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31/03/2006

V, (note de lecture)

- "L'image serait ainsi construite au fil de l'enchaînement et au fond du plan. Elle se dévoile sous nos yeux à la manière d'une trame de potentialitées figuratives en déperdition, enveloppe matricielle du lieu néanmoins exposée aux risques de la représentation".

- Diane Arnaud, dans son livre sur Sokurov, (oublié le titre).

mars 31, 2006 in Spectre 01 | Permalink

30/03/2006

V, (brouillon)

- Pour "Trash" j'avais d'abord pensé au mot "saisi", (terme provisoire), j'avais pensé, "on pourrait croire que c'est plein de faux-raccords, alors que non, ça n'a rien à voir", (et de toute façon ça se passe passse sur ce terrain là pourrait-on dire vulgairement), c'est-à-dire, nous ne sommes pas dans le cinéma*, il ne s'agit pas de ça, c'est beaucoup plus brutal, ensuite me disais-je, cela devient des moments, c'est la matière** presque du film, l'inertie commune et au type et au film, je me disais "c'est drôle, les filles elles crient constamment, elles sont presques hystériques, elles revendiquent presque l'image, (lui pas), on dirait presque le chant, la chanson de Solveig dans "Peer Gynt", de Grieg, c'est la même chose, le monologue de la fille lorsqu'il se pique, le délire de l'autre dans la salle de bain, lui, me disais-je, il est juste là, plutôt il est là mais absent, il s'absente, j'oserai, je dirai "il est là par omission", mais c'est une sorte de masse floue, il gêne même, il encombre même par instant,on pourrait même dire qu'il fait chier, je me disais, il n'empêche rien, mais il n'est pas là, je me disais, c'est son inertie qui empêche et pourtant (et dans le même mouvement) produit la fiction, c'est en l'empêchant que celle-ci, paradoxalement, advient, je me disais, pensant alors à Ophüls, c'est comme si, chez lui, Ophüls, les choses avaient mal tournées, s'étaient mal passées, comme si quelque chose avait fondu, comme si l'image s'était effondrée d'elle-même, (ou plutôt sur elle-même), mais/(et) que pourtant cette effondrement était la condition même*** de la fiction, je me disais, (un peu plus tard), on est plus très loin de l'autre, (j'ai oublié son nom), [puisqu'il] il s'agit, entre-autre, évidemment, cette inertie, de bégaiement, (Martin Arnold), je me disais, on est pas très loin de Dreyer, je me disais, on a peut être le sentiment que les femmes du films sont toujours à la lisière, mais pas du tout, dans les faits oui, mais en fait non, c'est là le sublime du film, en faire des pirates, (des femmes), je me disais, elles sont rien de moins que tout le cinéma dans le film, je me disais, ce sont des harpies, des furies, c'est sublime,

- * Plutôt nous sommes en plein dedans.

- ** Alternative: c'est la manière presque du film.

- *** Voix de Badiou.

mars 30, 2006 in Spectre 01 | Permalink

29/03/2006

V, (brouillon)

- Au fond me disais-je, (lorsqu'elle criait de sa petite voix mourante "Help me"), le cinéma Américain, celui d'un certain genre, fonctionne sur le déjà-vu, et la force du cinéma Américain pensais-je encore, est que le déjà vu a souvent à voir avec le mythe, (une sorte de supra déjà-vu)), on pourrait dire aussi, et en parlant de tout le cinéma Américain, qu'il fonctionne par un sentiment commun, (assentiment non),  je me disais, avec "Bubba ho-tep", nous sommes dans le bric-à-brac Balzacien, le cinéma Américain me disais-je, celui d'un certain genre, c'est ça, c'est de ce niveau, je me disais, pour le film, lors de la séquence où le type tire sur la momie dans le couloir, avec ses pistolets en jouets, son masque, son chapeau, nous sommes dans la chansonnette, nous sommes plus très loin du film de Dieutre, "Once more", avais-je pensé, je me disais, le cinéma Américain, celui d'un certain genre, a à voir, parfois, avec les vieux 45 tours, je me disais, c'est bien une esthétique de la récup, du bric-à-brac, du marché aux puces, je me disais, oui, je me disais, oui, qu'Elvis ait des problèmes de bassin, dans le film, oui, c'était la moindre des choses, j'aimais bien la mélancolie d'Elvis dans le film aussi, cette façon de n'avoir plus rien, de n'être plus que souvenir(s), de n'être plus que lui-même, (et même plus Elvis), et de vouloir continuer malgrès tout,

 

mars 29, 2006 in Spectre 01 | Permalink

27/03/2006

V, (note pour moi-même)

- Une sorte de point de départ, aller d'un point à un autre, (et pourtant n'avoir point bougé), la conversation chez lui (Mankiewicz), n'avance à rien*, chez lui le temps passe, c'est pour ça que l'image épisodiquemment se met à trembler, presque à sortir de ses gongs, presque à dérailler, parce que c'est le lieu original, le point A du film (comme dirait Skorecki), c'est la source du malentendu pourrait-on dire. La fin au fond, m'étais-je dis, n'est pas très loin de Rossellini, avec l'aveu du type, (et l'aveu presque à elle-même de la fille), ("Chaines conjugales"),

- *(alternative: n'avance en rien),

mars 27, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (provisoire)

- Apparemment il y a "Taurus" de Sokurov (film quasi inédit en france je crois) en téléchargement, (emule/edonkey), sous le titre Toro...

- J'en sais pas plus, je le télécharge...

- Sauf qu'il est indiqué que c'est peut-être un fake...

- Mais il semble que la personne qui met en ligne le fichier soit quelqu'un de connu (un copain à Chauvin), donc...

mars 27, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

25/03/2006

V, (en cours),

- J'avais ce mot à l'esprit, "familier"*, (c'était un peu tortueux d'expliquer pourquoi, je pensais à la culture populaire, au roman-photo, ce n'était pas exactement ça, mais je savais que ce mot était important, concernant ce film), et me venait aussi à l'esprit ce mot, "primitif", (au sens presque Dreyerien du terme), la beauté seconde du film venait que Perries se fondait dans ce roman populaire, dans la structure, (narrative pourquoi pas), ne cherchait pas à désarçonner son public, (je n'y crois pas une seconde), le film entier de perries m'étais-je dit, repose sur une structure, sur le cadre, presque sur un arc pensais-je à l'instant, pensant à un autre film, je me disais, il s'agit de tendre les choses, de tendre jusqu'à la transparence, (jusqu'au bris presque),

- *familier : accessible, acclimaté, accoutumé, aisé, ami, amical, apprivoisé, assimilé, bonhomme, cavalier, commensal, commun, compagnon, connu, cordial, courant, coutumier, déboutonné, désinvolte, domesticable, domestique, dressé, étroit, expérimenté, facile, familial, familiarisé, franc, gentil, habitué, habituel, intime, liant, libre, lié, maître, ordinaire, rassurant, rompu, sans-façon, simple, sociable, spécialiste, spontané, traitable, usité, usuel, vieille connaissance.

- Antonymes : académique, ampoulé, arrogant, boursouflé, cérémonieux, correct, digne, discret, distant, étranger, exceptionnel, extraordinaire, farouche, fier, froid, grave, hautain, inconnu, insolite, noble, rare, recherché, réservé, respectueux, sauvage, solennel, soutenu.


mars 25, 2006 in Spectre 01 | Permalink

24/03/2006

V, (brouillon)

- Ce n'est pas que "Destination finale 3", ce film sublime, réussissait ce que loupait/(ne faisait/tentait pas) le film de Pierre Huyghes, (parce que bon quand même fallait pas exagérer, m'étais-je dit), mais justement, quand même, il réussissait bel et bien ce que ratait le film de Pierre Huyghes, le film de Pierre Huyghe, rapidemment, ce qu'il lui manquait, c'était les images, disons, il lui en manquait un certains nombre*, "Destination finale 3", du trop plein, il en faisait un film magnifique, on pouvait dire de "Destination finale 3" que c'est ce qui arrivait lorsqu'il y en avait un peu trop, d'images, un film d'horreur, m'étais-je dit, c'est en quelque sorte, épuiser la fiction, et par tous les moyens, (par tous les moyens possibles pourrait-on dire),`je me disais, un film d'horreur, c'est retrancher, c'est pas la fabrique des images, d'une image, non, c'est l'inverse, un film d'horreur m'étais-je dit, c'est des images au préalable, (je crois que la phrase ne veut rien dire),

- *A l'instant je pensais à cette phrase, "passé le pont les fantômes vinrent à sa rencontre".

mars 24, 2006 in Spectre 01 | Permalink

21/03/2006

V, (notes)

- Pour "Frankie", non, (et départ), il y a des gens, on se dit qu'ils faudrait qu'ils aillent un peu au cinéma parfois, (les "cinéastes français"), jamais la réalisatrice ne semble réellement filmer, on pourrait dire, elle suppose juste, bon, on va pas y passer cent sept ans comme on dit, enfin c'est un peu dommage, (avais-je pensé), j'étais persuadé du contraire, (que le film serait bien),

- Pour le film de Pierre Huyghe, le lendemain on se dit qu'on a été un peu déçu, quelque chose de pas suffisant, pas d'inachevé, quelque chose de paresseux peut-être, plutôt de non fini, on se dit, le film se contente non de peu, mais d'une sorte de constatation presque effectivement paresseuse, de constatation satisfaite, sinon autosatisfaite, on se dit, il va jusque là-bas, et non qu'il n'y trouve rien, mais il ne va pas plus loin, il y a plusieurs passages très beaux, cette espèce d'ile et son reflet, la séquence nocturne de "tempête" où on se dit qu'ils vérifient leur présence, l'image, que cela a bien lieu, le film justement ne fonctionne que parce qu'il a lieu, par acte souverain presque, (comme on dit le fait du prince), le film, je me disais aussi qu'il y avait quelque chose de beau dans le fait d'aller au bout du monde pour rien, (pour ne rien faire/pour ne rien y faire), (pour ne rien y faire de spécial), mais me dis-je, se contenter de "buter" contre l'île et son reflet, se contenter d'en faire une reproduction en 3 D, est-ce bien suffisant? Je me dis, ce film a plus à voir avec l'école des mines qu'avec le cinéma, le cinéma serait de ne pas se contenter de reproduire les "contours" de l'ile comme il, lui, se contenta, je me disais, le cinéma c'était juste après, bon, tant pis, mais je me disais quand même, le cinéma, c'est de faire quelque chose avec le fait qu'il n'y ont rien trouvé à faire, au bout du monde, il y a bien cette image glacée qui bouge, cette image qui se fissure presque, mais je crois pas que ça soit suffisant, (on pourrait même ajouter à nouveau ce mot "insuffisant"), on pourrait dire qu'il aurait pu filmer cet ennui, que Mallick dans son dernier film avais filmé le mec arrivant au bout du monde et ne trouvant rien, lui, Pierre Huygues ne filme rien, il fait le malin presque, il se contente presque du reflet de son ile, comme s'il se cognait contre, bon, pas grave,

- Dans 24 h00, à chaque instant, ils  doivent se déterminer par rapport à une morale personnelle, sinon par rapport à la morale tout court, plutôt, le film pose à chaque instants des questions d'éthique, presque aussi au sens formel du terme, (au sens poseur du terme, défilé de mode presque du terme),

mars 21, 2006 in Spectre 01 | Permalink

20/03/2006

V,

- "Au départ de ce projet, il y a la volonté de produire les conditions d'apparition d'une narration, d'inventer des fictions, puis de se donner les moyens réels d'aller vérifier leur existence".
- Pierre Huyghes, in Art Press, avril 2006.

- L'article du monde, .

mars 20, 2006 in Spectre 01 | Permalink

19/03/2006

V, (notes)

- Hum, pour Truman Capote, concernant Truman Capote, je pense pas qu'il y ait lieu d'en parler, tout ce quy'on pourrait en dire a déjà été dit*, marketé, il n'y a rien de plus à en dire, film empesé, amidoné, mais surtout insignifiant, un film pour Libé, (pour De Baecque et affidés), chez James Ivory, que le terme amidoné concerne plus, jamais l'accadémisme, l'insignifiance ne pèse, c'est juste empoulé,

- Concernant 24h, saison 5, deux choses, au début du premier épisode surtout, les acteurs/les personnages sont souvent/toujours au fond du plan/de l'image, et doivent marcher,  il n'y a plus de montage presque, Jack va trop vite, l'affolement totale de la fiction, les acteurs/les personnages allant plus vite quer le film, le film/la fiction allant plus vite qu'elle même, débordant, sentiment que c'est presque une attaque contre le réel, je sais pas si on peut parler d'ultra réel, c'est beaucoup plus,

-  Les genoux du gosse, (Derek), (acteur plus que magnifique) dans la flaque de sang,

-  Le regard de Derek vers celui qui va mourir à sa place, il va se voir mourir, il va voir sa propre mort, le type lui ressemblant vaguement, d'une certaine façon il en mourra quand même,

-  Etrange comme à plusieurs reprises je pense au film d'Ange Leccia, "Ruins of love", du coup je garde les premiers épisodes, (je ne les délète pas), me réservant une seconde vision pour pouvoir comprendre expliciter ce qui me fait dire celà...
 

- Très belle interview de Pierre  Huygues dans le dernier Art Press, noter ici la première phrase à propos de son dernier film,

 

- * (Par le marketing).

mars 19, 2006 in Spectre 01 | Permalink