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2005.12.30
V, ( brouillon)
- Le film sublime de ce soir, de Douglas Sirk, "Demain est un autre jour", peut-être un peu trop évident avais-je pensé sur le chemin du retour, faisant attention à ne pas glisser, peut-être un peu trop sublime, je ne sais pas, pas loin d'Ozu, ou des films dits domestiques de Minnelli, presque un film d'horreur, un film Thé et sympathie en tous cas, ça peut être interessant de commencer par la fin, l'image manquante, si tant est qu'il y a une image manquante, c'est-à-dire, le type, c'est pas certain que ça se finit bien, la famille oui, pour elle, pour lui je sais pas, Sirk le filme pas, il filme les enfants comme plan final, lui on le voit juste quitter le film, mais il manque la fin, chez Sirk il y a toujours une fin*, là non, et c'est le principe du film, on le sait bien longtemps avant ça, qu'il y aura pas de fin, disons, que ça sera sans fin, et puis, c'est presque autant l'histoire du fils que du père, je veux dire, on voit bien que ça recommence, et que c'est justement contre quoi le fils se révolte, il soupçonne son père de s'ennuyer, il est près à se marier et il se dit, c'est donc ça le mariage, et sa fiancée pareil, tout le monde doit accepter quelque chose avais-je pensé un moment, le fils doit accepter de ressembler à son père, d'en être le reflet, le prolongement même, (d'être, de lui être symétrique), et d'être après le reflet de son éventuel fils, disons, c'est une partie du film, c'est presque morbide, disons c'est une partie encore du film, le temps qui passe [aussi], accepter d'être mortel avais-je pensé, en avoir la certitude, et se dire qu'entre-temps, on se sera fait chier, après, le mari, on le voit pas, mais il vivra dans l'attente, ce qui est beau c'est les séquences où il filme selon un autre point de vue, (il inverse le point de vue), lorsqu'il redescent téléphoner, etc, c'est-à-dire, il filme la réaction de ceux qui voient ce que nous, logiquement nous attendions à voir, plusieurs fois on est privé de l'image j'avais remarqué, ce sont eux qui regardent, et qui voient, nous rien, en fait, repensant à une séquence de la fin, je me dis, le fils est saisi, [à la vue de son père], la séquence où l'un, le fils est dans le jardin, l'autre le père est dans la maison, (la cuisine je crois), (c'est là où je me suis dit que c'était peut-être un peu trop évident, un peu trop sublime), au fond, qu'il n'y ait pas de fin, que le père quitte juste l'image, il y a une logique, c'est un film, d'une certaine façon, sur la mort, c'est peut-être même pas que le fils ait grandi, compris quelque chose, c'est peut-être tout simplement que du temps a passé, que le fils n'a que l'expérience de ce temps, qu'il a juste compris que déjà, il allait mourir, je me souviens plus du film, (en détail),
- *Et chez Sirk, il y a toujours tentative de mettre en scène,
- Demain je termine le post sur Walsh et sur le Leccia,
décembre 30, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.29
V, ( avortement),
- C'est le genre de posts que j'ai envie d'effacer, c'est le genre de film dont il ne sert à rien d'en parler, ça concerne personne, (sauf "La lettre du cinéma", (cette revue désormais moins bien que Télérama)), pas certain du tout que je le termine le post, ouais, ça sert à rien,
- Suis allé voir "Gentille", j'avais beaucoup de mal à revenir au cinéma depuis le film de Tsaï Ming Liang, (qui au fond s'est contenté (avec les applaudissements du public e des critiques), de pisser sur "Pickpocket"), une sorte de dégoût, une impossibilité à se laver de ça, je me rends compte que je vois de moins en moins de films, je veux dire, je suis plus sélectif, je me donne plus la peine, parce que inalement ça n'en vaut pas la peine, je veux dire, à force on sait, on sait d'avance, à l'odeur pourrait-on dire, parfois oui je me fais encore avoir, comme avec "Gentille", mais je pars vite, surtout, je m'en doutais un peu, j'avais prévu autre chose. En {rance il y a une incapacité incroyable, génétique à faire du cinéma meanstream ça n'existe tout simplement pas, c'est un question on peut dire d'intelligence, (de manque en ce qui concerne ce pays), en {rance, ils font des images, des trucs qui voudraient faire rire, ou faire penser, mais ça n'existe pas, c'est bidon, c'est du vent, Fillières, on voit à son film depuis quand elle a pas été, ou été au cinéma, on voit ses références, Podalydès, (en gros le premier plan), et Desplechin, Dubroux, depuis, elle a plus rien vu, elle trouvait ça vulgaire probablement*, surtout, elle veut nous vendre son milieu minable, et il y a aucun livre, (enfin j'en ai vu aucun le temps que je suis resté), je veux dire, son film c'est de la vente, c'est de l'idéologie, c'est pas du cinéma, au cinéma, on pourrait ne pas mettre de livres, mais dans un film mauvais, mais là elle oublie, elle se rend pas compte, elle met Beaubourg en décor, mais elle oublie le plus petit livre, (moi ça me choque), (je sais bien que la majorité des cinéphiles, de mes lecteurs, (mes amis mes amis), ne lisent pas, mais quand même, moi ça me choque, peut-être qu'aprè quelqu'un lit, qu'un livre fait son apparition, mais je sais que ce sera de façon publicitaire, idéologik, scénaristik, mais que ce sera jamais comme dans ce film magnifique "In her shoes", c'est-à-dire la lecture comme expérience réelle ou concrète, ce qui est terrible pour elle, je repense à deux ou trois scènes réussies, et justement, on se dit, qu'elle était toute seule, le sentiment d'une énorme solitude, que personne n'a su quoi en penser du film, qu'il y a eu aucun regard, qu'à la fin il était raté, mais que peut-être personne non plus ne lui a dit, c'est plus un échec au fond du producteur, parce qu'il a même pas eu ce regard extérieur, peut-être que elle l'avait pas ce regard, ce recul, mais lui non plus, et pourtant c'est son métier, lui il aurait du,
- *Parce qu'en {rance, dans ce milieu (du cinéma), c'est tout-de-même incroyable, ce qu'on l'aime si peu le cinéma, comme c'est suspect même, (suffit de lire ce qui souvent se dit sur la cinémathèque, par ceux souvent qui passent leurs soirées devant leur TV, (et même pas dans un bar en train de se cuiter), moi, par exemple, j'y suis presque plus aller pendant deux ans, mais j'étais ivre mort tous les soirs, ça avait quand même plus de gueule), (mais après j'en ai eu marre aussi)
décembre 29, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.28
V, (note)
- Pour le film de Sirk, "Les ailes de l'espérance", c'était comme une méditation sur le cinéma, une interrogation plutôt, sur ce qui était le mystère du cinéma, de l'incarnation, (étrangement ça parlait de catholicisme dans le film, enfin de protestantisme avec une croix, (le héros est marié, donc ne peut être que protestant, (la croix n'étant là que par effet spectaculaire)), le truc du film c'était être beau dans l'image avais-je pensé d'abord*, avant de comprendre que le film était comme un roman photo, était même essentiellement ça, de bout en bout, du papier glacé, que c'était pas, paradoxalement la construction d'une image qui importait, mais presque de s'en échapper, comme dans Libeleï peut-être, [quoique] dans Libeleï, la condition était que l'image soit comme presque fondue dans un mouvement, je veux dire, dans Libeleï, l'image, comme chez [/dans certains films de] Sternberg, n'apparait que comme accident, incidemment pourrait-on dire, (alors ou que cette incidence est ce pourtant vers quoi le film tend), ou alors, on pourrait dire, à la condition (voix de Badiou) que celle-ci n'existe déjà plus, une image, d'une certaine façon, chez Ophüls ou Sternberg, n'existant que puisque déjà disparue, n'étant que comme presque la suite d'un mouvement ascendant, une perception immédiatement au passé, sinon comme au conditionnel, une image au conditionnel presque, on pourrait ajouter, chez Ophüls, chez Sternberg, l'image n'existe qu'à condition qu'elle soit au conditionnel, (Badiou dirait qu'à la condition express), et chez Sternberg, elle n'existe parfois que divisée, (c'est à dire par exemple, la somme de plusieurs séquences, et n'existant pas en tant que telle, c'est-à-dire, jamais [presque], [peut-être] nous ne la voyons), c'est d'ailleurs ce qui r-amène à Sirk, cette effet, au fond, de pli, puisque chez Sirk, dans "Les ailes de l'espérance" par exemple, quelque chose a déjà eu lieu, on pourrait dire, chez Ophüls, une image, l'image n'existe qu'à la condition expresse, sinon extrême qu'elle se retire, (là),
- Faudrit que je revois le film...
- *Les habitants de V...se piquaient d'être difficiles. Ils ne leur suffisaient pas de tuer leur homme; ils voulaient le tuer savamment et artistiquement, par principes. Il fallait, avant tout, pour eux, qu'un homme, comme ils disaient, fût beau sous les armes, et ils n'avaient qu'un profond mépris pour ces robustes maladroits, qui peuvent être très dangereux sur le terrain, mais qui ne sont pas au strict et vrai mot, ce qu'on appelle "des tireurs". in "le bonheur dans le crime", de Barbey d'Aurevilly.
décembre 28, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.27
V, ( ne discutez pas de ces choses, contentez-vous d'être libre, (notes)),
- Ce premier plan, les femmes marchant en cercle dans la cour de la prison, filmée de haut, je cherche un film de Ford, je crois que c'est Flesh, pour un mouvement d'appareil qui m'avait beaucoup impressionné, un mouvement que je n'avais retrouvé que chez Carax ou Ange Leccia, cette séquence dans la taverne qui e fait penser à ce film "Les nains aussi ont commencés petits", la caisse surdimenssionnée, l'hystérie, la façon qu'ils ont d'entrer hystériquement dans les plans, ou d'y être, la "baignoire" du type, un énorme tonneau surdimmensionné, tout est trop grand dans ce film, tout est trop, sa choppe aussi, d'un côté je me dis, il s'interesse plus à l'ambiance, mais c'est quoi cette folie, cette bêtise cette idiotie presque, il est de quand le film, des années 30, l'époque sérieuse pourtant de Ford? (Je me dis à l'instant, mais à l'époque ça se faisait aussi beaucoup ce genre de chose, ah oui?), donc ah oui? Oi le sentimentalisme oui, l'idiotie oui peut-être chez Chaplin oui, mais l'hystérie réelle des acteurs de leur jeu? Je suis pas certain, (de ça), (de l'hystérie des acteurs, de leur jeu, (chez les autres, qu'on le trouvait ailleurs si souvent)), ce que j'aime du film c'est qu'il est en avance sur le scénario, ou plutot, il prend fréquemment de l'avance, Ford réduit le scénario à un état proche du squelette, j'ai toujours eu peur de ce film, trop proche à mon sens du film de Renoir "La chienne", je n'aime pas les films où le malheur, la poisse semble inscrit, du film de Renoir je ne connais pas la fin, (mais on me l'a raconté), et celui là non plus je n'en connais pas la fin, un moment il se rend pas compte, il lui demande de lui toucher les fesses, (parce qu'avant il lui avait demandé de lui toucher les abdos, elle en revenait pas d'ailleurs, de la dureté du corps du type, lui si gentil, ça contrastait mystérieusement trop avec sa bonté, au type, sa dureté musculaire, elle ne comprenait pas, la dureté physique et la douceur humaine, son regard disait ça en gros), finalement me disais-je je comprenais l'importance effective que cela se passait dans un pays disons Germanique, Ford jouait avec les mots, les mots devenants eux-mêmes comme une explication, c'est-à-dire il prenait toujours le temps de nous expliquer par le geste les phrases dites par l'acteur, il redoublait son jeu, le rendait muet en même temps, tout-au-moins expressif, disons il s'en servait, tout était vu me disais-je, (au mment où il sortait la robe de nuit), et regardé surtout, il y avait quelque chose de presque pédagogique, d'innocent dans cette façon de faire, "de surprise en surprise", disait-elle d'ailleurs, et Ford prenant soin alors de filmer cette instant de deux façons différentes, elle disant cela, et elle, que nous voyons juste après avoir dit cela, je veux dire, comme si au fond il ne se faisait aucune illusion, comme une fatalité humaine, c'est-à-dire, elle dit ça et elle n'y pense plus, puis, lorsqu'il passe à travers la porte, (il s'est enfermé sans s'en aprecevoir), je me dis, il a un regard extatique, ce n'est pas un regard idiot, il est juste heureux, (donc idiot si l'on veut), la porte chez Ford, au fond, envisagé comme un hymen, je revois plusieurs fois la scène, (de la porte et de son explication matinale), et je me dis, oui, chez Nicolas Rey, dans "Schuss", c'était pareil, le sens des images, revoyant la séquence à nouveau je me dis, "avant et après", je veux dire, au fond dans "Schuss",il y a un effet magnétoscope, pas rembobinage comme dans le dernier Spielberg, non magnétoscope, ce que je veux dire, mais ce n'est pas ça que je voulais dire par effet magnétoscope, c'est que ce film, on est obligé d'avoir la télécommande à la main, vraiment obligé, (à moins d'être con), je me rends compte, cette fille, elle arrête pas de dire comment elle s'appelle, (Laura Nash), lorsqu'il casse l'oeuf, je me dis "tout est question de mise en scène", puisje me disais, après la séance de lecture, Polakaï, il a pas conscience d'être, il est, mais en a pas conscience, il a pas, comme dit l'autre un moment une nature romanesque, la séquence avec le chat, comme si on ne savait pas qu'il dormait là avant, le chat, je veux dire aussi, il prépare déjà le lit, Polakaï, ce qui le sauve, c'est sa faculté d'oubli, retrouvé le mouvement de caméra cherché, (là, mais à venir), non un mouvement comme chez Carax ou chez Leccia, ni un mouvement comme dans "La prisonnière du désert", mais un mouvement léger, qui accompagne, un mouvement aussi que ne sert rien presque, juste attentif, presque caressant, tendre, je veux dire, il les suit du regard, le reste du film, c'est plus un combat pour la fille, un truc assez catho, assez Bressonien, ou Rosselinien, pas une rédemption, je veux dire, elle a conscience de tout, dès le début, juste, elle le refuse presque même pas, d'un côté ou d'un autre, elle ne choisit pas tout implement, une question d'habitude, c'est peu à peu qu'elle fauit comme une espèce de choix, c'est-à-dire, elle se rend compte, dsons, pour elle, c'est trop évident, elle ne l'envisage pas, c'est presque trop simple, la mise en scène se fait plu paresseuse je trouve, passé les deux premiers tiers, arrivé en Amérique,
décembre 27, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.25
V, (notes)
- Je regarde "Judge Priest", je m'en souviens trop peu pour que la lecture de Trafic soit intelligible, un moment, lorsque le neveu est de nouveau chez la voisine, il y a ce plan du juge assis sous la véranda,je me demande ce qu'il attend, puis il y a ce plan un peu plus tard où il regarde par la fenêtre, le couple, je me dis, il y a peu, dans "La charge héroïque", John Wayne, aussi, pour lui aussi, ça ressemblait à ça, il s'asseyait avec la photo de sa femme sur les genoux, il allait aussi sur sa tombe, le juge fait pour ainsi dire pareil, il parle aussi à sa femme, il va aussi la voir avec son tabouret pliant,
- je me rends compte aussi d'un truc, le réel pour Ford est comme associé à la folie, disons il est hystérique, et celui qui va contre, (ceci valable même pour "La prisonnière du désert"), est considéré comme un insensé, je veux dire, il y a toujours les faits, massifs, indubitables, tellement indubitables, qu'on est en quelque sorte dans une folie de la raison, de la norme, chez Ford on affole toujours le réel,
- Les photos jouent en quelque sorte toujours un rôle important chez Ford, (celles accrochées au mur, ou celles que l'on tient dans ses mains), elles représentent souvent, au fond, un ordre supérieur, une référence,
décembre 25, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.24
V, (note)
- Dans "The lusty men", de Nicolas Ray, la séquence du début, lorsqu'il rentre, c'est comme si la nature était en attente, j'ai pensé alors à cette phrase, "et si l'on reprenait tout depuis le début", la séquence à l'intérieur de son ancienne maison, que rien n'ait changé, c'était étrange, je pense à l'instant, comme du temps perdu, rien n'a bougé depuis son départ, mais ça fait 20 ans, comme si rien ne s'était passé, (on peut alors penser à cette phrase du film de Ferreira Barbossa "Toute cette douceur, c'est écoeurant") et comme le dit le vieux, "il y a des trucs qui changent/qui ont changés quand même", bon tout le début est très beau, la suite pas très intéressante, je me suis demandé si toutefois ce n'était pas voulu, ce même tout-le-temps, comme si c'était une préparation vers la mort, la maison serait aborder une rive, en repartir pour mourir, un truc comme ça, qu'il fallait d'abord qu'il accepte de mourir, c'est-à-dire qu'il comprenne sa mort, c'était peut-être pour ça ensuite, ce côté mécanique, industriel des séquences, Ray pensant que ça ne pouvait être autrement, une sorte d'esthétique déceptive, juste des gestes presque, (quelque chose de presque Bressonnien), je repense à cette phrase, "Ce geste même est inutile", que la suite c'est ça, il essaye encore un peu, puis bon, il se rend compte que ça vaut plus pas la peine,
décembre 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (provisoire et définitif)
- Ce matin, (et avant de (re)lire et de mettre en lien son texte assez juste sur Ange Leccia), je me suis levé en pensant que j'avais été tout de même plus qu'injuste avec Nicole Brenez, la traiter de "truie", qu'elle ne le méritait pas, que son texte dans Trafic était effectivement à côté de la plaque, à mon sens moralement douteux, idéologiquement douteux, mais que moi de toute façon, lorsque je prends des photos de gosses, je suis aussi suspect qu'elle, (en gros), c'est la seule insulte que je regrette pour ce blog, (enfin je regrette de n'avoir point insulté plus de monde*), que je regrette et que je vais effacer, (remplacer truie par juste Nicole Brenez), parce que tout-de-même, malgrès que souvent je la trouve à côté de la plaque, que sa programmation est parfois, à mon sens d'une complaisance inouïe, c'est tout de même une des/la personne plus proche de moi que n'importe qui d'autre, (intellectuellement parlant, et si je puis me permettre de parler ainsi), je veux dire aussi, par exemple, Dieutre, que je n'insulte pas, alors qu'il le mérite bien plus, est beaucoup plus malfaisant, et lui, réellement malhonnête, son entretien avec Civeyrac, est tout de même ce qui se fait de plus bête, e plus malhonnête, je veux dire, Dieutre, la plupart du temps, c'est à hurler de rire, plutôt de rage, je veux dire, l'honnêteté intellectuelle, etc, la curiosité, est plus du côté de Nicole Brenez, donc voilà, je vais faire mon gâteau préféré,
- Un truc qui m'a toujours marqué/traumatisé, par rapport à Brenez, ça vient de là, mon animosité latente envers elle, c'est cette programmation "Jeune pure et dure", plus exactement, au cours de cette programmation, le mec qui arrive avec un film à peine terminé je crois, un hommage à son frère handicapé, quelque chose d'ignoble, de profondémment ignoble, de totalement pleurnichard, pire que ça même, et elle qui n'a rien dit,
- Si vous n'avez pas vu par exemple, la bande-annonce de Frédéric Lemaitre pour une soirée super 8 vous pouvez pas comprendre la nullité absolue du milieu neu-neu atelier des enfants du cinéma expérimental* français, (*copyright "jeune cinéma"), des gens dune bêtise, d'une inculture époustouflante, je veux dire, on peut pas rester 5 minutes en leurs présence, même dans la même pièce, ils sont bêtes, vulgaires, etc, c'est simple, après le film de Nicolas Rey, séance gachée selon moi par justement cette bande-annonce de Frédéric Lemaitre, je devais aller (le lendemain) à cette projection Maria Beatty, j'ai préféré ne pas, c'était impossible, impossible de se retrouver en leur présence à nouveau, je voulais aussi voir des Soukaz, je pouvais pas, (m'infliger une séance avec leurs films dedans), Nicolas Rey, on se dit, mais quand est-ce qu'il va les lâcher les neu-neus? les boulets?
- Je me disais, je devrai lui écrire pour m'excuser, puis je me suis dit, c'est peut-être pas la peine de la mettre au courant, donc non,étrangement, traiter son fils de "mongol" ne me dérange pas, déjà parce que c'est évident que c'est faux, et que c'est plutôt une insulte pôtache de cours de récré, et qu'elle avait qu'à pas nous en parler comme une vulgaire Ségolaine Royale nous présentant ses enfants dans les magazines peoples...
- *Comme Stéphane Delorme par exemple, un des critiques les plus cons qui puisse exister, et dont il faudrait que je m'occupe sérieusement, mais bon, j'ai pas envie de lire ou relire plus attentivment ses cochonneries, c'est un type, on le lit, on se dit, mais il est vraiment con ce type, il comprend vraiment rien, quel âne, quel nullité, limite analphabète, quel vulgarité d'esprit aussi, pour le Tsaï Ming Liang, avant de me rendre compte qu'il avait écrit l'article, j'avais pensé, "c'est un film pour Delorme ça, il va aimer, c'est certain", Stéphane Delorme, c'est bien simple, il aime ce qui est surligné, les trucs au marteau-piqueur, il faut que ça se voit pour lui, en gros, en gras, sinon il comprend rien, une sorte d'Antoine De Baecque jeune, c'est dire, une sorte de croisement, entre Michel Ciment et Antoine De Baecque, c'est dire, mais avec la dégénérescence, comme on dit de certaines familles consanguines, je veux dire, il est plus bête encore, pour dire, surtout, se rappeler tout le temps sa phrase "c'est la première fois, surtout que la femme pleure", (elle se fait juste empaller, comme éloge de la barbarie rock'n roll, (d'éloge du viol), ( on peut pas trouver plus clair), (moi je préfère les larmes chez Rosselini, qui ouvrent un monde, (...), que celles chez Tsaï Ming Liang, qui ne sont que celles de l'humiliation et de la douleur de la victime, et qu'on ne voit que pour en jouir, dans cette unique but*), Delorme est un beauf, il en donne lui-même la preuve, mais le pire, est qu'il parle de modernité pour ce film, si si, (bientôt on va apprendre qu'il aime le dernier Larrieux si ça continue), on aimerait connaître sa définition du moderne, (tout ce qui brille et qui fait du bruit), ce qu'il aime, ce sont les films qui courent après les signes de la modernité, qui les affichent, le genre petit-bourgeois, nouveaux riche, ce qui fait pas mal à la tête, les trucs fun...
- *On pourrait dire aussi, un viol, un acte de violence, n'est jamais un acte d'amour, qu'une femme se fasse tabasser, violer dans un film, dans un film Japonais par exemple, ne me dérange absolument pas, puisque filmé comme tel, et pas vendu comme un ou le dernier geste "Arty", (je choisis exprès ce mot "Arty", puisque c'est le genre de mots qu'ils aiment et emploient, les crevures),
- J'ai pas vu le dernier Lars von Triers, mais ça doit pas être loin, (au niveau du cynisme), évidemment bien pire, puisque von Triers, d'une certaine façon, est quand même un cinéaste, (il a au moins fait "Les idiots"),
- J'ai rajouté dans le post sur le film de Tsaï Ming Liang qu'il faudrait relire ce qu'en disait Camille Nevers dans "Les cahiers du cinéma", (avant qu'elle se fasse virer par Thierry Jousse*), ou dans [feu] "La lettre du cinéma", (cette revue désormais moins bien que Télérama), (*je sens qu'on va m'écrire à ce sujet), (pour dire qu'elle a pas été virée, mais qu'elle est partie d'elle-même), (il est vrai que parfois on pourrait confondre, et se tromper), (et puis de toute façon les rumeurs hein, etc, etc), (oui c'était une rumeur), (c'est vrai), (elle a pas été virée), (je sais plus où j'avais lu ça), (c'est ignoble de ma part de colporter ces chose), (ces racontards),
- Lire aussi ça, (une cochonnerie sans nom de l'insignifiant Mandelbaum, (du Monde, le journal dirigé par le père Colombani), et ça du petit Tessé, dans Chronic'art, ou ça, le cirage de pompe, (jamais ils ne lui posent la moindre question gênante, c'est limace et compagnie), pendant qu'on y est, lire ça aussi, et on comprend tout, là, (la totale, l'absolue nullité intellectuelle des chroniqueurs cinéma {rançais), (Skorecki dirait la nullité terminale), je les plaindrais presque, ils n'ont même pas vus les bons films, (trop paresseux), et ça aussi, une liste qu'on retrouvera identique chez les différentes crevures de la presse cinéma {rançaise, une sorte de ligne officielle neu-neue...
décembre 24, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2005.12.23
V, (brrr)
- Chez Ange Leccia, pensais-je, les images sont toujours sous le regard d'une autre, (j'avais noté aussi "les images se regardent") un peu comme dans ce film magnifique de Walsh, "Victime du destin" vu hier à la cinémathèque, et dans lequel le type, à chaque pas qu'il fait (c'est à dire, en gros, à chaque fois qu'il tuait quelqu'un), quelqu'un [d'autre] en était témoin, à chaque fois il y avait un regard, Ange Leccia c'était pareil, m'étais-je dit (ou redis, puisque je l'avais pensé la veille, pendant le film de Walsh), "Stridura" c'était ça, des images sous les autres, sous le regard d'autres images, (ou en regard), une fois dit ça, il faut dire aussi que le film était vraiment mauvais, (genre symbolique etc), il y a un moment, on avait le sentiment que c'était nous l'image du film, c'était assez beau, comme un retournement, comme si l'image [s']était inversée, cncernant "Ile de beauté", revu pour la millième fois avec toujours autant d'étonnement, j'avais pensé que les images chez Leccia ne possédaient pas de cadre bien précis, le cadre était en quelque sorte l'image elle-même, qu'il n'y avait rien autour, le cadre était la surface même, (je sais pas si c'est très clair), les mouvements incessants, n'étaient que la recherche de la limite, du cadre, comme si le cadre justement échappait aussi, (fuyait), qu'il filme justement une ile, m'étais-je dit, n'est pas alors étonnant. Un moment il y avait une séquence, un extrait de film, une femme qui court en pleine nuit, (comme dans "Ruins of love"), oui. Vers la fin du film, j'avais le sentiment qu'il y avait de plus en plus d'extraits de films... J'arrête là...
- La fumée, la buée, l'eau, l'image,
- Beau texte de Nicole brenez sur Leccia, là.
décembre 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.22
V, ( kiss kiss bang bang),
- Le truc c'est de réserver les jours, avais-je pensé l'autre fois, c'est une question de clarté, ça empêchera rien, mais les choses seront plus claires, et pour le film de Walsh, le magnifique "Victime du destin", je m'étais d'abord dit qu'ils jouaient tellement mal qu'on aurait dit qu'ils étaient en représentation, on voyait trop les coutures avais-je pensé, (chez Walsh les coutures affleurent toujours de toute façon), pour que ça soit honnête, même les décors m'étais-je dit, ont pas l'air honnêtes, ils se voient trop, le film entier fera semblant de toute façon, comme Walsh de toute façon fera toujours semblant*, sèchement semblant pourrait-on ajouter, (la scène incroyable, hallucinante de sècheresse et de beauté de la mort de la fille), même le vent avais-je pensé encore plus tard, sonne faux, même lui exagère avais-je pensé, (pendant la scène du duel), et les croque-morts qui passent, d'ailleurs le type en perd son chapeau, puis la vie, mais m'étais-je dit, le mec, l'autre, n'est pas beaucoup plus vivant, il est dans la performmance, dans une sorte de vitesse, mais du coup, il bouge tout le temps, il n'a pas de repos, la condition de son existence avais-je pensé, est son invisibilité, de n'être jamais nulle part, il mouline m'étais-je dit, et à force, ne touche plus terre, cela se passe sans lui finalement, m'étais-je dit, il est le héros, mais de quelque chose qui n'existe pas, ou qui n'existe qu'à ses propres yeux, (même si cela concerne d'autres personnes), je veux dire, le blé pousse sans lui, il a voulu une ferme, pas sa femme, (elle ne la voulait pas), et pourtant c'est elle qui s'en occupera, lui non, (il sera en prison),
- Il y a cette phrase "tu aimes trop tuer", injuste, et d'une certaine façon, quand même vrai, je veux dire, ce qui compte pour lui c'est le geste, le moulinet, (donc),
- *Au sens apparemment, illusoirement paradoxal de ne pas tricher,
- Un moment j'avais noté, chez Hawks, le hors-champsréserve comme un potetiel de fiction, est une évntualité, (une éventualité probable même), chez Walsh, c'est ce qui échappe, qui fuit, (dans ce film tout-au-moins), qui continue, je veux dire, qui n'est plus dépendant de l'image, qui ne lui est plus lié, sauf par un écho de plus en plus improbable,
- Je crains d'avoir oublié ce que je voulais dire,
- La séquence où la fille se fait tuer, comme preuve ultime que Les derniers Gus Van Sant sont une escroquerie absolue*, qu'ils ne sont jamais mis en scène, aussi bien "Elephant" que "Last days", curieusement, surtout "Last days",
- * (escroqurie est un grand mot, il n'y a que "Gerry" qui mérite réellement ce terme, les autres sont simplement très mauvais),
décembre 22, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (notulettes et friandises),
- En sortant de la cinémathèque, je me suis dit que ça suffisait comme ça, je suis donc allé acheter, chez eux, à leurs bureaux, un exemplaire de "La lettre du cinéma", (le dernier numéro), condamné il me semble, qu'il est, à ne jamais sortir, (de leurs bureaux), après j'ai commencé à feuilleter, et j'ai compris pourquoi il sortait pas, ils avaient honte, (d'eux-mêmes), ils le cachaient, article pitoyable de Christine Martin sur le film des Larrieux, (famille crevure), elle se contente de nous expliquer le scénario et de le trouver génial, (en gros), et de trouver poétique tout ce noir, (alors qu'il s'agit tout simplement d'un plagiat éhonté), ensuite il y a ce texte sur le film de Jarmush, "Broken flowers, son plus mauvais film, puis Dieutre nous balance un entretien avec Tsaï Ming Liang, (ce type qui supporte vraiment pas les filles), je me dis, "La lettre du cinéma" entre par la grande porte chez les crevures, il faudra plutôt bientôt dire l'organe officiel de toutes les putains franchouilles, (en fait c'est pas bientôt, c'est maintenant), je me disais, à une époque, on se demande maintenant pourquoi, ils énervaient, ils étaient détestés, maintenant ils se vautrent dans le consensuel, je me disais, on dirait la version longue des articles de Télérama, pas plus, mais en pire, ils sont pathétiques, je leur crache à la gueule, je ne parlerai plus jamais d'eux, m'étais-je dit, sur le chemin, (et je [me] le répète à nouveau, et même publiquement), j'ajoute, j'espère que c'est leur dernier numéro, (puisque parait-il, ils auraient quelques difficultés), en quatrième de couverture, ils annoncent un entretien avec Jean-Paul Civeyrac, je me dis, puissent-ils crever du cancer avant, ceux qui ont eu cette idée, ils n'ont honte de rien, ils rampent dans leur médiocrité, ils puent...
- Ne pas louper, (façon de parler), leur dossier "Leur film rêvé", une des choses les plus ridicules lu cette année, (avec en plus, toute une cohorte de crevures de leurs amis), ne pas louper non plus, (si l'on puis dire), le texte bidon sur le dernier Gus Van Sant, et le délire de Vincent Dieutre sur Cavalier, (et le tiers-Cinéma), (quelle fumisterie cette notion de tiers-cinéma quand même, rajout), qui croit qu'il a vu un film, (et que Cavalier est un cinéaste), je me disais qu'ils ont une vision comptable, financière du cinéma, à La Lettre, ne trouve grâce à leurs yeux, que la pauvreté des moyens, (pour ne pas parler de la pauvreté d'esprit), je me disais un peu plus tard, qu'ils avaient une vision "rimbaldienne" du cinéma, (au sens poster du terme), le poète (pouët pouët) maudit etc, je me disais, il y en a qui vieillisent, d'autres qui évoluent, eux ils vieillissent, je me disais, ils ont pas compris qu'il y a un marché de la pauvreté, et que certains en vivent très bien...
- A part le machin sur Minnelli, et une ligne de Delahaye sur le Spielberg, ( "Le film commence à hauteur de tripode car le héros est un grutier portuaire", etc etc), c'est une honte absolue, ce numéro, l'article de Moulet sur Powel, je m'en fous, l'article sur Lupino, (de Frédéric Majour), pareillement, je m'en fous, j'ai pas envie de le(s) lire,
- En fait c'est un numéro spécial crevures, tout le monde y est, (ou presque), même Gérard Courant ils ont réussis à le caser, même Mrejen, même encore les Larrieux, (si si, deux fois ils en auront parlé), etc, etc, (...), (je me censure)...
- Ils ont même pas compris, les Larrieux, le Jarmush, (le Tsaï Ming Liang), ou le Civeyrac et le Cronenberg du prochain numéro, on les a déjà oublié, c'est vieux, c'est du réchauffé, ils font pas débat, personne n'y pense, surtout, il y a rien à en penser, (et que d'autres y ont déjà pensé, à eux, à ce rien à penser)...
- Et la lettre de Jean-Claude Rousseau en manuscrit, pour faire genre, pff,
- On pourrait dire d'eux, ils veulent tellement être original, qu'ils font comme tout le monde, (je veux dire, tout le monde par exemple croit être original maintenant, en aimant les Larrieux), à la Lettre, ils sont persuadés qu'ils font du cinéma expérimental les Larrieux, (alors qu'ils font juste un cinéma plagio-pétainiste), même, ils sont persuadés, à La Lettre, que Tsaï Ming Liang est un grand cinéaste, ou que Gus Van Sant est un grand cinéaste, alors qu'il n'a plus rien fait, ce dernier, [rien] de bon depuis qu'il a quitté les grands studios, que c'est de l'escroquerie pure et simple, pourrait-on ajouter, on pourrait dire de "La lettre", pour en terminer (avec eux), définitivement, pour en finir avec eux, ils sont devenus ringards...
- D'eux, on ose plus imaginer qu'ils remettraient Bill Douglas en couverture par exemple, (enfin quelque chose d'équivalent), et puis, si c'est pour nous raconter le film, il y a Pariscope ou l'Officiel des spectacles, (sinon Télérama)...
- Ils mériteraient de se faire racheter par Le Monde...
- De toute façon c'est ce qui arrive, on ne pense plus à eux, on les a oubliés...
- Hop, poubelle! (Les anciens numéros aussi)...
décembre 22, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (les 10 meilleurs films de l'année, les seuls, les vrais),
- Sans ordre précis, sans hiérarchie de qualité*:
- Le film d'Olmi,
- "The doorman", de Cécile Paris.
- "The war of the world", de Seven Spielberg.
- "PTU", de Johnny To, (et "Breaking news").
- "Le livre de Jérémie", d'Asia Argento.
- "La maison de cire", de
- "Les 4 fantastiques", de
- "40 ans toujours puceau", de
- "In her shoes", de Curtis Hanson,
- "Ruins of love", d'Ange Leccia.
- Ecoute Françoise", de Vincent Dieutre, (+ son autre film sur Noémie Kawase).
- "Les bienfaits de la colère", de
- "Spanglish", de James L Brooks.
- Le film de Noémie Kawase.
- Le film avec le gros porc qui se fait lyncher au bord d'une rivière, ("Mean creek").
- Ce film de Lou Castel, (j'ai oublié le titre).
- Les films de Philippe Fernandez.
- "Une femme coréenne", de
- "Capitaine Sky et le monde de demain", de
- Le film de Françou Prenant, (dont j'ai oublié le titre).
- "Trois enterrements", de Tommy Lee John.
- Quelques productions Besson, ("Ze film", + le film avec cet acteur asiatique, (oublié le titre), "Banlieue" 13 s'il est de cette année, "Le transporteur 2", de Louis Leterrier, etc).
- "Correspondances", de Christophe Atabebekian, (+ quelques phone-bills)
- Les films d'Helène Delprat ( ceux) que je n'avais pas vu les années précédentes.
- "Scars", de Leos Carax.
- Le film de Laetitia Benat, (oublié le titre).
- Le film de Dominique Gonzalez-Foerster, (oublié le titre).(Atomic park)
- "Ghost of Asia", de Christelle Lheureux et Apichatpong Weerasethakul.
- "Douche froide", d'Anthony Cordier.
- "Voix spirituelles", d'Alexandre Sokurov.
- "Don't come knocking", de Wim Wenders.
- "Un tiers des yeux", d'Olivier Zabat.
- "The jacket", de John Maybury.
- "Collision", de Paul Haggis.
- liste provisoire, (il en manque 4 ou 5)...
- *Certains films, juste parfois pour deux ou trois plans, (une chose qui n'arrivera jamais dans les films d'Assayas Jacquot Les Larrieux etc),
décembre 22, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.21
V, (notes)
- Lorsqu'il dit "Mac Donald, venez chercher votre fils", alors ensuite c'est une image qui prend forme, (au sens photographique du terme, elle se compose aussi, et une mémoire commune/collective/primitive surgit des gestes),
- Les femmes chez Hawks sont dures, beaucoup plus que chez Ford par exemple, (la fille Mac Donald est incroyable par exemple),
- Pour la carabine qu'ils se passent au tout début du film, (plutôt ils se la lancent l'un l'autre, presque comme on mesure la taille de sa bite, mais avec admiration pour celle de l'autre), c'est logique après que la femme les ai connu tous les deux,
- Chez lui les mouvements de caméra, pour ne pas dire les recadrages, sont une façon d'affirmer le monde, d'affirmer un hors-champs*, (s'il y a recadrage (par un mouvement de caméra par exemple), il y a hors-champs et monde, puis ensuite je me dis, la mémoire fait parti de ça aussi, on peut dire aussi, chez lui, cela ajoute, (ce recadrage), potentiellement de la fiction, ça en clôt, et en rajoute, un mouvement donc, (je sais pas si je puis dire une soustraction),
- Chez Hawks, elles sont, (les femmes), ni dans le doute, ni dans l'attente, ni dans le regret, (enfin dans le regret elles le sont comme tout le monde), '
- Ils marchent comme dans les films de Johnny To, comme particulièrement dans "PTU",
- Il y a un bel article dans "Cinéma numéro 3 ", c'est d'ailleurs ce qui m'a donné envie de le revoir, (puisqu'on a tous vu, à un moment ou à un autre, tous les films de Hawks)...
- Le vrai nom de Mississipi "Alan Bourdillion Traherne".
- Sentiment qu'il n'y a pas de mémoire du jeu dans le film, les acteurs sont comme neutre à chaque fois, ( à chaque plan/instant), ils n'ont pas de sentiments, il n'y a pas de capitalisation scénaristique sur les acteurs, (même peut-être émotionnelle), (à la limite, c'est assez proche finalement de ce que feront plus tard Pareno et D-G F, (etc), avec Ann Lee),
- Lorsque Mississipi, dans la grange, fout une baffe à la fille, lui rend plutôt, je me dis que c'est de la part d'Hawks, signe d'égalité, de reconnaissance, les filles ont autant le droit aux coups que les mecs, qu'elles sont des personnes à part entière, (rajout), égalité....
- *Une sorte d'ici et maintenant, donc d'un ailleurs par ailleurs, il isole une séquence, des personnages; on pourrait dire, chez lui la terre est ronde, c'est matériel, (il tape du poing sur la table), c'est prouvé, donc ce qui est là, n'est pas ailleurs, chez Renoir non, (ou si), je veux dire, chez Renoir, le monde est plat, (parfois),
décembre 21, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.20
V, (...)
- Hier je pensais que ça faisait quinze jours déjà que j'avais vu ce film de Dieutre "Ecoute Françoise", et que je l'avais toujours à l'esprit, (pour le film de Leccia c'est différent comme souvenir), je me disais que c'était tout-de-même beau d'avoir à l'esprit continuellement certains films, je me disais que dans mon souvenir il était comme une vieille copie un peu passée, qu'au fond c'était ça ce qu'il voulait aussi, (au niveau esthétique), une sorte de vieille copie (vidéo) passée, un souvenir, (comme une vieille maitresse avait ou aurait dit Eustache),
- Vu le film de Bartas, son pire film, suis parti lorsque la vieille à la canne (et le dos courbée) est sortie de sa maison si belle et si typique, une sorte de dépliant touristik Corse, c'est dire, le premier plan déjà je me demandais, et puis les gros plans sur les types en train de fumer, tout de suite je me suis dit que ça pouvait pas aller, manquait le reste du corps, (pour que ça ait un sens), là, finalement, le résultat, c'était le scénario, les intentions, faire genre, de l'esthétik publicitaire, la séquence avec l'arme, le mec, Bartas, il voulait qu'on comprenne bien que c'était des bandits, jamais il ne filmait le geste avec l'arme, il filmait le gros plan de l'arme, il y avait aucune pensée par rapport à ça, (plus bas je rajoute "aucune pesée quant au corps"), une sorte de film ridicule, je m'étais dit un moment, pensant probablement à la critique des Cahiers du cinéma à l'époque de son précédent film, "c'est de l'imagerie qui jamais ne se transforme en expérience, en expérience du réel, concrète ou exemplaire", c'est réellement de l'image publicitaire, c'est réellement un dépliant touristique,
- Intéressant de revoir ensuite le film d'Ange Leccia, et la façon dont il filme l'extrait d'"As tears go bye" de Wong Kar Waï, cette façon de n'en retenir que les mouvements, qu'une sorte de mouvement, presque la trace de ce mouvement, (en gros), que lui Bartas, n'a aucune pensée quant au corps, qu'il ne filme que les expressions scénaristiques, film de merde, et j'ai pas envie d'y passer plus de temps, le film de Bartas dont je parle est "Seven invisible men",
décembre 20, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.19
V, (notes)
- Je regarde "La charge héroïque" de John Ford, je pense à la phrase de Tesson qui dit que dans les films de Ford les indiens sont toujours déjà dans le plan, ils n'y entrent jamais, ils y sont déjà, le premier plan du film c'est tout-à-fait ça, sauf qu'on a le sentiment que c'est de la matière même du film dont ils sortent,
- Il y a un plan large du campement, (du camp), il y a ces chevaux, plutôt ce cheval, (blanc, et on ne voit que lui), à droite en bas de l'image, sans eux, Ford ne cadrait pas pareil, pourtant ils les y a mis, étrangement, je me dis, c'est un truc temporel, ça n'a rien à voir avec l'espace ou la volonté d'indiquer que ce lieu est en activité blah blah blah, s'il ne mettait pas ces chevaux, il devait resserer le plan, (et nous n'aurions vus qu'une troupe arriver au galop), et alors nous n'avions plus ce sentiment qu'un certain temps avais passé, (même un temps court de quelques minutes ou heures au plus),
- Lorsque la femme, habillée en soldat, et portant chapeau, dit au revoir à son mari, (elle se retourne, l'embrasse, lui est en amorce, (John Wayne)),
- Je me rends compte d'un truc, les femmes sont à cheval, et je me souviens d'une ligne de dialogue plus tôt dans le film, à propos du chariot, oui, ils s'agit bien d'un chariot servant à transporter leurs petites affaires, et j'allais dire, d'un soucis estkétik de Ford, il faut, selon lui, que nous ayons à l'esprit qu'elles ont leurs petites affaires avec elles, (leurs vêtements etc), (et puis l'image est plus belle), mais il y a aussi un espace [clos], dans le film, dans cette séquence là, (du voyage), réservée à ces femmes, à la nudité presque, (etc etc), en même temps, je me dis, il ménage leur(s) apparition(s), le côté magique presque de la femme, j'ai pensé aussi que le chariot introduit du sexe, de l'intimité, (puisque il introduit quelque chose qui est hors-regard), c'est-à-dire aussi, elles se retirent, elles ont la possibilité du retrait, de se retirer,
- Lorsqu'il lui dit, à Miss Dandridge, d'arrêter de séduire Pennell, c'est la seconde fois qu'ils ont des mots assez durs, je me dis alors que je vois difficilement leur "idylle" s'en relever, il part au galop, elle reste seule, John Wayne la rejoint, et lui tapote dans le dos, (plutôt l'épaule), entre temps elle s'était essuyée les yeux, peut-être à cause de la poussière,
- Cohill, face à elle, il est dans l'hystérie, il perd ses moyens, il voudrait la fuir, ce qu'il veut c'est décamper, enfin il veut pas du tout cela, mais il est pris de panique,
- Je me dis que lorsqu'elle s'accuse, ce n'est pas pour rien qu'un chariot brûle juste derrière elle,
- D'ailleurs, elle fait déjà partie de l'armée, je veux dire, pour Pennell, c'est déjà trop tard à un moment, même s'il reste, il est un élément étranger, il est traité comme tel, de toute façon, depuis le début du film, et par le film, (c'est-à-dire John Wayne), puis elle, (elle le méprise au fond, disons, il ne vaut pas grand chose, à ses yeux, à elle), (disons, il lui est comme étranger), elle oublie sa présence, elle l'oublie,
- Il y a tous ces petits détails, ils traversent une rivière, et on s'aperçoit qu'ils ont un chien, (il traverse à leur côté), ils montent une colline, un cavalier attachée par une corde au chariot, le guide, des détails qui ne servent absolument en rien l'avancée du film,
- Ce qui est beau, pour Pennell est que le film lui passe quand même le relais, (ailleurs, chez un autre que Ford il serait sacrifié),
décembre 19, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (...)
- Mon dieu, Line Renaud sur Arte*, (à 22h20), (ils ont voté et voulu la droite, ils l'ont eu, et la culture avec), la {rance a voté à 82% pour Chirac, à 18% pour Le Pen, (Chirac, c'est ce type qui a aussi (ou même) piqué dans la caisse de la Croix-rouge, c'est dire), maintenant c'est Line Renaud sur Arte, bientôt Michael Youn, et pourquoi pas Michel Sardou, ça ne parait même plus incongru au point où sont les choses (etc etc), (ne pas oublier la rétrospective récente Granier-Defferre Lino Ventura Jean Gabin)...
- J'ai lu ça aussi ce matin,
- Mais vous, vous voudriez [voir] quoi sur Arte?
- (Je me moques).
- *J'ai même pas, pour le coup, osé dire Arte la chaine culturelle du Figaro, tellement j'ai honte, tellement c'est évident et criant)...
décembre 19, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2005.12.18
V, (brouillon)
- Regarde vaguement "Native land" de Paul Strand, (scénaristiquement puant*), on voit bien que le découpage et les intention préexistaient au film, ce qui me retient, c'est Paul Strand photographe, sa façon d'insister sur le plan, presque songeuse, de regarder une seconde fois ce qu'il filme, il s'attarde pourrait-on dire, est présent parfois comme un regret, on sent, et c'est réellement touchant, qu'il eusse préféré pour certaines séquences, les photographier, qu'il y a comme le sentiment d'un exil,
- (*Scénario caricatural).
décembre 18, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.17
V, (c'est pas moi, c'est l'autre)
- Pendant mon footing je me disais, repensant au "Cahiers Tentation" de Libé spécial Noël d'hier que c'était tout-de-même terrifiant ce passéisme {rançais, tout, absolument tout le contenu du spécial Noël de Libé datait pour la chose la plus récente des années 70, (le Debord, dont ils prenaient grand soin de dire que c'était "ardu"), je m'étais fait la réflexion, "chez Libé, ils conseillent seulement la culture d'avant la création du journal, c'était bien la peine", je me disais, au figaro, (d'ailleurs la fille Sorman, (la fille du chronikeur du Figaro, Guy tenait chronik ce matin dans Libé, (le supplément culturel du Figaro), (et chronik bête), comme quoi), ce sera probablement la même liste conseillée, surtout le pire, avais-je pensé, c'est approximativement la même liste que ce nouveau magazine nul et gratuit trouvé récemment, "rendez-vous), ils conseillent exactement la même chose que les magasines publicitaires, je me disais, ils ont peur d'ennuyer leurs parents de province, leur famille, je me disais, la culture de Libé, on le voit bien à cette occasion, c'est la {rance profonde, les choses qui datent de 50 ans, l'avant-garde des années 20, celle qu'ils comprennent, celle pas compliquée, celle enseignée au lycée, au niveau cinéma, rien de l'époque actuelle ne trouvait grâce à leurs yeux, (à part évidemment, l'incontournable omniprésente crevure Olivier Assayas), tout datait des années 70 pour les plus récents, (et encore, c'était la grosse Varda), (comme on dit la grosse Bertha, ou la pastille Valda), il y avait bien ce truc coffret de Guy Debord, cet affreux bobo, (ce mot d'extrême-droite pour désigner ceux qui lisent des trucs qui font mal à la tête), mais ils le disaient si bien, c'était ardu, (et bizarre au fond), en musique c'était les Ramones, (ceux qui appelaient à voter Bush), ou William Sheller, ou Ray Charles, en photo c'était Doisneau, en art on trouvait Dali et Dada, en littérature, rien, à part ce livre de Ben Schott, (un truc à l'esthétik almanach Vermot nostalgik bidon et absolument présent trop partout pour être honnête, je me disais, oui voilà, c'est la {rance qu'on nous propose, (quelque chose de déjà vu), (je repensais alors à cette soirée TV du 17 novembre là, (ou ci-dessous pour l'extrait):
- tf1: commissaire moulin, avec Johnny Hallyday, (le copain de Serge July), et avec réalisé par Yves Rénier.
- canal+ cinéma: Un vrai dimanche de fiançaille, (les copains d'Azoury).
- canal+ décalé: le prix du désir, avec Daniel Auteuil.
- tv breizh: Le cave se rebiffe, de Gilles Grangier avec Jean Gabin, (1961).
- arte: Adieu poulet, de Pierre Granier-Deferre, avec Patrick Dewaere, Lino Ventura, (1975).
- tps star: Rien que du bonheur, de Denis Parent, avec Bruno Solo.
- tps cinecomedy: Elle voit des nains partout, de Jean-Claude Susfeld, avec Christian Clavier, (1981).
- tps cinetoile: Le pacha, de Georges Lautner, avec Jean Gabin, (1967), suivi à 22h25 de Arrêtez les tambours, de Georges Lautner encore, avec Bernard Blier,
-tps cine-extrême: Cross de Philippe Setbon, Avec Michel Sardou, (ah, 1987).
- cine cinema-famiz: Chobizenesse de Jean Yanne, et avec Jean Yanne,
(1975), suivi à 22h30 du film Les diplomés du dernier rang, de
Christian Gion, avec Michel Galabru, (1982).
- cine cinema-frisson: Une sale affaire, d'Alain Bonnot, avec Victor Lanoux et Marlène Jobert, (1980).
- cine cinema-auteur: Emmanuelle 2, avec Sylvia Kristel, (1975), on
se demande ce qu'un navet pareil fait sur cette chaine là, (même chose
qu'Adieu poulet chez Arte j'imagine)...
- paris première: L'homme pressé, d'Edouard Molinaro, avec Alain Delon, Mirèye d'Erc, (1977). (transformation de l'orthographe pour cause de pings trop nombreux d'un moteur de recherche sur ce nom et qui du coup faussent les stats),
- ciné-polar: Echec au porteur, de Gilles Grangier, avec Serge Reggiani, (1958).
- comédie: Juliette et Juliette, de Remo Forlani, avec Annie Girardot, Marlène Jobert, Pierre Richard, (1973).
- En gros, (en étant légèrement de mauvaise foi, pour rire), à Libé, (le bulletin de l'amicale des parents d'élèves), pour Libé, vous avez pas intérêt à avoir moins de 5O ans, (d'ailleurs pour Assayas, qu'il y soit c'est peut-être [aussi] le seul critère, son grand âge)...
- Il y a ce joueur de rugby (Fouroux) qui meurt, et dans Libé, c'est une page entière, Guiguet meurt, c'est deux lignes, (rajout du 19-12), je me dis, Libé, à l'origine, c'était plutôt Daney, c'était pas pour faire plaisir aux beaufs du Parisien, je me dis, oui, je m'en fous que Libé coule, ce qui leur arrive, c'est bien fait pour eux, ils l'ont cherchés, je me dis, il faut vraiment que ce journal coule, qu'on soit débarrassés de cette équipe de crevures, pas un mieux que l'autre, tous plus mous plus lâches de jours en jours, des beaufs...
- Par exemple aussi, on ne me fera jamais croire que la chronique de Joy Sorman lui a été offerte par admiration pour ses qualités littéraires, cette fille est célèbre pour une seule raison, son père, (un chroniqueur médiocre du Figaro), et en {rance, seul le nom, ("the blood"), a dorénavant son importance, rien de plus, pareil pour Belfort, (le festival des fils de [bonne] famille), ce qui compte c'est d'avoir la fille Depardieu, le critère pour rejeter d'autres films, pas faits, pas montés etc, ne s'appliquant dès lors pas à certaines autres productions, puisque celle-ci ayant l'immense qualité aux yeux des sélectionneurs, d'avoir comme actrice, la fille Depardieu, ("The blood"), cette actrice qui va bientôt jouer dans ce film produit par la fille Peyrefitte, réalisée par la fille Costa-Gavras, et sera montré l'année prochaine au festival de Belfort, (le festival des familles), et aura évidemment le prix au grand dam des sélectionneurs, (qui dans leur belle hyprocrisie affirment (ou affirmaient pour l'année précédente et pour la seconde ou troisième fois), qu'ils ne voulaient point cela, qu'ils avaient/auraient sélectionnés d'autres films), (on se dit, ouais ouais, c'est le festival de Cannes qui les a obligés à prendre les "peoples" de l'art et essai {ranchouille, (parce que pour eux, bien évidemment le Caravaca, (ce film qu'ils n'ont pas sélectionné), c'est de l'art et essai, (tout-au-moins produit par Arte, (la chaine culturelle du Figaro, (et du fils Dassault)), (la chaîne qui veut pas sortir le fric pour Mazuy Garrel Rivette etc), je me disais, certaines personnes, (les crevures), sont là parce qu'on les y a mis, il semble que les critères de sélection, de qualité ne s'exercent que pour une certaine catégorie de personnes, ceux qui n'ont pas de nom, (les gueux, ceux, et ceux qui passent pas à la TV), pour les autres, ceux à la naissance illustre, cela ne s'applique pas, leur nom est amplement suffisant, leur nom, le sang, "The blood", est un critère suffisant, que ce soit pour Libé ou pour l'équipe du festival de Belfort, seul le sang compte, la naissance, "The blood", pour les autres, les pas de noms, leurs films sont évidemment ratés, et même, sans Pola, (dans le film), il y a pas de Pola dans leurs films, me disais-je, il y a pas de Pola, alors tant pis pour eux...
- Je me disais aussi, que c'était tout aussi terrifiant ces bloggueurs qui pensent avoir le droit de m'aborder au seul motif du blog, (d'en avoir un, (d'en avoir un aussi)), quel familiarité déplacée m'étais-je dis, quel manque de respect, de savoir-vivre, jamais je ne rencontrerai un autre bloggueur m'étais-je dis, c'est vulgaire, et je défends à quiconque de m'aborder, je me disais, on peut choisir à qui l'on parle non? A qui l'on dit deux mots, à qui l'on dit bonjour même? Non? Ils veulent pas qu'on se tutoie en plus? (Les mal rasés)...
décembre 17, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (brouillon),
- ah, la panne est finie, bon, ce soir j'ai vu le dernier film de Nicolas Rey, "Schuss", assez/un peu déçu, en même temps admiratif, je veux dire, le film serait comme réussi vers la toute fin, (peut-être qu'il n'est pas raté, juste déplaisant, juste [un peu trop] petit malin, juste un peu paresseux**), j'ai envie de dire comme s'il opérait un rétablissement, alors d'un côté le film est réussi, d'un autre, de mon sens à moi, il est raté, pire, il y a quelque chose de trop malin j'ai trouvé, (par exemple dans l'utilisation de sa voix, sa diction chez lui si particulière, qui dans "Les soviets plus l'électricité", s'affolait, devenait elle-même fiction et qui dans "Schuss" est plus utilisé comme élément de reconnaissance, de complicité, (pour faire rire)), pareillement pour les fac-similés de lettres d'époque, qui introduisent finalement uniquement presque un sentiment comique, sentiment tout-de-même, que peu à peu le sens se trouve, qu'il décrit, par la forme la construction d'un endroit clos, presque concentrationnaire*, que les images peu à peu acquièrent ce sens, peu à peu le sentiment qu'il filme cela, une sorte d'univers concentrationnaire, (en même temps le sentiment que je suis très con d'écrire et de penser à ça, je veux dire, jamais le film ne parle de ça), des structures apparaissent, (comme si aussi, peu à peu le film n'était plus que soutenu, (le film ou le paysage), je ne sais pas, j'aime bien l'idée que pour lui, je le comprends comme ça, l'image soit/aussi comme/pareil (à) la neige, (comme pour Godard aussi), et que ses images, il faut les construire aussi, (qu'une image ça se construit), donc filmer comment ça se construit, et qui (les construit), et comment ils les construisent, c'est-à-dire peu à peu il nous montre, nous donne la signification des images du début, (ou du film entier), je veux dire, c'est comme si il nous montrait comment se fabrique la suite, un monde, c'est très beau comme idée, pas de nous donner les clefs, non, de nous montrer comment ça se passe, que le paysage enneigé, le paysage, a été fabriqué, que la neige est presque industrielle, artificielle, fausse, que donc les images pareillemment, (quoique je ne pense pas qu'on puisse dire qu'elles soient fausses),
- Etrangement, (pour le film), je pense beaucoup à "Libelei" de Max Ophüls, la séquence du manège aux chevaux, (l'entrainement des chevaux), dans le sens où dans "Libelei", cette séquence, selon moi, déconstruit le film, (je me comprends), le retourne, (je me comprends), l'éclaire, (je me comprends),
- * Au sens où Guiguet filmait la banlieue dans "Les passagers", les pylones etc, (comme une cloture), contrairement aux arbres, aux pylones du "Mirage",
- ** Paresseux Paresseux", en même temps, quand on a fait un des plus beaux films au monde, (de l'histoire complète du cinéma), on peut avoir le droit d'être un peu paresseux, de se reposer, de se remettre), (de souffler un peu), non?
- Sinon, (au niveau amour-propre), là, et là donc, (il y a même des remakes)...
décembre 17, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.15
V, (brouillon)
- C'était comment le film, je me souviens plus du titre, il me reste peu du film, une histoire à la Hitckock je crois, une esthétique très "troisième homme", la séquence finale, la femme qui poursuit le type (dans le noir)et dans les escaliers, et qui allume à chaque étage les lumières, et révélant ainsi sa présence, séquence absolument sublime,
- Chez Sirk, dont je regrette, (mais ce n'est pas de ma volonté), d'avoir loupé la plupart des films de la rétrospective, (heureusment pas mal étaient passés sur cin-classic, (genre "April April", "Bagne de femme" je crois, "La habannera", etc), chez Sirk, il y a toujours l'histoire d'une seconde fois, c'est toujours en deux, c'est toujours l'essai d'une seconde fois, (tout-au-moins il y a méditation sur une possible seconde fois), même dans "La ronde de l'aube", c'est ça je pense, il faudrait approffondir, c'est comme un travail sur le pli chez lui, (etc etc), chez Sirk, pensais-je à l'instant, on pourrait très bien s'assoir à une table, et ne discuter qu'essentiellement, (d'ailleurs ensuite il s'installera dans des chambres et n'en bougera plus, se contentant de raconter les/des choses, le film),
- "L'homme aux lunettes d'écailles", de Douglas Sirk.
- C'est juste pour réserver la date, je suis allé voir ce film magnifique de Douglas Sirk, il faut d'ailleurs que je vérifie les dates de ce film et celui de Carol Reed, le troisième homme, juste comme ça, d'ailleurs, il faudrait que je le voies entièrement ce film, et pas par petits bouts, mais sinon je suis en train de terminer le post sur "trois enterrements", encore deux ou trois lignes, j'ai juste la flemme, mais après je remonte, je les remonte un par un, et j'crs trois lignes sur le film de Sirk, et après on verra, la fin du film est absolument sidérante, (plastiquement parlant),
décembre 15, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.14
V, (brouillon)
- Rancière parlait du film de Ford "Les raisins de la colère", il parlait d'une séquence nocturne, d'un type et d'une maison, j'ai alors pensé au dernier Spielberg, qu'il faudrait revoir la séquence du film de Ford, je me souviens pas bien du film, surtout de cette séquence, (je m'en souviens pas du tout même), j'ai commencé à feuilleter "L'homme au tablier", d'Aimé Agel, je l'ai depuis un ou deux ans, j'ai du mal avec les livres de/ou sur le cinéma, une photo a retenu mon attention, page 63, (en fait deux, et, tirées du film "La charge héroïque"), ceci pour dire que je suis pas vraiment préoccupé pour l'instant par "Les raisins de la colère", mais plutôt par "La charge héroïque", (je ne m'en souviens guère non plus), que donc je regarderai "La charge héroïque" en premier, et (que) donc je ne parlerai pas des "Raisins de la colère" avant longtemps, surtout aujourd'hui j'ai revu ce film de Boetticher, (vu il y a deux ou trois ans aussi à la cinémathèque), et que j'en parlerai un peu, mais pas beaucoup non plus, quelques lignes,
- C'était assez beau cette soirée sur Ford, j'étais fatigué, je m'endormais, je me réveillais, à chaque réveil, on parlait de Ford, je me suis dit sur le retour, peu ont cette chance, qu'à leur réveil on leur parle de Ford...
- Pour le Boetticher, je m'étais dit à un moment, c'est une recherche d'équilibre, et c'est pour ça que le type descend de cheval un moment, (lorsqu'au tout début la diligence arrive avec le cocher mort), et lorsque la fille va vers le fond de l'image, vers le cheval, et revient, je m'étais dit, ces mouvements anodins en apparence ne sont que le coeur absolu du film, la recherche d'un signifiant pictural, écrivant cela, je me dis, j'aurai pu écrire cela de façon différente, mais cela n'aurait plus été exact, je me disais, peut-on affirmer qu'en employant un terme légèrement différent, cela aurait eu la même signification et si j'avais écrit "signification picturale" à la place de "signifiant pictural", me relisant je me dis que j'ai perdu le fil et, bon, c'est pas grave, c'est le film de Griffith qui a été important pour moi, "The struggle", où j'ai commencé à comprendre ceratines choses du cinéma, et de certains films, leur(s) mouvement(s) interne, et le film de boetticher venait de là, c'est-à-dire, c'était un mouvement interne son film, une recomposition incessante, (picturalement parlant), presuqe, en pensant à la scène finale, de l'arbre en feu, d'une recherche du paysage, au sens école française presque, je me disais aussi, c'est construire du souvenir, comment il s'appelle le film? "La chevauchée de la vengeance je crois".
décembre 14, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.12
V, (brouillon)
- La journée avait bien commencé, le retour de Skorecki, la sortie du dernier numéro de "Trafic", un spécial John Ford, j'avais enfin trouvé (et acheté) un livre de photos que je cherchais depuis longtemps, (Anders Petersen), et puis j'étais allé voir le Tsai Ming Liang; pour en parler m'étais-je dis, sur le chemin du retour, il faut avoir ce film de Bresson à l'esprit, "Pickpocket", non que le film soit en quelque point comparable, disons, c'est le même schéma scénaristique, c'est au fond la même histoire, et la même hypocrisie catholique finale, chez Bresson c'est sublime, chez Tsai Ming Liang c'est ignoble, (difficile de trouver plus ignoble que ce film dans l'histoire du cinéma), dire aussi que je n'ai lu aucune ligne sur ce film, que je ne me rappelle aucun titre en gras, (et dire aussi que j'ai vu de longs textes consacrés au film, et que sitôt le post terminé, je les lirai), le seul exemple récent, m'étais-je dit, d'un film m'ayant autant choqué, est "Naissance d'une nation", de Griffith, film dont je ne comprends pas qu'il soit en distribution libre, (qu'il ne soit pas interdit), le film de Tsai Ming Liang n'est pas un film politique, c'est un film complètement phobique, ahurissant de haine contre le genre féminin, dont chaque seconde rejette tout ce qui n'est point masculin, (d'autres s'en serait pris aux nègres ou aux youpins, aux crouilles, Tsai Ming Liang s'en prend aux femmes, il ne leur accorde rien, pas un gros plan, ou plutôt si, un seul, celui où la fille se prend une giclée de foutre sur la gueule, (tel un crachat)), ce n'est pas un film sur [cela], c'est un film qui rejette et qui exclu, et ne met jamais en scène ce rejet cette exclusion, je veux dire nul recul, je veux dire, le sujet du film n'est pas le rejet, il ne le pense pas, juste, il hait et rejette les femmes, la partie féminine, une femme chez lui n'existe pas, c'est une sorte d'outre à sperme, de gros tas qui ne demande qu'à jouir, de femelle en chaleur et qui [ne] veut [que] de la bite, (elle en mourra(il parait que non, (rajout)/il se vengera, chez Bresson, il s'approche de la vitre, chez Tsai Ming Liang, il l'empale/l'étouffe avec sa bite bien profond dans la gueule), la morale n'étant pauvrement que celle-ci, la plus beauf qui soit "elle a voulu de la bite, elle l'a eue, et jusqu'à la mort cette chienne", on remarquera que c'est le même dispositif (en gros) que pour le film de Bresson, chez Tsai Ming Liang on pense ainsi, la "beauté" des dernières images montre clairement où se situe le cinéaste, comment il se situe par rapport à cela, lorsque je dis beauté, il faut entendre au sens imagerie, la caméra derrière la fille, empalée, (la grosse bite du type dans la bouche, parce qu'évidemment il ne peut l'avoir que grosse sa bite, chez les beaufs les bites sont toujours grosses)), une main tombe doucement, puis l'autre, Tsai Ming Liang fait durer un peu le plan, comme on dirait faire durer le plaisir, il savoure, ah ah ah pense-t-on à ce moment là, c'est-à-dire, il voudrait que l'on pense ça, ce ah ah ah, (ce qui à tout jamais sera impardonnable, cette volonté de faire meute) et nous en fait profiter, je veux dire, nous sommes sommés d'apprécier le tableau, de toute façon, c'est filmé comme un gag, (film à l'esthétique potache), c'est d'autant plus ignoble, (ce ricanement) ce comportement de meute, de bande organisée, parce que c'est ça, c'est une esthétique de bande, de caillassage, de lapidation, enfin il y pas d'esthétique, il y a des images, ça fait pas une esthétique ça, ses images à lui, javellisées, (à noter que les personnages ne semblent se laver qu'uniquement après avoir rencontrer une autre personne), c'est un film, qui constamment, organise la chasse à la femelle, m'étais-je dit, le mec a droit au gros plan, (à plusieurs reprises, pour ne pas dire assez souvent), c'est-à-dire, le réalisateur lui accorde une âme, tout-au-moins des pensées, (c'est-àdire un droit de retrait, un libre arbitre, une volonté), les filles non, pas un gros plan équivalent, elles sont justes ridicules, elles ennuient, (la moue boudeuse du type dans le cagibi aux films pornos), comment dans les escaliers il l'a fuit, je me relis, je me dis, que j'ai pas à me csser la tete pour ce film absolument ridicule de plus, je veux dire, le truc de la pastèque du début, c'est tellement lourdingue, caricatural, je veux dire, il a même pas le courage élémentaire d'oshima, il se voudrait transgressif, mais il ose pas, lors c'esr des allusions lourdes, des clins d'oeuils énorme, (des pastèques), Oshima lui avait besoin juste d'un oeuf, et cadrait bien le mec en train de le foutre dans la chatte de la fille, ( oui je sais c'est pas un beau mot, le sexe serait plus beau comme mot), il y a avait pas de trà là là, et puis la séquence de l'ascenceur, avec les fourmis et les gros seins flasques de la nana, (comme un vulgaire François Ozon), pff, un moment je m'assoupis, à mon révil quelques minutes plus tard je me dis, "pas grave, il est rien arrivé, rien n'a changé, ils sont encore et touours pareils, il ne leur est rien arrivé, il n'arrivera rien de toute façon, c'est que de la frime, mais c'est vide de sens, c'est de l'imagerie vide",
- Il y a un plan, le mec se branle, face à ce qui ressemble à un miroir, (en gros), Tsaï Ming Liang nous montre le sperm ensuite, comme si on avait besoin de la preuve, le mec comprend vraiment rien m'étais-je dis, on a pas besoin de la preuve, on le croyait sur parole, (qu'il se branlait), on l'avait bien vu, c'était pas la peine d'en rajouter, quel con...
- Et puis son acteur, qu'est-ce qu'il est devenu laid, il pouvait pas lui dire de perdre son ventre, Tsaï Ming Liang, à son acteur, parce que là, vraiment, il vieillit mal, je me disais, lors de la séquence de la cuisine, "on est pas très loin de Greenaway finalement", sauf que j'avais tort, Greenaway c'est mieux, et puis évidement, des crabes tombent par terre, et la fille a peur, on dirait qu'elle a vu des souris, (la séquence sous la table, c'est tout juste si elle sert pas de cendrier la fille), ouais je me disais en sortant du film, film de "beauf"...
- Bon j'arrête là, ça suffit pour lui, il méritait même pas deux lignes,
- Quel dégoût...
- "La saveur de la pastèque", de Tsaï Ming Liang...
- Relire ce qu'en disait Camille Nevers de Tsaï i Liang, il y a quelques années, (je sais plus si c'était dans les "Cahiers", ou dans "La lettre"),
décembre 12, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.11
V, (pensée pour moi-même)
- Pourquoi j'aime autant Sokurov, me disais-je, peut-être parce que c'est un système, une esthétique sans échec, tout-au-moins qui ne l'admet pas, (sans être jamais, pour autant, dans une quelconque maitrise, et justement, tout au contraire, )
- Chez Sokurov, il n'y a pas de seconde fois, seul compte ce qui est filmé, (en cela, ce n'est pas très catholik), (chez les catholik(ques), il y a le paradis), mais aussi l'enfer, chez Sokurov, seul ce qui est filmé existe, le reste non, on est pas loin bientôt d'une notion de rachat, et par le cinéma, tu seras pardonné parce que tu est filmé, (tu existeras de même), (c'est érétik, tout-de-même), (être racheté par la forme), chez lui, on pourrait dire que les damnés, la damnation, est de ne point être filmé, (le hors-champs),
- (rien à voir). J'aime bien l'idée d'Atabekian, absolument exacte, que le cinéma, qu'être cinéaste, c'est une posture morale, ethik, philosophik, (catholik presque), (et éthilik), et que peu importe le support, que ça soit du son, du log, (weeb), du numérik ou de l'argentik, c'est d'abord de la morale, être cinéaste, pour lui, disait-il, c'était se comporter, (c'est-à-dire, la fiction comme preuve du réel), (en gros), oui oui. Etre cinéaste, me disais-je, est une position morale que n'a pas à tenir, ni un écrivain, ni un musicien, ni un plasticien, etc, (ni même un philosophe), seul le cinéma, me disais-je, a charge d'âmes, la sienne, et celle des autres, étrangement je me disais, "on imagine pas/ou mal un philosophe faire un podcast", (et/que, quoique, ceux d'Atabekian ne sont/soient pas très bons), on imagine même pas un écrivain faire un podcast, (ou alors faire un podcast littéraire),
- Même plus une question de support, le cinéma prend parfois des formes étranges et sonores, m'étais-je dit, (comme on dirait sonnantes et trébuchantes),
- (Oh, "l'Arche Russe en VF, (sur Arte, la chaine culturelle du figaro), (c'est vraiment prendre les gens pour des cons), (ou pour des lecteurs du figaro, ou des spectateurs d'Arte), (et surtout, volontairement les humilier)... (Cela dit, ne pas oublier qu'ils ont même passés, (chez Arte, "Poto et Cabenco" en VF, ils osent tout les crevures, (5 ans avant il était [passé] en VO, (ce qui était somme toute logique pour un film ayant trait au langage)), c'est dire le degré de stupidité chez certains, et d'idéologie beauf))...
- Si j'étais eux, la prochaine fois pour "L'arche Russe", je referai le montage, (je me moques)...
décembre 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (la prochaine fois, tu fermeras ta gueule)
- Ces destinataires ont été traités par le serveur de messagerie :
contact@pointligneplan.com; Échec; 5.7.1 (distribution non autorisée, message refusé: utilisez le SMTP authentifié)...
- Non seulement je reçois plus rien de chez eux, mais en plus, j'ai même plus le droit de leur écrire, bannissement total), hum...
- Ca m'apprendra à dire du mal de Sarkis, (ou de Judith Cahen (ou de Jean-Paul Civeyrac)), (je plaisante)...
- Je plaisante souvent...
- Non, (mais non), mais c'était un gag, (c'est juste leur/(mon) électricidade qui fonctionne dad)...
- Mais je reçois plus les prospectus de chez eux...
décembre 11, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V,
- Vu "Août avant l'explosion", d'Avi Mograbi, étrange comme je n'accorde aucune attention au genre documentaire, (enfin, "étrange", il faudrait trouver un autre mot, cela n'a rien d'étrange), pour dire les choses comme elles sont, (pour moi), je m'en fous, ça n'ouvre rien, je n'en pense rien, (et je me sens rarement concerné), je n'y accorde aucune valeur, je suis prêt à dire oui oui, ça et ça, d'accord, mais je n'accorde pas plus que d'en reconnaître certaines qualités, je comprends, je saisis parfaitement son propos, mais je m'en fous, écrivant cela je me dis que je suis injuste, que j'ai aimé plus que je ne l'écris, que j'en ai pensé plus que je ne l'écris, juste, je n'y accorde aucune valeur, ça n'empêche pas l'admiration, sauf que je m'en fous...
décembre 11, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.09
V, (brouillon)
- 1), Sur le chemin, courses etc, je me disais que je n'irai pas ce soir à cette
projection privée, je me disais, je veux rester comme ça, un spectateur
basique, un branleur, je ne veux aller au cinéma que pour passer le temps, et
puis je me disais, d'une certaine façon c'est trop tard, je n'ai plus
confiance, plus aucune confiance dans le cinéma français, (et j'en ai marre
aussi) et surtout ce n'est plus pertinent, le cinéma français, dans sa
fabrication n'est plus pertinent, (et hors aussi de sa fabrication, dans son existence même), je me
disais, lorsque je lis certains bloggueurs aspirants cinéastes, le temps qu'ils
passent à faire lire leur scénario etc, je me disais, mais ils sont pas lu
Matthieu Riboulet dans "Trafic", (n°13)? Ils ont pas lu les
entretiens d'Hal Hartley, (certains), et de certains autres cinéastes Américains? Je me
disais, c'est en cela que c'est trop tard, s'ils veulent faire un film, dont de
toute façon ils n'ont, en ce qui les concerne, dans la situation actuelle, rien à attendre en terme de revenu, je me disais, il suffit de
faire [au pire] un crédit, (cofinoga c'est ultra facile de les arnaquer), et de
s'acheter une caméra, je me disais, le temps qu'ils passent à s'humilier de
toutes les façons possibles et imaginables, (ou pas), avec ce système, ils en auraient
fait plusieurs de films, je pensais alors à Atabekian, je me disais, le temps
qu'ils cherchent l'adresse d'un producteur dans l'annuaire, lui, il a déjà fait
(au moins) deux phones-bills, (des films qui sont aussi téléchargeables et (modifiables)),
je me disais, si leurs films sont bons, ils seront vus et distribués,
tout-au-moins ils seront vus, je me disais, c'est en cela qu'ils sont en
retard, les apprenti-cinéastes français, ils en sont encore à courir avec leur
scénario sous le bras, à boire des verres, feuilleter des annuaires, je me
disais, ce qu'ils veulent au fond, c'est l'autorisation, tout seul ils n'osent
pas, ils veulent la permission, (le problème c'est de qui) je me disais, il suffit de faire dix mètres à
pied, et on peut faire un film, même pensais-je, nul besoin de marcher, le
monde me disais-je, prête à la fiction, (dans plusieurs sens du terme prêter),
et nous-même aussi, nous prêtons à la fiction, et nos amis, et notre famille,
notre voisin, et même notre propriétaire, (quoique les apprentis cinéastes,
étrangement, sont souvent propriétaires de leur(s) appartement(s)), (ne pas
oublier non plus Lou Castel faisant un long-métrage magnifique juste en
regardant par sa fenêtre), je repensais à Atabekian, je me disais, Atabekian,
on lui prête un téléphone, il trouve le moyen de faire un film avec ( un long métrage en plus), eux, ils en sont encore à supposer qu'un
tel voudrait peut-être bien, et éventuellement, lire leur scénario, (à la condition
de rajouter un bout de sein par ci, un bout de sein par là), je me disais, mais c'est trop
tard, pour eux c'est trop tard, je me disais, parfois ils feront encore de bons
films, mais ce ne sera que sympathique, ça ne pourra plus être autre chose, je
me disais, ils ne veulent pas réellement faire de films, autrement ils les feraient,
ce qu'ils veulent c'est être cinéastes, je me disais, c'est un cercle vicieux,
pour être cinéaste, il faut faire des films, et aussi au moment où on le
décide, pas à un autre moment, je me disais, eux, espèrent seulement qu'à un
moment où à un autre on voudra bien les autoriser à faire leur film, je me
disais, à leur niveau, ils se prennent pour Carax, ils veulent faire un
court-métrage racontant leur dernière histoire d'amour, leur dernier repas familial,
faire l'ultime version de la recherche du temps perdu, (ou faire, (et/ou ne font que) comme Jousse, (ou Assayas), des films pompiers, des films rock'n roll attitude, (comme dirait les Straub "du boogie-woogie")), ils se prennent
pour Carax, je me disais, mais lui, il l'aurait déjà fait leur film, je me
disais, l'équivalent "Des amants du pont-neuf " maintenant, c'est de
faire son film avec une caméra numérique de la Fnac du coin, et de son PC
pourri, pire, avec un téléphone portable, je me disais, la radicalité du geste
est là, pas dans une production pépère de films destinés à être vu en pleine
nuit sur France 2 ou Arte, je me disais, ce qu'il manque au cinéma français,
c'est son asociabilité, c'est d'être asocial, je me disais, le seul équivalent du film de Carax, des films de Carax, ce fût les "Correspondances" d'Atabekian, sauf que comme les films de Carax, personne ne les a vus, je veux dire, par exemple, son casting d'acteur, si c'est pas un geste Caraxien ça, et même Strohemmien, (au sens bohémien du terme aussi), je veux dire, il y a pas besoin de producteur, pour être radical et "malhonnête", je me disais, Atabekian, même sans producteur, il est malhonnête, même sans (producteur) il leur pique l'argent (et les acteurs) et fait son film, qu'ils en prennent de la graine, les autres; (et il y a pas une grand différence entre "Pola x" et les "Correspondances*, m'étais-je dit, d'ailleurs dans les "Correspondances" aussi, il y a pas d'actrices qui s'appellent Pola, (si si, c'était le critère des mecs des Inrocks pour leur critique de "Pola X", (plus exactement un type des Inrocks sur {rance-culture)), (pourtant il y a une correspondance entre X et Y, (...),)
- Je me disais, cette attente [du producteur], cette ambiance, au fond, à une autre époque, ça aurait donné un film avec Belmondo, je me disais, le cinéma d'auteur français c'est ça, l'attente de Belmondo...
- * Dans le sens sublime histoire d'amour, (ou western), (entre autre), (et envers et contre tout)...
- 2), Vu "Le lys brisé", (de Griffith), présupposé, elle meurt parce
que ça fait beau à l'image, elle meurt parce que Griffith a "besoin"
de cette image, beaucoup aimé l'idée Armancienne de casser tout le décor,
- (Ange Leccia, (pour "Ruins of love"), lui fait le constat inverse, part du constat inverse), ou pourrait dire, d'une image, il en fait toute une histoire, même, d'une image préalable, on pourrait dire aussi, il va au bout du monde pour en ramener des images, (et que c'est seulement ensuite après qu'il en fait un film), chez lui on pourrait dire, c'est presque un reflet, ses images sont d'abord un reflet, (et aussi d'elle-même)
décembre 9, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.08
V,
- La scène où il retrouve sa petite amie, la soulève, la pose sur une sorte de meuble, comment il fait le tour d'elle, la renifle (d'une certaine manière), > voir la séquence assez semblable dans "King of New-York", (avec "son avocate", et par exemple dans le métro, le même genre de regard, (à elle))...
- La scène où il tue Jesse James, qui me fait penser à une cruxifiction, (c'est le sentiment qu'elle donne), le mec, comme s'il tombait de l'image, (comme un moineau),
- Un moment je me dis "il devient flou",(c'est au moment où l'autre lui dit que son arme finirait au musée),
- Sa punition, rejouer tous les soirs la même scène, et puis non, il ne peut pas,
- Et la scène du bar avec le chanteur,
- Lorsqu'il se fait tirer dessus dans la rue par ce type, le gamin, je me dis, l'image même lui devient hostile, "les quatres coins de l'image ne sont plus sûres pour lui",
- "J'ai tué Jesses James", de Samuel Fuller.
décembre 8, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.07
V,
- [Parfois] la cinéphilie, pensais-je, c'est [parfois] des révisions déchirantes, en ce qui concernait le film de Fritz Lang, "Le retour de Frank James", c'était prétexte à des révisions pas tellement déchirantes, ça enfonçait le clou, "c'était pas très bon pour Gus Van Sant", avais-je pensé, (c'était le résultat de toute une association d'idées, il en était ressorti ça, "pas bon pour Gus Van Sant"), Gus Van Sant, avais-je pensé se glisse dans les habits d'Hitchcock, Fritz Lang, lui, dans le genre complet, (dans le cinéma tout entier pourrait-on ajouter), (pensant alors que se glisser dans un film d'Hitchkcock c'est aussi se glisser dans le cinéma tout entier, (entièrement nu), (sauf que Gus Van Sant n'en pense pas grand chose, enfin disons, ça va pas très loin, ça pisse pas loin), je m'étais dit, Fritz lang, lui, c'est tout le cinéma, il reprend chaque western, un à un, même le plus obscur, et il fait un film apparemment tout aussi obscur, il ne cherche jamais à surpasser quoique ce soit, la forme chez lui, me dis-je, est la forme, c'est-à-dire, il refait les mêmes gestes, (tout est dans ce mot, "refaire"), et il refait les gestes un à un, on serait tenter de dire "il reprend tout", mais non justement, il ne reprend rien, (dans le sens reprise, (au sens couture, au sens repriser), (ce que fait Gus Van Sant, de la reprise de petite couture), mais au contraire, il se glisse, (il se glisse au milieu ), chez lui, la reprise, c'est justement d'en rester là si l'on puis dire, chez lui, refaire le même geste, c'est le montrer, (et en cela le rendre unique), nous ne sommes plus alors trés loin du cow-boy d'Andy Warhol, chez lui refaire le même geste, c'est presque le déconstruire, (dans le sens le/un geste de trop),
- Dire de l'ordre du générique n'est pas exact, (reproduction non plus, mais peut-être plus approchant), un produit tout-à-fait à la chaîne alors, (au sens mécanique du terme, genre "l'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique"),
- Un moment, (je sais plus lequel, c'est à partir d'une note que j'ai prise) il me faisait penser à ce film de Douglas Sirk, il faisait comme s'il était mort, il "rejouait", il rejouait tout une seconde fois, (presque, il revenait sur les lieux), je me disais, "voilà bien la preuve de la modernité de ce film", rejouer les choses*, (comme on peut dire que le fera Dieutre, et d'une autre manière, pour son film "Ecoute Françoise"), rejouer les choses, comme on entre en psychanalyse, (ou en crise), je m'étais d'ailleurs dit, "revenir, c'est [r]entrer en crise",
- Un moment j'avais noté, "c'est une histoire d'incarnation", mais je sais plus pourquoi, c'est après son acquittement, lorsqu'il s'apprête à se venger, (en gros),
- J'avais noté aussi, sur le chemin du retour, chez Lang, un travelling est une affaire de mots, (de verbe), c'était à propos je crois, du mouvement de caméra, du travelling du début, lorsque son frère se fait tuer, faudrait que je revois la séquence pour expliquer pourquoi j'avais pensé cela, (mais trop la flemme),
- * Et justement, Gus Van Sant ne rejoue pas les choses, il les refait, (nuance)...
- "Le retour de Frank James", de Fritz Lang.
décembre 7, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.06
V, (...)
- C'est toujours dans les périodes de dictature que l'on se préoccupe le plus des l'éducation des enfants pensais-je pendant mon footing, c'est en cela aussi que nous pouvons reconnaître que l'élection de Chirac est un coup d'état, (par les collabos, leur présence en nombre), parce que Nicole Brenez parle de l'éducation cinéphilique de son fils mongol dont on a rien à foutre, dans un numéro resté célèbre de Trafic* (tout-au-moins en ce qui me concerne), pour son inanité, que Libération ne trouve rien de mieux à faire que de comparer ces films qui ne concernent personne, sauf les familles du 15ème arrondissement, Kirikou machin, et Chiken Little, (comme si le cinéma (le monde, le vrai) soudain s'arrêtait, et n'existait plus), pendant que "Les cahiers f" s'extasiaient sur les bambins blonds d'une classe de CM2, ("Les cahiers f", cette revue achetée/volée par Jean-Michel Frodon), je me disais, pendant mon footing, ce matin, "au moins, Daney, les gosses, les petits garçons, il les enculait, ça avait une autre gueule", (...), (dixit Toubiana, (pour les petits garçons au lait écrémé))...
- *Le texte de Revault d'Allones était magnifique...
- Ha Ha Ha, ça va mieux...
- Ah oui, la soirée générosité selon Arte, (la chaine culturelle du Figaro), un doc hagiographique sur le GIGN, (comme au bon vieux temps du maréchal et de la milice), le GIGN comme symbole de pureté et de générosité, d'abnégation de soi etc, même tf1 n'y aurait pas pensé...
décembre 6, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2005.12.05
V, (brouillon)
- Pour "3 enterrements", je m'étais dit, que pour Tommy Lee Jones, le cinéma, pour lui, est un mystère, son film tout en étant raté en partie (en bonne partie peut-être), était néanmoins magnifique, et assurémment un des plus beaux de l'année,
- Je m'étais dit, parce que je doutais vraiment de ce film, j'avais peu lu sur lui, mais le peu en parlait comme d'un navet mysogyne etc, (je crois que c'était à l'époque de Cannes ça), et puis j'avais vu la bande-annonce, et ça m'avait intrigué, mais je m'étais dit, je lui laisse aucune chance, je n'accepterai rien, aucune demi-mesure m'étais-je dit, la moindre contrariété, et je me casse...
- Il y a un moment, juste après la séquence où un type lui file les douilles, il filme l'extérieur d'un motel, je me dis, les Américains, lorsqu'ils filment un paysage on a envie d'y être, ils l'érotisent, (en france non), en france, on a jamais envie d'être à l'endroit que filme un réalisateur, (puisqu'on peut pas, à deux ou trois exceptions près, parler de cinéastes),
- Ce qui surprenait dans le film de Tommy Lee Jones, avais-je pensé, était que la réussite du film ne se passait pas dans sa fiction, dans l'histoire plutôt qu'il s'acharnait à mener à terme, (s'acharner fictionnellement pour parler de ce film ne me semble pas le terme adéquat), tout comme le mot fiction ne me semble pas adéquat, la fiction étant là, mais pas là où le film espérait l'y trouver (ou l'y mettre), cette acharnement scénaristique étant l'échec du film, c'est-à-dire, qu'au fond, il s'en foutait de l'intrigue criminelle, il sait pas quoi en faire, en même temps, c'est assez beau et touchant, cette son incapacité son échec, (sans virgules), la beauté du film, ce en quoi le film était un des plus beaux qui soient, malgré tout, était ces séquences où il s'absentait, (presque de façon Oliveirienne), lorsqu'il filmait la serveuse à poil avec un de ses amants, une des plus belles scènes de l'histoire du cinéma, (et aussi beau qu'une photo de Nan Goldin), les gosses jouant au base-ball, la serveuse discutant avec la femme du garde-frontière, la femme du garde frontière lisant un magasine people, elle et son mari regardant la TV, (et parfois, chacun dans une pièce différente), le camp de mobil-home, si différent de la vision rock'n-roll rebelle politiquement incorrecte (si si je l'ai lu) qu'avait le beauf Eastwood de le filmer, plutôt de le juger, (puisqu'il s'agissait bien de ça), (de juger les pauvres),
- Je passe sur tous les rebondissements scénaristiques, comment il s'occupe du corps de son ami, ses attentions, comment il oblige l'autre à revêtir ses affaires etc, le voyage, les rencontres, les rencontres magnigiques vec les femmes, l'aveugle, il y a un moment très beau, il téléphone à sa maitresse, (la serveuse), et elle le largue, et le plan suivant est sur lle, elle comprend qu'elle devient vieille, très étrange comme plan, et cette fidélité qu'elle envers son mari, elle refuse de le quitter, (et répond à son amant, "je ne quitte pas mon mari, je l'aime, c'est lui que j'aime", (en gros)), j'aime bien comment un moment il filme la frontière, (la séquence dans un café au Mexique), comme une étendue à traverser, comment la femme qu'il a fappé lui ébouillante la gueule, comment ensuite il vient l'aider pour ses légumes, la fin était magnifique, je suis pas certain que le terme rédemption soit le plus juste, (mais bon), et puis j'en ai marre...
- Sinon, là.
décembre 5, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (mail),
- "ah j'avais pas bien remarqué, les deux prix pour la france, c'est des acteurs people, ça continue alors les cochonneries...en france, ils peuvent pas s'empêcher, ceux qui ont les prix, ce sont ceux qui passent à la TV, c'est minable quand même, rien à faire, la france est un pays minable"...
- Je parle du palmarès du festival "entrevues", de Belfort, (festival soit-disant réputé, soit disant pointu)...
- Grand prix du long-métrage français: Le passager, d'Eric Caravaca.
- Grand prix du court-métrage français: Fais de beaux rêves, de Maryline Canto.
- Membres du jury des films de fictions, (c'est bien de savoir qui fait quoi, qui est responsable des petites (et des grosses) saloperies): Sandrine VEYSSET, Luciano BARISONE, Patrick BLOUIN, Thierry DECOURCELLE, Jean-Christophe BOUVET.
- Et comme un film n'arrive jamais seul là où il est, ne pas oublier les deux sélectionneurs, Bertrand Loutre et Jean-Sébastien Chauvin, (et toute l'éuipe du festival),
- Le film (plus probablement le téléfilm) d'Eric Caravaca, avec comme de bien entendu, la fille Depardieu, puisque c'est seulement ce qui compte, dans le cinéma français, le sang, ("The blood"), film d'ailleurs coproduit par Arte, la chaine culturelle du Figaro, (celle qui refuse des sous à Rivette, Mazuy et Garrel, etc), quant au film de Maryline Canto, au vu de celui que j'ai vu d'elle, on peut raisonnablement assurer qu'elle n'a été sélectionné que pour ses compagnons, ou ex compagnons, une sorte de promotion canapée quoi, une sorte de sélection par élimination, par veuvage, (on donne le prix à la veuve), ils se rendent même pas compte que c'est humiliant pour elle, de la sélectionner pour de mauvaises raisons, et par pour ses films, et que la gentillesse de la personne n'a pas à entrer en ligne de compte...
décembre 5, 2005 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2005.12.04
V, (brouillon)
- "La déraison du Louvre", d'Ange Leccia, un film assez raté, m'étais-je dit, il faudrait pour le sauver, (pour qu'il soit regardable, pour en sauver des morceaux, le scinder, m'étais-je dit, sans que cela soit avec certitude suffisant, (Laeticia Casta, cela dit, était plutôt une bonne idée), mais le film, parfois, était dans le ridicule, il y avait quelques plans très beaux vers la fin, [mais] c'était insuffisant, c'était lourd, sans pensée, (et à jeter), ce qu'on en retenait, des images belles, (chargées de sens), et pourtant vides de sens, vidées dans l'instant, (le temps de leur projection), quelques images néanmoins, elle face à un tableau, cde dos, comme en contre-jour, elle appuyé sur le coin d'un tableau, comme se reposant presque, (ou y pensant, pensive), au début quelques images, mais qu'il fallait mentalement isoler,
- "Ruins of love", d'Ange Leccia toujours, était sublime, je m'étais dit, au retour, le niveau est haut, à nouveau très haut, indépassable même, il faudra du temps, (c'était un peu vulgaire de dire les choses ainsi). Le film avais-je pensé, avance par détonations, (c'est pas innocent, que je dise ça), ou par résonnance, les images sont leur propres images, elles sont les images d'elle-même, (hum), comme aussi une gueule de bois, je veux dire, les images sont le traumatisme de la précédentes, (comme éffarées? stupéfait plutôt), ont comme traumatisme, la précédente,(hum), des précédentes, et elles ne sont que ce qu'elles représente, elles sont faces à elles-mêmes, au début, avant que je film ne commence vraiment, trouve son véritable sens, je me disais, oui, j'avais raison, il filme le monde à l'état de rushe, le monde tel qu'il est, presque,(ou, à la vitesse de la caméra), je me disais, chez lui, une image est une image, si une image est volée, (entre parenthèse), elle est volée, (...), puis elle devient trace lumineuse d'elle-même, non, c'est pas ça, (faut que je revois le film), chez lui, non que l'image est la suite de l'autre, mais en fait, peut-être, je veux dire, une image déborde, il y en a plus que prévu, (hum), (je vais attendre et le revoir une seconde fois), ce qui était beau avais-je aussi pensé, je m'en souviens bien, était le sens que prenait une séquence lorsqu'il la remontrait un peu plus loin, (je pense par exemple à la séquence de la fille et des motards, (ou des phares), le sens se précisait, et différait néanmoins, disons, onpensait en même temps à autre chose,
- ***
- "Ecoute Françoise", de Vincent Dieutre, était sublime, (et aussi très obsédant), il faudrait d'abord parler de ce qui [me] déplait, pour ne plus y revenir, le noir et blanc, la musique bidon de la fin, (genre, on est des gens cultivés, on se recueuille), et l'image à la fin qui s'inverse en négatif, sinon, après, tout était magnifique, (pour le noir et blanc en même temps je comprenais, j'étais juste pas certain, je m'imagine bien qu'ils ont/qu'il a du essayer la couleur, (mais je préfère la couleur quand même, moins chichiteux)),
- D'un seul coup me vient ce mot/cette expression à l'esprit, "once more", mais il vaut mieux le dire en français "encore une fois",
- C'est aussi en ça que c'est beau, ce côté Eustachien de la seconde fois, (comme dans "Une sale histoire" presque), je me souviens lorsque je l'avais vu pour la première fois le film, en cassette, ("La maman et la putain), ce n'était pas de la musique sacrée qui me venaim'était venu à l'esprit, à la fin du film, mais de la colère, le sentiment d'être abandonné par le film, une incompréhension, (quoi? c'est la fin?),
- Pour moi, à mon sens, la musique de fin, le noir et blanc, le machin en négatif, c'est comme plaqué un discours sur le film, il n'en avait pas besoin, ça le désamorce presque,
- Je me demande si ce film ne fait pas partie d'un projet commun avec Noémie Kawase, (par rapport à son dernier film vu en france), puisqu'il y a parenté...
- "Il joue faux", peut-on penser", alors que oui, il joue effectivement faux, parce qu'il interprête, il n'est pas dans la surenchère vériste, il n'imite pas, il laisse le film où il est, (celui d'Eustache), je veux dire, il n'est pas dans une logique de remake, ou de frime, je veux dire, lorsque l'on chantonne, souvent on chante faux, voilà, et lui chantonne,
- Au fond, ce qu'il rejoue Dieutre, c'est sa propre jeunesse,
- Je pense subitement à ce film de Visconti, "Mort à Venise" lorsque le type je crois est face à son miroir, avec de la teinture qui coule, (merde je me souviens plus exactement),
- Evidemment, il y a parenté (zut, c'est la seconde fois que j'emploie ce mot) entre le film de Dieutre et celui d'Ange Leccia, (pour ça, pour s'en rendre compte, faut avoir vu d'autres films de lui, (d'Ange Leccia)),
- En sortant, il pleuvait très fort, je m'étais fait la réflexion, "je n'aurais pas accepté qu'il en fut autrement"...
- "Stützen der Gesellschaft", de Douglas Sirk, intéressant? Voilà, le mot serait à mettre au conditionnel, parce qu'on peut voir des choses, ici ou là, oui, mais ce n'est pas très important, disons, les choses se mettent en place, c'est comme, non une répétition, mais le moment où les musiciens accordent leurs instruments, disons que je m'en fous un peu aussi, c'est commesi ce n'était pas encore un film de lui, enfin disons que j'en ai rien à foutre de sa période Bavaroise,
décembre 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink
V, (note pour moi-même)
- Il n'y a que Catherine Breillat, en france, je repensais à son film "Ma soeur", pour mettre en scène, comme objet fictionnel, un corps laid, (gros), pour en faire le propos d'un film, (comme territoire intime, pourrait-on ajouter),
décembre 4, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.03
V, (brrr)
- Je recommence, je pensais à un truc, par rapport aux jeunes filles, et je me suis dit, c'est Rohmer qui s'est introduit dans la chambre des jeunes filles,
- Pour le Sirk, "Meet me at the fair", l'idée géniale du film, c'était de le faire revenir en ville, à Capital City, je me suis dit, c'est comme si le film avait lieu à nouveau, (sans pour autant, qu'il ait déjà eu lieu), il se dédoublait, j'avais noté, mais je ne comprends plus bien la phrase, "Il était juste annoncé", puis "ensuite il remplit comme deux fois son programme"...
- "Toujours trop occupé à parler de toi", lui dit-elle.
- Les gens heureux ne sont pas heureux chez Sirk, ais-je pensé un peu plus tard.
- Sinon là, (pour Christophe Atabekian), et là, (pour Rebecca Bournigault).
- Au chapître des crevures: "Michael Youn entame pour Arte le tournage d'un téléfilm dans lequel il interprète un comique raté reconverti en chauffeur de salle", (in Télé cable satellite hebdo)...
décembre 3, 2005 in Spectre 01 | Permalink
2005.12.02
V, ( brouillon)
- Je voulais dire un truc, et puis j'ai pensé que c'était tout de même
terrible de parler parfois autant pour ne rien dire, je m'étais dit, pour dire
autant de conneries, pour écrire 30 lignes de lieux communs, (ou même 40),
autant se taire, alors, m'étais-je dit, je ne dis rien, vaut mieux parfois se
taire, avais-je pensé, alors je disais plus rien, je veux dire, ce dont
j'allais parler pour débuter le post, je n'en parlerai finalement pas, je
disais plus rien, j'en étais en quelque sorte dégoûté, j'avais vu deux films
aujourd'hui, avant j'étais allé à E voir C, je m'étais dit, ça fera bientôt
deux mois ce coup-ci, et c'est bien parti pour le double, je m'étais dit, dans
ce cas-là, dans ces cas-là, il faut se dédoubler, devenir comme autre, et faire
semblant de rien, donner la priorité à la partie flottante de nous-même,
devenir flottant, et prendre garde quand même à ne pas [complètement]
disparaître, (au sens transparence du terme), il faut garder les pieds sur
terre, m'étais-je dis, au sens garder raison, (ne pas perdre sa raison),
surtout, être en mouvement, aller d'un point à un autre, (c'est-à-dire, être
nulle part), bref, pour le film "Dutch Harbor", c'était comme des
images topographiques d'un autre temps avais-je pensé, un relevé d'un autre
temps, non un temps béni, justement, c'était la beauté du film, de montrer non
sa construction, mais son inachèvement presque, (je m'explique mal), en
rentrant j'avais pensé, "ce sont comme des images familières", (au
sens presque "Lettres familières" du terme), je m'étais dit aussi,
c'est ce que j'ai ressenti à sa vision [qui est important], c'est ce qui était
beau, pour le film, sa propre place,
- Pour "Liebelei", de Max Ophuls, la chose que l'on se dit dès la sortie, le regard encore humide, qui n'a pas vu "Libeilei", n'est jamais allé au cinéma, n'a aucune idée de ce qu'est le cinéma, de ce qu'il peut, Libeilei, m'étais-je dis, est tout ensemble Lubitsch et Sternberg, à lui seul, ce qui est à l'oeuvre, m'étais-je dit, pour ce film, c'est l'absorption, ou plutôt, l'éclosion, (je regarde le film à nouveau sur une cassette), oui, une première fois, (inutile de dire que je ne suis pas satisfait de ce début de post/phrase). Le plan en plongée, le baron qui suit l'amant de sa femme, "La voiture du baron Eggersdorf". Je me rends compte que tout est bien articulé, précis, lent, froid, implacable, les choses sont énumérées implacablement, et les gens marchent deux fois trop, (la séquence où le mari/le baron rentre chez lui, pendant que l'autre descend), l'inquiétude qui nous prend, même à la seconde vision, vient de là aussi je crois, il marche presque en zigzag, l'autre aussi a une façon de marcher étrange, hésitante disons, tout est sur le signe du regard me dis-je, (et repensant, alors que j'écris cette phrase, à la chute des jumelles, (un peu trop facilement, je l'avoue)), puis il prend la pose, (la séquence où il demande à un employé à qui sont ces jumelles), il prend la pose parce que justement, il aperçoit les jeunes filles à travers la vitre, qui le regardent, j'avais noté, l'autre fois, qu'il s'agissait pour eux, d'être "convenable", au sens de prendre la pose convenablement, en fait, il s'agit aussi de la prendre sous contrainte, (c'est en cela que la séquence me semblait importante, celle des deux jeunes filles, il s'agit en fait, de faire bonne impression, (au sens lumineux du terme aussi). A la deuxième vision, sa sortie, au type, enfin, de la demeure de sa maîtresse, au son funèbre d'une cloche. Chez Ophüls, dans ce film, le monde n'existe pas, l'idéologie du monde, ou plutôt le social du réel, le film, son évidence, tient à ce qu'il ne rend de comp