« V, (brouillon) | Accueil | V, (Antoine Doinel Antoine Doinel Antoine Doinel Antoine Doinel) »
26/11/2005
V, (tête d'obus),
- Certains films, je les oublies, j'oublie même d'écrire à leur propos, (...), j'avais envie d'écrire, "malgré que certains parfois soient très bons", mais je crois que non, un film jugé très bon par soit même ne s'oublie pas, il y a toujours de bonnes raisons à l'oubli, tout-au-moins en ce qui concerne les films, dois-je rajouter, le dernier HHH, avant de le voir, je crois l'avoir déjà oublié, il y a des films qui ne marquent pas [le monde], tout-au-moins, notre petit monde à nous, notre petit périmètre humain, parfois les films ne sont mêmes pas mauvais, d'ailleurs, souvent, c'est la cause de leur oubli, en plus, ils ne sont parfois, même pas mauvais, (on le leur reprocherait presque) ils ne sont pas bons, hélas pour autant, ils pourraient être bons même, et parfois ils le sont un peu, (mais est-ce que le peu est [quelque chose] ?), le peu est toujours en partie, pourrais-t-on ajouter, et jamais entièrement, pour le film de HHH, peut-être que la première partie était la moins ratée, la seconde, c'était un partie pris hérétique et stupide, pas loin du la pub tahiti douche, le navet "L'odeur de la papaye verte", (enfin heureusement suffisemment loin), je veux dire, c'est tellement stupide ce son muet, tellement incompréhensible, (Savitzkaya Savitzkaya), je m'étais dit, on dirait un film trouvé sans sa bande son, il n'appartient à personne, et puis, on dirait un aquarium, c'est dire, pour la dernière, je m'en fous, pour la première partie donc, j'aimais beaucoup tout ce qui concernait la salle de billard, avant qu'il ne la recherche, et que le film n'en ait rien à dire, de cette recherche, (il aligne des images de cette recherche, se contente de les aligner), je me dis à l'instant qu'il aurait pû appeler cette première partie" les morts", tant on sentait comme une sorte d'effort d'imagination, une réminiscence, (comme une seconde fois),
- En attendant là, (l'héritage Langlois je suppose)...
- (Ou la politique des h/auteurs, selon Berri/Toubiana, ou alors selon Isabelle Peyrefitte)...
- On se dit qu'en france maintenant, ce petit pays de merde, (cette sorte de sous-préfecture intellectuelle et politique), le moindre mot, le moindre bout d'histoire doit être rentable, (ou taché)...Tout est prétexte à concours se dit-on, à concours ou nouvelle classification, ainsi la Nouvelle vague devient une catégorie économique de la cinémathèque Toubiana/Berri, (ou vice-versa), avec la Nouvelle vague, on gagne des points maintenant, (ça devient une classe économique), on n'a pas seulement un diplôme à l'université en apprenant par coeur son histoire, (la Nouvelle vague sert aussi/est le prétexte à écrire des articles sur machin Lachenay, (là), deux pages pour ne pas parler de Guiguet, (et dire entre les lignes, "Guiguet,les pédés, la modernité, je lui/leur crache dessus"), la Nouvelle vague sert à ça aussi, à ne pas parler de Guiguet, on écrit deux pages sur machin Lachenay, on écrit rien sur Jean-Claude Guiguet, mais comme on parle de la Nouvelle vague, on est déjà moderne, (au sens "jeune fille moderne Ferdydurkienne", pour ne pas dire, Antoine de Baecquienne, (ou "tu'm débectes tiens", (avec la voix de Gabin, ce nouvel héros de notre époque))), d'ailleurs, au fond, la Nouvelle vague, c'est la même époque que Gabin, et c'est pour ça qu'ils adorent en parler les crevures, parce qu'en dessous, juste en dessous, il y a Gabin, (cela dit, Gabin a toujours été en dessous de tout), on pourrait dire aussi, d'un côté, Arte, refuse de filer du fric à Rivette, mais passe les films de Granier-Deferre, (ceux avec Gabin Ventura etc), on pourrait dire, parfois la modernité n'a même plus bon dos, on refuse d'aider Rivette, et on passe les Gabins, (ou alors, on n'écrit rien sur Guiguet, et deux pages sur un mec même pas cinéaste, (au prétexte qu'il est mort), (et ancien ami d'un type (Truffaut) de la nouvelle vague), (mort aussi)... (Que Guiguet soit mort et cinéaste, mort récemment et pas le 11 novembre, et pas il y a 20 ans, n'entre pas en ligne de compte pour certains, on n'en parle pas, point)... (on s'appelle pas De Baecque pour rien)...
- D'ailleurs Antoine De Baecque est historien, (historien hysto-rien hys-to-rien), on pourrait même dire, au sens hystérique du rien......
- Et pour continuer dans le rien, on pourrait dire hystérien, hysté-rien hys-té-rien hys-t-e-rien (ou hys-et-rien) ist-et-rien is-et-rien is-rien es-t-rien est rien: rien, on pourrait ajouter "rien" au sens presque Japonais du terme, (Mu), (je crois), mais ça fait trop penser à Ozu, alors Meuhh, (au sens bovin du terme), Antoine de Baecquien...
- Pour le téléfilm de merde de N Suwa, j'avais pensé/écrit une note aujourd'hui, cette après-midi, à propos de la situation sociale des héros de HHH, chez HHH, qui sont souvent/toujours des employés, en france, des rock-stars, des gens qui ont du fric, beaucoup, (chez les Larrieux, ces cinéastes d'avant-garde, on est chef-d'entreprise), (et on rencontre qui vous savez au bout du jardin, comme on dirait au coin de la rue Bonaparte), chez N Suwa, c'est pareil, il fait un film en france, hop, ils ont pleins de fric, restos etc, grands hôtels, filles superbes dans les escaliers pour faire genre, on se dit, mais c'est pour qui, qu'ils font des films, c'est quoi le cinéma pour eux? On dirait du Doillon me dis-je, voyant ces images minables, il est incapable d'inventer quoi que ce soit, pour lui, me dis-je, le cinéma d'h/auteur, le cinéma, c'est filmer des cons pleins de fric qui se séparent, "t'es superficiel lui dit-elle, c'est triste, t'as changé, bourgeois et superficiel, lui dit-elle", putain, le genre de phrase Doillonesque qu'on a entendu pendant 20 ans... Je me dis, je comprends qu'au Japon ils en veulent pas, les veinards j'ai pensé, ils ont réussis à s'en débarrasser, (mais ils nous l'ont refilés, ça c'est moche), v'là qu'elle lui parle à travers la porte ais-je pensé, comme une vulgaire pétasse Birkinienne, (celle qui touchait les assedics en louce-dé, Jane, la mère de Charlotte)... Puis, "Tu peux me répondre au moins?", et l'autre qui met, allongé, sa main sur son front, comme un vulgaire père Higelin, (le père du fils), et là, je crois qu'elle est au musée Rodin, (bientôt si ça continue, elle va se taper un mec dans les chiottes), (comme dans ce film de Lvosky)...Ce qui est beau quand même, (pour être honnête, c'est lorsqu'elle dit "c'est bien fait pour ma gueule, j'avais qu'à être plus gentille", pas parce qu'elle dit ça, mais qu'elle le dit là où elle se trouve, toujours à la même place, mais en même temps, c'est peu... C'était vraiment pas la peine, Todeschini a beau être magnifique, c'est pas assez, surtout, on se dit, au fond Arte, c'est le pendant de TF1, c'est la même chose, c'est pas le même public, pas la même segmentation, mais c'est pareil, et puis, l'Art pour eux, on se rend compte, c'est réellement Rodin, (le Figaro encore), (je veux dire, c'est réellement un téléfilm "madame Figaro"), "dix ans à Lisbonne, c'est peut-être un peu long" dit un type (un ami) qu'elle rencontre dans le musée, (elle y passe son temps on dirait),
- Ah oui, le mari est architecte, (évidemment), et certainement célèbre dans sa branche),
- On pourrait dire, en france, on ne filme pas le commun, (le commun, on le laisse à Sarkosy), (puisqu'il est plus ministre des lieux communs que de l'intérieur, (et en ce qui le concerne, c'est plutôt une histoire de chiottes), (je veux dire, c'est lui la merde)...
- On pourrait même ajouter, je n'ai pas souvenir que chez les Larrieux on ne rencontre ne serait-ce qu'une seule fois un jardinier, on ne rencontre que le maire ou des gens à grosse voiture, (le paysage comme espace privatif, comme espace réservé)... Chez les Larrieux, pourrait-on ajouter, "on est entre soi", pour reprendre un terme de ce couple de sociologues, les Pinçons machins, (dont je recommande fortement les ouvrages), chez les Larrieux, au fond, c'est comme les marches de l'église Saint Nicolas du Chardonnet, le dimanche matin, c'est aussi select, le monde, selon les Larrieux, (je suis même pas certain d'exagérer vraiment),
novembre 26, 2005 in Spectre 01 | Permalink