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25/02/2006
V, je ne t'aime pas, je ne t'aime pas, je ne t'aime pas...
- "Je connais très bien votre mari, je l'ai vu souvent souvent dans les ambassades, la dernière fois c'était à Madrid***"...
- Chez Ophüls, me disais-je, au tout début de "Madame de", (ce remake postérieur/précoce, de "L'année dernière à Marienbad", où même le carrelage est le même), c'est incroyable le nombre d'escaliers*, non? Ils montent, ils descendent, ils n'arrêtent jamais, (les acteurs). Il y a ces mots dans "Le cousins Pons", de Balzac, "ce héros de l"histoire promise", je me dis, le film c'est ça, constamment une histoire promise, non une promesse, mais une histoire promise, "Madame de", me disais-je, c'est se rapprocher du bord du cadre, (j'avais noté "des bords du cadres"), d'épuiser quelque chose, l'image, de la vider, (comme à Trafic ils disaient "sauver l'image"), d'ailleurs me dis-je, un moment, même les acteurs, les personnages sont épuisés, (étrangement je pense au mot raturé en écrivant cela), j'avais noté aussi, de la vider...
- Je pense au mot "annoncé" aussi, relisant ce terme "histoire promise", on pourrait aussi dire du film "une histoire annoncée",
- Chez Ophüls, chaque film tend à une chose, à une image, une seule, une image tendue, déplié. Tout l'effort des films d'Ophüls ne tendent qu'à cela****, un dépli absolu, presque un claquement, d'ailleurs écrivant "claquement", il est curieux de retrouver et dans "Libelei", et dans "Madame de", cette phrase de la petite-amie assistant aux duels, et s'étonnant de n'entendre qu'un coup de feu, comprenant que tout est fini... Le coup de feu, le duel comme un écho, comme le son lointain, différé, à distance, du plan qu'Ophüls aura mis tout le film à chercher, (il faudrait plutôt dire "construire"), j'avais pensé un moment, à l'instant au mot "lisser", mais ce n'est absolument pas ça, Ophüls ne lisse pas, l'image chez lui un moment, se tend, et rompt, (je ne crois pas que ce soit le terme exact),
- Les points communs avec "Libelei" étant d'ailleurs plus que nombreux...
- *Ophüls en r-ajoute** d'ailleurs, le bijoutier, sa boutique dans laquelle il faut dabord descendre (et de son fiacre, et dans une sorte de sous-sol), pour aussitôt remonter un escalier étroit, (pour accéder au bureau du bijoutier), (parcours presque Lacanien), (disons rapidemment "chambre Lacanienne"),
- Chez Ophüls, dans ce film, il y a toujours des figurants, des seconds rôles pour commentyer l'image, "l'action", ainsi des musiciens du bal, (et il y a toujours un personnage un peu plus revêche), "Ces deux là sont toujours les derniers. Qui est-ce? C'est le baron ... C'est madame de...Oui eh ben baron ou pas baron, moi j'en ai assez, j'm'en vais"... Ils y a les soldats de garde qui interviennent par deux fois je crois, ("encore des fayots, y en a assez"), une autre fois aiu début je crois, un soldats qui dit en gros "il va se passer quelque chose", ou "il se passe quelque chose",
- ** En r-ajoute, (r), puisqu'Ophüls, pour ce film (tout-au-moins), joue sur la saturation, (musicale par exemple), sur la saturation sinon la répétition.
- ***Ou à Marienbad?
- ****Un principe que l'on retrouve partiellement à l'oeuvre, (mais avec moins de talent, (le génie en moins), chez Melville. Melville, c'est la réalisation d'un but, d'un casse...
- La femme du film, s'évanouit à chaques contrariétés, comme pour "Caught", ( où là, ça sera le type),
- La façon de parler du type, cette scanssion si proche du film de Resnais,
- Chez Ophüls, ("Libelei", "Madame de"), tout image, un moment a son explication, (j'avais écrit à son explication, ce qui est peut-être finalement le terme exact "à son explication, et la phrase serait alors "toute image à son explication"), c'est à dire on doit rendre compte, rendre gorge comme on dit aussi, (la scène du fumoir dans "Madame de"),
- "Les dames du bois de boulogne", est de 1944, "Le journal d'un curé de campagne", de 1950, "Madame de", de 1953...
février 25, 2006 in Spectre 01 | Permalink