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24/12/2005

V, (note)

- Dans "The lusty men", de Nicolas Ray, la séquence du début, lorsqu'il rentre, c'est comme si la nature était en attente, j'ai pensé alors à cette phrase, "et si l'on reprenait tout depuis le début", la séquence à l'intérieur de son ancienne maison, que rien n'ait changé, c'était étrange, je pense à l'instant, comme du temps perdu, rien n'a bougé depuis son départ, mais ça fait 20 ans, comme si rien ne s'était passé, (on peut alors penser à cette phrase du film de Ferreira Barbossa "Toute cette douceur, c'est écoeurant") et comme le dit le vieux, "il y a des trucs qui changent/qui ont changés quand même", bon tout le début est très beau, la suite pas très intéressante, je me suis demandé si toutefois ce n'était pas voulu, ce même tout-le-temps, comme si c'était une préparation vers la mort, la maison serait aborder une rive, en repartir pour mourir, un truc comme ça, qu'il fallait d'abord qu'il accepte de mourir, c'est-à-dire qu'il comprenne sa mort, c'était peut-être pour ça ensuite, ce côté mécanique, industriel des séquences, Ray pensant que ça ne pouvait être autrement, une sorte d'esthétique déceptive, juste des gestes presque, (quelque chose de presque Bressonnien), je repense à cette phrase, "Ce geste même est inutile", que la suite c'est ça, il essaye encore un peu, puis bon, il se rend compte que ça vaut plus pas la peine,

décembre 24, 2005 in Spectre 01 | Permalink