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18/02/2006
V, (note)
- Pour le film de Fuller, ("The naked kiss"), on se dit que c'est comme une lacération, la façon dont il va agir le flic, (ou qu'il agit), et Fuller on se dit, sa façon à lui de filmer, c'est à la façon des opérateurs, c'est pour ça qu'il y a même plus de montage, (au sens logique du terme*), parce que ce n'est plus de ça dont il s'agit, on n'en est plus là, et je me dis alors, c'est là l'échec de Rivette, il est trop poli pour être honnête,
- *Disons il n'a même plus le bon gôut élémentaire, il est presque insortable,
- Toute la séquence à partir de la robe de mariée, que la robe soit sur un portant, comme Martin, qu'ensuite, sortant, c'est un travelling arrière, qu'il y a deux gamines qui jouent à la corde, comme lorsqu'elle est arrivée, qu'elle découvre que son futur mari est un pédophile, le coup qu'elle lui fout sur la gueule, non parce qu'il est pédophile, (disons pas obligatoirement, pas entièrement), mais surtout parce qu'il dit que leur mariage sera idylique/magnifique parce qu'ils sont tous les deux anormaux, et ça, pour elle non, ce qu'elle cherche est la norme, pas l'esthétique, (elle refuse d'être aimé pour la forme*), le voile sur le visage du type assommé, comme une tache de sang, comment elle re-range sa robe dans le carton, (je pense alors au gateau du livre de Dickens), (et à Martin),
- D'ailleurs juste après elle parlera de ça, elle appelera ça "naked kiss"...
- Qu'il y ait ce retournement scénaristique plus tard, c'est dans la logique du film pourrait-on dire, puisque le film n'en a pas, puisque le film est juste pas un navet dans sa forme, puisqu'il est presque idiot, formellement idiot, je me dit, d'ailleurs le jeu des acteurs, c'est les coutures du film, il fallait que ça soit comme ça, il fallait que ça soit "mauvais", que ça soit autant expressif, de toute façon, Fuller, tout ça, ça l'indiffère, (le ridicule), cette sorte d'indifférence, (ce ridicule), que l'on retrouve chez Vidor, Sokurov, Rossellini, (dans au moins son court-métrage dont je me souviens pas du titre),
- Tout dans le film semble être de l'ordre de la reprise, elle refait sa vie, elle refait des scènes, (la séquence du commissariat avec la petite fille), elle refait les mêmes trajets, (pour les autres personnages du film, cela est aussi de cette ordre), le fait que cela soit "mal joué" participe aussi, d'une certaine façon de la reprise, (on pourrait dire qu'il en rajoute une couche), le travail qu'elle trouve, (soigner c'est donner une seconde chance, d'une certaine manière), ce qui est beau est qu'on peut se dire lorsqu'elle "avoue" qu'elle ne peut avoir d'enfant, que l'esthétique du film vient de là, comme une question de "retournement",
février 18, 2006 in Spectre 01 | Permalink