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23/12/2005
V, (brrr)
- Chez Ange Leccia, pensais-je, les images sont toujours sous le regard d'une autre, (j'avais noté aussi "les images se regardent") un peu comme dans ce film magnifique de Walsh, "Victime du destin" vu hier à la cinémathèque, et dans lequel le type, à chaque pas qu'il fait (c'est à dire, en gros, à chaque fois qu'il tuait quelqu'un), quelqu'un [d'autre] en était témoin, à chaque fois il y avait un regard, Ange Leccia c'était pareil, m'étais-je dit (ou redis, puisque je l'avais pensé la veille, pendant le film de Walsh), "Stridura" c'était ça, des images sous les autres, sous le regard d'autres images, (ou en regard), une fois dit ça, il faut dire aussi que le film était vraiment mauvais, (genre symbolique etc), il y a un moment, on avait le sentiment que c'était nous l'image du film, c'était assez beau, comme un retournement, comme si l'image [s']était inversée, cncernant "Ile de beauté", revu pour la millième fois avec toujours autant d'étonnement, j'avais pensé que les images chez Leccia ne possédaient pas de cadre bien précis, le cadre était en quelque sorte l'image elle-même, qu'il n'y avait rien autour, le cadre était la surface même, (je sais pas si c'est très clair), les mouvements incessants, n'étaient que la recherche de la limite, du cadre, comme si le cadre justement échappait aussi, (fuyait), qu'il filme justement une ile, m'étais-je dit, n'est pas alors étonnant. Un moment il y avait une séquence, un extrait de film, une femme qui court en pleine nuit, (comme dans "Ruins of love"), oui. Vers la fin du film, j'avais le sentiment qu'il y avait de plus en plus d'extraits de films... J'arrête là...
- La fumée, la buée, l'eau, l'image,
- Beau texte de Nicole brenez sur Leccia, là.
décembre 23, 2005 in Spectre 01 | Permalink