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28/11/2005

V, ( brouillon)

- Hum, on ne verrait jamais chez John Ford, un type monter une colline, et prendre la pose, comme ce cow-boy, dans "Convoi de femmes", de Wellman, on n'entendrait pas non plus des femmes pousser des miaulements en courant vers un point d'eau comme une vulgaire troupe venant de chez De Sica, (je callais une cassette), même dans ses téléfilms, Ford ne ferait pas ça, les téléfilms de Ford, celui que j'ai vu hier par exemple, on voit bien que Ford en profite pour filmer le hors-champs de ses autres films, essentiellement le hors-champs, il y  une rage à l'oeuvre, dans les téléfilms de John Ford, dans celui que j'ai vu hier, cette histoire de docteur alcoolique, une rage Renoirienne pourrait-on dire, presque Pialetienne, s'agissant du réel, dans les téléfilms de Ford, Ford en profite pour tout casser, un bon décor chez lui, dans ses téléfilms, est un décor détruit, (en l'occurence des chariots), je veux dire, chez Ford, une colline, n'est jamais innocence, elle se gravit, je veux dire, réellement, avec risques et périls, le risque serait de ne pas terminer le film, de ne pas, ni gravir la colline, ne pas y arriver, ni donc de terminer le film, (en l'occurence un téléfilm), la rage de Ford c'est aussi ça, terminer le film, essayer tout-au-moins, et les paroles que prononcent les personnages, tout-au-long du film ne sont que ça, ils ne parlent que du film, d'une façon pré-Guiraudienne, (première période), chez Ford au fond, il y a le risque de ne pas aller jusqu'au bout, un processus physique et esthétique à l'oeuvre,   

- Margaret.

- Sit down.

- Why?

- Because I want.

- Lorsqu'il dit "Nowhere", je comprends ce qu'est le cinéma de Kaurismaki, celui des gens sans lieux,

- "J'ai très envie de faire du théâtre", (voix de Françoise Lebrun), (dans "Le théâtre des matières"), on se rend compte que Balibar (Jeanne), avait un physique Biettien,on s'en rend compte en revoyant "Le théâtre des matières", mais que cela ne fonctionnait pas, Balibar, est une erreur de casting à chaque fois, est devenu une erreur de casting à chaque fois, chez Rivette, Civeyrac et Biette, (j'arrive pas à dire pourquoi exacement), je me souvenais pas de ce film de Biette comme autant formaliste, pour moi, plus le temps passe, moins les films de Biette seront bons, le dernier étant catastrophique, celui d'avant pareil, c'est là où l'on voit, où l'on ressent son absence/sa disparition/sa mort, puisque l'on pouvait se dire que ce n'était pas grave, que ce n'était pas vraiment une impasse, mais quelque chose de raté, (au sens rugby du terme), mais bon, ses derniers n'étaient quand même pas très passionnants, (et puis, Balibar, c'est tout-de-même le sommet de la paresse, du narcisisme du jeu, de son jeu passé),

novembre 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink