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24/11/2005
V, ( brouillon)
- 7, nous étions 7 avais-je compté, (et étrangement je ne me comptais pas), donc 8, nous étions 8, le réalisateur, une fille de "Point Ligne Plan", leurs amis, et moi, peut-être deux personnes n'étaient pas de leurs amis, alors nous étions 3, réellement 3.. Pour le travelling du début j'avais pensé aux pixels, ce travelling sur les batiments, au bout de trois minutes j'avais pensé, "Ange Leccia n'a pas besoin de tout ce bazar, il a pas besoin de faire le malin, ça l'intéresse pas, cette histoire bidon et second dégré d'agent secret, pff, j'avais pensé Ange Leccia pour ses films, certains, nous balançait ça comme des rushes, même, c'était déjà des rushes à l'instant où il filmait, son problème à l'autre, c'est le second degré, le truc de petit malin ricaneur, ce truc d'élève de première année, sans pensée réelle, juste du contenu bien lourdingue, sans portée réelle, (je me disais qu'il faut être aussi con que lui), son film ne marche pas parce qu'on croit pas m'étais-je dit, ses images jamais ne nous hypnotisent de quelque façon, il n'arrive pas à les fictionnaliser, m'étais-je dit, je m'étais dit, ses images, ça ressemble plus à des imaes de cméra de surveillance, réellement, il se comporte en flic m'étais-je dit, en flic français, il flique le monde m'étais-je dit, (en bon français copain qu'il est), mais il ne le fictionnalise pas, d'ailleurs il ne sait pas ce que cela veut dire, et probablement, la fiction doit le laisser indifférent, la fiction du monde encore plus, jamais et c'est l comble, m'étais-je dit, ses images ne sont obsessionnelles, j'avais noté "elles ont sages", on pourrait ajouter comme incolore, mais même pas transparentes, ce n'est rien m'étais-je dis, (dans tous les sens du terme), ce n'est pas grave, il fait de la culture avais-je noté, mais c'est tout, je m'étais dit un peu plus tard, ce qu'il fallait, qu'il aurait fallu, puisque je ne crois pas que ce fût jamais le cas une seconde de ce film, c'est que le factice éclate, que l'image devienne quelque chose, à cause du factice, comme chez Walsh m'étais-je dit, comme dans ce film d'hier de Walsh, "Annie du Klondique", et jamais ça n'arrivais hélas, pour ce film-ci, un moment me disais-je, à la quatrième cassette, je m'étais dit, on 'intéresse un peu au film pour ce qu'il est ou voudrait être, on suit le film par rapport à sa fiction bidon, on attend la suite, mais c'est pas intéressant, ou plus, en tout cas je men fous...
- "Mike", d'Alain Declerck.
- J'avais eu le temps, dans l'ascenseur d'arracher l'affiche du ciné-club de la Fémis, pour la soirée Varda, (cette grosse vache qui n'a jamais fait aucun film digne d'être cité), et de cracher sur un paneau sur lequel était inscrit le nom de ce cinéaste plus que minable Jean-Paul Civeyrac...
novembre 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink