne pense pas, chez Ozu le hors-champs est une zone géographique, chez Ozu, comme chez Johnny To, avais-je pensé, seule la mer est ce à quoi se cognent les personnages, le film est délimité par les trajets pourrait-on dire, chez Ozu nous prenons le train, seule la ceinture ferrovière impose une limite à l'image, avais-je pensé, et la mer chez To c'est la même chose pensais-je, arrivé à la mer, il faut bien s'arrêter, avais-je pensé, c'est pour ça aussi la fin du film, avais-je pensé, parce qu'après il n'y avait plus d'image, alors ils se battaient m'étais-je dis, chez Ozu on meurt, au mieux on se marrie, chez To on veut passer de force, et c'est pour ça m'étais-je dit, tous ces cadavres, ça se passe mal, on ne traverse pas l'image impunément, avais-je pensé un peu connement comme une vulgaire crevure, mais pensant dans le même mouvement et à Cocteau, et à John Hawks, à son livre dont je n'avais plus le souvenir du titre, peut-être "Le cannibale", le film De To, dans le film de To ce n'était pas des motards comme chez John Hawks ou Cocteau, c'était des policiers, ils arpentaient la ville, m'étais-je dit, ils raclaient l'image avais-je pensé, (un peu comme Denis Lavant raclait le sol de son front dans cet autre film de Leos Carax), un peu comme John Wayne dans ce film de Hawks, avais-je pensé, un John Wayne démultiplié avais-je pensé, et ralenti, avais-je pensé, sans objet avais-je pensé, pixélisé, avais-je pensé, reproduit, juste là, avais-je pensé, juste mort, avais-je pensé, je m'étais dit, ils tournent, ils sont morts, je m'étais dit, ils se meuvent, ou plutôt ils se frottent, je m'étais dit, à leur contact tout s'enflamme presque, tout est à vif tout-au-moins, ( la scène du tatouage sur le coup du type), à leur contact tout s'enflamme pensais-je à nouveau; il n'y a plus de lieux avais-je pensé, c'est comme dans le film ce Brakhagge, "The Act of Seeing with One's Own eyes", (là), les flics sont un peu commes ces médecins du film avais-je pensé, dans le film de Brakhage ils enlèvent les organes un à un, ils vident le corps et ne trouvent rien, ( dieu n'y est pas), c'est comme dans le film de Carax avais-je pensé, "il n'y a rien", les flics arpentent les immeubles vides avais-je pensé, et ne trouvent rien, sauf eux-mêmes, eux-mêmes, ( presque leur reflet) et la trace de leurs pas, je m'étais dit, il filme un non-monde, un monde à l'état d'image, un monde indécis, d'ailleurs j'avais pensé, c'était pour ça ces mouvements de caméra, j'avais repensé à Ozu un peu plus tard, je m'étais dit chez lui, chaque humain/chaque personnage est potentièlement une fiction, que chez lui tout est mouvant, ( rien n'est défini absolument), chez lui m'étais-je dit, rien n'est défini, ( là), un moment, je le note maintenant parce que j'oublie de le faire depuis trois jours, et que je n'ai pas le temps, un moment, à l'arrivée au restaurant de l'inspectrice de la criminelle, le flic, ( le héros), se sauve, j'avais pensé, il se sauve de l'image, j'avais aussi pensé, si un moment il se prend une raclée, c'est bien parce qu'il était sorti du cadre, je m'étais dit, c'est comme dans ce film d'Oliveira (je ne sais plus à l'instant comment il s'appelle vu qu'Oliveira n'arrête pas de tourner),
- "PTU", de Johnnie To.
octobre 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V,
- Vers la fin du film, la fille apprend la mort de sa mère, (l'état critique serait plus juste), elle se rassied à son bureau, on a le sentiment, non qu'elle souffre, mais qu'elle devient la personne en train de mourir, je veux dire, elle prend le visage de la morte, elle rajeunit,
- Il y a cette séquence magnifique de l'oiseau avec l'ampoule électrique,
octobre 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.04
V, ( lèche-moi la raie),
- "Or, si l’article d’Emmanuel Burdeau sur le sujet représente une contribution importante à la réflexion sur le cinéma de notre temps", là.
- Par un certain Frédéric pathétik Nau, ( juste pour qu'on retienne bien le nom), d'ailleurs je vais encore le citer une fois, Frédéric Nau...
octobre 4, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, ( brouillon)
- "Naissance d'une Nation", pensais-je, comme tout le monde je l'avais vu, en ce qui me concernait, plus particulièrement le générique, pensais-je, et les dix premières minutes, c'est à peu près tout, je m'en étais toujours voulu un peu,prenant cela comme une infirmité, je n'ai pas vu "Naissance d'une nation", je n'en parlais pas, je faisais semblant, et je regardais ailleurs lorsqu'on m'en parlait, finalement je l'avais vu hier soir, j'en étais reparti fort satisfait, une chose de faite m'étais-je dit, j'en suis débarrassé, (je deviens un vrai cinéphile). Le film en tant que tel était assez misérable, pour le scénario, essentiellement une hagiographie du Ku-Klux-Klan, plastiquement ennuyeux, insignifiant avais-je pensé un moment, on avait le sentiment de longues scènes d'exposition, de plans de coupe, aucun plan ne capitalisait quoi que ce soit, ( que je déteste ce mot "capitaliser"), je déteste ce film avais-je pensé, je préfère encore "Les Vampires" de Feuillade, là, je m'étais dit, il ne se donne même pas la peine, ces plans, je recommencerai la phrase plus tard, je la réecrirai mieux, ne sont que la mise en images de la façon de vivre des blancs, de la bourgeoisie blanche du sud, ce sont comme des tableaux animés, parfois cela est beaux, mais ne dépasse jamais le statut de l'image, de la "picture", ( de la photographie), je veux dire, certains "plans" sont beaux, [et mêmes]magnifiques, mais ce ne sont que des photos, qui de plus, par le sujet/contenu du film, empêchent tout autre forme de discours dessus, on ne peut qu'avoir un point de vue technichien sur le film, de toute façon pensais-je, son film n'est traversé par rien, ses images n'ont d'autres beauté qu'immédiate, elles n'ont aucun sens, oui, pensais-je à nouveau, elles ne sont effectivement traversées par rien, des images mortes presque, ( comme on dit des feuilles mortes)...
octobre 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.03
V, (brrr)
- J'aime bien l'idée que la présence de Nolot, en quelque endroit qu'il se trouve, et tout particulièrement dans une salle de cinéma, soit devenue une sorte de scandale, une présence indécente, on ne peut plus l'imaginer que la bite à la main, ( et la clope au bec), sa présence est aussi troublante maintenant que devait l'être celle d'Humphrey Bogart, (le sperme (sur la gueule) en plus), on l'imagine très bien un jour se faire expulser de la cinémathèque, "Monsieur, vous troublez l'ordre public, veuillez sortir s'il vous plait",
- Ou alors, "Monsieur, il est interdit de fumer ici, veuillez éteindre votre cigarette"...
- Ou alors", "Monsieur, nous recevons de jeunes enfants en ces lieux, votre présence n'est pas souhaitée, veuillez ne plus revenir"
- Je me disais, je suis persuadé qu'à la cinémathèque, personne n'oserait lui serrer la main, encore moins lui faire la bise, je me disais, oui, ça doit être ça, je me disais, je suis persuadé que les vigiles ont ordre de la suivre à la cinémathèque, ( parce que maintenant il y a des vigiles à la cinémathèque)...
- Je me disais, il entre dans une salle, ça devient pornographique, ça doit être insupportable pour eux, je me disais, en plus avec tous ces Renoirs au dessus, je pensais, c'est comme s'il venait se branler devant un tableau, je me disais, je suis persuadé qu'ils vérifient son siège après son départ, pour les tâches...
- Et puis, on imagine bien aussi Toubiana ou Berri dire à l'autre: " De toute façon, un jour on le choppera, un jour il se fera prendre, et là...", et on imagine Azoury ou Jean-François Rauger se mêler à la conversation et demander d'une petite voix: "Mais qu'est-ce qu'il a fait exactement ce Jacques Nolot ?", et les autres, de répondre: "Mais, t'as pas vu son film? C'est un pervers!"
octobre 3, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.10.02
V, ( note)
- L'idée de base de Fassbinder est à peu près celle-ci: en régime capitaliste, le sujet ne s'affranchit de son existence misérable que dans la pose...
- In "trafic" n°55, "Pose queer et sublime injustice".
octobre 2, 2005 in Spectre 01 | Permalink