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2005.11.30

V, (brouillon),

- Hier vu "Palais royal", pas une réussite, (voix de Catherine B), tout a été dit, pensais-je, c'est-à-dire, personne n'a pu en dire autre chose que ça "pas une réussite", le seul fait notable, concernant ce film, est la différence [hystérique] de traitement, entre ce dernier et ce chef-d'oeuvre inconnu donc, "40 ans, toujours puceau", des tonnes de papiers, (surtout dans la presse dite sérieuse), pour le navet français, rien pour le chef-d'oeuvre inconnu, le film "40 ans, toujours puceau", c'est le seul fait notable, concernant le film de Lemercier, personne que j'aime assez, je crois d'ailleurs qu'elle sait pas quoi en faire, Lemercier, de tout cet amour qu'on lui porte, elle ose pas s'en dégager, (s'en libérer), un autre fait notable, concernant ce film, ce navet, aux Etats-Unis, ce pays magnifique, (ce pays absolument grandiose, ce peuple inimaginable), un tel film ne serait pas possible, ils ne le supporteraient pas, ils auraient honte, c'est bien simple, le film ne se ferait pas, (ou alors on virerait (avec raison) le réalisateur, qu'il soit à l'origine du scénario ou pas, (aux Etats-Unis, le scénario ne compte pas, ils s'en foutent, ils savent bien que ce n'est pas important, que c'est le réalisateur qui compte, (en france non, ils ne savent rien, ils croient au scénario)), pour "The weather man", le premier plan, la première image, je m'étais dit, on peut pas faire plus dépressif, en deux mots, pour le scénario, que le mec soit nul et dépressif, ça leur suffisait pas, ils l'avaient affublé d'une fille moche, grosse et stupide, (empotée), limite mongol, le fils était pas vraiment mieux, les Américains, pensais-je, montrent plus volontiers le corps qu'on ne l'imagine, je me disais, en france, cette petite sous-prefecture intellectuelle, on ne montre jamais des corps laids, on cache le peuple, (au fond), en france, m'étais-je fais la remarque, si l'on ne passe pas à la TV, on ne fait pas de cinéma, en france, m'étais-je dis, si l'on n'est pas un fils célèbre, si l'on ne vient pas d'une riche famille, si l'on n'a pas de fortune, on n'existe pas, on ne fait pas de cinéma, le corps, m'étais-je dis, est essentiellement bourgeois dans notre petite principauté pétainiste de merde, (un exemple qui m'avait frappé à l'époque, les films de Jean-Pierre Limousin, des corps beaux, des familles riches, point, même celui qui ressemblait le plus apparemment à un prolo était issu d'une "grande famille", c'est ainsi les films de gauche en france, m'étais-je dit à l'époque, c'est la politique ds h/auteurs à la française), je me souviens, concernant l'Amérique, de ce film de l'année dernière, avec ce gosse aussi, genre gros porc, et qui finissait au fond d'une rivière, un lynchage radical, concernant "The weather man", (vu dans une VF catastrophique), ce qui n'allait pas, au fond, était cette sorte de respect aveugle envers le scénario, le type, le réalisateur comprenait bien de quoi il s'agissait, mais sans plus, d'un côté il en faisait plus qu'il ne fallait, d'un autre côté, justement parce qu'il en faisait [un peu] plus, ce plus devenait [alors] comme pas assez, il en faisait trop, (d'une certaine manière), (pour que ça soit dès lors satisfaisant), (du coup, on lui en demandait plus), et jamais il n'allait trop loin, le film était beau, mais pas assez, dépressif, mais pas assez, juste un peu au-delà des limites de l'acceptable meanstream, le mec ne débordait pas assez se disait-on, on pourrait dire aussi, s'agissant du corps, aux Etats-Unis, le corps est un objet de fiction, (en france non, en france il sert de réclame à la bourgeoisie), (en france, m'étais-je dis, on peut être gros si l'on est la fille de Balasko ou [le fils de] Jacques Demy, sinon non),  (comme on dit fils de pute),

- A part ça, Scorsese est un âne, et un très mauvais cinéaste, il a fait "Les affranchis", et puis c'est tout, le reste c'est rien, j'aime bien vaguement son film avec l'ambulance et Nicolas cage, et celui aussi avec le billard, en parlant de Nicolas Cage, je suis allé voir son film aujourd'hui, au Gaumont Aquaboulevard, ce merveilleux cinéma, (ah oui j'en ai parlé plus haut),

- Ah oui, à la cinémathèque il y a un distributeur de boisson chaude maintenant, (c'est pas grand chose, mais bon, on connait cette phrase de Carver), parce que, après le film au Gaumont Aquaboulevard, je suis allé voir ces courts-métrages de Douglas Sirk, (et me suis rendu compte que j'avais loupé ce film de Renoir "Helena et les hommes", toujours pas vu au cinéma donc), les films étaient mauvais, j'avais quand même compris deux ou trois trucs malgré tout, ( et surtout malgré Sirk), au début je m'étais planté, j'avais pensé, (et noté) que l'on devine dès la première image, réellement la première image si le film serait bon ou pas, tout en ayant raison sur ce point, j'avais eu tort de le noter pour ces films de Douglas Sirk, (et même bien évidemment de le penser), parce qu'après la première image du premier film, tout allait en empirant, tout était, (pour aller vite), du niveau de l'illustration, (de l'illustration sonore presque, au sens illumination), le film, les trois, n'étaient que performance scénaristique, (déjà machin Tennesse, c'était foutu d'avance), je m'étais dit, lors du premier, ça enregistre le jeu des acteurs, ça le porte peut-être à la perfection, (mais on s'en fout dans ce cas précis), et c'est tout, pour le second je crois, je m'étais dit, le problème du film, de Sirk aussi, est lorsqu'il veut l'inviter à danser, et qu'elle dit non, on s'en doute depuis longtemps, c'est-à-dire, elle ne peut aucunement dire oui, à cause du film même, de la mise en scène même, je veux dire, on entend effectivement des rires de la musique du brouhaha, mais c'est juste qu'on entend le play-back, il n'y a pas le hors-champs réel, il n'y a qu'un hors-champs en toc, SFP, le film, les films essaient de nous faire oublier cela, par son esthétique, je pensais à l'instant toc et de nouveau riche, ils essaient qu'on y pense pas, mais lui-même y pense constamment, et lui-même pour qu'on y pense pas, nous rajoute encore du playback, qui a pour résultat de nous y faire penser encore plus, tout est trop apprêté m'étais dit, trop beau pour être honnête, m'étais-je dit, c'est là néanmoins où j'avais pensé, à cause de ce décor unique, de cette impossibilité, que chez Sirk, justement, on ne vivait jamais directement de ce quoi on parlait, chez Sirk, m'étais-je dit, ça se passe toujours ailleurs, ou avant, je veux dire, au sens, déjà pasé, trop tard du terme, avant même que parfois cela puisse peut-être même arriver, chez Sirk, m'étais-je dit, on est déjà bloqué quelque part, (comme dans cette pièce de Sartre),

novembre 30, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.28

V, ( brouillon)

- Hum, on ne verrait jamais chez John Ford, un type monter une colline, et prendre la pose, comme ce cow-boy, dans "Convoi de femmes", de Wellman, on n'entendrait pas non plus des femmes pousser des miaulements en courant vers un point d'eau comme une vulgaire troupe venant de chez De Sica, (je callais une cassette), même dans ses téléfilms, Ford ne ferait pas ça, les téléfilms de Ford, celui que j'ai vu hier par exemple, on voit bien que Ford en profite pour filmer le hors-champs de ses autres films, essentiellement le hors-champs, il y  une rage à l'oeuvre, dans les téléfilms de John Ford, dans celui que j'ai vu hier, cette histoire de docteur alcoolique, une rage Renoirienne pourrait-on dire, presque Pialetienne, s'agissant du réel, dans les téléfilms de Ford, Ford en profite pour tout casser, un bon décor chez lui, dans ses téléfilms, est un décor détruit, (en l'occurence des chariots), je veux dire, chez Ford, une colline, n'est jamais innocence, elle se gravit, je veux dire, réellement, avec risques et périls, le risque serait de ne pas terminer le film, de ne pas, ni gravir la colline, ne pas y arriver, ni donc de terminer le film, (en l'occurence un téléfilm), la rage de Ford c'est aussi ça, terminer le film, essayer tout-au-moins, et les paroles que prononcent les personnages, tout-au-long du film ne sont que ça, ils ne parlent que du film, d'une façon pré-Guiraudienne, (première période), chez Ford au fond, il y a le risque de ne pas aller jusqu'au bout, un processus physique et esthétique à l'oeuvre,   

- Margaret.

- Sit down.

- Why?

- Because I want.

- Lorsqu'il dit "Nowhere", je comprends ce qu'est le cinéma de Kaurismaki, celui des gens sans lieux,

- "J'ai très envie de faire du théâtre", (voix de Françoise Lebrun), (dans "Le théâtre des matières"), on se rend compte que Balibar (Jeanne), avait un physique Biettien,on s'en rend compte en revoyant "Le théâtre des matières", mais que cela ne fonctionnait pas, Balibar, est une erreur de casting à chaque fois, est devenu une erreur de casting à chaque fois, chez Rivette, Civeyrac et Biette, (j'arrive pas à dire pourquoi exacement), je me souvenais pas de ce film de Biette comme autant formaliste, pour moi, plus le temps passe, moins les films de Biette seront bons, le dernier étant catastrophique, celui d'avant pareil, c'est là où l'on voit, où l'on ressent son absence/sa disparition/sa mort, puisque l'on pouvait se dire que ce n'était pas grave, que ce n'était pas vraiment une impasse, mais quelque chose de raté, (au sens rugby du terme), mais bon, ses derniers n'étaient quand même pas très passionnants, (et puis, Balibar, c'est tout-de-même le sommet de la paresse, du narcisisme du jeu, de son jeu passé),

novembre 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.27

V, (Antoine Doinel Antoine Doinel Antoine Doinel Antoine Doinel)

- Je pensais, pendant mon footing, s'agissant du film de Renoir "Le fleuve", on pourrait lui appliquer une définition mathématique inexacte, "Chez Renoir, dans "Le fleuve", ce qui est vu existe [déjà], le reste non", (le doigt levé), ou alors, "chez lui, dans "Le fleuve", le monde est plat, la terre n'est pas ronde", on pourrait alors hasarder, contrairement à son habitude, il commence son film par la fin, et étrangement, le fini aussi pareil, par la fin, une sorte de boucle, on pourrait dire de son film, "il est déjà", chez Renoir, il n'y a pas seulement partage, ou résolution, il y a aussi révolution, c'est-à-dire, remise en cause des lois de la physique,

- On pourrait dire aussi, chez Renoir, il s'agit toujours de porosité, (dans "Le journal d'une femme de chambre", et "Le fleuve", les mondes communiquent toujours déjà, (en gros et provisoirement)),

 

novembre 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.26

V, (tête d'obus),

- Certains films, je les oublies, j'oublie même d'écrire à leur propos, (...), j'avais envie d'écrire, "malgré que certains parfois soient très bons", mais je crois que non, un film jugé très bon par soit même ne s'oublie pas, il y a toujours de bonnes raisons à l'oubli, tout-au-moins en ce qui concerne les films, dois-je rajouter, le dernier HHH, avant de le voir, je crois l'avoir déjà oublié, il y a des films qui ne marquent pas [le monde], tout-au-moins, notre petit monde à nous, notre petit périmètre humain, parfois les films ne sont mêmes pas mauvais, d'ailleurs, souvent, c'est la cause de leur oubli, en plus, ils ne sont parfois, même pas mauvais, (on le leur reprocherait presque) ils ne sont pas bons, hélas pour autant, ils pourraient être bons même, et parfois ils le sont un peu, (mais est-ce que le peu est [quelque chose] ?), le peu est toujours en partie, pourrais-t-on ajouter, et jamais entièrement, pour le film de HHH, peut-être que la première partie était la moins ratée, la seconde, c'était un partie pris hérétique et stupide, pas loin du la pub tahiti douche, le navet "L'odeur de la papaye verte", (enfin heureusement suffisemment loin), je veux dire, c'est tellement stupide ce son muet, tellement incompréhensible, (Savitzkaya Savitzkaya), je m'étais dit, on dirait un film trouvé sans sa bande son, il n'appartient à personne, et puis, on dirait un aquarium, c'est dire, pour la dernière, je m'en fous, pour la première partie donc, j'aimais beaucoup tout ce qui concernait la salle de billard, avant qu'il ne la recherche, et que le film n'en ait rien à dire, de cette recherche, (il aligne des images de cette recherche, se contente de les aligner), je me dis à l'instant qu'il aurait pû appeler cette première partie" les morts", tant on sentait comme une sorte d'effort d'imagination, une réminiscence, (comme une seconde fois),

- En attendant , (l'héritage Langlois je suppose)...

- (Ou la politique des h/auteurs, selon Berri/Toubiana, ou alors selon Isabelle Peyrefitte)...

- On se dit qu'en france maintenant, ce petit pays de merde, (cette sorte de sous-préfecture intellectuelle et politique), le moindre mot, le moindre bout d'histoire doit être rentable, (ou taché)...Tout est prétexte à concours se dit-on, à concours ou nouvelle classification, ainsi la Nouvelle vague devient une catégorie économique de la cinémathèque Toubiana/Berri, (ou vice-versa), avec la Nouvelle vague, on gagne des points maintenant, (ça devient une classe économique), on n'a pas seulement un diplôme à l'université en apprenant par coeur son histoire, (la Nouvelle vague sert aussi/est le prétexte à écrire des articles sur machin Lachenay, (), deux pages pour ne pas parler de Guiguet, (et dire entre les lignes, "Guiguet,les pédés, la modernité, je lui/leur crache dessus"), la Nouvelle vague sert à ça aussi, à ne pas parler de Guiguet, on écrit deux pages sur machin Lachenay, on écrit rien sur Jean-Claude Guiguet, mais comme on parle de la Nouvelle vague, on est  déjà moderne, (au sens "jeune fille moderne Ferdydurkienne", pour ne pas dire, Antoine de Baecquienne, (ou "tu'm débectes tiens", (avec la voix de Gabin, ce nouvel héros de notre époque))), d'ailleurs, au fond, la Nouvelle vague, c'est la même époque que Gabin, et c'est pour ça qu'ils adorent en parler les crevures, parce qu'en dessous, juste en dessous, il y a Gabin, (cela dit, Gabin a toujours été en dessous de tout), on pourrait dire aussi, d'un côté, Arte, refuse de filer du fric à Rivette, mais passe les films de Granier-Deferre, (ceux avec Gabin Ventura etc), on pourrait dire, parfois la modernité n'a même plus bon dos, on refuse d'aider Rivette, et on passe les Gabins, (ou alors, on n'écrit rien sur Guiguet, et deux pages sur un mec même pas cinéaste, (au prétexte qu'il est mort), (et ancien ami d'un type (Truffaut) de la nouvelle vague), (mort aussi)... (Que Guiguet soit mort et cinéaste, mort récemment et pas le 11 novembre, et pas il y a 20 ans, n'entre pas en ligne de compte pour certains, on n'en parle pas, point)... (on s'appelle pas De Baecque pour rien)...

- D'ailleurs Antoine De Baecque est historien, (historien hysto-rien hys-to-rien), on pourrait même dire, au sens hystérique du rien......

- Et pour continuer dans le rien, on pourrait dire hystérien, hysté-rien hys-té-rien hys-t-e-rien (ou hys-et-rien) ist-et-rien is-et-rien is-rien es-t-rien est rien: rien, on pourrait ajouter "rien" au sens presque Japonais du terme, (Mu), (je crois), mais ça fait trop penser à Ozu, alors Meuhh, (au sens bovin du terme), Antoine de Baecquien...

- Pour le téléfilm de merde de N Suwa, j'avais pensé/écrit une note aujourd'hui, cette après-midi, à propos de la situation sociale des héros de HHH, chez HHH, qui sont souvent/toujours des employés, en france, des rock-stars, des gens qui ont du fric, beaucoup, (chez les Larrieux, ces cinéastes d'avant-garde, on est chef-d'entreprise), (et on rencontre qui vous savez au bout du jardin, comme on dirait au coin de la rue Bonaparte), chez N Suwa, c'est pareil, il fait un film en france, hop, ils ont pleins de fric, restos etc, grands hôtels, filles superbes dans les escaliers pour faire genre, on se dit, mais c'est pour qui, qu'ils font des films, c'est quoi le cinéma pour eux? On dirait du Doillon me dis-je, voyant ces images minables, il est incapable d'inventer quoi que ce soit, pour lui, me dis-je, le cinéma d'h/auteur, le cinéma, c'est filmer des cons pleins de fric qui se séparent, "t'es superficiel lui dit-elle, c'est triste, t'as changé, bourgeois et superficiel, lui dit-elle", putain, le genre de phrase Doillonesque qu'on a entendu pendant 20 ans... Je me dis, je comprends qu'au Japon ils en veulent pas, les veinards j'ai pensé, ils ont réussis à s'en débarrasser, (mais ils nous l'ont refilés, ça c'est moche), v'là qu'elle lui parle à travers la porte ais-je pensé, comme une vulgaire pétasse Birkinienne, (celle qui touchait les assedics en louce-dé, Jane, la mère de Charlotte)... Puis, "Tu peux me répondre au moins?", et l'autre qui met, allongé, sa main sur son front, comme un vulgaire père Higelin, (le père du fils), et là, je crois qu'elle est au musée Rodin, (bientôt si ça continue, elle va se taper un mec dans les chiottes), (comme dans ce film de Lvosky)...Ce qui est beau quand même, (pour être honnête, c'est lorsqu'elle dit "c'est bien fait pour ma gueule, j'avais qu'à être plus gentille", pas parce qu'elle dit ça, mais qu'elle le dit là où elle se trouve, toujours à la même place, mais en même temps, c'est peu... C'était vraiment pas la peine, Todeschini a beau être magnifique, c'est pas assez, surtout, on se dit, au fond Arte, c'est le pendant de TF1, c'est la même chose, c'est pas le même public, pas la même segmentation, mais c'est pareil, et puis, l'Art pour eux, on se rend compte, c'est réellement Rodin, (le Figaro encore), (je veux dire, c'est réellement un téléfilm "madame Figaro"), "dix ans à Lisbonne, c'est peut-être un peu long" dit un type (un ami) qu'elle rencontre dans le musée, (elle y passe son temps on dirait),

- Ah oui, le mari est architecte, (évidemment), et certainement célèbre dans sa branche),

- On pourrait dire, en france, on ne filme pas le commun, (le commun, on le laisse à Sarkosy), (puisqu'il est plus ministre des lieux communs que de l'intérieur, (et en ce qui le concerne, c'est plutôt une histoire de chiottes), (je veux dire, c'est lui la merde)...

- On pourrait même ajouter, je n'ai pas souvenir que chez les Larrieux on ne rencontre ne serait-ce qu'une seule fois un jardinier, on ne rencontre que le maire ou des gens à grosse voiture, (le paysage comme espace privatif, comme espace réservé)... Chez les Larrieux, pourrait-on ajouter, "on est entre soi", pour reprendre un terme de ce couple de sociologues, les Pinçons machins, (dont je recommande fortement les ouvrages), chez les Larrieux, au fond, c'est comme les marches de l'église Saint Nicolas du Chardonnet, le dimanche matin, c'est aussi select, le monde, selon les Larrieux, (je suis même pas certain d'exagérer vraiment),

novembre 26, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.25

V, (brouillon)

- Je recommence avais-je pensé, pensant justement à Jean-Luc Godard, je reprends depuis le début, (mais d'abord je prends le tramway), pour le film "Convergence", je comprends pas avais-je pensé, l'écran en deux et en diagonale, bof, c'est dommage, avais-je pensé, et pourtant tous ces fragments, mais ce pseudo avant-gardisme, ce machin réchauffé, bof, tout s'annule avais-je noté, petit-à-petit, néanmoins, vais-je noté, on dissocie cela, mais avais-je noté, on ne l'oublie pas, ce qu'il faut m'étais-je dit, lorsque commençait le  second film, "Couvreurs de toit", l'écran était alors à nouveau partagé, mais dans le sens vertical, c'est regarder clairement ce qu'on fait, fixement ce qu'on fait, (j'avais noté ce qu'on filme), étrangement, m'étais-je dit un peu plus tard, lorsque l'écran n'était plus séparé, les choses sont beaucoup plus abstraites, beaucoup plus mystérieuses, je m'étais dit, finalement, le cinéma, c'est comme un plat de nouilles, il vaut mieux être seul, (j'avais noté "pour le manger"), j'avais noté, j'aime bien qu'il filme les rideaux, je m'étais dit, c'est comme s'il filmait ses pieds, son piétinement, il marque sa position, il recadre les choses m'étais-je dit, il se situe, surtout m'étais-je dit, il filme comme son propre ennui, ses aller-retours, (on pensait aussi, putain, il a passé tout ce temps debout?), puis je me disais, c'est au fond, toujours la même image qui revient, (ce qui était assez normal, puisqu'ils ne faisaient qu'une unique chose les mecs d'en face, ceux qu'ils filmaient, couvrir un toit),  je me disais, au fil des minutes du film, on voit juste que leur tâche avance, un moment c'était très beau, on les voyait manger, on se disait, il a fallu combien de jours derrière son rideau pour chopper cette image là, cette image très simple et très belle, (comme une image de bivouac), je m'étais dit, putain, il a dû se faire chier pour avoir cette image là, plus que nous, (sauf que nous, c'était pas chiant, pas vraiment), je m'étais dit, lorsqu'ils reprirent le travail, le temps, si l'on y prends garde, c'est l'enfer, un moment il ouvrait et fermait sa fenêtre, filmait un mur, ça devenait comme un western, c'était magnifique, la fiction naissait on ne savait d'où, et ça concernait un bout de ciment, quelque chose naissait réellement d'un mur avais-je noté, repensant à ce que disait Daney des personnages, (dans un entretien avec lui, Toubiana et Godard je crois), je m'étais dit, chez Castel, un bout de ciment, à force, devient Sirkien, un autre moment, on sentait que c'était le matin, et qu'il venait probablement de se lever, on sentait que c'était fini, ( étrangement j'avais pensé à la neige, on avait l'impression que la neige tombait), le chalumeau, il le filmait, était encore ouvert, mais c'était fini, (en fait non), ils mesuraient quelque chose, lui, il avait comme filmé comme du temps passé, (...), petit-à-petit surtout, on se disait, à force, ils sont comme isolés, (...), à force, il y a comme une déréalisation, et m'étais-je dit, à force, ont pourrait dire, ils s'en vont...

- Sinon .

novembre 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.24

V, ( brouillon)

- 7, nous étions 7 avais-je compté, (et étrangement je ne me comptais pas), donc 8, nous étions 8, le réalisateur, une fille de "Point Ligne Plan", leurs amis, et moi, peut-être deux personnes n'étaient pas de leurs amis, alors nous étions 3, réellement 3.. Pour le travelling du début j'avais pensé aux pixels, ce travelling sur les batiments, au bout de trois minutes j'avais pensé, "Ange Leccia n'a pas besoin de tout ce bazar, il a pas besoin de faire le malin, ça l'intéresse pas, cette histoire bidon et second dégré d'agent secret, pff, j'avais pensé Ange Leccia pour ses films, certains, nous balançait ça comme des rushes, même, c'était déjà des rushes à l'instant où il filmait, son problème à l'autre, c'est le second degré, le truc de petit malin ricaneur, ce truc d'élève de première année, sans pensée réelle, juste du contenu bien lourdingue, sans portée réelle, (je me disais qu'il faut être aussi con que lui), son film ne marche pas parce qu'on croit pas m'étais-je dit, ses images jamais ne nous hypnotisent de quelque façon, il n'arrive pas à les fictionnaliser, m'étais-je dit, je m'étais dit, ses images, ça ressemble plus à des imaes de cméra de surveillance, réellement, il se comporte en flic m'étais-je dit, en flic français, il flique le monde m'étais-je dit, (en bon français copain qu'il est), mais il ne le fictionnalise pas, d'ailleurs il ne sait pas ce que cela veut dire, et probablement, la fiction doit le laisser indifférent, la fiction du monde encore plus,  jamais et c'est l comble, m'étais-je dit, ses images ne sont obsessionnelles, j'avais noté "elles ont sages", on pourrait ajouter comme incolore, mais même pas transparentes, ce n'est rien m'étais-je dis, (dans tous les sens du terme), ce n'est pas grave, il fait de la culture avais-je noté, mais c'est tout, je m'étais dit un peu plus tard, ce qu'il fallait, qu'il aurait fallu, puisque je ne crois pas que ce fût jamais le cas une seconde de ce film, c'est que le factice éclate, que l'image devienne quelque chose, à cause du factice, comme chez Walsh m'étais-je dit, comme dans ce film d'hier de Walsh, "Annie du Klondique", et jamais ça n'arrivais hélas, pour ce film-ci, un moment me disais-je, à la quatrième cassette, je m'étais dit, on 'intéresse un peu au film pour ce qu'il est ou voudrait être, on suit le film par rapport à sa fiction bidon, on attend la suite, mais c'est pas intéressant, ou plus, en tout cas je men fous...

- "Mike", d'Alain Declerck.

- J'avais eu le temps, dans l'ascenseur d'arracher l'affiche du ciné-club de la Fémis, pour la soirée Varda, (cette grosse vache qui n'a jamais fait aucun film digne d'être cité), et de cracher sur un paneau sur lequel était inscrit le nom de ce cinéaste plus que minable Jean-Paul Civeyrac...

novembre 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.23

V, (log book),

- Comme un long temps de pose avais-je pensé, plusieurs semaines, comme s'il lui fallait effectivement plusieurs semaines entre deux photos, (entre deux séries de photos), comme si ses photos avaient besoin de ce temps là, comme s'il y avait besoin de temps aussi pour la simplicité. Je m'étais dit ensuite, "apparaître est un processus lent"...

- , et .

- Je chantonnais Annie Annie sur le chemin, (...), c'était d'abord quelque chose de lointain, un mouvement, ou de la veille, ou d'un siècle passé, (...), le jeu un peu outrancier des acteurs, de l'actrice surtout, sa laideur magnifique, sa laideur culotée avais-je pensée, (terme provisoire), la croyance Oliveirienne de Walsh était là, avais-je pensé, dans la "laideur" de l'actrice, Walsh comme Oliveira avais-je pensé, c'est l'art de nous faire prendre des vessies pour des lanterne, Walsh me disait, tenait le film entier sur sa croyance absolue en la beauté de l'actrice, bien évidemment très laide, l'exercice était la corde raide avais-je pensé, il faudra nous faire croire en sa beauté jusqu'à la fin, m'étais-je dis, alors qu'on voit bien, qu'il ne nous le cache pas qu'elle est très laide, l'actrice, sa laideur comme artifice avais-je pensé, le jeu outrancier, m'étais-je dis, s'accorde très bien au décor en carton pâte, ce qui était très beau, m'étais-je dis, c'est l'ennui des personnages, l'ennui des acteurs, et le déhanchement de l'actrice, elle crâne m'étais-je dit, qu'elle crâneuse, m'étais-je dis, c'est étrange, m'étais-je dis ensuite, on dirait une course des acteurs/des personnages contre le scénario, ne pas se laisser rattraper, (même attraper tout court)...

- "Annie du Klondike", de Raoul Waslh.

- Pour "Domino", j'avais pensé pendant le générique que j'aimerai ce film, quiqu'il arrive, le problème est qu'il n'arriva rien, (sauf un ennui profond), j'aimais bien sa tentative MTV de pomper le cinéma expérimental, mais le problème était que colorier un scénario d'une autre couleur n'était pas vraiment suffisant, la solution, m'étais-je dit, n'est pas dans le coloriage, c'est pas parce qu'on secoue un film, des images dans tous les sens que ça fera [justement] sens, c'est dommage m'étais-je dit, j'espérais vraiment quelque chose de ce film, (et baste)...

- "Domino", de Tony Scott.

- Je remarquais une chose cependant, le cinéma Américain érotisme les paysages, la vie, (le cinéma français non, le cinéma français, les Larrieux, Civeyrac ne le filme qu'en fonction d'une subvention, sinon non, (et pour l'érotisme, la pensée de ce qui est filmé, le sentiment de ce qui est filmé, la subvention n'est j'imagine pas assez importante), (je sais je suis poujadiste), on pourrait dire du cinéma français, "il ne filme le monde qu'en fonction de la subvention [qu'il en retire], sinon non", (en gros)...

novembre 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (brouillon),

- Je terminais ainsi, par ces trois mots "le principe d'incertitude", je n'étais pas certain, m'étais-je dit, c'est cela, je n'ai aucune certitude quant à ce film, et je crois, que c'était bel et bien l'intention du cinéaste, au début du film, assez vite j'avais compris qu'il ne fallait pas obligatoirement regarder l'écran, c'est le titre du film, ("Un tiers des yeux"),  qui m'avait induit en erreur, il fallait pour comprendre, surtout écouter, mieux, pour bien voir le film, il fallait surtout ne pas s'efforcer de le regarder, j'avais remarqué que les types dans le films, écoutaient beaucoup, il s'agissait beaucoup d'écouter avais-je pensé au moment de la séquence en Serbie, pour la séquence de nettoyage de l'euil, j'avais pensé, il s'agit d'être au monde, et un peu plus tard, "de le bien voir", ce qui compte avais-je pensé, est notre appréhension du monde, (la façon dont on le voit), notre perception du monde, et le film met en scène cela, avais-je pensé, notre propre perception du monde, c'est très fort avais-je pensé, même parfois, on est obligé, il nous oblige à fermer presque les yeux, c'est très fort avais-je encore pensé, vraiment très fort, être obligé de se protéger du film,  ( je veux dire, parfois ses images étaient ce que'on pouvait appeler des images-stimulis, (paresseusement dit), leur seule destination semblaient être la façon dont elles seraient reçues, dont elles agiraient), (en gros)

- Note pour moi-même, m'apprêtant à aller faire mon footing, pensant à la séquence du boxeur, "comme s'il fallait d'abord reconnaître le monde, avant de le nommer", (jeudi 24),

- La séquence où le mec disait, "Je vous informe de ma position"...

- La séquence du boxeur, le mec fait le tour du ring, en touche les coins, (se prend une droite, en tombe KO), (le moment le plus important pour moi lors de mon footing quotidien est cet instant où je marche en cercle pendant une minute environ, (concentration, (vide, (silence)) absolu) juste avant de commencer à courir juste après l'échauffement)...

- La séquence de fin, celle où un mec répare quelque chose au plafond, je me dis, c'est une question de saturation, il nous sature d'informations,

- Deux articles intéressants, (dont un d'Azoury, je molis), et ...

- "Un tiers des yeux", d'Olivier Zabat.

novembre 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.22

V, (étude de texte), brrr

- A propos de l'article du monde, sur la politique cinéma d'Arte, (la chaîne culturelle du Figaro), , je relève une phrase: "Ceux-ci sont examinés trois fois par an par un comité composé de sept membres permanents (l'écrivain Bernard-Henri Lévy, le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, le cinéaste Francis Girod et, pour la chaîne, son président, Jérôme Clément, Jean Rozat, Michel Reilhac et Andreas Schreitmüller) et de quatre membres temporaires, qui sont entrés en fonctions le 21 octobre : l'actrice Sylvie Testud, l'écrivain Catherine Millet, notre collaboratrice Josyane Savigneau et l'écrivain et journaliste Laure Adler, qui a vu son mandat renouvelé".

- (On pourrait ajouter Bernard Henry-Levy du Point, (et père de sa fille), et aussi Catherine Millet, d'Art-Press)...

- Un peu plus bas celle-ci: "En 2005, les premières sessions du comité ont suscité le sentiment que la chaîne se détournait du cinéma d'auteur français. Avant la dernière réunion, le 21 octobre, seuls les films Un ami parfait, de Francis Girod, Barakat, de Djamila Sahraoui, Take this Waltz, de notre collaboratrice Florence Colombani, Zone libre, de Christophe Malavoy, et Mon colonel, de Laurent Herbiet avaient été sélectionnés.", 

- Là aussi (chez Arte), on relève une "mode militaire", ("Zone libre", "Mon colonnel"... En france, on dirait le Japon pendant la seconde guerre mondiale, ou plutôt l'Italie ou l'Espagne, que des films militaires, (ou policiers), même chez Arte, la chaine culturelle du Figaro, (et du fils Dassault)...

- Pour Florence Colombani, la fille probable de Jean-Marie Colombani (qui dirige "Le monde"), le journaliste (du Monde) oublie de dire que le scénario du film de la fille (Colombani) pas encore terminée, promesse lui aurait été faite (par Bernard Henry Levy et Laure Adler), que le film serait financé par Arte; promesse tenue donc? (on dit même (une rumeur ignoble) que le financement fût accordé avant que le scénario ne fût terminé), quant à Francis Girod, il fait partie de la commission. On peut relever l'affirmation de la dénommée Peyrefitte à propos de la dénommée Julie Costa-Gavras*, cette dernière serait d'ore et déjà un auteur, (je crois qu'elle n'a jamais fait de film), on pourrait dire, Julie Costa-Gavras n'a jamais fait de films, mais qu'elle est probablement la fille de machin Costa-Gavras, et que la dénommée Peyrefitte de france 3 est probablement la fille (ou petite fille) de cet ancien ministre de l'intérieur, (et de l'information), (et journaliste au Figaro), Alain Peyrefitte,  (ou la nièce?),

- *"La faute à Fidel" en est le titre, avec comme actrice la fille Depardieu, et distribué par Gaumont, (très clairement art et essai donc), avant elle réalisait des pubs, (la fille Costa-Gavras), (une auteur donc, tout-au-moins selon la fille Peyrefitte**)...

- On pourrait dire ainsi, sans trop se tromper, que la fille Peyrefitte finance la fille Costa-Gavras qui fait tourner la fille Depardieu...

- **Mail: "Renseignements pris : Florence Peyrefitte est bien la fille d'alain peyrefitte (le tableau n'en est que plus beau)"...


- (D'ailleurs en littérature, Joy Sorman est le fils, (ou la fille) de cet autre Sorman, Guy, (pour les neu-neus, je sais que ce n'est que le prix du Flore))...

- "Isabelle Peyrefitte, qui dirige France 3 cinéma, se défend de ces accusations : "Cette année, je me suis engagée sur les films de Marjane Satrapi (l'auteur de bandes dessinées, qui va réaliser son premier long métrage animé), Julie Gavras, Jean-Pierre Ameris. Ce sont tous des auteurs."

- On va pas citer Bourdieu, mais quand même...

- Pour Marjane Satrapi, hum, je me souviens pas non plus avoir vu un film d'elle, (je précise que j'ai tous ses livres), priorité au scénario donc, (et au nom de famille), je me disais, Costa-Gavras, il a pas fait des films sur la dictature des colonels? (Oups, on va encore dire que je suis poujadiste)...

- Ce qui me fait penser que certaines personnes semblent plus choquées par ce qui se passe en banlieue que dans certains autres quartiers, (putain on va encore dire que je suis poujadiste)...

- C'est quoi déjà le titre de ce livre sur la soumission ? La servitude volontaire? Oui voilà, certains ont en ce qui concernent l'esprit, un penchant vers la soumission, ils appellent ça rébellion, (à défaut d'autres arguments crédibles), c'est une question symbolique, (ils aiment bien les gens en place), presque sexuelle, ils pensent être virils en étant soumis, (chacun bande comme il peut)...

- En fait, le mérite républicain, pour la droite, c'est ça..."The blood", comme dirait ce personnage, de Satyajit Ray, "The blood!"...

novembre 22, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.11.21

V, (hum)

Alexandre Sokurov: Avis de consommateurs sur Alexandre Sokurov et ...
Testez gratuitement des produits, donnez votre opinion sur Alexandre Sokurov et
consultez l'avis sur Alexandre Sokurov des internautes...
www.tolluna.fr/Alexandre_Sokurov-ar-AAAEABANAUBM.html - 33k -   En cache - Pages similaires

novembre 21, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (bloc-notes)

- Quelques textes de "Point Ligne plan" (récemment) mis en ligne:

- "L'amour admirable", de Mehdi Benallal, à propos du film "Une ballade à travers Paris", de Christophe Clavert, .

- "Platon et Buster vont en bateau", d'Emmanuel Siety, à propos des films de Philippe Fernandez, .

- "Candice Breitz, images infectées", de Pascal Beausse, à propos des films de Candice Breitz, .

novembre 21, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (brouillon)

- Bon d'accord, c'est vrai, "Lady vengeance" c'est pas très bien, mais j'ai aimé quand même, j'ai aimé le principe, et j'ai aimé surtout qu'il passe de peu à côté de son film, qu'il le frôle, (pendant mon footing j'avais pensé au mot buée, puis nuage de buée, vers la fin j'avais pensé, en fait c'est de givre qu'il faudrait parler, et c'est pour ça que les plans sont zarbis parfois, avais-je pensé, parce que la surface n'est pas plane, puis je m'étais dit, il y a tout-de-même quelque chose de gelé dans ce film, quelque chose presque de Greenaway, et je pensais alors à la phrase de ce cinéaste (John Boorman), à propos de Greenaway, sur sur sa lourdeur, (je me souviens plus de la phrase exacte), je m'étais dit, parfois le film, la plupart du temps, c'était un peu ça, comme s'il n'a pas réussi à transformer quelque chose, comme si quelque chose n'avait pas pris, ( je m'étais dit, ça avait gelé avant)),

- A propos de la politique cinéma d'Arte, (la chaine culturelle du Figaro), .

novembre 21, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.19

V, (à venir)

- On pourrait dire, je suis rentré tôt, et j'ai mangé de la tarte aux poireaux, ou alors, je suis rentré pas très tard, et j'ai mangé de la tarte aux poireaux, on pourrait ajouter, et bu un peu de vin! Ou alors, je suis rentré tôt, j'ai mangé de la tarte aux poireaux, et bu un peu de vin, ou alors et, (plus simplement), je ne suis pas rentré très tard, j'ai mangé de la tarte aux poireaux, et bu un peu de vin. Bref,

- Pour le film, la première demi-heure, rien, rien d'extraordinaire, agréable à regarder, sans plus, la suite aussi d'une certaine façon, sauf que, sauf qu'un moment, Curtis Hanson choisit d'être Straubien...

- Pour le film, c'est d'abord la gloire du cinéma du samedi soir, m'étais-je dit, au sens concert du terme, mix du terme, le cinéma meanstream Américain, m'étais-je dit, est une esthétique de concert, (je voulais remplacer de par du mais l'expression "de concert" me semble adéquate aussi, concernant le cinéma Américain meanstream), c'est-à-dire, les choses se font comme en direct, c'est la salle qui fait le montage, le cinéma Américain meanstream, m'étais-je dit, intègre cela, que le montage sera toujours refait par la salle, (une sorte de "live", de montage par absorbtion") que le film devra en tenir compte, au moment où il est projeté, (en france, ce petit pays, on ne comprend pas cela, en france, ce petit pays, tout ce qu'il peut arriver comme rebondissement, (comme montage), c'est un court-circuit dans une maison de campagne, (le navet des frères Larrieux)), le film d'Hanson intégrait bien évidemment ce montage direct, c'est-à-dire, il avait aussi conscience de ses éventuelles faiblesses, une séquence un peu plus faible dans le film, n'était jamais retiré/supprimé avais-je pensé, elle est montrée presque comme telle au spectateur, c'est le spectateur qui en a la charge, m'étais-je dit, c'est à lui de s'occuper du film, m'étais-je dit, il laisse/(il donne/il offre) au spectateur la possibilité d'aimer ou pas la séquence projetée, je ne sais pas sil est juste de dire que chaque image est en partie indécidable, si c'est le terme exact, (tout au moins ne s'appartient pas (en propre)),

- Un moment, la séquence de lecture, lorsque la fille apprenait à lire un texte méthodiquement, le réalisateur choisissait de nous montrer le texte, choisissait de nous montrer la surface du texte, l'espace du texte, (alors que la simple compréhension du spectateur ne le réclamait pas), je m'étais dit, c'est la preuve que le film, dans s partie, est une réussite absolue, il a compris quelque chose, il a compris quelque chose de l'intime du personnage, (on pourrait prendre ce mot "abîme" aussi),
 

novembre 19, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.18

V, ( brouillon)

- Lorsque le temps presse, m'étais-je dis à plusieurs reprises dans la journée, il est bon de ne faire essentiellement que les choses sans importances,

- Pour le film "Le déjeuner sur l'herbe", de Renoir, j'avais pensé, au fond, les barques sont comme des lèvres, (ou un sexe), ou alors, m'étais-je dis plus tard, sur le chemin, c'est l'exact inverse des larmes d'Isabelle, deux surfaces qui un moment se rejoignent,

- J'avais pensé, plus tard, à propos de "Losev", (et de son autre merde "Na niakh"), Sokurov érotise le réel, la crevure (Victor Kossakovski) l'appauvrit, chez Sokurov, il a toujours quelque chose à redire, il y revient, il sature ses images, il les raye, les films de Victor Kossakovski sont une des pires choses que j'ai vu de ma vie avais-je pensé, j'en avais la nausée, je m'étais dit, même chez Depardon, le monde parait solaire, chez Kossakovski, le monde est mesquin, l'humanité ressemble à une vieille fille, à de l'eau de lessive en train de croupir, je m'étais dit, quel pitié sa façon de rjouter de la musique genre je vous souligne tout ça au stabilo, sa façon complètement putain de rajouter des images du soit-disant philosophe (genre Jean Guiton du Figaro) après sa mort, genre, sa parole est éternelle, ah ah ah, je m'étais dit, mais pourquoi Staline ne l'a jamais tué celui-là, ce philosophe de troisième ordre? C'était minable. Pour l'autre film, je me rendai compte, le mec cherchait l'anecdote, le genre à la prévert, pouah m'étais-je dit, il veut nous faire rire, il veut faire genre absurde m'étais-je dit, je m'étais fait cette réflexion, son absurdité est du niveau du courrier des lecteurs du Figaro, c'est dire, c'est juste une ode, une dénonciation anonyme, une ode à la privatisation, sa vision de la vie, (il n'a pas de vision du cinéma) est une ode à la privatisation des services publiques, c'est de ce niveau, je m'étais dit, on dirait un lecteur du Figaro avec une caméra numérique, le neu-neu "c'est pas du numérique, c'est du 35 mm), sa vision du monde c'est ça, et pour "Losev" c'était pareil, (il filmait un "philosophe"), je m'étais dit, les mec de doite, même en ayant tous les pouvoirs, se croient encore rebelles, (genre la crevure du Figaro, qui appelle son livre "résistance" un machin comme ça, (même au Figaro ils se sentent assiégés par les gauchistes, (à se demander qui est au gouvernement, ou que fait le gouvernement), genre l'article de l'Express sur Sarkosy, "Sarkosy contre-attaque", (pour un peu il se plaindrait des médias, (merde, il le fait), (rires)), je m'étais dit, il suffit de lire certains blogs, les mecs se sentent encore assiégés, la droite a tous les pouvoirs, absolument tous les pouvoirs, ils se sentent encore assiégés, (je me souviens d'un mail reçu la semaine dernière dans lequel le mec (se disant bien évidemment apolitique) m'écrivait que France-inter roulait pour les socialistes, (pourquoi pas TF1 ou Arlette Chabot pendant qu'on y est)), je me disais, les mecs de droite c'est ça, tant qu'il y a une personne encore vivante qui ne pense pas pareil, ils se croient rebelles, et Kossakovski c'était ça, un rebelle, le pire m'étais-je fait la réflexion, est qu'il serait capable de dire qu'il est apolitique, ou même de gauche, il est simplement médiocre avais-je pensé, et il m'a gaché ma journée,

novembre 18, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (Notulettes et friandises), brrr

- Je me disais, il y a pas de raison, (pour le titre du post), je sais bien qu'ils sont encore un peu vivants à "La lettre du cinéma", enfin de moins en moins moribonds et de plus en plus morts, je me disais, il y a pas de raison pour que je leur pique pas un truc, je pensais encore, et, lorsqu'ils seront tout-à-fait morts, je leur piquerai bien définitivement, et ça serait bien pour Spectre 2,  "Spectre 02 ( notulettes et friandises)", je me disais un peu méchamment, au moins ils laisseront une trace, (je plaisante)...

- Pour Beauvois, j'avais noté quelque part, il a une vision policière de l'humanité, (je veux dire, les humains chez lui sont des flics, (comme dans toute démocratie libérale Chiraquienne), le romantisme chez lui, est du côté de la flicaille, (j'y reviendrai), je pourrais rajouter, c'est pour ça qu'il faut pas leur pardonner à Arte, d'avoir programmé "Adieu Poulet", Arte, leur truc, c'est nous donner la nausée, nous humilier, qu'on ait honte, ils sont plus dns la culture, (de toute façon il ne se passe plus rien sur Arte), ils sont dans l'humiliation, la punition, Adieu Poulet c'est pour nous signifier cela, pour nous faire penser très fort à FR3, c'est nous rappeler Mourousi et ces choses là, Arte maintenant me disais-je, leur truc, c'est de nous rendre chaque journée comme un dimanche, ou un midi de TF1, c'est nous donner réellement la nausée, c'est pour nous dire, maintenant c'est fini, le truc d'Arte c'est ça, nous signifier la fin de quelque chose,  je pensais, il faut absolument que je sache qui programme les soirées cinéma sur cette "chaîne", (la chaîne culturelle du Figaro et du fils Dassault), de toute façon me disais-je, le cinéma français n'a plus qu'une vision policière de l'humanité, je me disais, ils ont et hélas moi aussi du coup, le cinéma qu'ils méritent, ils ont voté à 82% pour un voleur, (avant de se donner complètement à la putain Sarkosienne, (comme narcose etc), ils ont maintenant le cinéma qui va avec, le cinéma de la Continental, je me disais, on vote pour Chirac, et ça se termine avec l'état d'urgence, (Le Pen n'aurait pas fait mieux), (avec ses 18%), je me disais, ils ont pas voulu soit disant Le pen, ils ont l'état d'urgence, et les h/auteurs français font des films policiers, (ne pas oublier Kahn et ses militaires etc), en france me disais-je, repensant au film des frères Larrieux, et à celui de Civeyrac, (d'où proviennent leurs acteurs /personnages), le réel est un principe de précaution, un espace protégé, chez Cronenberg un bout de campagne paumé est prétexte au mythe, pour le film "40 ans toujours puceau", la vie d'employés minables" devient un film magnifique, chez les larrieux me disais-je, la question est, l'aveugle rencontré au coin du champ, (comme au coin de la rue Bonaparte) couchera-t-telle avec la femme de Daniel Auteuil ou pas? Je veux dire, chez les Larrieux, c'était du décor, chez Cronenberg, tout-au-moins anxiogène,

- Pour le revue "Panic", ( réponse à un mail), en fait oui, je l'avais déjà remarquée, mais bon, Michael Mann, (en couverture), c'est tout-de-même pas grand chose, et puis, pour un premier numéro, convoquer toutes les crevures genre Jousse, Assayas, Brenez*, et croire polémiquer en citant/attaquant Zagdanski, c'est un peu du réchauffé qui n'en valait pas la peine, je veux dire, Zagdanski, c'est pas sérieux, je veux dire, ils sont pas très loin de la revue nulle "Repérage", je veux dire, ils sont déjà dans le lieu commun, et dès le premier numéro, au fond, ils iront loin, il y a un public pour ça, (les neu-neus), mais bon, en même temps, c'est aussi le public visé par "Les cahiers f", (sans parler de la revue minable "Positif"), et puis l'article sur Cronenberg, genre torché en 5 minutes, pff, et puis Bouxxyou Courant oh là là...

- *On me dit que j'exagère pour Brenez, oui, je m'autocensure...

- Et puis il y a ADN qui sort mercredi, une des pires choses vues l'année dernière...

- Propos de la putain De Baecque, ( à propos de la cinémathèque): "La Cinémathèque fonctionne, et plutôt bien, le public s'est indéniablement rajeuni", juste pour être aussi con que lui, hier presque 50 minutes de retard, pour "Le déjeuner sur l'herbe", (sans aucune explication de la cinémathèque), quasiment la durée du film, la veille, d'après un spectateur, 20 minutes de retard, la jeunesse du public? C'est là où on voit que De Baecque n'y met jamais les pieds, la moyenne d'âge est plus du côté de 70 que du côté de 20, le fonctionnement? Des vigiles désagréables au possible, les entrées des salles qui ressemblent plus à un couloir de chiottes, (ce qu'ils sont en réalité, je veux dire, c'est le même chemin, à la cinémathèque, qu'on aille aux chiottes ou dans la salle, c'est le même couloir, le même escalier, genre escalier en sous-sol des cafés parisiens, on pense aller aux toilettes, et on se retrouve dans la salle,c'est dire, et si on n'y prend garde, on pense entrer dans la salle, on se retrouve aux toilettes), ce qui est privilégié à la cinémathèque, c'est les expositions, le cinéma c'est l'entrée de service presque, l'entrée principale, c'est Renoir, mais le père, les salles sont une hérésie, (je parle pas de la beauté, ni même de la beauté technique, mais du confort visuel, ou du confort tout court, (en gros, on dirait la salle du musée d'Orsay, en plus étroite encore), ces gens là sont tellement minables, ont tellement une vision haute d'eux-mêmes, que d'un lieu de cinéma, ils en ont fait un lieu d'exposition de peinture, (pour les clubs du troisième âge), (le truc que j'ai jamais supporté, est leur tendance à nous faire attendre dehors, même la salle vide, ils nous font pas rentrer, dans n'importe qu'elle salle on nous fait rentrer, à la cinémathèque non, c'est porte close et dehors, (ça doit faire partie de "l'héritage Langlois", (mais c'est quoi "L'héritage Langlois exactement?))), De Baecque est un plouc!

- La soirée TV de jeudi 17 novembre 2005, (la france est un pays rock'n-roll, la france est un pays jeune):

- tf1: commissaire moulin, avec Johnny Hallyday, Yves Rénier.

- canal+ cinéma: Un vrai dimanche de fiançaille, (les copains d'Azoury).

- canal+ décalé: le prix du désir, avec Daniel Auteuil.

- tv breizh: Le cave se rebiffe, de Gilles Grangier avec Jean Gabin, (1961).

- arte: Adieu poulet, de Pierre Granier-Deferre, avec Patrick Dewaere, Lino Ventura, (1975).

- tps star: Rien que du bonheur, de Denis Parent, avec Bruno Solo.

- tps cinecomedy: Elle voit des nains partout, de Jean-Claude Susfeld, avec Christian Clavier, (1981).

- tps cinetoile: Le pacha, de Georges Lautner, avec Jean Gabin, (1967), suivi à 22h25 de Arrêtez les tambours, de Georges Lautner encore, avec Bernard Blier,

-tps cine-extrême: Cross de Philippe Setbon, Avec Michel Sardou, (ah, 1987).

- cine cinema-famiz: Chobizenesse de Jean Yanne, et avec Jean Yanne, (1975), suivi à 22h30 du film Les diplomés du dernier rang, de Christian Gion, avec Michel Galabru, (1982).

- cine cinema-frisson: Une sale affaire, d'Alain Bonnot, avec Victor Lanoux et Marlène Jobert, (1980).

- cine cinema-auteur: Emmanuelle 2, avec Sylvia Kristel, (1975), on se demande ce qu'un navet pareil fait sur cette chaine là, (même chose qu'Adieu poulet chez Arte j'imagine)...

- paris première: L'homme pressé, d'Edouard Molinaro, avec Alain Delon, Mirèye d'Erc, (1977). (obligé de transformer l'orthographe du nom, un moteur de recherche m'envoyant plus de 20 pings par jours minimum, et cela faussant du coup les stats),

- ciné-polar: Echec au porteur, de Gilles Grangier, avec Serge Reggiani, (1958).

- comédie: Juliette et Juliette, de Remo Forlani, avec Annie Girardot, Marlène Jobert, Pierre Richard, (1973).

- Au minimum, on peut commencer à dire, le cinéma français à la télé, depuis les années 80, n'existe pas, on peut continuer en disant, nous n'existons pas non plus... On peut continuer à dire, la france est un pays [télévisuellement] révisionniste, la france est un petit pays mesquin, la france a voté à 82% pou un voleur, et le résultat est là, Sarkosy et ses lieux communs est omniprésent, le cinéma d'avant 81 aussi... Ne pas oublier l'état d'urgence, (et le voleur Chirac et sa complice, à l'Elysée)...

- L'année prochaine, vers la même date, pour canal + on pourra ajouter celui des frères Larrieux, avec Daniel Auteuil, celui de Cédric Kahn avec Vincent Lindon, etc...( sans oublier celui de Xavier Beauvois)...

 

novembre 18, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.11.16

V, (brouillon),

- Je m'étais dit, pensant aux "vies parallèles" de Plutarque, quoiqu'il arrive, faut faire semblant, la vie me disais-je, est dans l'imitation d'elle-même, nous ne vivons pas, m'étais-je dit, nous continuons...

- Pour le film de Renoir, "Le bled", continuer n'était pas le sujet, la prolongation (de l'existence) non plus, le reste (de l'existence), oui. Je me disais, Renoir ne filme que le reste de l'existence, chez Renoir, métais-je dit, on part toujours de quelque part, plutôt, on arrive toujours de quelque part, on vient même, de quelque part, m'étais-je dit, je m'étais dit, en voyant le noeud du bateau, voilà, chez lui, il ya toujours un noeud à l'origine, (et une richesse à prendre), chez lui il y a toujours une sorte de marge avais-je pensé, pas une marge mais plutôt une sorte de no man's land, avais-je pensé, (pour le film, concrètement, c'était plutôt la méditérannée avais-je pensé), je m'étais dit, c'est beau ce gros plan sur le noeud, je m'étais dit, chez renoir par la suite, il faudra l'avoir à l'esprit ce noeud, parce qu'on ne le reverra plus, il sera toujours présent, mais on ne le reverra plus, je m'étais dit, c'est-à-ça que sert la cinéphilie les vieux films les cinémathèques, à comprendre d'où viennent des choses qu'on ne voit pas, le noeud on ne le voyait plus, mais on savait obscurément qu'il était là, et la cinéphilie me disais-je, sert à ça, à le faire réapparaitre,

- Un moment, il arrivait chez son oncle, (dans une drôle de voiture), il s'asseyait au bord de la route vec ses valises, puis, par le côté gauche de l'image, réapparaissait cette drôle de voiture, un bras se tendait, tenant une valise, il en avait oublié une, je m'étais dit, en quelque sorte, cela a à voir avec la nourriture, avec un manque du personnage, le héros, mais aussi, Renoir nourrit l'image, enfin m'étais-je dit, plutôt il introduit cette idée là, du manque, de l'incomplétude, presque, Renoir signifie par là le déséquilibre presque de l'image, l'incomplétude de l'image, puis, étrangement, curieusement, je m'étais dit, (un peu plus tard), chez Renoir, il s'agit d'acquérir une seconde peau, et dans le même mouvement pourtant de s'en débarasser, pire, chez renoir m'étais-je dis, il s'agit de se maintenir dans une position ancienne, puisque chez renoir, m'étais-je dit, on quitte toujours et de soi-même cette position ancienne, (la plupart du temps), et m'étais-je dit, de la position récente, il s'agit de ne point s'en faire expulser, il s'agit chez Renoir, toujours, de se maintenir, et dans une position ancienne, (que l'on a pourtant quitté), et dans une position nouvelle, le type m'étais-je dis, non seulement n'avait aucune position enviable, mais devais-en plus s'en débarasser, il devait, et changer de peau, et s'en débarasser dans le même mouvement, et dans le même mouvement encore, se débarasser de son ancienne position qu'il n'avait plus, et en acquérir une autre, sans justement devoir la chercher je veux dire, il devait mériter sa nouvelle position, (qu'il n'avait pourtant pas encore), le film c'était ça, comme chez Renoir de toute façon c'était toujours ça, la fille du film, m'étais-je dis, restera dans le cadre, et curieusement parce qu'elle l'aura décidé, (en gros), je veux dire, les enjeux du film ne se portent pas sur elle, on sait qu'il ne lui arrivera rien, son salut lui est assuré, scénaristiquement, mais plus tard me disais-je, un peu plus tard, Renoir combattra ce côté programmatique du cinéma, il le combattra, et dès ce film, étrangement, paradoxalement par le réel, il fictionnalisera le réel, le paysage, (il y avait ce très beau pssage de la poursuite dans le désert, ce moment où le cheval ne pouvait monter une dune, où il s'y reprenait plusieurs fois),

- Pour "Doom", je m'étais dit qu'il y avait peu à en dire, film boum boum de moin supérieur à "Résident evil", il réussissait là où l'autre avait échoué, c'est-à-dire, intégrant entre-autre l'ennui du jeu, mais surtout m'étais-je dit, il n'était surtout qu'un remake des films guerriers de Walsh, on se rendait ompte, qu'au fond, les jeux vidéos, n'étaient que la version personnelle des films de guerres Hollywoodiens, pls particulièrement ceux de Walsh, ils étaient la version du spectateur des films de Walsh, c'est-à-dire, s'accordaient non à leur désir, mais à eux-même en propre, à leur propre rythme, je veux dire, nous avons toujours notre vision propre à chaque film, nous en avons toujours notre interprétation, et le jeu vidéo, me disais-je, est cette possibilité, ce que j'aimais pour ce film avais-je pensé plus tard, étaient les intervalles, ces moments où ils revenaient sur leurs pas, où ils couraient cherchaient inspectaient, je me disais, reprenant le terme de l'article complètement à côté de la plaque de Vincent Malaussa de Chronic'art, ils tâtonnaient, (surprenant comme (d'une certaine façon) le film de Renoir "Le bled" et "Doom" se répondent)...

- (je précise (pour mes amis, mes lecteurs, (les neu-neus)) que j'aime beaucoup ce qui s'écrit dans Chronic'art, de mon avis ce qui se fait de mieux actuellement), (en gros)...

- Mail:


   - Cher(e) ami(e),

Je vous joins deux documents relatifs à la situation actuelle :

1)   Un texte concernant les contrôles de police. Il a été publié par
« Le Monde » daté du 16 novembre, et je remercie la rédaction
d'avoir fait ce choix. Comme très souvent, le texte a été abrégé.
Celui que je vous envoie est la version intégrale.

2)   Un tract de l¹Organisation politique sur les événements.

Un deuil m¹empêchera d¹être présent, à mon grand regret, au colloque
Sartre de vendredi et samedi prochains.

En revanche, j¹assurerai mon séminaire du mercredi 30 novembre.

Bien à vous

Alain Badiou
- , et ...

Alain Badiou

 

novembre 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (pensée pour moi-même)

- Jack Bauer, surtout dans la saison 4, c'est Ethan, de "La prisonnière du désert", c'est le même personnage, là et pas là, par monts et par vaux, celui dont on parle, et celui infréquentable, celui qui erre, presque celui qui n'est pas,

- (dans "A history of violence", il est enfin aussi à la fin, il revient enfin, avec lui-même), en même temps je suis pas très sûr pour le Cronenberg, de la référence Fordienne...

novembre 16, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.15

V, (pensées pour moi-même),

- Ford, Ozu, (Spielberg aussi), n'ont besoin que de filmer deux ou trois draps, (au vent), et comme fugitivement, comme un plan de coupe, ce qu'ils sont d'ailleurs, Angeopoulos, lui, il lui en faut près d'une centaine, et ça ne marche toujours pas...

- Chez lui,  c'est comme si on marchait sur un parquet ciré,

- "Eleni",

- Sinon , (encore Mir)...

novembre 15, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.14

V,

- Ca sera très court, m'étais-je dis, deux ou trois lignes, et baste, de toute façon que dire d'un film aussi parfait, enfin me disais-je un film comme je les aime, sans metteur en scène qui fait chier avec ses états-d'âme à la con dont on a rien à foutre, (blah blah blah, blah blah blah), d'ailleurs m'étais-je dit, c'est un film sans metteur-en-scène, c'est un film avec régisseur. J'aime bien d'ailleurs, m'étais-je dit, le terme qu'ils emploient en Amérique du Sud, "una pellicula", je trouve ça plus juste, (puisque rarement cela atteint le niveau d'un film), voilà, m'étais-je dit, j'ai presque tout dit sur le film, c'est le plus beau film depuis "Zoolander", "La revanche d'une blonde", "Mary à tout prix", même, il est un peu mieux, il cherche moins à plaire, surtout il ne nous épargne rien, (il pousse sa logique scénaristique le plus loin possible), et la fin n'est absolument pas puritaine avais-je pensé, comme je viens de le lire dans Télérama, elle est dans la logique scénaristique, (on aimerait savoir ce qu'aurait dû être une fin non conventionnelle), pour que les choses soient claires, m'étais-je dit, et vraiment claires, m'étais-je dit, je trouve que le film est plus réussi que celui de Cronenberg, "A history of violence"...

- La critique des "Chahiers f" sur le film est plutôt pas mal, on pourrait peut-être y ajouter, oui d'accord, il a au fond plus chercher à faire plaisir, (quoique qu'en même temps, ayant rencontré la femme d'en face, il devait bien être confronté un peu plus sérieusement aux choses de la vie, (à sa bite)), donc on pourrait peut-être ajouter, ça lui permettait dans le même coup de se débarrasser de sa trique encombrante du matin, (il finissait quand même à se pisser dessus, (se pisser sur la gueule), (c'est dire))...

- On remarquait aussi que le cinéma Américain de consomation courante ne rechignait point à filmer/raconter la vie d'un petit groupe d'employés plus que médiocres,selon les critères h/auteuriste que l'on pourrait appliquer à Cronenberg qui lui tout h/auteur qu'il soit ne s'abaisse point à cela, filmant lui non pas l'employé du café/restaurant, mais bien évidemment son patron, (on est h/auteur ou pas), (le cinéma d'h/auteur se caractérisant au fond, à ne filmer que le point de vue/que du point de vue des possédants, seul vision du monde valable à leurs yeux, (ex:, ex:, ex:,)),

- Et puis moi  curieusement, je dirai plutôt que c'était l'apprentissage de la parole...

- "40 ans, toujours puceau", de

- Et sinon, , (la vidéo du tabassage policier à La Courneuve), via "Le Nouvel Obs com"......

- Ou .

novembre 14, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.13

V, (ta mère à poil), brrr

- Au fond, c'était ça, un épuisement de soi, (j'avais essayé [d'écrire] soi avec un t, (soit), mais ce n'était pas le même sens), m'étais-je dis, entre deux verres de rhum, (dieu sait si je détestais le rhum), et revenant en arrière, au tout début du film, je pensais, "le premier plan était magnifique, (celui des chaises)", mais l'idée d'aller chercher de l'eau, non, c'était une idée essentiellement scénaristique, on savait déjà qu'ils étaient morts à l'intérieur, (je m'étais dit d'ailleurs un peu plus tard, "qu'est-ce cet effet d'empilement scénaristique?", (puisque de Cronenberg on suppose qu'il n'est point dupe)), je m'étais dit, pourquoi en ajouter, (sans le r du début), c'est un peu faux-cul quand même, soit c'est mauvais, soit je ne sais pas, puis, lorsque la femme, (la mère de famille), dans la cambre d'hotel est apparue venant de la salle de bain, en tee-shirt d'ado et de base-ball, j'ai trouvé que ça commençait à faire beaucoup, j'ai pris mon officiel, (des spectacles), je voulais savoir c'était quoi l'histoire exactement, je me faisais chier... J'étais à deux doigts de partir, et, lorsqu'il lui léchait la foufoune, curieusement je me suis dit, "je crois que le film n'est pas très honnête", je me suis dit, tout ça pour nous mettre du côté, selon le résumé de texte, de l'autodéfense, (enfin le texte de l'officiel disait seulement qu'il allait tuer des méchants et devenir la proie de la presse), puis, encore là, au moment de la fusillade, (la première), je m'étais dit, "celle-ci est magnifique",  et la gueule explosée du mec encore un peu vivant, l'idée du couteau dans le pied, la sécheresse de la séquence, je m'étais dit, je l'avais noté, "qu'elle merveilleuse surprise", puis je m'étais dit, (pensant probablement au rôle des médias dans le film), je crois qu'il va revivre son existence, qu'il va revivre plusieurs fois son existence, sinon revivre plusieurs fois tout court même, je m'étais dit, il va avoir un problème de mémoire, quelque chose de l'ordre du surplace, de la répétition, (la répétition c'est tout-de-même quelque chose d'identique qui se répète), un moment, j'avais noté la phrase, il disait, "On se sentira tous mieux en oubliant", je m'étais dit, il ne sera plus en paix, puis j'ai pensé, par rapport au jeu des acteurs, ils le font exprès les acteurs, de jouer si mal, de grossir le trait, c'est comme une double couche, ils jouent, puis ils rejouent, ils se regardent jouer, (presque, ils se regardent regarder), (ils regardent le film), mais, m'étais-je dit, à la séquence du fusil, (au moment de), le film n'est que signes, il n'a jamais lieu, pourtant, me disais-je, je crois que c'est l'effet recherché, c'est voulu de la part de Cronenberg pensais-je, ce n'est, à mon sens pas forcément réussi, mais c'est voulu, (que le film, jamais n'ait lieu), (en même temps me disais-je, il n'a réellement jamais lieu), je veux dire, Cronenberg est dépassé par son film, peut-être que cela aussi, il le désire, Cronenberg, m'étais-je dis, mais je ne crois pas, je me disais, peut-on être dépassé par une logique, un film peut-il nous échapper? Et, pensais-je, peut-on parler de simulation? Peut-on, pourrait-on dire du film de Cronenberg, ce film est une esthétique de la simulation, (a à voir avec)? (Qui est au fond, la thèse de Chauvin à propos du Garrel, (si j'ai bien compris)), puis j'avais pensé, ce n'est pas non plus forcément une seconde couche, pensais-je en pensant à autre chose de bien précis, c'est comme une version bugguée, ou plutôt jouée, (pour reprendre un vocabulaire Kacemien),une version jouée, ou alors, avais-je encore pensé, un régime fantasmée d'image, (régime d'image régime d'image), la version imaginée m'étais-je dit, et peut-être regardée, pire encore m'étais-je dit, elles flottent, ce sont peut-être des images qui flottent...

- En fait, me disais-je, le film n'existe pas, le film au sens premier du terme, (celui pour lequel on est venu), ce qu'il faut repérer, m'étais-je dit, sont les passages éventuels, où il existe, je veux dire les passages non joués,

- J'avais pensé un moment, son vrai sujet c'est le trop, mais lors de la séquence de la deuxième fusillade, lorsqu'ils tuent les autres bandits, je m'étais dit, oui, le fils est le réel, le père non, c'est pour ça que juste après que le fils ait tiré, il avance vers lui, il se recolle, il rejoint le réel, (ou l'inverse, je veux dire, le père est peut-être réel, et le fils moins, sinon pas du tout), on est plus très loin du saint-esprit catholique m'étais-je dit, au fond m'étais-je dit, nous voyons une partie jouée par le fils, la deuxième fusillade, m'étais-je dit, on sens comme un mouvement du joystick, (le fils tuant le méchant dans le dos est pou moi, à mon sens, réellement un coup de force du jeu), (comme un mouvement [réflex] de joystick), en même temps, m'étais-je dit, je suis pas certain pour le jeu, que le film soit en rapport réel avec le jeu, ce que je soupçonne me disais-je, est qu'effectivement, il y a virtualité de l'image, des images, que c'est pour ça, justement, beaucoup de choses, que le côté chien battu de l'acteur, c'est un peu le côté saccadé des jeux vidéos, ou alors pensais-je subitement, lorsque le père fait ce mouvement, au moment de la seconde fusillade, vers le fils, c'est peut-être le mouvement vers le niveau supérieur du jeu, le niveau trois ou quatre,

- A son second retour de l'hôpital je m'étais dit que c'était logique que le fils l'attende dehors, (hors de la maison, sur les marches),

- C'était beau lorsqu'elle s'asseyait (sur le divan), et demandait la vérité, puis qu'elle pleurait, de toute façon, m'étais-je dit à cet instant, (je l'avis noté), elle est obligée, elle a plus de nom sinon,

- La façon de filmer la scène de baise dans les escaliers, filmer les membres, (comme des jambes de cafards),

- "Tu as été un autre depuis que tu es toi-même", (en gros)

- Toute la séquence grandiose avec le frère, (et lorsqu'il essaye de le tuer), puis la séquence où le frère lui-même se retrouve enfermé dehors, (de sa propre maison), (et la balle qu'il se prend dans la gueule), à son retour, j'ai pensé, c'était une histoire d'arithmétique, j'ai pensé, il revient avec lui-même, je me suis dit, ce n'est pas filmé exactement comme dans "La prisonnière du désert", son retour, je sais qu'il l'a fait exprès Cronenberg, de pas filmer pareil, de pas mettre sa caméra au même endroit que Ford, d'ailleurs avais-je encore pensé, rien ne dit que c'est une référence absolument Fordienne,

- .

novembre 13, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.11

V,

- Certains films, me disais-je, se jouent sur notre propre mémoire; lorsqu'elle a parcouru l'écran, au milieu du terrain d'aviation, cela ne m'a pas étonné, et j'ai senti comme un déchirement à l'oeuvre,

- Je m'étais dit c'est comme un making-off, le film non pas qu'il se dénude, il se retourne,  il ne se déplie pas, il revient sur lui-même, l'image entre en psychamalyse, (on peut penser aussi cela de certains films de Catherine Breillat, avais-je pensé à certains moments du film),

- Le mec il regarde la nana, on dirait qu'il l'a filme, il enregistre sa présence, (ou plutôt peut-être son image), pour lui, à chaque instant elle est comme déjà plus là,

- "La ronde de l'aube", de Douglas Sirk.

- (Mon nouveau bill, ici).

- En attendant:

- 17h50 - Athènes Une centaine de militants du Forum social grec se rassemblent devant l'Ambassade de France par "solidarité" envers les jeunes des banlieues françaises.

- (En france, ce pays qui a voté à 82% pour un voleur, ceux qui protestent, on les appelle des délinquants, en france, on est, (vous êtes), un pays fidèle à ses idées, (toujours les mêmes, celles du maréchal)), cela ne s'oubliera pas...

- En france, je peux pas citer 10 noms qui soutiennent ce mouvement, (ça ne s'oubliera pas non plus)...

- (C'est marrant ça, le méchant du film, dans "Banlieue 13", (un ministre genre vous voyez) parle aussi de racailles, comme quoi)...

novembre 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink

V, (pim-pom)

- Bon, c'est pas pour me moquer, mais quand même, au-delà de la nullité esthétik et artistik du film, je veux bien qu'il s'en dégage une certaine tristesse (ou mélancolie), je veux bien concéder cela, (la mélancolie) et la tristesse. Mais la tristesse et la mélancolie ne sont pas un argument cinémathographique...

- Mais quand même, un(e) pédiatre avec un gyrophare, il exagère Guédiguian! Pour le reste, (du film), le film est ridicule, (et, (sans vouloir être de mauvaise foi), les jeunes prennent pas la pose comme ça dans les cités, (comme dans une pub de noël), et on est pas (hélas) chez  Kitano non plus), (un jeune, dans une cité, s'ennuie, il prend pas la pose, il s'ennuie, il est pas statik, (donc il bouge))... Il se croit chez Lelouch ou quoi, Guédiguian?

- Et puis, dans une cité, il y a du bruit, plein, chez Guédiguian, même les voisins on les entends pas, même le bruit des scooters on les entend pas, pour un peu, on entendrait les petits oiseaux, (les oiseaux on les entends dans une cité, mais vers 4 ou 5 heures du matin, après c'est les voisins qu'on entend à nouveau), mais bon, je voudrai pas donner l'impression de m'acharner)...

- (Et puis la voisine salope avec son pull orange, faut oser crucifier un personnage de cette façon),

- Et je veux bien concéder que l'histoire d'amour est très belle,

- Mais à quoi ça sert qu'on la voye toujours se bécoter avec plein de types, il y a des trucs dans le film, comme le gyrophare de la pédiatre, et les embrassades diverses, on se demande vraiment à quoi ils servent, je veux dire, le film/le propos avait vraiment besoin de tout ça? Jésus Marie Joseph, (quel navet!), pour reprendre une expresion catholic, (au sens tic du terme), (ou toc),

- En fait, j'aurai tendance à penser que , je veux dire, j'aurai tendance à penser, (à propos de Guédiguian), que

novembre 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.10

V, (...)

- C'était d'abord des mots qui me venaient à l'esprit: Contournement, extention, élasticité,

- "Révolte au Mexique", de Budd Boetticher.

novembre 10, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2005.11.09

V, ( les jours où je n'existe pas),

- Je me suis levé; j'avais cru, (je croyais plutôt), mais j'avais mal cru. J'ai pensé alors, "c'est terrible de mal croire", après on fuit et il faut recommencer. J'étais là, mais c'était pas ça, et pas ça non plus, c'est pas ça avais-je pensé, c'est pas ça. C'est pas ça, c'est pas ça, c'est pas ça, c'est pas ça, c'est pas ça, c'est pas ça,  je me suis trompé, c'est pas ça, pas ça, c'est pas ça, faut faire un effort, mais c'est pas ça, je trouve pas, avais-je pensé, c'est pas ça, c'est pas ça, c'est pas ça, je trouve pas, je trouve pas, je trouve pas, je trouve pas, je sais pas, je sais pas je sais pas, je sais pas, mais c'est pas ça, c'est pas ça, c'est pas ça, c'est pas ça, bref, je ne trouvais pas, plutôt, plus, je ne trouvais plus, ça servait à rien,

- Et patati et patata pensais-je pendant le commentaire du début, (les gosses on les retrouvera plus tard, peut-être, chez Kiarostami, dans ses films du début, "devoirs du soir", "les élèves du cours préparatoires" etc), j'aimais bien l'argumentation "sommaire" du film, je dirai plutôt en ligne claire du film, de connaître ses ennemis, et de les désigner, (pour l'époque les Wendels (famille Seillères), etc), déjà il y avait à entendre ces mots infâmes, "s'adapter et comprendre", je m'étais dit, en oui, déjà à l'époque, c'était déjà la faute aux prolos, s'ils rapportaient pas plus, déjà à l'époqe on les accusait de pas être modernes, ni compréhensifs, ni modernes, en un mot, conservateurs, privilégiés,

- Comme toujours m'étais-je dit, le travail du son chez Renoir est époustouflant, Godardien, (je me rends compte de plus en plus que tout Godard est annoncé, tient, dans certains films de Renoir),

- Il y avait un très beau passage vers la fin, un mec qui distribuait des tracts, comme à perte, comme si les feuilles s'envolaient, ou tombaient, disparaissaient, Renoir filmait quelque chose comme une disparition de l'être, (sa négation), une évaporation de son être intime, de sa présence, une dilution, c'était comme un montage parrallèle, en ce point exact, Renoir montrait ce qu'était au fond la lutte des classes, le type n'existait plus, ses gestes mêmes n'avaient plus d'importance, (ce geste même est inutile), (le libéralisme, pour exister, a besoin de la fatalité, du sentiment de fatalité, il a besoin, et de dieu et de la loterie et de l'horoscope), bref,

- Chez Renoir, filmer un visage est un acte politique, un gros plan de visage est un plan pour ainsi dire marxiste, (sinon Soviétique), 

novembre 9, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.08

V, ( à venir),

- Je pensais à Skorecki, à sa phrase sur le film de Mankiewicz, qu'il est, par paroles, un film muet, je n'étais pas d'accord évidemment, puis en fait si, disons oui et non, pour le film "Gémaux" j'avais cette question à l'esprit, tout-le-temps, à propos du Mankiewicz, j'avais ma petite idée maintenant sur Mankiewcz, ce que cela supposait d'être Mankewicz, la fatigue que cela représentait, surtout pour ses acteurs, (on est pas trés loin de ce Dieu grec qui tenait le globe terrestre sur ses épaules), je pensais, chez Mankiewicz, les acteurs, les personnages ont toujours une certaine retenue, une défiance avec les bords, une certaine méfiance, on les sent qui ne s'approchent pas trop du cadre, des bords, de la vitre/de l'écran, ils ne savent pas exactement pourquoi, mais ils se méfient, ils gardent leurs distances, on pourrait dire qu'ils ont peur de se faire couper les bout du nez pensais-je, (puisque chez Mankiewicz manque toujours la première couche), chez Mankiewicz aussi, il y a toujours une lassitude des personnages, dès le début du film, il y  toujours comme un poids sur leur épaules, les mouvements d'appareil pourrait-on dire aussi, éventuellement, (mais je ne saurai le jurer), sont toujours la phase finale du processus de rabotage du plan, (de l'image), pour le film "Gemaux", je ne vois pas en quoi je le comparais à Mankiewicz, pas exactement, mais, jeme disais, il y a comme une attention à l'image qui est somme toute Mankiewiczienne, plutôt, une attente que l'image fonde, je me disais, il y a un devenir rimmel de l'image dans ce film, des visages, et l'échec du film est là justement, c'est que l'image ne fonde pas, le film continue comme si de rien n'était, il ne comprend rien à lui même, m'étais-je dis, déjà qu'il n'est pas très bon, mais il aurait pu le devenir,

novembre 8, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.07

V, (c'est vous qui brûlez nos voitures?), brouillon

- Pour le Garrel, c'est peu de dire que j'y allais à reculons, (surtout lorsque sa matière même devenait un argument réactionnaire, (aux mains de vieux réacs), au sein d'un texte d'un poujadisme et d'une stupidité, (d'une bêtise surtout), digne d'un Jean-Pierre Pernault, , ("Force donc est de constater que ce jeune homme révolté et avec lui de nombreux autres croyaient et respectaient la puissance des mots appris et lus", ou encore, mais pour souligner la pauvreté de l'argumentation," Alors que dire lorsqu'on apprend que les écoles maternelles de Clichy, de Sevran ont fait l'objet de saccages et d'incendie ? Que dans ces nuits de novembre des mots destinés à des enfants avaient brulés. Que dire ?"), (sous-entendus, certains ne savent pas), {parce que bon, le tout, n'est pas ne n'être point d'accord, (ça c'est excusable), le tout est de raisonner, et d'avoir des arguments, (autre que ceux du 13h00 de tf1), (pour certains, certains ont le droit de brûler des voitures, d'autres pas, il suffit d'être blancs, bourgeois, et de savoir réciter du Musset, alors la révolte est autorisée, mais si vous êtres pauvre, alors là, non, là, dans ce cas, si vous n'avez pas assez de culture, de bagage culturel, vous êtes un délinquant)}, mais, revenant au film (sans l'avoir quitté vraiment), (il faut dire ici, pour commencer,  que je n'ai pas aimé "Les amants réguliers", qui est à mon sens est un échec), le film de Garrel, m'étais-je dis, est la version longue et sur-scénarisé de son court film "Rue fontaine", une version grasse, une version inutile, cinémathographiquement complaisante, (comme l'était déjà le navet "Elle a passé tant d'heures sous les sunlights"),

- Je me méfiais de l'étrange unanimisme à propos de ce film, je m'étais dit, qu'est-ce qui fait qu'un film de Garrel plaise tant, sa radicalité? Non, ce qui était aimé dans le film était son romantisme cucul, cette déclamation de vers en chambre, cette fumerie d'opium à domicile, cette révolte sans risque, et accueilli au petit matin par un bol de café bien chaud, ( avec un bain), cette affirmation tranquille et honteuse que les ouvriers avaient trahis, chez Garrel m'étais-je dis, on se prend en photo, c'est le seul risque, on noud son foulard, et on change de pièces, on pourrait dire mais Garrel sait très bien cela, il met en scène la futilité existentielle de ses personnages, mais c'est pas vrai, c'est pas vrai, à aucun moment il ne met en scène une quelconque futilité absurde de ses personnages, (comme pouvait le fair Godard à l'aide du théâtre dans "La chinoise"), Garrel les suit pas-à-pas, il n'emet aucune distance, distanciation, ils récitent des vers, et Garrel trouve ça trés beau, ( se demander ce que faisait la bande à Debord à la même époque, puisqu'il avaient le même âge), les garçons de Garrel, puisque dans le film les filles ne servent à rien, sont plus proches de la ringardise que de l'avant-garde, ils sont dans le romantisme, dans la contemplation, (ce dont Garrel n'est pas encore sorti), mais ils n'avancent pas, (la fille pour ses scultures ringardes, elle pouvait rester en france, (c'était pas la peine d'aller saloper les USA)),

- Au début c'était très beau, ces balbutiements, ils bougeaient les lèvres*,(et ne parlaient pas tout de suite, ils attendaient comme la suite), et sembaient réfléchir, comme s'ils songeaient, ils étaient dans une sorte d'hésitation(s), de limbes, mais garrel me semblait n'en faisait rien, le seul mouvement du film, (curieusement je pensais "le seul moment du film), était le poster, le devenir poster, (le spectacle donc), l'imagerie, c'est-à-dire pas le sens, pas le plan,

- On pourrait rétorquer, ils ont rêvé la révolution, après tout ils étaient exactement comme ça à l'époque, (un peu fleur bleu), mais non mais non, Garrel est obstinément pas de ce côté là, il a réellement cru faire la révolution, (je parle aussi de ses personnages), quoique Garrel dise quelque part qu'au fond il n'a rien fait, qu'il n'était pas vraiment là, (je retrouverai le passage exact), alors qu'en fait, ses personnages n'ont mêmes pas voulu la faire cette révolution, (de peur de se salir les mains), ils n'ont pas voulu tuer "d'innocents", (alors qu'on ne fait pas une omelette sans casser des oeufs), un moment le copain du héros reçoit une lettre (glissée sous la porte), et c'est bien ça que le lui reproche le mec, le point de vue de Garrel est tout dans la réaction des héros, ils s'en foutent, ça les navre, (en sous-texte, on s'en fout on a un grand appart et des parents géniaux, on peint on est des poètes), au fond ils ne comprennent pas pourquoi leur ami s'obstine, ils sont dans le fantasme [de la révolution], mais méprisent ceux qui l'a font, ou plutôt, (d'un haussement d'épaule), les ignorent, (et puis eux récitent des vers, du Musset), ils passent aussitôt à autre chose, le film alors,on 'en rend compte peu à peu, ne capitalise rien, il n'est que dans le discours,

- Chez Renoir, il y a toujours des trésors cachés; dans "Journal d'une femme de chambre", l'héroïne et saisie dans son individualisme, un tremblement des traits, un tremblement d'avant, une sorte d'avant la parole, (dans "Le Carosse d'or" aussi), est toujours saisie dans sa révolte face au monde, c'et-à-dire l'existence d'autrui, et qu'il faille bien en tenir compte, une sorte de combat intérieur qui affleure, (et se transforme d'abord en rage), et par exemple encore ans "Journal dune femme de chambre", il y a toujours éclatement, (et partage du trésor), il y a toujours un aboutissement physique du film, chez Garrel le film est terminé bien avant, il s'est effondré la première heure, les deux suivantes il se regarde, il ne fait que ça, mais n'a rien à dire, il traîne, (c'est-à-dire il se complait), mais il ne se passe rien, on les voit danser et fumer, et réciter des vers, on assiste à ça plutôt, (et on doit dire merci), un moment, ce moment scénaristik où elle lui demande pour coucher avec un autre type, juste pour faire genre, ensuite elle trahira à nouveau),

- Sa copine lui annonçant son mariage, une séquence quasi phobique,

- Lorsqu'ils se font contrôler, c'est presque indécent de la part de Garrel, je veux dire, ils n'ont qu'une petite vie minable, Garrel fait un film Hollywodien sur un groupe de minables, plutôt, il croit faire un film Hollywoodien, il croit réellement que sa petite bande minable est révolutionnaire,

- (Pendant la guerre d'Algérie, pendant la résistance, les femmes étaient là, pour Garrel, Mai 68, c'est une histoire d'hommes, les femmes font pots de fleurs),

- La séquence du début, l'émeute, le lieu de l'émeute, (dans un sens presque Lacanien), un lieu/mémoire, (ou lieu-mémoire?), était très belle, (à venir), on se dit d'ailleurs, certains blogs ressemblent à de tels lieux, des lieux d'émeutes, ( ex:  , ex: ), il ne cherche pas la reconstitution, on voit bien que c'est filmé dans une sorte de grand terrain vague, un lieu fantasmatique,

- Chez Renoir, le film se termine, à la condition du partage, (voix de Badiou),

- Pour le Garrel, on pourrait dire, il est passé à côté de son sujet, (autrement dit il a loupé son film), il a Larrieuliser son cinéma, l'a frodonniser, (puisque tout le cinéma français est frodonnisé, Antoine de Baequisé, cramé, Ségurisé, etc, c'est-à-dire, bien pensant, gentil, ne faisant pas de vague, un cinéma du troisième âge, d'ailleurs c'était le public du film de Garrel lorsque j'y suis allé, celui des maisons de retraite), celui du cinéma français, rappelons, ces deux dernières années, il n'y a eu qu'un film français réellement Associal, celui des Villovitch, "Bye Bye Tigger", le reste, cochonneries, cochonneries..; (je parle des films sortis commercialements),

- * C'est comme des bulles avais-je pensé un moment.

- Correspondance:

- * Je viens de lire votre note sur Garrel, je ne suis pas d'accord avec vous, par exemple, lorsque le type reçoit le mot sous sa porte, pour moi il y a une vraie douleur chez le type, il ne s'en fout pas du tout, mais il fait semblant, c'est d'ailleurs un personnage qui fait toujours semblant, qui glisse sur les choses mais fait comme si, parce qu'il me semble que c'est cela l'idéologie bourgeoise, faire semblant, et Garrel n'est pas dupe là dessus; de la même manière, le gros plan sur les chausures boueuses attrapées par la mère, ce plan là, qui insiste, est sans ambiguité sur ce que pense Garrel, sur le fait que ce garçon finalement se comporte comme un bourgeois sans s'en rendre compte, en acceptant le confort avec lequel il est né (et d'ailleurs après ou avant Garrel filme longtemps la mère qui repasse ou passe l'aspirateur, là aussi c'est très clair). Justement ce qui est beau dans ce film, c'est que c'est un film sur l"échec, l'échec est partout, chez les uns et chez les autres, c'est un film sur l'impossibilité du groupe, sur l'utopie massacrée...

- **Mais justement, j'y crois pas que Garrel ne soit pas dupe, il fait semblant, mais il est dans ce romantisme là, de se dire tout au moins que c'est pas grave, pas grave passons, les scènes ménagères aussi il nous a fait le coup, ( "La naissance de l'amour"), c'est de la bonne conscience, je pense sincèrement qu'il y a une misogynie chez Garrel de toute façon, qu'il pense comme les réacs de droite qu'il n'y a que les hommes pour créer, qu'il faut des couilles, et que de toute façon les femmes trahissent,le type je crois pas qu'il y ait de douleur pour le billet, d'ailleurs le film jamais ne revient dessus, c'est étrangement film sans mémoire à l'oeuvre,

- *Garrel peut très bien ne pas être dupe et en même temps dans le romantisme dont vous parlez, je ne vois pas en quoi il y a contradiction, c'est justement cette subtilité que j'aime dans le film...

- Quant à la misogynie, on retrouve la même chez Godard (si tant est que ça en soi) et pourtant ça ne vous viendrais pas à l'esprit de le traiter de réac de droite...et puis de toute façon, précisément, c'est elle qui crée, qui fait fructifier son acte de créatiion, elle part à NY pour sculpter, pas pour faire la potiche, tandis que lui est dans une sorte d'incapacité; justement il y a cette très belle scène où elle parle de son père, on sent qu'elle ne veut pas être dans la reproduction de ce qui a miné son père, que c'ets presque pour rendre une dignité à son père qu'elle cherche à s'en sortir, c'est très beau je trouve, et en même temps Garrel montre combien ça se fait au détriment de l'autre, je n'y vois rien de misogyne, c'est au contraire un constat désespéré que le monde ayant évolué de telle sorte, il ne reste plus que sa propre défense individuelle, le groupe n'existe plus (et ce que montre le mot sous la porte, en passant, c'est qu'il n'a jamais vraiment existé, qu'il était lui-même une sorte d'illusion)

- Et sur la mémoire je ne suis vraiment pas d'accord avec vous, au contraire, les choses se sédimentent, la pregnance de la temporalité fait que les choses se sédimentent et restent en mémoire justement, personnellement je n'ai rien oublié des plans et des mots que j'ai reçu comme des coups de poignards, c'est vraiment d'une grande lucidité sur notre époque, sur comment tout un chacun se comporte en barbare vis à vis de l'autre pour survivre...

- **Pour Godard réac de droite si j'y pensais justement, (je pensais même déjà l'avoir écrit récmment, ça devait être dans un mail), oui pour sculpter, mais elle trahit, les mecs chez Garrel ne sont jamais dans la trahison, (les héros), la misogynie chez Garrel est que les filles ne font rien, elles sont
là, elles sont belles avec de longues jupes, mais elles ne font rien, elles vont mêmes pas sur les barricades, rien, (de la façon dont vous parlez du film, on dirait du Haneke, (c'était trop tentant de vous sortir ça)), il filme pas son incapacité, juste il sait pas quoi en faire de son héros, Bresson les filmait dans leur incapacité, Il y a un beau plan dans "La vie est à nous", de Renoir, un mec qui distribue des tracts, comme à perte, et le mec qui erre, chez Garrel rien de tout ça, il ne filme pas la perte, il filme le romantisme, (le romantisme de la perte à la limite), je vais essayer de revoir 5 minutes ce soir,

- En attendant, on peut lire ça, ( à titre informatif évidemment)...

novembre 7, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.06

V,

- Peut-être qu'on peut dire, [que] chez Mankiewicz, l'image préexiste à son enregistrement, (en regardant d'un oeil "Chaines conjugales")...

- Et le mouvement de caméra, le travelling, serait le geste (le frottement), [de captation même]. C'est-à-dire la preuve que, (le cisaillement), on pourrait dire aussi que chez lui l'image est en partie dans un processus de monstration,

- Est-ce qu'on peut prononcer le mot hiatus aussi, est-ce que le film ne met pas en scène cela, (et ses autres films aussi, certains) ?...

novembre 6, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.05

V, (à venir)

- On pourrait à nouveau commencer par la fin et s'interroger sur ces pièces vides, chambres vides plutôt, et chambres* probablement Lacaniennes, et s'interroger alors sur cette séquence vers la fin, une des plus belles séquences de l'histoire du cinéma, (se demander si les travellings de Marienbad ne viendraient pas en partie de là*), une des plus impressionnantes jamais tournées, celle où le type prend le même chemin, dans l'ignorance [que ce fût le même chemin], que celui qu'avait pris sa "maîtresse" quelques minutes auparavant. "C'est de l'ordre du vertige", avais-je pensé, (il faudrait que je revois cette séquence pour la comprendre mieux), à chaque pas qu'il fait plane pour ainsi dire son parfum, (j'allais écrire fantôme, puisqu'il s'agit bien alors de cela, d'un parcours quasi spectral), mots: échos, ondes, traces, réminiscences; [étrangement] nous retrouverons une séquence similairement inverse (à la première séquence), chez Walsh, (un mouvement de l'ombre à la lumière, d'un côté (du mur) à un autre), dans "Un roi et quatre reines", (j'ai oublié de dire l'autre fois que Pierre Léon en avait fait un "remake" de ce film de Walsh)...

- Extraits: et .

- La seconde séquence, au fond, est indécente, ce sont des effluves, elle est faite d'effluves, au fond, il l'a renifle, ( il lui renifle l'entre-jambe), on peut aussi en parler comme d'une errance, de parcours, de cheminement morbide, (c'est-à-dire le chemin vers la mort)...

- *S'ils n'y trouvent pas leurs origines là, ils y trouvent leur justification...

- *Voir aussi les chambres de Dominiques Gonzales-Foerster évidemment.

- Je me disais, est-ce qu'on peut-dire qu'une image est en représentation chez Renoir? Est-ce qu'elle se fait voir? (Est-ce qu'elle se montre?), chez Mankiewicz, oui, elle ne vend rien, mais elle se montre,

- Mail, (non envoyé): Par rapport aux revues de littérature, c'est tout-de-même incroyable que le dernier Arno Schmidt édité, le dernier Thomas Bernhard édité, n'aient suscités aucun texte dans aucune revue, (un article de presse n'étant rien), c'est étrange qu'il n'y ait pas cette énergie critique que l'on retrouve un peu partout, s'agissant de cinéma, (il faut aussi s'entendre par "énergie critique", ( et l'amour du cinéma), l'énergie, (et l'amour du cinéma), n'étant pas dans la chronique d'une classe de CM2, ou dans la dithyrambe du dernier Jeunet, en littérature, dans les revues, rien ne suscite rien, chez les cinéphiles, on en viendrait au sang, (au jus de tomate concernant Antoine de Baecque)...

-  , et .

novembre 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink

2005.11.04

V, ( une corde)

- "La véritable histoire d'Abe Sada", en VF, sur Arte, à 23h25, (Arte, c'est quand même une sacré bande de putains, (lu ça aussi ce matin, (rajout)))...

- Arte, chaîne culturelle, (plutôt chaîne cuturelle généraliste du Figaro, (c'est à dire du fils Dassault))...

- En zappant, je tombe sur cette émission plus que minable "Le cercle", une spéciale UMP/Pialat, avec apparemment comme invitée principale Sylvie Pialat (une sorte de boudin au menton en V), on dirait l'ex du petit Sarkosi, (comme sarkose, mytose, narcose, trombose etc etc), (au fond Pialat/Jacques Martin même combat), ou comme cette chanteuse canadienne, ou Ladi Dy la rebelle, (je me moque)...

- Quand Rocheteau bouffe son morceau de baguette industrielle, (dans l'extrait), je comprends une chose, Pialat, malgré tout, c'est du scénario, il y a la preuve, par l'image*, (que c'est de la merde), enfin chez Pialat il y a pas d'images, ou il y a que ça, mais pas [de] cinéma, oui voilà, Pialat est une merde, Pialat c'est rien, il y a juste l'odeur...* Parce qu'on voit bien que cette histoire de baguette c'est d'abord un truc qui a été écrit, cest une indication, un truc pour faire genre, (faire sourire), mais ça n'a aucun sens, de toute façon, hein, Pialat, c'est pas du sens, c'est pathétique, (rires),

- Je hais Pialat! (petit cinéaste minable hyper-surévalué)...

- En fait, s'il fallait oser une comparaison littéraire, ce serait entre Thomas Bernhard et Christine Angot, (écrivain que par ailleurs j'aime assez), Angot, ses livres pourraient être réellement magnifiques, n'était le manque de travail, et que ses livres ne soient aucunement traversés par la modernité, juste par une certaine brutalité stylistique, une légère [et/mais insuffisante] indécence, chez Thomas Bernhard, non seulement le travail esthétik est clairement présent, mais est à l'oeuvre une mémoire littéraire, allant de Jane Austen en passant par Dostoïevski, (mal dit), Pialat c'est pareil, en pire, en nauséeux, en caricatural, il n'est traversé par rien, existe chez lui une brutalité, c'est tout, une brutalité bovine pourrait-on dire, mais la modernité n'y est pas, on voit un film de lui, on se dit, oui, c'est comme ça, pour cette séquence, qu'il fallait faire, enfin, c'est une possibilté possible, oui, (en gros); notre rapport à Pialat est un point de vue technique, mais il y a rien de plus à penser,

- Et comme si je ne m'apercevais de rien, . (rires)...

- Où aussi.

novembre 4, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (pour Noël)

- Je me disais, sur le chemin de la cinémathèque, (allant voir ce film grandiose de Renoir "Journal d'une femme de chambre"), ce qu'il faudrait, c'est un film qui montre comment c'est possible de prendre le pouvoir/la france par la force, les armes*, les bombes**, comment il faut s'organiser, comment au fond le pouvoir est faible, ( on l'a vu aussi aux USA avec l'ouragan), en fait me disais-je, en face ils sont pas assez nombreux, ils peuvent pas être partout, leurs médias voudrainet nous faire croire qu'ils sont partout, mais non, et on a la preuve me disais-je, qu'avec un peu d'organisation, et de bonne volonté, les lendemains peuvent être un peu plus rouges, (hum), "La marseillaise" de Renoir, me disais-je, devrait être vu par tout bon Marxiste qui se respecte, (et c'est sûr qu'avec sa manif, Krivine il va faire peur à Sarkosi, ),

- Pour le film de Renoir, la scène de fin, le type et son fouet, la foule qui lui fonce dessus, (impression d'assister réellement à un lynchage), chez Renoir, arriver indemne à la fin du film se mérite, c'est une histoire de passge chez lui, d'un lieu à un autre, d'un état à un autre, etc,

- "Le journal d'une femme de chambre", m'étais-je dit, c'est une femme qui apprend à parler, à formuler sa présence [au monde], chez Renoir on apprend à parler, à formuler, (on apprend à se tenir au milieu du monde), on passe d'une vision égoïste de sa présence au monde, à une version politique de sa présence au monde, (c'est à dire incluant tous les autres, (autrui))...

- Mail: Ils ont fermés le trafic bus en banlieue, enfin la plupart des lignes, genre 8/10, l'ambiance dans la rue est impressionnante, et les gens sourient, on sent un truc, la possibilité... Bon évidemment il doit y avoir que Badiou à pas désapprouver, alors pour la suite, ce sera pour la prochaine fois, (au dessus de chez moi un hélicoptère tourne, les jeunes de ma rue (qui tiennent d'habitude le coin de la boulangerie n'y sont pas, (hé hé)...

- Note: relire "Ecrits militaires" de Marx, (théorie et stratégie)...

- *Où se les procurer, et comment.

- * *Comment les fabriquer, où les poser.

- Note: En même temps je m'en fous...

 

novembre 4, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, ( à venir)

- Je voulais dire (plus bas) surtout, ça m'avait fait penser à Dreyer la séquence de la mise à mort, c'était aussi beau que "Jeanne d'Arc" de Dreyer, Renoir, on sentait que ce qu'il visait c'était ça, le point de mire presque, et le film était comme une lancée vers cette séquence, vers cette hauteur là, et cette séquence n'était elle-même qu'un passage, chez Renoir, il y a quelque chose de l'ordre de l'écoulement, (mot incorrect), c'est-à-dire, il vérifie une hypothèse, et passe à autre chose, chez Renoir, pourrais-je ajouter, tout-au-moins temporairement, à ce moment là, ll'image, c'est comme si il y en avait une autre en train de se former, chez Renoir plusieurs fois je pense au décollement, au dédoublement par rapport aux images,

- Pour "Le tournoi dans la cité", le mieux est de commencer par la fin, Renoir avais-je pensé néanmoins  au début n'est pas très à l'aise avec la scène du duel, il est lourd, et la caméra aussi, (il est trop gros si l'on préfère), pour la scène de la fin, la mise à mort du type, je m'étais dit, ce n'est pas ce que Renoir/ le film cherchait depuis le début, mais c'est néanmoins l'aboutissement du film, c'est-à-dire, le film cherchait, (enfin c'est plus compliqué que ça), cherchait une image, il ne l'a trouve finalement que dans un combat, dans un mouvement féroce, Renoir me disais-je avec ce film, proclame la primauté du cinéma, et sur la peinture et sur la photo, le combat du film me disait, c'était ça, le mouvement en quelque sorte, l'image-mouvement, la séquence de la mort du type, dans les bras de sa mère était belle, à mon sens, surtout grâce aux figurants, pas à la belle image que heureusement, Renoir refuse de faire, pour lui, Renoir, l'image n'est que passagère, ( le mot/terme/expression ne me convient pas), c'est en cela me disais-je, qu'il n'est pas un nécrophile, pensant alors à ce film de Kubrick que pourtant j'aime beaucoup, "Barry Lindon", (passagère, ou en cours),

- La séquence où il essuie la lame pleine de sang de son épée avec les cheveux de son "amie",

-  J'avais pensé un moment à ce film de De Mille, vu la semaine dernière,

- Plus Walsh que Ford,

- bon, c'est pas ça, fatigué, demain,

novembre 4, 2005 in