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2006.01.31

V, (brouillon),

- (Assez déçu par Munich), j'aurai préféré un truc 100% shooting, une film radicalement de série b comme pouvait l'être "War of the world"*, (un des films les plus sublimes de l'histoire du cinéma), là, ça me semble complaisant dans l'humanisme, rien à foutre des états d'âme du type, du coup, Spielberg, à force de s'excuser, il passe à côté du film, il le rate, il s'excuse, mais il est surtout paresseux, en même temps, effaçant un passage consacré aux Palestiniens, je me dis que c'est impossible un tel film, parce qu'il faudrait justement aussi filmer les Palestiniens, la prise d'otage selon leur point de vue, Spielberg on voit qu'il a essayé, que leurs regards terrifiés c'était ça, c'était vouloir aller vers ce film là, et que c'était impossible, (que ça lui est impossible à lui, déjà avec ce qui reste du film, les réactions outragées, on se dit que quelque chose de plus radical, formellement, aux yeux des journalistes, n'aurait jamais été accepté), il fallait que ce film soit réellement une bataille à mort, (comme War of the world), là c'est plus un film pour l'opinion public, (c'est-à-dire que Spielberg a eu peur de son film),

- Spielberg, (ses scénaristes), sont/est passé(s) pas loin du film, c'est-à-dire la fabrique d'image pour remplacer les morts, (Israel, étant quand même la seule nation de fantômes, (à base de morts pourrait-on dire)), c'est une nation dont la plupart manquent, et le film c'était ça, disons ça aurait du l'être, et ça ne le fût pas, par respect presque, (alors que le respect, je suis pas certain qu'on le trouve dans le remord), (au sens états d'âme), le film aurait du être un film de guerre, juste cela, et c'est comme si Spielberg n'avait pas trouvé le cinéma assez digne, et qu'il fallait plaquer un discours, (pas assez monumental, au sens monument aux morts, (alors que le cinéma ne peut être cela, un monument aux morts) l'accompagner d'un discours, comme s'il avait eu honte, alors que je suis pas certain que la honte était de ce côté là, je me dis, la seule piste acceptable, humaniste du film, était la manipulation, je  veux dire, lorsque vers la toute fin son chef lui dit qu'en gros un tel ou un tel, n'était peut-être pas directement impliqué, mais coupable autrement, on pourrait dire, jamais le film ne met en scène quoique ce soit, jamais cela ne dépasse l'intention scénaristique, tout est lourd, appuyé, jamais cette saturation scénaristique ne débouche sur quoique ce soit de plastique, comme cela pouvait arriver dans ce film "Notre pain quotidien", (de King Vidor),

- Le film on se rendait compte quand même, dès le générique, dès la musique, que ce serait sur ce qui manque, les trous en quelque sorte, et que le film, serait cela, aller à la rencontre de fantômes presque, et leur donner soit un nom, soit un visage, et le film c'était ça, ne parler que de cela, du comment y arriver, et c'était aussi son échec, et c'était aussi pourquoi, le pourquoi de la dernière séquence, et c'était aussi ne parler que de son échec, presque de son échec prévisible, on pourrait dire ou hasarder, la réussite du film est son échec, programmé, à venir, la réussite du film est qu'il ne parle(rait) que de cela,

- Un moment, lors de la séquence avec la petite fille, (et la bombe), (une séquence au fond pas si loin de l'horrible scène ratée de la chambre à gaz de "Schindler's list"), je me suis dit, il y a trop d'images, c'est réussi presque justement par rapport à ça, ce trop, le film (y) trouve sa logique, il déborde, mais (y) trouve sa logique,

- C'est laborieux hein? (le post)

- * Et ce, jusque dans ses références cinéphiliques, s'en servant non comme matériel référenciel, mais bien comme matière même,

 

janvier 31, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.30

V, (brouillon),

- Non, vraiment, je ne sais pas, je ne comprends pas ce film, j'en vois ses plans magnifiques, (mais ils sont rares), après je ne vois rien, je vois quelque chose de pas filmé, une mise en image, je ne vois pas plus, le premier plan avec odette est sublime, une apparition, réellement, de cet ordre là, le plan au cinetière est magnifique, celui, nocture, sur sa tombe, il y a des choses comme ça, de l'ordre du trouble, le sentiment que c'est réellement une esthétique du roman-photo, que c'est une mémoire proche de ça, mais sans mémoire aucune de ce qui a trait au cinéma, que jamais le trouble n'est de l'ordre du cinéma, un trouble peut-être projeté, mais pas de l'ordre du cinéma, de l'ordre réellement de l'illustration, jamais on ne peut dire "il y a plan", jamais on ne peut dire non plus que l'image est de l'ordre publicitaire, c'est pour ça, qu'on peut parler esthétique de roman-photo, c'est le terme adéquat,

- "Odete", de

- Tous les derniers films de Delmer Daves, avec Troy Donahue sont magnifiques, c'est ça qui m'y fait repenser, (j'y mettrai probablement un mot de passe ensuite, le même que pour Kuhe)...

janvier 30, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.29

V, (brouillon),

- Film raté, et mauvais, et magnifique, film qui fonctionne par saturation stupide, film quasiment idiot, et au fond pas loin de celui de Rossellini, m'étais-je dis, sur le chemin,

- Film crûche aussi, ce qui en fait d'une certaine manière, sa grandeur, (que cela soit volontaire, ou non)...

- Une façon de nous donner notre part, je veux dire, il en fait tellement trop, et surtout au début, c'est tellement "mauvais", que paradoxalement, c'est comme une sorte d'épure, comme s'il coupait la poire en deux, le trop au fond, produisant une seconde image, qui elle, est à notre charge, (mal dit), le trop produisant de l'abstraction,

- Produisant quelque chose d'exemplaire,

- La séquencer de la vente, avec le shériff ou l'huissier, (je ne me souviens plus bien), l'ai vu récemment, absolument identique dans un autre film, celui de Renoir, un Ford?

- "Notre pain quotidien",

janvier 29, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.28

V, (brouillon)

- Pensant à Rossellini, mes pensées se dirigent comme tout-à-fait naturellement vers ce film de Walsh, "Regeneration", et je me dis, c'est clair que Rossellini vient de là, que le néo-réalisme, vient de là, peut-être pas obligatoirement de ce film, peut-être pas directement, peut-être indirectement, mais "regeneration", c'est re-créer les conditions de la réalité, me dis-je, (c'est évidemment le mot "condition" qui est important dans cette phrase), et par exemple, pour le film de Griffith, "Coeur d'Apaches", il n'est aucunement question de cela, on ne peut absolument pas parler des conditions de la réalité,

- Pour le film d'Ophüls, "Divine", le scénario était bidon et film magnifique, absolument magnifique, sublime même, absolument sublime, et plus que ça, chez Ophüls, il n'y a jamais d'acmé, le scénario ne sert jamais à construire une image, (et même une image finale), mais à la défaire, il n'y a pas création de forme, chez Ophüls, me disais-je pendant le film, les images se défont, il y a mouvelment, et pas forme, on pourrait presque dires que ce sont des images dépressives, (au sens climatique du terme), que ce sont des images déceptives, chez lui, me disais-je, on pourrait dire que ce sont sans cesse des promesses non tenues, (c'est en cela qu'il n'est pas un formaliste),

- Est-ce qu'on peut dire que chez Ophüls, l'image est de l'ordre du remord? (Comme un ressort presque?). Je me dis, il y a quelque chose de l'ordre de la disparition chez Ophüls, (repensant aux deux séquences de "Libeleï", les séquences "campagnardes", me disant aussi que dans la plupart de ses films il y a toujours un couple qui entâme un périble/(une promenade) nocture, (qui se termine sur une sorte, à chaque fois, de fondu au noir, (c'est-à-dire, d'image vide et noire)),

-  Enfin, je me dis "il y a quelque chose de l'ordre de la disparition chez Ophüls", mais je pense à une autre image, dans "divine", la première fois qu'elle croise Olga, lorsque celle-ci est en train, dans les coulisses, de lire son journal, c'est comme si, me dis-je à l'instant, l'image s'évaporait, une image chez Ophüls, est aussi légère, aussi transitoire, (au sens provisoire), que de la fumée de cigarette,

- La séquence du lait et des escaliers, comment à la sonnerie, elle sort du lit,
 

janvier 28, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.27

v, ( brouillon)

- Pour le film de De Mille , "Les tuniques écarlates", vu à la cinémathèque hier, le film n'était pas beaucoup aimable, dans le sens où il est difficile de l'aimer, il y a quelque séquences magnifiques, (ex, ), mais le film est laid, moralement laid, le film on se dit, c'est d'abord un ensemble de faits, de coup de force scénaristiques, de coup de force scénaristiques sans vergogne* pourrait-on ajouter, et qui parfois débouchent sur des plans absoument magnifiques, mais en fait, il n'existe pas, De Mille est trop occupé à construire son petit spectacle raciste, chez De Mille, me dis-je à l'instant il n'y a pas d'altérité, il y a discours, il vise à marquer les esprits, le cinéma ne l'intéresse que par inadvertance, par instants, seul compte l'ordre établi, l'ordre établi par la bourgeoisie blanche et catholique, chez De Mille, ne pas oublier, le rebelle trahit toujours, et seul le cynisme, de celui qui prends, chez lui, gagne à la fin, (dans ce film ou l'autre "Les naufrageurs des mers du sud"),

- *C'est ce qu'il a pour lui De Mille, il est sans vergogne...

janvier 27, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.26

V, (brouillon)

- Revu, hier soir, le film de Rosselini, "Rome, ville ouverte", je l'aime pas beaucoup, la fin, la seconde partie est très belle, la première partie, tout en en comprenant le principe, (si principe il y avait, (voir plus bas)), certaines choses, (les [non] partis-pris esthétiques, la [non] mise-en-scène), je la trouve un peu ratée, en même temps, écrivant "un peu ratée", je me dis que justement, le film se cherchait en se faisant, (hum), qu'il s'est on va dire trouvé au moment même, (je n'aime pas le mot "trouvé" dans cette phrase), (je vais reprendre toute cette formulation horrible,
- Le début, je crois que c'était le scénario ou plutôt les notes, c'était peut-être finalement, à la réflexion, la partie la plus belle du film, celle où celui-ci n'existait pas encore, n'avait pas encore conscience de lui-même, c'était, d'une certaine façon, comme faire acte de présence, même, faire comme acte de présence au monde, c'est-à-dire, filmer pour que cela commence, la première partie, c'était d'abord comme ne pas savoir, comme ne pas avoir d'idées bien précises presque, les tentatives comiques, c'était ça, des traces, au début, au tout début, (du film), je m'étais dit, "c'est tellement artificiel", "c'est comme une matière", je m'étais dit ensuite, "l'artifice, comme temps présent, comment sentiment du présent",

-  Vers la fin, lorsqu'il sont dans la cellule, je m'étais dit que c'était celà qu'il recherchait, Rosselini, cette attente de la mort, cette résignation, il ne restait plus que la forme,

-  Je repense à la fin du film, je me dis, il manque une image, une image impossible, (une image de cruxifiction)...
 

janvier 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.24

V, (notes),

- Mais enfin me disais-je, allant rejoindre Carole, (...), c'est quoi exactement la fiction? Et j'avais cette réponse lumineuse, et même défintive, "la fiction, c'est le pas suivant"...

- Je regarde d'un oeil le film de Joseph Lewis sur ciné-classic, j'avoue qu'il m'indiffère, et m'intrigue, je me dis, (repensant au film de Christelle Lheureux, "A carp jump in his mind"), que le film (de Lewis) parie sur le souvenir [que l'on a ] des autres, que c'est un peu comme ces molusques sur le dos des rhinocéros (je crois), un intérêt partagé, ou bien compris, je me dis, la série b, au fond, existe encore [dans certains films], (certain que l'on voit à Point Ligne Plan, par exemple), que c'est exactemnt la même approche stylistique, qu'ils fonctionnent par soustraction, disons mémorielle, (je suis pas certain que l'expression soit exacte, qu'elle dise ce que je veux dire), et dans une certaine reproduction, peut-être qu'on peut parler, au moins provisoirement, d'une reproduction implicite de formes,

- Est-ce qu'on peut dire alors, fabrication implicite, de formes?

- Est-ce qu'on peut rapprocher par exemple le film de Spielberg, et le film de Lheureux?

janvier 24, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.23

V, (notes).

- Je regardais "Rio Bravo", hier après-midi, je remarquais que souvent dans les films de Hawks, il y a toujours demande d'une seconde fois, "et si on recommençait?" est une phrase qui revient souvent...

- Dans le film de Spielberg, "War of the World", il y a un moment des vêtements qui s'envolent, ou retombent, dans "Les raisins de la colère", de John Ford, ce sont des vieux papiers, des journaux,

- Le terme effaré n'est pas le mot pour décrire le regard d'Henri Fonda, dans le film de Ford, peut-être stupéfait, il n'en revient pas, Spielberg, il fallait que ça soit Tom Cruise, il fallait ce regard,

- Un moment, dans le film de Ford, quand il apprend que Connie s'est tiré, il va sous la tente voir sa cousine, je me dis que son corps à lui me fait penser à quelque chose de familier, ce corps vraiment trop grand, ce regard qu'on devine, je me dis, il s'agit d'une image religieuse, j'ai déjà vu ce corps, dans des tableaux, je connais cette posture,il y a quelque chose de familier, oui..

- Le chant des oiseaux, dans le camps de travail...

- Elle dit: "Avant on vivait sur des terres, elles étaient nos limites, les vieux mourraient, les petits naissaient, et on formait toujours un tout, on était une famille, une famille entière, unie, (nous ne sommes plus unis maintenant, il n'y a plus rien qui nous unit, (...), Rosasharn va avoir son petit, mais il n'aura pas de famille"...

- Pourquoi je me dis que c'est dans cette phrase du film de Ford, que se trouve peut-être la réponse à la femme enceinte, du film de Spielberg,

- Il dit, "Sacré Casey, un pasteur qui y voyait très clair, il était comme une lanterne, il m'a aidé à voir"...

- Lorsqu'ils repartent du camp, ils s'arrêtent un moment, (le moteur qui chauffe), on voit à peine qu'un des gosses va aux toilettes, on le voit vraiment incidemment,

janvier 23, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.21

V, (note pour moi-même)

- Dans "Rio Grande", on voit bien que John Wayne, ce qu'il a fui, c'est sa propre inquiétude, pas la femme; le film, c'est de ne jamais le laisser en paix, la malédiction de John Wayne, c'est lui-même, c'est-à-dire son fils, et le film n'est toujours que confronté à lui-même,

janvier 21, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.20

V, (brouillon),

- Vu "La ronde", de Max Ophüls, je l'avais toujours vu à la TV, pas au cinéma.  Ai été surpris de sa proximité esthétique avec "Lola Montès". Je remarque qu'Ophüls n'est pas très loin de Leccia, c'est-à-dire que lui aussi, d'un sens, fonctionne par image traumatique, chez Ophuls, elles affleurent à peine, et sont évacuées aussitôt, si tant est qu'elles existent, qu'elles soient bien présentes, chez Ophüls, le traumatisme, l'image, n'existe pas, c'est-à-dire que le traumatisme de l'image est bien présent, mais l'image, (son image) n'existe pas, chez Ange Leccia, il s'agirait plutôt d'un ettirement de cette image, (le terme est impropre), c'est-à-dire que la fiction chez lui est la présence démultiplié de cette image, (ou de ces images), chez Leccia pourrait-on dire, chaque image génère son double traumatique, chez Ophüls, chaque image, j'ai envie de dire, remplace l'autre, c'est en ce sens que je dis qu'il est proche de Leccia, disons, l'analyse est la même,

janvier 20, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.19

V, (brouillon),

- "Chaos", dans mon souvenir, c'est d'abord la sécheresse du scénario, un scénario tout ce qu'il y a de plus commun, un assemblage, une sorte de pompage, un film de série assez basique, et pourtant un très beau film, ce qui frappait d'emblée, c'était pour ainsi dire, le département des costumes, un formalisme proche de l'érotisme, un moment je me rendais compte d'un truc, le film ne suivait plus le héros, mais le personnage dit secondaire, le flic un peu nunuche du début, étrangement, écrivant cela, je cherche un mot, une phrase, je ne vois que le terme Hawksien, au sens tenacité du terme, têtu du terme, puis je me suis dit, la fiction, c'est aussi ça, lorsque quelque chose vient du film même, qu'il s'en échappe ou pas,

-  "Chaos", de
 

janvier 19, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.17

V, (brrr).

- Au début, au tout début, avant de partir, j'ai pensé à cette expo de Charbonnier, (Jean-Philippe Charbonnier), vu l'autre jour, je me suis dit, le propre de la photo, du cinéma, c'est ce qui est inconcevable sinon, c'est l'arbitraire, [qui n'existe pas autrement],

- Dans le film, ("Secteur 545"), il y avait ce beau passage lorsque l'agriculteur coupait les cornes de la vache, le regard qu'il lançait ensuite à la caméra, pour le reste, non, rien, les plans où il se mettait à lire ostensiblement comme pour se moquer, mais n'en pensant pas moins, ces livres de philo, cette façon de vouloir frimer à tout prix, de faire son intéressant, (copyright Marcel P), vraiment, c'était insupportable, surtout, j'avais pas que ça à foutre, de m'ennuyer à ce genre de film inutile, alors je suis parti...

- "Secteur 545", de Philippe Creton.

janvier 17, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (notes)

- Dans "Barcelona" de Whit Stillman, (un de mes cinéastes préférés), la parole, c'est s'enfoncer dans la dépression, chaque image, avant d'êre sublime, est d'abord une image de déséquilibre, de pré-dépression, contenant déjà la dépression,  chaque plan est d'abord un constat, ça a toujours à voir avec l'inateignable, et le plan suivant, ce qui était attent, fuyait, "Depuis quand remonte votre rupture"? "Votre séparation"? "Nous ne sommes pas séparés, nous vivons ensemble", chez eux, chez les deux cousins, la parole, c'est se raccrocher, et s'enfoncer, c'est au fond, avancer,d'une certaine façon, c'est une fuite en avant, au fond, c'est comme un chemin de croix, même le passé n'est pas certain pour eux, leurs petites amies, pour l'un, nous savons déjà qu'elle vit avec un autre type, l'autre pique du fric, (au cousin de son petit ami), (et c'est son propre petit-ami qui sera accusé), après celui-ci se fera accusé d'ête un autre, puis tombera amoureux de la petite amie de l'autre, (c'est même plus de l'ordre du cauchemard), (rires), le pire, étant que que c'est une comédie, enfin, vendu comme tel, ensuite, il va essayer de récuppérer son argent, l'argent de son cousin, son amie est en tarin de baiser avec un autre, lorsqu'il descend l'escalier en pierres, on entend un vague voix l'appeler, la pire chose qu'il pouvait lui arriver, elle l'aimait, alors il prend un taxi, et se fait tirer dessus, qu'elle "l'aime", ça ne l'empêchera pas d'aller chercher l'argent à l'hôpital,

- Monsterrat qui arrive à son propre mariage (archi en retard), accompagnée de son ex-petit ami, (celui avec qui elle vivait),

- Le plus beau passage du film , pour moi, (de re-vision du film en re-vision du film), c'est la scène de l'aéroport, avec le commercial, lorsqu'ils parlent de Jack,

- Le cousin: "à la racine, l'anti-Américanisme, c'est l'impuissance, c'est connu",

- Le consul: "A mon avis, vous vous rasez à l'envers, votre père ne vous a rien dit"? "Il a un rasoir électrique, ça clot le débat",

janvier 17, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.16

V, (brrr).

- Le Griffith, la première impression c'était de penser à Jean-Pierre Léaud, que Léaud venait de ce Griffith là, pour le film, c'était la même impression que pour l'utre "the struggle", que la fiction chez griffith, son esthétik, c'était le plein et le vide, le mouvement la recomposition, etc, etc, que c'était presque une histoire de focale, d'invention optique, c'est-à-dire, la recomposition d'un plan, chez lui, c'était aussi, presque une histoire de profondeur de champs, c'était pour ainsi dire, une question de temps, chez lui, l'esthétik, provenait directement de ce que pouvait la technique, bon, moi je me comprends, je veux dire par là, que plus tard, ce sera quand même la même chose, c'était histoire d'voir quelque chose à dire, mais chez lui, la précision avec laquelle les acteurs suit les indications du metteur-en-scène, la méticulosité du jeu des acteurs, (comme, d'une autre façon, dans le film Iranien "Une nuit"), chez Griffith, la pose, le jeu des acteurs, est une question de lumière, d'équilibre presque, (une histoire de patates), (ou d'émulsion), d'une certaine façon, pensais-je à l'instant, nous sommes déjà chez Oliveira...

- Chez Walsh, m'étais-je dit, (même un peu vite), c'est remplir le plan et voir jusqu'où celui-ci est tenable, c'est aller au point de rupture, c'est d'aller au bord du vide, puis après de se poser la question de la suite, dans le film pensais-je, en pensant alors à un autre film de lui, si la fille meurt, c'est bien aussi pour signifier qu'il n'y a pas de gain possible, c'est l'invention en douce de la modernité cinémathographique,

- "Coeur d'apache", de D W Griffith.

- "Regeneration", de Raoul Walsh.

janvier 16, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.14

V, (brouillon)

- A la seconde vision de "Ruins of love", d'Ange Leccia, on se dit que c'est définitif une telle beautée, que chez Leccia, ce n'est ps seulement une histoire de cadre, (plutôt de son abence), ce n'est pas seulement une confrontation [Fordienne]du film avec lui-même, hez Leccia, c'est de mémoire qu'il s'agit, au sens numérique du terme, et c'est pour ça aussi, c'est pour ça, alors, qu'il ne peut y avoir de cadre, la mémoire est quelque chose de compact, et d'infini, la mémoire n'étant jamais une image, (en tant que telle), une image en mémoire n'a pas de cadre, (comme on pourrait dire, un souvenir n'a pas de cadre), c'est comme une réminiscence, une image chez lui, on pourrait en dire, elle a déjà été enregistrée, on pourrait dire aussi, une réminiscence n'a pas de cadre, puisque chez Ange Leccia, l'image en quelque sorte, réapparait, est dans la réapparition, pas dans l'enregistrement, pas directement dans l'enregistrement, on pourrait dire, chez Leccia, les images, viennent déjà de quelque part, (elles viennent aussi, [par ailleurs], du monde même), je veux dire par là, qu'il est très clair qu'il regardre aussi, et ce, parfaitement, Leccia, le monde,

-  Passant du coq à l'âne, je me dis, chez Leccia, les images, ce sont d'abord (ce sont aussi) des images qui s'effleurent...

janvier 14, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.13

V, (brouillon)

- Tout est relatif, m'étais-je dit à la fin de la bande-annonce, jusqu'à ce que le titre du film apparaisse "C'est pas tout-à-fait la vie dont j'avais rêvé", le film de Michel Piccoli), cela m'avait paru épouvantable,  ensuite, je m'étais dit tout le contraire, (enfin, façon de parler), il suffisait de peu finalement, 

- "N'oublie pas de prendre ton médicament à minuit", lui dit sa mère en la foutant à la porte, (afin de recevoir son amant),

- Un peu plus tard je me pose cette question, je me dis, "c'est quoi dans le film, la fiction", je me dis, "c'est filmer la fille marchant le long d'une rue commerçante, en caméra cachée", (séquence nocturne), "c'est justement par le fait que dans cette rue, seule la fille sache, qu'elle est filmée, qu'il y a cinéma, qu'il y a fiction", la fiction me disais-je encore, est de choisir si l'on tourne à droite, ou si l'on tourne à gauche, la fiction c'est juste après,

- Mais le film est réussi pourquoi, avais-je pensé? Parce que la réalisatrice nous fait attendre, j'ai envie de répondre, c'est-à-dire, la fille, l'actrice, on se dit, elle sait pas quand va arriver la voiture, évidemment qu'elle le sait se dit-on, mais en fait elle le sait pas, et la réalisatrice me disais-je, filme cela, non l'attente, mais cette "indécision", (évidemment, indécision n'est pas le bon terme), puis je m'étais dit, la fiction, c'est justement, dans le film, pour ce film, le coup de force scénaristique, presque incessant, (le type qui se coupe les veines dans un taxi par exemple), je m'étais dit, c'est du même ordre que la série 24h00, c'est-à-dire, après il est trop tard, (il faut faire avec), la fille, la réalisatrice, son scénario lui servait à ça, à aller trop loin, à ce que ça se voit aussi, à ce qu'on y croit pas, et c'est justement parce qu'on y croit pas, et parfois, pas une seconde, que le film, paradoxalement, est réussi, et aussi, paradoxalement, parce qu'elle applique scrupuleusement le scénario, qu'elle suit les indications à la lettre, et ce jusqu'au moindre chuchottement, je me disais, la fiction du film, c'est toute cette agitation, tout ce bruit, et ce bruit, presque artificiel à force, (c'était ça, l'échec du film de Jeunet, il y avait aucun bruit dans son film, le réel n'état même pas fictionnalisé), (un film de Walsh par exemple, est d'abord du réel scénarisé, sinon fictionnalisé), je me disais, (lorsque le médecin lui proposait un nescafé), elle reste avec ces types, parce qu'elle veut qu'il arrive quelque chose, elle veut comme scénariser sa nuit, la fictionnaliser, ensuite, après qu'il eut dit que sa femme était partie, je me suis endormi, à mon réveil, quelques minutes plus tard, c'était plus le même type, le type demandait "qu'est-ce que tu crois qu'il se passe là-dedans?", après, plus tard il a dit, "ma femme est là, avec mon meilleur ami", vers la fin du film, il lui apprenait qu'il l'avait tué en fait sa femme, elle, elle se levait juste, et partait, le film le terminait presque comme ça, dans une sorte de désespoir doux, je crois pas qu'elle partait parce qu'il avait tué sa femme, au pire, parce qu'il lui vait dit qu'à cet instant, et pas avant, elle partait pour que le film se termine, parce que quelque chose s'était passé, et que parce qu'il fallait que quelque chose se passe encore, je veux dire par là que c'était un acte réellement, totalement cinématographique,

- J'avais noté le mot "ressassement" au sujet du film, je sais pas si c'est exact ou non...

- "Une nuit", de

janvier 13, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.11

V, (notes)

- Oui et peut être vais je devenir chef d'un type (en plus un vieux de 52 ans que je connais pas)
- Aujourd'hui dans une réunion, deux personnes me regardaient et me demandaient des conseils sur des trucs qu'ils étaient sensés mieux connaitre que moi !!! Moi je rigolais un peu et eux blêmissaient
- Je suis définitivement perdu

- Oui, oui pour la séquence du film de John Ford dont parlait Rancière l'autre fois, (la séquence nocturne du mec dans la maison) du film de Spielberg, " War of the world", vient bien du film de John Ford, c'est bien une référence Fordienne, qu'ils aillent se faire foutre dans leur nullité, les connards qui trouvaient à y redire, ah ah ah ah, (et maintenant, ils vont dire que chez John Ford aussi c'était inutile?), ah ah ah ah, les connards, les connards, connards, connards, connards, (rires), canards canards canards, (private joke)

- Muley aussi part dans un discours comme quoi il restera etc, War of the world, c'est juste un grand film marxiste, les extraterrestres ont remplacés les capitalistes qui nient dans le film de Ford, (être responsable de quoi que ce soit), mais alors, la cinéphilie c'est quoi, la clef pour un sous-texte marxiste? Je veux dire, le film à Spielberg, c'est un appel au soulèvement général?  Faut juste être cinéphile pour le savoir? La cinéphilie comme signal? Et hop, (on prend l'Elysée, on pend Sarkosy?)...

- Dans le film de Ford le mec demande" On tire sur qui alors"? L'autre lui répond "J'en sais rien, je te le dirai [bien] mais je sais pas qui est fautif"...

- C'est pour ça qu'il attend, il attend quelqu'un sur qui tirer...

- Après il dit, "Ils sont venus, ils m'ont virés de là avec leurs monstres"...

- Spielberg filme la marche des monstres comme Ford filmait les tracteurs, celui qui rasa la maison de Muley, en continuant sa route, (c'est ce qui le rend coi, Muley, sur le coup, que le mec ne s'arrête même pas), après, ce qui est beau, c'est que Ford filme leurs ombres, il leur reste plus que ça, (ou ils sont plus que ça), extrait vidéo ,

- Il dit "Alors maintenant, je vadrouille et je dors là où je me trouve", c'est ce que je disais par rapport à l'autre film de Ford, ils ont jamais d'endroits où poser leurs fesses chez lui, ça commence toujours là, (ou souvent disons),

- Puis il dit "Je me suis dit que j'allais garder l'endroit pour qu'au retour des autres tout soit en ordre. Je me suis menti à moi-même. Il n'y a plus rien à garder. Plus personne ne reviendra jamais ici? Ils sont partis"...

- A ce moment là je me dis, la filette chez Spielberg est une morte! C'est pour ça que le type la regarde avec insistance!

- Il dit encore" Je ne suis qu'un vieux fantôme de cimetière.C'est tout ce que je suis. Vous me trouvez dingo?"...

- Après il dit "Ecoutez",  et il y a un plan de la la ligne d'horizon, une colline, une lueur au fond, des phares, , on dirait ce plan du film de Spielberg, la séquence de la bataille, (la séquence où son fils se sauve), je me dis alors, la fiction ce serait ça, chez Spielberg, les moments où les deux films se frôlent  et s'éloignent l'un de l'autre, je me disais, chez Spielberg, la fiction c'est ça, c'est le film de Ford en plus, c'est le mouvement de l'un vers l'autre, et le mouvement pour s'en éloigner, (plutôt le mouvement qu'il fait),,

janvier 11, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.09

V, (log book)

- La cinémathèque me manque, je sais pas dire pourquoi, mais/et rien de ce qui y passe ces jours-ci ne m'interesse, Huppert, me dis-je, (cette actrice qui aime à se faire photographier au milieu des quartiers pauvres, (c'est plus chic)), elle a joué dans combien de bons films, elle a niquée celui de Patricia Mazuy, ça on sait, mais sinon, dans combien de bons films, (aucun très bons), dans très peu, surtout de la qualité rançaise, je crois qu'au fond, en ce moment, j'ai plus envie les films, pas que j'ai envie de rester chez moi, mais en même temps, j'y suis obligé, je suis pas obligé de rester chez moi, disons, je suis pas capable d'aller au cinéma, en ce moment, ni de lire, paradoxalement, pourtant, lire, lorsqu'on se nique le pied, lorsqu'on boite, ( et qu'on a du mal, vraiment à marcher), c'est tout-de-même une occupation qui semble inévitable, mais je n'y arrive pas, je n'ai pas envie, la cinémathèque, me disais-je à l'instant, mon rapport avec, c'est comme avec les églises, je suis pas croyant, j'aimerai beaucoup, les choses seraient simples, le paradis, l'au-delà, blah blah blah blah, mais je suis athé, et ce, complètement, mais pourtant, me dis-je, il faut que j'y aille/entre plusieurs fois par semaines, je me dis, c'est très con, la comparaison, ça n'a rien à voir, mais de toute façon, me dis-je encore, je parle de rapports à des lieux bien précis, de mon rapport à moi, pas de savoir s'il faut comparer ou non ces deux sortes de lieux, par exemple, me dis-je encore, Beaubourg, (les salles de cinéma), ne me manquent jamais, le musée d'Orsay, (leur salle de cinéma), encore moins, (ce qui me joue souvent des tours,(j'ai loupé par exemple, tout le festival Russe qui s'est terminé il y a quelques jours)), les églises, me dis-je assez souvent, c'est plutôt, une sorte de rapport à l'enfance, je vais voir où j'étais, pas où je jouais, plutôt où j'ai passé mon enfance, où le crime presque, a été commis, (c'est un peu emphatique), je me dis, je sais que c'est moi-même que je cherche là-bas, je n'y cherche point mon salut, mais plutôt mon âme, (dans le sens où ele m'aurait été volée), pour le cinéma, pensais-je à l'instant, c'est exactement l'inverse, je sais que je n'y suis pas, et je ne m'y cherche pas,  pour les églises, me disais-je, c'est comme si j'y avais étais enterré quelque part, plutôt déjà enterré, disons, si je ne m'y cherchais pas/plus vraiment, (mon cadavre), j'y cherchais je crois, (me disais-je à l'instant), mon fantôme,

- Finalement je me suis remis un film de John Ford, c'était plus facile à comprendre, avec Ford, m'étais-je dit, tout est simple, tout est d'une simplicité brutale, d'une beauté brutale, le film d'Hathaway avant, je m'étais dit, je n'en pense rien, le images ne me font penser à rien, pour comprendre, ce film que j'ai déjà vu, il faudrait me le retaper jusqu'à la fin, et je n'en ai, finalement pas envie, je n'ai rien contre Hathaway, juste, je voulais pas voir un film de Ford, alors qu'en fait, je l'évitai simplemnt,  le film de Ford, le premier plan, me faisait penser à Ozu, la route, les poteaux télégraphiques, c'était clairement ça, du Ozu, puis, l'acteur, lorsqu'il arrive au camion, on le voit se transformer, il devient lui-même, ou lui-même Henri Fonda, on le sent se  vouter, on sent ses bras s'allonger, comme Henri Fonda, on sent qu'il prend sa propre démarche, on le sens s'affaisser, et pourtant se tenir encore plus droit, (on le sent se relever), ("Les raisins de la colère"),

janvier 9, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.08

V, (notes)

- Chez Ford, l'armée, au fond, comme corps inadapté, associal, justement plus tard elle dit "Je crois que grand-père ne m'aime pas beaucoup", ce à quoi sa mère lui répond, "Bien sûr que si mon coeur", "Il a du mal à comprendre le filles, il est habitué aux soldats",

- Chez Ford me dis-je, il n'y a pas d'endroit, où, pour parler vulgairement, on puisse poser ses fesses, les gens sont presque comme sans défense, ils sont pourrait-on dire, extrêmement poreux, et ont tout à construire, on pourrait dire aussi, ils sont comme neufs, (neutres), (d'autres diraient comme une page blanche)...

- Au fond, le fort, chez Ford, c'est pour se protéger de la vie civile, pas des Indiens, (une sorte d'Erouv),

- Il y a réellement un dévenir Queer, chez John Ford, (juste avant, je oensais que les enfants du film n'étaient là que pour la forme, (au sens formel du terme), qu'ils singeaient les adultes), la gosse, voulant devenir un garçon, parce que dit-elle, le colonel n'a pas l'habitude avec les filles, (je repense aussi à la phrase récente de Skorecki concernant le maquillage, où à cette séquence de "La charge héroïque", vaguement décrite ici-même il y a quelques jours),

- D'ailleurs dans ce film, "La mascotte du régiment", les garçons sont en jupes, et dans l'autre, "La charge héroïque", ce sont les filles qui sont en pantalon...

- L'uniforme de la fille, qui est celui rétréci, du garçonnet,


- Le mouvement de menton, de tête, de la fille, par rapport à sa mère, (une autre fille, une autre mère), je ne sais comment le décrire, un mouvement de retour, et comme vouloir tracer le même sillage que la mère, se mettre dans son ombre, être soit-même, elle-même,  il y a comme toute une philosophie de la vie, dans ce mouvement, toute la philosophie de la fille, envers sa mère, le mouvement, la séquence, est sublime, mais c'est terrifiant, (),

- La séquence du retour, où ayant été attaqués, ils ne sont plus que mouvements, gestes, elle ne comprend pas qu'ils ne jouent plus, (en gros), elle va de l'un à l'autre, elle gêne, il lui reste juste à observer, (et à poser des questions), on dirait presque, cette séquence très belle, celles des films de Philippe Fernandez, (revu des extraits il y a peu sur son site),

- La séquence immédiatement après où elle apporte des fleurs au sergent Mac Duff, et comment il l'a filme sautillant, lorsqu'elle se retourne, (toujours inconsciente de la gravité des choses), une séquence bien avant aussi, et magnifique, elle et Mac Duff, lui, tenant dans ses bras sa poupée à elle, lorsqu'enfin elle va à son chevet, qu'elle chante, qu'elle se recule, et n'a toujours pas compris qu'il est mort, qu'elle croit qu'il s'est endormi,

- L'enterrement, esthétiquement magnifique, le léger mouvement de caméra, (de droite à gauche), des cavaliers, vers ceux qui défilent au pas, (), (ne pas oublier d'utiliser "VLC"comme logiciel de lecture films, le seul, (et gratuit), qui ouvre tous les fichiers)

- La séquence où Khoda Khan lui épluche sa pomme,

- D'ailleurs, jamais les arabes ne sont filmés comme des sauvages,

- La séquence des "négociations", (Rohmer s'en serait-il souvenu pour "L'arbre, le maire, la médiathèque"?),

janvier 8, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.07

V, (note pour moi-même)

- Sur le chemin, dans le métro je pensais: "Mais enfin, c'est quoi la fiction exactement"? Et j'avais cette réponse magnifique, "c'est lorsque l'on surmonte sa peur", c'est juste après que ça débute,

- Par exemple, pensais-je ensuite, "40 ans toujours puceau", c'est ça, un film qui surmonte sa peur, il n'est/[ne pouvait être] magnifique qu'à cette condition là, c'est-à-dire, il y a toujours quelque chose de presque irrémédiable dans cet effort sur soi-même, je me disais, il est vrai assez obscurément, "ce film est une fiction, il fictionnalise de lui-même", "presque, il n'en revient pas",

janvier 7, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.06

V, ( notes)

- Salut c'est maman, je ne sais pas quoi dire par internet,

comment ca va? Je t'embrasse à deux mains, et  à demain...

- Je note mes cassettes, je dois bien en avoir une cinquantaine sans aucune indication, (je cherche aussi certains films "récemment" enregistrés), c'est assez chiant, laborieux, mais je trouve des trucs aussi, la fin d'un épisode de "24h00", la séquence où Jack tue son chef, (sinon les terroristes tuent des milliers de gens je crois), (je vais revoir toute la séquence, sinon l'épisode avant d'en reparler)

- Je tombe aussi sur la fin de "l'amour par terre", (enregistré il y a quand même pas mal de temps, c'est juste que je savais pas quel film avait remplacé celui effacé sur la cassette), bref, on se rend compte, (je), que Rivette prend les mêmes corps, d'une décennie à l'autre, par exemple "L'amour par terre/haut, bas fragile), il y a des corps identiques, des positions identiques,

- Cela dit, je n'aime toujours pas la plupart des films de Rivette, surtout les derniers qui sont insupportables de complaisance, (voir l'article de De Baecque sur je sais plus quel film (de Rivette) avec Bonnaire, (avant que les "Cahiers" ne soient "F", et que de Baecque ne trahisse totalement,

- Tombant sur une cochonnerie, (enregistrée à la suite d'un autre film), je pense à Skorecki, et je me dis, chez Ford, le plan, l'image, est une cérémonie, (...), (c'est-à-dire, (chez lui), c'est cadré, chaque image est cadrée, pas dans la cochonnerie enregistrée involontairement), (un peu faible comme argumentation, (mais je me comprends)),

- Un moment dans 24h00, lorsque le mec dit "connecte-moi sur le réseau routier", qu'il répond je te connecte, (et te préviens), qu'il dit ensuite, que c'est fait, la caméra n'est pas où elle devrait logiquement être, elle est sur lui, alors qu'elle devrait être sur elle, et sa voix à lui en off, pourtant on se dit, non qu'ils ont raison, mais que c'est la vérité, c'est-à-dire, ils se sont plantés, mais ils étaient dans le vrai, c'est-à-dire, c'était un accident, et la réalité, (pendant qu'une cassette se rembobine), et qu'au fond, ce qui est raté est une réussite...

janvier 6, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.05

V, (brouillon)

- La philosophie mène à tout, me disais-je, sur le chemin, plutôt ça sert à un tas de choses, je ne savais pas quel film j'allais voir mais j'en prenais le chemin, je veux dire, je sortais/partais avec cette idée là, mais peut-être, peut-être, que je n'irai point en voir, la philosophie parfois, pensais-je, nous aide dans les choix les plus incongrus, et les plus simples, les plus habituels, un pantalon par exemple, Rancière par exemple, (plutôt la photo de lui publiée dans Libé), m'avait aidé pour l'achat d'un pantalon, (j'avais besoin non d'un pantalon, mais d'un pantalon qui aille avec mes santiags, comme on dit, "ça te va bien au teint"), j'avais vu la photo de Rancière, je m'étais dit, c'est à lui que je veux ressembler plus tard, (et pas à Badiou par exemple), Badiou n'a aucun gôut, vestimentairement parlant, m'étais-je dit, ce n'est même plus du détachement, c'est du mauvais goût m'étais-je dis souvent, Rancière, lui, on se dit, oui, on voudrait bien lui ressembler un peu, plus tard, (en étant impoli, à son âge), j'avais donc acheté le même pantalon, non pour ressembler à un philosophe, mais pas coqueterie féminine, bref, je m'étais dit ensuite, je ressemblerai plus probablement à Pierre Guyotot, mais, Pierre Guyotat n'était pas en photo au moment où j'avais besoin d'un pantalon,

- Bon, je sais plus quel film je suis allé voir, je crois que c'était "The constant gardener", ce film magnifique, (un film Américain n'a pas besoin d'être très bon pour être magnifique, un film Américain, me disais-je, c'est toujours l'histoire du spectateur, c'est toujours, d'une certaine manière, d'une certaine assise on pourrait ajouter, le spectateur qui invente le film, (inventer au sens découverte aussi),   je parle bien du cinéma Américain, un film {rançais n'inventant rien, ne provoquant rien, (n'étant juste qu'une perte de temps)),

- Pour le film, j'aimais bien la rencontre complètement bidon, que le réalisateur ne cherchait même pas à la justifier, en quelque sorte me disais-je, il nous laissait nous débroiller, refaire le montage, ce qui était beau était lorsque la salle se vdait, la fille gueulait, et la salle se vidait peu à peu, au sens émoragie du terme, perte de fluide presque, et que c'était exactement ce que le réalisateur voulait qu'on comprenne, que la fille déjà, même si on le savait pas encore, allait y perdre la vie, de cette rencontre, après je ne me souviens plus, comme disait Jean-François Ossang dans une chanson, je me souviens que le cinéma Américain va souvent en Afrique, que ce sont les seuls qui se donnent la peine de regarder le monde, (nous en {rance, on a les Larrieux), je me souviens de la tristesse du type, je me dis, (nous sommes maintenant le jeudi 19 janvier), le cinéma Américain est toujours affaire de mémoire, plutôt, de traumatisme, je me dis aussi, la force du cinéma Américain, au fond, est qu'il se sent concerné par le monde...

janvier 5, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.03

V, (notes)

- Je regarde "Déjà s'envole la fleur maigre", de Paul Meyer, (je l'avais jamais vu), je me dis, (on/je verra(i) ensuite ce qu'il en est), l'image est comme sans fin, du coup je repense à un truc par rapport à Ange Leccia, (je m'étais dit que l'image chez lui n'avait pas de limite bien précise, qu'elle était sans cadre), (dans "Ile de beauté" tout-au-moins),

- Evidemment ce sont deux films complètement différents...

- Saturation sonore,

- Il y a quand même une sorte d'angélisme très désagréable, limite akkaadémik, le problème de Meyer, est qu'entre les repérages et le film, il passe/(choisit) par  un presque accadémisme, c'est-à-dire, la forme chez lui, présente pourtant, n'aboutit à rien, elle s'annule bientôt, elle est d'abord esssentiellemnt descriptive, limite anecdotique, elle témoigne, (alternative: elle témoigne d'abord),

- Le film nous prend d'abord par les sentiments, il passe d'abord par le chantage CM1,

- La séquence très belle (esthétikement) avec le prêtre,

- Etrangement je me dit que Breillat doit beaucoup sinon tout à Bresson... - Sentiment qu'il les regarde pas, (les gens/les acteurs), que c'est autre chose, il filme comme un discours presque, sentiment que les /ses images ne lui appartiennent pas, chez Meyer, au fond, c'est plus une idée médiatique qui est à l'oeuvre,

- Le séquence du bal, le plan avec les gros bidons, comment l'Italien se faire jeter par la française, "Gros bêta, t'as rien compris, oh non, Casimir, tu viens danser", comment il se recoiffe ensuite, et s'éloigne,

- Lors de la séquence avec l'unijambiste j'ai pensé, son mérite est qu'il a filmé cet endroit, mais il a jamais réussi à en faire une fiction, (au sens Bill Douglassien du terme), (par exemple), (ou Rosselinien),   

janvier 3, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (ultra-provisoire), mais définitif

- Numéro spécial bac-à-lauréats dans le dernier numéro des Bergaliens "*Cahiers f", (cette revue achetée/volée par Jean-Michel Frodon (et ses amis). *Cette revue "culturelle" de l'éducation nationale, (ou le supplément cinéma du monde de l'éducation)), ils s'améliorent, ils sont passés directement du CM1 au bac,

- Ah oui j'oubliais, Jean Douchet, c'est quand même une escroquerie absolue sa réputation, c'est toute de même une sacré merde ce type, faut voir la liste de ses films de l'année, (et les "films" dont il parle à la cinémathèque), Douchet, c'est l'alibi des crevures, mais c'est un âne, (ou un gros porc, (au choix)),

- Je voudrais (c'est mes voeux pour 2006) un critique* qui me fasse rêver, que j'admire, juste un, (oui oui c'est mon voeux pour 2006), (si si), un seul...

-  *(à part Skorecki et quelques autres de "Trafic", ou de "La lettre du cinéma", (cette revue désormais moins bien que Télérama))...

janvier 3, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.01.02

V, (Dreyer et moi),

- Essayé de regarder ce film de Ford, "Quand se lève la lune" ça venait de commencer, et ça n'en finissait déjà plus, sentiment que ça avait plus à voir avec le théâtre filmé, mais que c'était surtout quelque chose de très chiant, nous étions censés rire je crois, aux réparties, à beaucoup de choses, (etc etc), [bref] ça cabotinait, on s'ennuyait (ce qui est bien dans le livre de Chion, est qu'il explique pourquoi certains films de Ford sont ratés), bon,

- Décidé hélas, de ne pas aller voir le Ferrara, pour une raison bien simple, je ne supporte pas les bondieuseries, (ni Juliette Binoche), que la bande-annonce est repoussante à un point que cela ne me donne aucun regret, et puis, je n'y crois pas, ça ne m'intéresse pas, je veux dire par là que j'en ai rien à foutre, que je vais le regretter, (mais très peu), et que ça sera déjà ça, ce regret, mais que le désir n'y est vraiment pas,

- Etrange comme chez Dreyer, dans "Vampyr", le cadre n'est pas assuré, qu'il est presque amateur, (on voit bien qu'ils n'avaient rien inventés les autres, avec leur film qui se passait dans la forêt, (oublié le titre), eux c'était plutôt une version pour rire, comme une mauvaise toux, (une version maligne, fun), moi ce qui m'a gêné dans ce film, est que je me suis ennuyé, pas le côté commercial, chez Dreyer, c'est l'innocence du premier degré, c'est là où je me dis justement qu'est entre-autre la réussité de "3 enterrements", son premier degré, (il y croit lui-même), et que c'est pas bien important la lourdeur scénaristique, puisqu'il y a, de toute façon, autre chose, (que le scénario),

- Chez Dreyer, dans "Vampyr", on pourrait dire que l'image est amenée par le film lui-même,

- Chez Dreyer, le cadre semble d'abord choisi, (avant d'etre filmé), ce n'est pas cadré, (je ne sais si la nuance est claire), (alternative: ou regardé longuement), il y a quelque chose de l'ordre de la méditation, avant d'être filmé,

- Les photos de Miet...

- Le film de Biette, "Le champignon des Carpathes"...

janvier 2, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V,

- "Alison, pouvez-vous soulever votre robe? (Comme une dame je veux dire)"...

- In "L'homme aux lunettes d'écailles", de Douglas Sirk.

janvier 2, 2006 in Spectre 01 | Permalink