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26/01/2006

V, (brouillon)

- Revu, hier soir, le film de Rosselini, "Rome, ville ouverte", je l'aime pas beaucoup, la fin, la seconde partie est très belle, la première partie, tout en en comprenant le principe, (si principe il y avait, (voir plus bas)), certaines choses, (les [non] partis-pris esthétiques, la [non] mise-en-scène), je la trouve un peu ratée, en même temps, écrivant "un peu ratée", je me dis que justement, le film se cherchait en se faisant, (hum), qu'il s'est on va dire trouvé au moment même, (je n'aime pas le mot "trouvé" dans cette phrase), (je vais reprendre toute cette formulation horrible,
- Le début, je crois que c'était le scénario ou plutôt les notes, c'était peut-être finalement, à la réflexion, la partie la plus belle du film, celle où celui-ci n'existait pas encore, n'avait pas encore conscience de lui-même, c'était, d'une certaine façon, comme faire acte de présence, même, faire comme acte de présence au monde, c'est-à-dire, filmer pour que cela commence, la première partie, c'était d'abord comme ne pas savoir, comme ne pas avoir d'idées bien précises presque, les tentatives comiques, c'était ça, des traces, au début, au tout début, (du film), je m'étais dit, "c'est tellement artificiel", "c'est comme une matière", je m'étais dit ensuite, "l'artifice, comme temps présent, comment sentiment du présent",

-  Vers la fin, lorsqu'il sont dans la cellule, je m'étais dit que c'était celà qu'il recherchait, Rosselini, cette attente de la mort, cette résignation, il ne restait plus que la forme,

-  Je repense à la fin du film, je me dis, il manque une image, une image impossible, (une image de cruxifiction)...
 

janvier 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink