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22/02/2006

V, (brouillon)

- Au moment même où je nommais le dossier j'ai pensé, "c'est comme une addiction", (je sais plus de quel film il s'agit, (rajout)), à oui du film "Lord of war", moi j'ai bien aimé le film, il est un peu insignifiant, mais j'ai bien aimé, c'est pas très important parfois le cinéma, je veux dire, que le film soit un grand film ou pas, parfois c'est pas très important, il est bien quand même, au sens où on dit "il est bon que", (le doigt levé), les choses passent quand même pourrait-on dire, il y a au moins l'idée de l'effort, pourrait-on dire, de l'effort commun, de faire un film qui se regarde sans honte et sans ennui, j'aimais bien le plan où elle regardait le médaillon avec à l'intérieur, la photo de ses parents, j'aimais bien l'idée que le film se terminait quand même assez mal, que le mec pouvait pas s'empêcher, et que le film avait ce courage là, j'aimais bien la honte invisible du père, la plan aussi où les parents, vers la fin, apercevant la limousine de leur fils, ont comme un haut le coeur, je sais plus de qui est le film, c'est pas bien grave.

- Mais sinon, pour Pascal Sevran, (un moraliste selon [la pub dans] libé), j'ai feuilleté son livre, mon dieu, on le compare à Chateaubriand il me semble, j'ai envie de dire, "j'ai eu honte", mais en fait non, j'ai ri,  puis après je me suis dit, un mec se plaint d'un paneau de signalisation, (p 165), et on dit de lui qu'il est un moraliste, le reste du livre est pareil hein, bon, en fait, il faut le lire son livre, c'est même plus de la détente, il faut le lire par méchanceté, ou l'offrir, (rires), demain je posterai l'extrait de la page , et les machins de la pub. Page 165 donc, extrait: "Il y a deux feux rouges sur l'ancienne nationale 20 qui traverse Morterolles (...), cette affaire est gravement préoccupante"... Tout le livre est comme ça hein, même pas insignifiant, pire, (on doit bien trouver une expression, un mot pour qualifier cette chose).

- La france étant ce qu'elle est, (et on le voit  encore avec les Césars ce quelle est, où l'on "couronne" ceux qui cassent du nègre et du pauvre, (ou des fictions policières), (Nathalie Baye comme d'hab), les journalistes ce qu'ils sont:

- "L'envergure des écrivains qui nous regardent de loin pour mieux nous comprendre et nous expliquer",  Patrick Besson, Midi libre.

- "J'appelle cela de la littérature", Yann Moix, Elle.

- "Dans la lignée de ses idoles littéraires, Berl, Jouhandeau, Chardonne, Léautaud", Hugo Marsan, Le monde. Tous des écrivains collabos, (c'est moi qui souligne comme on dit).

- "Un de nos grands mémorialistes contemporains", Nicolas d'estiennes d'Orves, Le figaro.

février 22, 2006 in Spectre 01 | Permalink