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2006.04.30
V, (note pour moi-même)
- Au fond, "Mods" et "Etoile violette", (même scénariste) , ils viennent, doivent beaucoup à "La Chinoise" non?
- La gymnastique/(la danse dans "Mods"), la classe de Léaud (ou de l'autre avec la tête de Daney)/(la classe de "Etoile violette")...
- On pourrait citer, parler du dernier film ou navet de Philippe Garrel, qu'il doit beaucoup aussi à "la chinoise", mais là, ça en vaut pas la peine...
- Le mec malade, au fond, c'est un peu Léaud, et celui* de "La chinoise" et celui de "Rue fontaine"? Les deux autres, c'est un peu comme s'ils revenaient sur les lieux du film, dans ses décors, ce qu'il en reste, comme s'ils revenaient en arrière? J'avais pensé, un moment, (et au même moment), à Coppola aussi, (Brando au fond de sa caverne), hum...
- La fille qui lit, (dans "Mods"), je me dit c'est comme un avatar d'Axelle R, c'est comme si elle était une sorte de gardienne, un truc de mémoire, et de souvenir, elle lit pour se souvenir me dis-je ensuite, (une question de temps qui passe), et puis bon me dis-je encore, c'est long, le temps, (poster la citation de la fin du bouquin Russe que P. Léon avait adapté),
- A cette expression "tourner vinaigre",
- * Qui ne s'en serait pas encore remis.
avril 30, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (note de lecture)
- Je lis le texte assez beau de Daney sur Francisca et je tombe sur cette phrase "comme dans le dernier film de Truffaut", je me dis, il peut pas s'empêcher de tout Antoine de Baecquiser, je me dis Truffaut me dégoûte profondément, et j'arrête la lecture de Daney, il y a rien à faire, je ne supporte pas de lire même le nom de certains, je me dis alors, Larrieux, Civeyrac, c'est du cinéma meanstream honteux, comme on dit pédé honteux, dans le livre de Daney, il parlait de cette autre putain Benoit Jacquot, on voit bien qu'on en est revenu là, avec les Larrieux etc, qu'au fond on a pas bougé d'un pli, sauf en arrière, mais à l'époque, me dis-je à l'instant, il y avait Daney, (je veux dire par là qu'il y avait pas admiration béate, défense béate de l'occident blanc de la fémis), maintenant me dis-je, faut voir ce qui s'écrit sur les Larrieux, faut comparer, (je pense très fort à ce texte de Jean-Babptiste Morain dans les inrocks récents), je me dis, ces gens sont bêtes, je me dis, les mecs sont tellement dans la défense de leur occident blanc de la fémis, (...), qu'ils en oublient de penser, (de toute façon, c'est bien par cet oubli qu'ils en sont là), ils sont dans l'idéologie pure, la défense du 7 ème arrondissement, je me dis, on ne choisis pas Auteuil par hasard, ça vient de loin, je me dis, mais comment peut-on défendre un film pareil, sans argumenter en quoi que ce soit? (Si si, les draps qui bougent, pour le neu-neu Morain, c'est ça la mise en scène un drap qui bouge et un nuage dans le ciel, je dirai, à la limite on pourrait parler de direction artistik, d'accessoiriste, (le soleil étant un accessoire comme un autre, un accessoire loué), (puisque les Larrieux louent tout)). Je me dis, le mec, cet âne, ce frère d'Antoine de Baecque, (Antoine de Baecque Antoine de Baecque Antoine de Baecque Antoine de Baecque Antoine de Baecque), il y a pas une ligne, une seule qui pourrait faire en sorte que l'on se dise que peut-être le film mériterait une seconde vision, (même une première), le mec me dis-je, se contente de vendre le DVD, je me dis, c'est ça son vrai métier, vendeur de DVD, je me dis, avec la critique cinéphilique actuelle, on est dans le second marché, même quand le film sort sur les écrans, on est déjà dans le second marché, je me dis, ces gens, me font, par leur seule existence, détester Daney, c'est le plus terrible d'eux, c'est en cela qu'ils sont encore plus haïssables,
- Ah, ça fait du bien...
- Lire le texte de Daney sur "Les ailes de la colombe", de Jacquot, page 39.
- Parce que bon, hein, faut pas qu'ils oublient les crevures de la critique cinéfilique, Daney, faut se souvenir comment il parlait de Rivette par exemple, je suis pas certain du tout moi, que ça se serait passé aussi bien, pour les crevures du cinéma maréchal-pétainiste, je veux dire, vous croyez vraiment qu'il aurait défendu les Larrieux Civeyrac Assayas? Vous croyez qu'il s'appelait Hansen-Love ou quoi?
- Penser à poster un extrait du numéro 8 de la revue "Inculte", sur la récupération,
- On pourrait dire dans l'immédiat, "Daney n'existe qu'à la condition expresse qu'il soit mort", (voix de Badiou).
- On pourrait dire aussi, il n'existe qu'à la condition expresse de lui faire dire ce que l'on veut, (Hansen-Love est remarquable pour ça), (mais il y en a plein d'autres, d'ailleurs, on pourrait même dire, citer Daney est déjà mentir à son propos, est déjà un mensonge), (on pourrait même dire, citer Daney est en soi une chose pleinement suspecte), (on pourrait même dire, citer Daney est déjà faire montre de l'intention de mentir), c'est d'abord s'apprêter à mentir,
- Comme on met ses habits du dimanche?
avril 30, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.04.29
V, (...).
- 422 chroniques de Louis Skorecki, là, (422, 423, 424, 425, 426, etc).
- (Je n'ai pas beaucoup envie d'aller au cinéma ces jours ci, et je digère le film d'Olmi ("Les fiancés"), et ce film "Nude in public", sans parler de celui avec Pamela Anderson)...
- Sans parler de la découverte des films de Valérie Pavia, là, (on les trouve aussi à Beaubourg)
- Disons, [que] je suis sous le choc, je n'aime pas cette expression "digérer un film", comme une grosse vache avait parlé il y a longtemps des films de Rossellini qu'ils nourrissaient, disons que je suis sous le choc, ou hanté, (hum, c'est pas mieux),
- Et ça, je sais pas si c'est une blague ou pas, apparemment non...
avril 29, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.04.28
V, (brouillon)
- Dépréssurisation, c'est le mot qui me venait pour le premier film, pour les autres, tout en, restant dans quelque chose de semblable, le mot ne convenait plus, je m'étais dit, j'avais noté qu'il s'agissait comme d'une poussée, j'avais écrit exactement "il s'agissait bien d'une poussée",
- J'avais noté cette phrase aussi "lorsqu'il commence à parler des liquides, de la bière du vin, et du tabac", après je m'étais dit, c'est comme un emballement, un moment j'avais pensé cela et écrit, "existons-nous à l'image", je sais plus pourquoi j'avais écrit une phrase aussi conne, j'imagine un peu, j'imagine que je me disais des chose, genre le film par négation accumule des preuves etc etc, j'avais noté plus bas, "comme mémoire?", chez eux, m'étais-je dit pendant le troisième film, c'est se vider, c'est vider l'image de sa substance, j'avais même noté deux fois le mot "substance", (j'avais mal orthographié la première fois), j'avais noté "lorsqu'elle se balade avec le manteau ça marche pas, ça devient du discours", j'aurai pu ajouter, ça devient, projeté, démonstratif, j'avais noté ensuite ces quelques mots "explication de texte?", puis "rassembler ses esprits", je m'étais dit, le film, c'est mettre des mots sur les choses, (et même sur les arbres), (etc), je m'étais dit, au fond, ce qui est en trop est abstrait, (?), c'est ce qui s'échappe, qui sort, j'avais noté, pensant à Avi Mograbi, "c'est une accumulation Mograbienne de sorties diverses", le mot "diverses" étant rajouté maintenant,
- "Art orienté objet", (à Point ligne plan)
avril 28, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.26
V, (note de lecture)
- Quand Balsan est mort, je me suis dit que c'était déjà ça, ce matin, je lis la phrase du fils Ciment dans Libé, (entre parenthèse, je comprends* pas comment on peut être on va dire aussi pointu en musique, et aussi nul en cinéma et en art (la littérature n'est pas mieux loti), je me dis, De Baecque, lui, je lui souhaite le cancer, extrait:"Auteur «à l'ancienne» (il a écrit ses quinze films ligne à ligne), illustrateur artisanal du cinéma français comme genre populaire (René la canne, l'Etat sauvage, la Banquière, le Bon Plaisir) dans la droite ligne des années 30, Girod incarne une sorte de fantasme de compromis historique. Si la Nouvelle Vague pouvait regarder d'un côté vers la qualité française et de l'autre vers le polar bien de chez nous, si Sautet pouvait donner la main à Autant-Lara et à Chabrol, ce serait lui, profil idéal du cinéaste cinéphile sans tapage ni faute de goût. On voit tout cela dans Un ami parfait, film cousu main, bien joué, finement dirigé. Qui ressemble ainsi au conservatoire d'un certain artisanat national du cinéma"...
- Article complet, là.
- Pendant que j'y suis, l'article bidon d'Emmanuelle Richard sur "V pour vendetta", là,
- Et l'article de Brigitte Ollier sur le gala des artistes, là.
- D'ailleurs je me suis désabonné, (rajout du 28 04).
avril 26, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (brouillon)
- Assez vite je me dis que c'est une forme qui résiste, ses films, une forme presque rugueuse, pour le premier film, je m'étais dit que le texte qui défilait en bas de l'écran, n'était que comme la remise en cause, en question, presque à la question, de l'image, et tout de suite je me disais que ce n'était pas ça,
- Les bruits de la rue, les passants, je me dis, ils deviennent comme l'image elle-même, c'est comme si chez Pavia, on assistait à la construction d'une image, une construction sous contrainte me dis-je un moment, d'une matière malgré elle, je me disais, comme si la matière fuyait son enregistrement, je me disais, les couleurs, à force de contraste, sont comme délavées, l'image est comme attaquée, et par ce qui la constitue, j'avais noté ce mot "dérèglement", la vitesse, le son, les passants, la couleur, ce qu'elle filme, ce qui constitue l'image la dérègle dans le même temps,
- Je remarque à l'instant, que le cinéma français est un cinéma et féminin et de voyage, l'Afrique (au sens large) pour Prenant, les USA pour Paris, les pays de l'est pour Pavia, pour Benat, Lheureux, Gonzales, je ne distingue pas de fixation géographique, peut-être que c'est inexact pour Benat, qu'elle fait ses films en france, (et Delprat aussi, mais elle c'est encore différent),
- Ce qui est beau chez elle, c'est que tout est imparfait, en devenir,
avril 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.23
V, (note pour moi-même).
- Pour le film de Lang "La femme au gardénia", je me dis, il y a toujours une image d'avance, jamais de trop, mais d'avance*, que le film c'est ce rattrapage, (enfin il y a aussi, d'une certaine façon, une image de trop), (une image fantôme), je me demande si, au fond, le film ne serait pas la recherche d'une sorte d'incarnation, la fille, elle passera tout le film, quand même, à ne plus exister, à nier, **(à se dédire?), pour vivre, re-vivre, elle devra d'abord disparaître, elle passera tout le film à se passer, à se débarasser d'elle-même, à essayer plus exactement, de retrouver une identité on va dire fragmentée***, (un miroir se brise il me semble, lorsqu'elle perd, ivre, connaissance),
- Qu'est-ce qu'une enquête criminelle au fond, sinon que tout coïncide?
- *Celle-ci me dis-je, peut être aussi éventuellement parfois, son propre reflet dans le miroir, (et l'image de trop, ça peut être le reflet de soi-même justement), (celle qui se croit coupable, et l'autre, celle qui est coupable, le sera d'abord en fonction d'elle-même), toute décision, bifurcation importante du film viendra il me semble, après le passage devant un miroir, ...
- **A avoir peur, à être terrifié,
- *** (Pour parler comme tout le monde).
avril 23, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.22
V, (note de lecture)
- Article de Libé ce matin, sur une expo au musée carnavalet "Une nuit au cirque", toujours pareil en france et à Libé, rien ne compte que le vieux, ce qui a plus de 30 ans, et le people, à Libé, ce qui est récent, ce qui ne passe pas à la télé, n'a pas droit de cité, n'existe pas, question cinéma me dis-je à l'instant, repensant à ce truc ignoble de Douhaire hier sur Powell, c'est l'alignement total sur la ligne à Ciment, (Positif), c'est Tavernier (et Scorcese/Almadovar) en maitres à penser, (lire "à ne pas penser"), je me disais ce matin, il faut vraiment que ce journal crève, que ces gens disparaissent, chaque jour c'est cochonneries sur cochonneries, un journal de vieux, de vieux cons, en fait, regardant la photo de l'article, je pense à Drucker, je me dis, voilà, c'est ça, une Druckerisation de Libé, (guest stars De Baecque, Douhaire Séguret Ollier), oui me dis-je, les maitres à penser de Libé sont bien Ciment et Drucker, ça aurait pu être Badiou Rancières Godard, etc, ils préfèrent Tavernier, des tomates me dis-je, des tomates, je regarde à nouveau cette photo illustrant l'article, je me dis, on dirait un journal municipal, je me dis, mais c'est quoi l'intérêt? Je veux dire, c'est la seule expo? Le reste c'est trop prise de tête? C'est un truc à bobos? (Cette expression d'extrême-droite à la mode). Je me disais, le problème avec les journalistes, est que ce sont majoritairement des gens médiocres, ils font ce métier faute de mieux, parce qu'ils sont capables de rien, et ils s'accrochent, à Libé ils s'accrochent vraiment, (on pourrait ajouter, "jusqu'au pourrissement"), ils font rien d'autre que ça, s'accrocher), et ne font rien d'autre, et ça donne ça, un journal municipal, (ne pas oublier, ils en sont quand même au gala des artistes, à Birkin et Tavernier), je me dis, j'ose même pas sugérer un artiste, on leur dirait, mais lui, elle, (on remarquera que j'écrit il avant elle, puisque la haine des femmes est de nouveau à la mode), dont mais lui, vous pouvez pas en parler? Ils te diraient, "non mais ça va pas, il y en a marre du parisianisme", on a envie de leur dire, mais le monde, à part le gala des artistes, il existe pas*?
- Remarquons que je n'ai pas écrit le mot art, (ils seraient capables de m'envoyer une lettre recommandée), (pour abus), j'ai juste parlé du monde, je reste dans le raisonnable...
- Ah oui, deux pages sur Powel, trois lignes sur Fuller...
- Sur le film "V pour vendetta", on se dit que ça aurait pu être l'occasion d'un dossier sur le film politique machin, ils aurait pu faire appel à Badiou, Rancières, et même Brenez, puisqu'elle est spécialiste en cinéma machin, ils ont préférés faire un article plus que merdique s'interrogeant sur le sexe des producteurs, c'est ça maintenant Libé, et puis Brenez, pour eux, elle doit être infréquentable, même elle, elle est trop "sulfureuse", la question existentielle pour eux c'était ça, il a changé de sexe ou pas, l'autre?
- *Ce qui me fait penser que je déteste Van der keuken, (pour sa vision compassée, justement du monde), (on peut dire aussi, finalement, sa vision municipale du monde), et puis, c'est tellement pas filmé...
- "Le cinéma français se conforte dans l'idée qu'il est très supérieur au cinéma Hollywoodien, temple de l'argent et de la créativité écrasée. C'est absolument faux. La copie de Silent Hill qui sort aux Etats-Unis, c'est ma director's cut. On ne m'a pas demandé un seul changement! Il faut faire attention avec cette image de bastion culturel de la créativité, parce qu'un jour on va finir par se vider de notre sève". Christophe Gans.
avril 22, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.04.21
V, (...)
- A télécharger absolument, le petit film intitulé "Nude in public, nudist pising", en torent...
- J'essayerai de retrouver le site où je l'ai découvert, (il est en catégorie "td" dans mon del i cious)...
- On le trouve là aussi,
- Je me demande si ça les intéresserait pas, à Point Ligne Plan, quoique que c'est un peu hard pour eux...
- Un peu le genre du film tourné dans le 15 ème, avec Joana Preiss, sauf que la fille est à poil, (et quelle pisse plusieurs fois debout au milieu de la rue),
- Une sorte d'errance urbaine,
avril 21, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (note pour moi-même)
- Je me disais, pensant à elle, (et à Ophüls), le lieu, c'est peut-être quelque chose qui d'abord, (ou aussi), se fissure, c'est d'abord quelque chose qui dans le même mouvement se fissure,
- Pensant à Ophüls je repensais aussi au début de cette pièce de Koltès, (Dans la solitude des champs de coton), "Si vous marchez dehors, à cette heure et en ce lieu, c’est que vous désirez quelque chose que vous n’avez pas, et cette chose, moi, je peux vous la fournir ; car si je suis à cette place depuis plus longtemps que vous, et que même cette heure qui est celle des rapports sauvages entre les hommes et les animaux ne m’en chasse pas, c’est que j’ai ce qu’il faut pour satisfaire le désir qui passe devant moi, et c’est comme un poids dont il faut que je me débarrasse sur quiconque, homme ou animal, qui passe devant moi"...
- Pensant aussi à Olmi, je me disais, chez lui, dans "Les fiancés", c'est quelque chose qu'on n'atteint pas, il en est tout le temps question, mais jamais on ne l'atteint,
avril 21, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.19
V, (pour vendetta), (brouillon).
- Pas très étonnant, au fond, m'étais-je dit, changeant de cinéma, que la presse entière, des "Cahiers f" à "Libération", (plus tous les autres), (enfin j'ai lu que l'article de Libé*), (et c'est déjà beaucoup trop, quoique qu'en même temps, faudrait faire le tour, (pour rire un peu)), s'entichent de ce film "Oss 117", film de faiseur, c'est exactemnt le film qu'elle attendait, je me disais, oui enfin du cinéma populaire de qualité qui fait rire, c'est exactement ce que l'on veut en france, une esthétik des années 50 pas vulgaire, je me disais, la france réalise son rêve, de plus en plus, revenir en arrière, je me disais, en france, le temps s'est non seulement arrêté, il recule même, je me disais, la france a découvert l'infini, je me disais, le second degré ne repose sur rien, aucun partage d'expérience, il repose à dépends pourrait-on seulement dire, je me disais, repensant à la bande annonce du prochain navet de José Garcia et Isabelle Carré, enfin un cinéma qui remet les femmes à leurs places, des idiotes, des baffes, et des tricots, je me disais, le cinéma français est en train de réaliser le rêve de ce petit pays provincial, je me disais, enfin un cinéma Chiraquien, enfin ils l'ont, ils ont eu le voleur, ils ont maintenant son cinéma, je me disais Antoine de Baecque doit être heureux, enfin, il doit être fier de son cahiers cinéma, le degré zéro, enfin la nouvelle vague oubliée sans vergogne, sans regret,
- Pour le film "V pour vendetta", (titre sublime), c'était plutôt le film d'un éclairagiste, c'était brouillon et confus et ça n'allait pas plus loin, finalement, m'étais-je dit, le film de la semaine qui prend le cinéma le monde au sérieux, et ce, malgrès qu'il soit pas très bon, (...), c'était quand même le film d'Axelle Ropert, "V comme vendetta", c'était plutôt pas loin de la fumisterie avais-je pensé, (mais une fumisterie de foire, de fête foraine), "Oss 117" étant juste complètement inexistant, "V comme vendetta" m'étais-je dit, ne propose que le conformisme, je m'étais dit, la campagne publicitaire était bien, le film moins, presque en trop, j'aimais bien pourtant m'étais-je aussi dit, par rapport à l'autre navet fier de l'être, il communique quelque chose, je veux dire, l'autre (Oss117 est dans le formol, lui est simplement mauvais ou plutôt raté), je me disais plus tard, le film, au vu de sa campagne publicitaire, on s'attendait à un truc genre "capitaine Sky", et c'est ce qu'on lui reproche, l'absence d'esthétik Soviétik, (et (ou) futurist), le film ne dérange pas m'étais-je dit, pas de morts innocents, "tout est bien qui finit bien", pourrait-on dire,
- * Article à hurler de rire, extrait: "Dans le fond, le plus inattendu et attachant dans cette super-production atypique, outre l'absence remarquable de toute action", l'absence remarquable de toute action, ouf, ils respirent les crevures, que de l'ennui psychologique, que de la poésie estudiantine, pas de baston nauséeuse, que de l'ennui de grand-mère,
- Lire ce qui me semble être un beau texte sur le film, de Vincent Malausa, (de Chronic Art), là...
- D'ailleurs ça m'évite de poursuivre,
avril 19, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.18
V, (note pour moi-même)
- Ce que je n'aime pas chez Chabrol, me dis-je à moi-même, est qu'il trompette, au-delà de cet étalage, il n'y a rien, (sinon la pompe, et quelque chose, même, qu'on pourrait appeller le pathos)...
avril 18, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (brouillon)
- Dès le début je m'étais dit qu'effectivement on savait, mais qu'on attendait quand même; la beauté de la séquence venait des préparatifs, c'était comme la préparation d'une cérémonie, je m'étais dit alors qu'une cérémonie ne vaut justement, que par ses préparatifs, n'a lieu qu'à cette condition, (voix de Badiou), l'évènement non, et l'évènement, me disais-je, n'a lieu qu'une fois, là m'étais-je dit, on est dans une familiarité de l'évènement, c'en est un, et ça n'en est pas un, je m'étais dit, c'est un évènement qui revient sans cesse, je m'étais dit, c'est filmé comme une cérémonie mais ce n'en est pas une, puis quand les femmes commençaient à danser, puis les autres, on était dans le sublime,
- Comparer cette séquence, ce cérémonial, avec la séquence du film de Barney, chez Barney, on pourrait dire vite fait, c'est le brillant, le brio qui compte, ce qui éclate, éblouit, qui écrase tout mystère, chez Olmi, nbous sommes plus prêche de la naissance de l'évènement, nous sommes dans l'avènement de la cérémonie pourrait-on dire, chez Barney, (d'ailleurs comme chez Chabrol d'une autre façon), nous sommes tenus d'admirer, d'être éblouis, on pourrait dire, chez Barney nous sommes dans la monstration de la mise-en-scène, (la frime), chez Olmi, de la scène même, (sa construction), on pourrait ajouter, Olmi filme la structure, et de la séquence à venir, et du film lui-même à venir, qui ne sera jamais presque autre chose que quelque chose qui se passe en coulisse, (on aurait envie de dire pour plaisanter, "quelque chose de "structurel"), chez Barney, il s'agit de filmer ce qui sera ensuite exposé et dans les galleries, et dans les musées, une sorte de mise en place de produit dérivés en quelque sorte, chez Barney pourrait-on dire, tout doit être vendu, c'est plus, pourrait-on ajouter, une esthétique d'hôtel des ventes,
- Le serveur...
- Lorsqu'il entre ensuite dans la salle télé, que celle-ci se vide, on se dit qu'il s'agira d'une errance, je ne sais pas s'il s'agira d'emplir le cadre,
- Lorsqu'il rentre de la fête, qu'il allume l'ampoule de la salle de bain,
- J'avais noté un moment, je crois pour la scène avec la bassine d'eau dans le couloir ces mots "séquences avortées",
- La femme dans les escaliers, avec son sommier en métal,
- Le film, souvent est maladroit, (et tout de même un des plus beaux qui soit),
- Je me dit un moment, la fiction du film est dans sa non réalisation, dans sa structure même, le film de toute façon, ne dévoile que ça, sa structure, on est pas très loin de "PTU", de To, ce sont réellement, deux films cousins,
- La scène sublime dans le couloir, où elle dit "je me sens offensée et déçue", elle en amorce, je pense à ce moment là qu'il faut reagarder les dates, et du film, et du livr de Robert Frank, (Les Américains), car on est en plein dans ça, il y a tout un passage du film, 15, 20 minutes, où je pense à lui, Frank.
- Le gosse qui fume, (à la plage)
- La scène de l'orage,
avril 18, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.17
V, (ultra-provisoire)
- Découvert hier un des plus beaux films qui soit, par accident, sinon par inadvertance. Cherchant "Barb wire" je suis tombé dessus par associations d'idées (pourrait-on dire), il s'agit évidemment de son home-movie, dénommé, (la copie que j'ai chargée sur e-donkey/e-mule) "Pamela Anderson § Tommy Lee", (la version "573, 28 Mo"), une sorte de version non-autorisé du film de Sophie Calle, une version maritime aussi, un film parfois complètement contemplatif, une beauté absolue, une indécence absolue, on dirait la version réussie du film d'Huston, "Les misfits", (pour ce que j'en ai vu), on dirait une version trash (Warholienne) du film de Minnelli, (ou alors un film de Sirk réalisé sous le manteau), je parle bien sur du film de Minnelli avec Elizabeth Taylor, on dirait le méchant pas si méchant du film de Laughton, on pourrait dire, c'est comme si ça c'était bien passé, je me dis à l'instant, c'est la version à l'eau de rose, du cinéma Hollywoodien, une version salée, une version où ils se tirent sans les gosses pourrait-on ajouter...
- Je me laisse emporter un peu par l'enthousiasme...
- Lien ed2K ci-dessous:
- <a href="ed2k://|file|XXX_Pamela_Anderson_&_Tommy_Lee_-_Hardcore
_&_Uncensored.
[www.lh.2y.net].avi|601124864|785e
14ac6ad4ab87bdb820b8a94e8189|">
XXX_Pamela_Anderson_&_Tommy_
Lee_-_Hardcore_&_Uncensored.[www.lh.2y.net].avi</a>
- Je me dis, le cinéma ça doit être ça, (aussi), quelque chose de complètement pas autorisé, de complètement illégal, d'honteux, qui pue,
- Sinon évidemment, il y a "Taurus" de Sokurov, à télécharger, ainsi que le "Descartes" et le "Pascal", de Rosselini, (en version Italienne, mais ça va), (il y a son Socrate", mais je ne l'aime pas), et aussi "La région centrale", de Snow,
- Et "Five" de Kiarostami.
- J'ai remarqué aussi, tous les films de Debord par Assayas...
avril 17, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (comme vendetta)
- J'avais pas vu qu'ils en étaient à passer des films de Jean Delannoy sur Arte, (jeudi dernier), c'est pas très important, mais je le note quand même, pour l'ambiance, et pour m'en souvenir...
- A ce propos, (Arte), lire si c'est encore possible, l'interview pathétik et plus que ridicule de Jérome Clément, dans le film français, et sa phrase sur le poujadisme des réalisateurs français, en france, me dis-je, on a découvert l'infini, (...),
- Là, ou là au cas où le lien disparaîtrait.
avril 17, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.04.16
V, (brouillon)
- Je pensais à cette phrase de Balzac "Le jour où le récit de ce drame recommence", je me disais, par rapport au film, ("Scandale à la cour", de Preminger), ce n'est pas du tout ça, le film, chaque plan, c'était la déperdition***, non, c'était laisser quelque chose en arrière, chaque plan était dans la négation, la dénégation plus exactement*, chaque plan était, au fond, ce qui n'était pas, on pourrait presque dire qu'à chaque instant l'image meurt, vient mourrir et ce, contre l'écran, ou alors comme une balle contre un filet, (mais je suis pas certain que la seconde comparaison soit exacte), (la première oui, je crois), je me disais, l'écran, c'est sur quoi les acteurs le film se cogne**, puis je me suis dit non, c'est sur les spectateurs qu'il bute, se cogne le film, je me disais, les acteurs regardent la salle**, et s'arrêtent, et repartent dans les coulisses, je me disais, le mouvement du film c'est ça, un va et vient entre la salle et les coulisses, je me disais, il s'agit aussi peut-être, par ce mouvement, d'indiquer un espace...
- Comme une perte en cours,
- *On pourrait dire aussi de l'image, sans cesse elle se retire, à chaque instants, on pourrait dire aussi, c'est dans ce retrait qu'est le drame,
- **On pourrait dire, l'image vient échouer, vient s'échouer face au spectateur, vient s'échouer au bord de la salle,
- La nouvelle assistante de Mac Coy, dans "New York district", (dernière saison sur 13ème rue), presque queer, presque à la Amos Kollek, (je trouve plus le nom de l'actrice), totalement crûche, absolument magnifique...
- Là, (on voit pas très bien de quoi je parle avec cet extrait)...
avril 16, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.15
V, (ultra provisoire)
- Interview de Philippe Parreno dans un magazine "3érodeux" (tire exact) qu'on trouve par exemple au Jeu de paume, (un magazine gratuit), et pas mal de petites choses intéressantes à l'intérieur (du magazine), par ailleurs, rétrospective Tornes, (bof), cinéaste largement sur-évalué...
- Un truc que je comprends pas, enfin si je comprends trop bien, c'est la mode/l'intérêt dont bénéficie le merdeux Thomas Lélu, le dégoûtant Lélu plutôt, (trois pages avec ses cochonneries publicitaires faciles de petit malin cynique et boutonneux)...
- Beurk...
- J'allais écrire "il y a quelques lignes intéressantes de Jean-Max Collard sur Ann Lee", et j'ai compris un truc, Collard et Lélu, c'est la bande à Ricard, l'espace Ricard, (et des Inrockuptibles (quoiqu'on on devrait dire "Les nouveaux inrockuptibles", puisque ça ressemble de plus en plus, c'est de plus en plus la même chose, que "Le nouvel observateur"), enfin je les ai lu une fois depuis la nouvelle formule, (avant ça doit bien faire un an), (et sinon ça doit faire depuis "Pola X, parce que bon, hein")...
- Hum...
- Oui...
- Le truc en france, c'est le rire, c'est se marrer, Lélu c'est ça, la dérision, rien de sérieux, c'est pour ça qu'il est aimé, pour ça et parce qu'il est nul, ça rassure...
- C'est rassurant le second degré...
- L'effet Poulidor on pourrait dire...
- Lélu et les autres, on pourrait dire, (je le disais à carole il y a pas 5 minutes), c'est "pas de prise de tête", (c'est le "ha ha ha ha" généralisé, pas la déconstruction, non le "ha ha ha ha"), on pourrait dire, c'est la destruction du réel au profit de l'ancien, je veux dire, quelque chose d'absolument du conservatisme...
- Plutôt la volonté de destruction du réel, le vouloir, l'apparence marchande, (je veux dire par là, l'exploitation de vieilles idées qui ne lui appartiennent pas), (puisqu'il serait bien en peine d'en avoir une à lui)...
- Comme dirait l'autre pour se rassurer, qu'est-ce que je suis méchant ce midi...
- Et de mauvaise humeur...
- C'est le temps gris, l'ennui, la pluie...
- Il pleut pas encore, me dit moi-même...
avril 15, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V, (notes de lectures)
- Lecture de libé ce matin, dans l'article de Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts sur le feuilleton "Dynastie": "C'est qu'ils sont de gauche mais version US, ce qui en france en feraient d'aimables lecanuettistes", puis dans l'article (page suivante), de Nathanaelle Viaux, sur la minie-série "Traffic": "contre toute attente, cette mini-série fait voler en éclats le manichéisme auquel les Etats-Unis nous ont habitués"...
- On a envie de leur répondre à leur anti-Américanisme primaire, "24h00", "Les Sopranos", etc, je sais même pas s'il faut faire une liste de films, (dernièrement encore "Girls in América"), on peut par contre faire un peu la liste des films et des séries françaises, "Les brigades du tigres", sur la même page le téléfilm sur Sartre avec Anna Mouglalis en Simone de Beauvoir et Lorant Deutsch en Sartre, c'est quoi les succès du cinéma français actuellement, (c'est quoi les succès esthétik du cinéma français?), à part les films sur la grand guerre, la spécialité nationale semble-t-il, (évidemment, puisque Pétain y est là du coup, même absent, en creux, dans (en mémoire, toutes les mémoires), représenté, légalement, historiquement, pour/comme un héros), mais c'est quoi un mec de gauche en france, et qui travaille à la TV, c'est le scénariste du film sur Sartre et Beauvoir? C'est Philippe Azzourry avec sa défense "D'un long dimanche de fiançaille"? C'est quoi le pas manichéisme français? On a exemple? Quelqu'un a un exemple ? Quelqu'un est-il fier de ce qui se fait en france, juste au niveau du cinéma? On a plutôt l'exemple récent du festival de Belfort, (boutant la modernité hors ses murs**), non? La france n'est pas manichéenne, soit, mais est-elle quelque chose? Disons plutôt alors, pour se mettre un peu au même niveau que les crevures, oui la france n'est pas manichéenne, cinémathographiquement parlant, mais le problème est qu'elle n'est même pas manichéenne, puisque n'étant rien, on aurait plutôt envie de dire, ça suffit le chauvinisme, non? (Bouh le vilain jeu de mots facile)...
- On pourrait se dire aussi, qu'est que la france mérite, qu'est-ce que l'Amérique mérite...
- On pourrait poser la question suivante: C'est qui les cinéastes français intéressants en ce moment, ceux disons meanstream? Assayas, Jacquot, les Larrieux? Civeyrac? C'est ça le haut du panier? Et les revues? "La lettre du cinéma"? Le dernier texte délirant de nullité de Pierre Léon dans "Trafic", (sur le film de Fillières"? (Je parle même pas du texte insignifiant et plus que bidon sur Ozu, toujours dans le dernier "Trafic")...
- Le texte hagiographique de Tesson sur le dernier [navet de] de Garrel? (encore dans Trafic)...
- Le retour de Fargier, encore?
- En france, la seule direction est le bas, la seule pente pourrait-on dire...
- D'ailleurs, pour en revenir à Libé, on pourrait se poser aussi une autre question, à part parler de la nouvelle vague d'il y a 50 ans, est-ce qu'ils parlent de la modernité dans leurs pages, (Douhaire répondrait que oui avec le film gabinesque du fils Schoendorffer), mais Libé à part les trucs machins animés, les clips les machins funs? On peut me citer un nom? (pas Assayas ou les Larrieux s'il vous plait), je veux dire, est-ce qu'on a le sentiment qu'ils font leur boulot par exemple? (Ou qu'il ne parle que de ce dont on parle, (les attachés de presse)), pourrait-on (re-)dire que la curiosité de Libération, ce grand quotidien pas lecanuetiste, (même si pronant dans ses éditoriaux la fin des avantages acquis, ou le trop), pourrait-on dire que Libé, leur curiosité est fonction du budget publicitaire d'un film? (Chauvin dirait "pas du tout", Chauvin dirait "moi c'est en fonction de ceux qui pourront éventuellement me produire un jour", Chauvin dirait "la modernité* est là"!
- *(dans la subvention attendue et éventuelle)...
- ** Les Arabes furent boutés à Poitiers, la modernité à Belfort pourrait-on dire, c'est la même principe chauvin à l'oeuvre pourrait-on dire, c'est la même france de toujours qui est à l'oeuvre pourrait-on dire...
avril 15, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.04.13
V, (brouillon)
- Au mieux, me disais-je, c'est [l'histoire d']une perte de repères, [mais] je ne l'aime pas, il m'ennuie, et parfois je ferme les yeux, on a le sentiment d'un film fait sans conviction, presque Hustonien dans son vouloir dire, ce qui compte, pour Ray, dans ce film, est le scénario, on sent en même temps m'étais-je dit, que le film, pour Ray, c'est tenir la note, et ce, presque jusqu'à la rupture, c'est quelque chose de tendu, avais-je pensé, presque comme du cristal, et prêt à casser, à se fendre plutôt, ou s'effondrer, mais m'étais-je dit, le film, c'est plutôt une vérité scénaristique de l'image, plutôt qu'une vérité cinémathographique, enfin je vois les choses ainsi m'étais-je re-dit, mais je m'en fous un peu, il y a quelque séquences assez belles, mais je m'en fous,
- "Le violent", de Nicolas Ray.
avril 13, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.11
V, (...), + bonus
- Pour le film de Barney, RD9, je me suis dit, me suis demandé très vite, ce, dès le début, à partir de quand un film faisait sens, à partir de quand une image d'une certaine façon, ne représente plus qu'elle-même, n'est plus que l'expression d'elle-même, je me suis demandé à partir de quand une image diffuse une pensée on va dire autonome, je me suis dit, chez Barney, (toute la séquence/la partie du début avec les ouvriers), que ça restait effectivement de l'ordre du défilé, même s'il semble néanmoins, (apparemment, (puisque la suite montrera que non, qu'il en est incapable, même de ça)), qu'on se dirige vers quelque chose, on va dire, de l'ordre du cérémonial, tout est trop propre me disais-je, trop monté pour que ce soit autre chose pour l'instant que de l'imagerie fun, (je me disais alors, croisant le regard d'une majorette Japonaise, chez Bubbsy Berkkeley, les girls donnaient l'impression d'être contentes d'être là, de ne pas s'ennuyer, chez Barney elles donnent le sentiment d'être payés, (on pourrait objecter que cela est voulu, mais je n'y crois pas, il faudrait pour cela qu'il y ait déconstruction autre que justement cette imagerie bien montée)), son montage me disais-je encore une fois, est épouvantable, écrivant cela je me dis, peut-être est-ce là, la déconstruction qu'on serait en droit d'attendre de sa part, mais me disais-je tout aussi vite, il n'y a pas déconstruction par le montage, mais justement construction d'un univers, (d'une marque), jamais d'un monde, un univers au sens collection peut-on rajouter, (presque au sens vitrine du terme), je me suis dit, chez Barney, c'est d'une construction d'espace qu'il s'agit, (comme on dit espace publicitaire, (ou régie publicitaire même), je me suis dit, chez Barney, on vend un espace, une marque, un univers, (jamais un monde) mais on ne le fabrique pas, je me disais, je me sentais partir, il n'y a même pas recyclage, (pensais-je lors lors de la séquence au bord de l'eau avec les pêcheurs en pyjama),
- "DR9", de Mattew Barney.
- Mail de Charlotte (R):
- Bonjour,
Eh ben dites-donc! Dans votre
avant-avant-dernier post vous vous êtes drôlement bien lâché!!
j'espère que votre messagerie n'a pas trop été saturée en insultes...
En
tout cas je constate que votre blog est toujours aussi drôle, aussi
piquant, pertinent et délicieusement subversif. J'adore! Ne changez
rien.
Bonne journée!
- Ah ben tiens, celui-là, je vais le poster, me suis-je dis tout haut...
- Quel vaniteuse tu fais, me balance illico Carole...
- Mail d'Atabekian:
- Charlotte?
- Hum.
- Moi:
- Oui, Charlotte R...
avril 11, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.09
V, (...),
- Je n'aime pas Preston Sturges, me disais-je, (descendant les escaliers des WC de la cinémathèque, c'est-à-dire, me dirigeant, vu la configuration des lieux, vers les salles du sous-sol, la grand salle, celle du premier étage, (la salle Henri Langlois) n'ayant pas du tout, non plus, de WC), fausse gloire, me disais-je encore, le film, (que je n'avais encore jamais vu auparavant), est une déception énome, seul compte la bonhomie, (comme toujours chez lui, avais-je pensé), je me disais, je sais très bien qu'on pourrait écrire à propos du film, qu'on pourrait parler à propos du film, d'accumulation, de saturation, et pourquoi pas, m'étais-je dit, mais ça concerne le scénario, le film en tant que tel, n'était rien, Preston Sturges, m'étais-je dit un moment, est un producteur, pas un cinéaste, on pourrait dire de lui, c'est un bon producteur, et un mauvais cinéaste...
- Vers la fin, toute la séquence à l'opéra, on se demandait même si c'était lui qui avait filmé certaines séquences, certains plans, les contrastes n'étaient plus les mêmes, la mise-en-scène semblait différente, (pour certaines séquences), dans une sorte d'immobilité, une sorte d'immobilité photgraphique presque, et pas très loin des photos de Robert Frank, quelque chose de pas mis en scène, des sortes de fragments, comme des chutes, oui, des sortes de chutes, quelque chose de mélancolique aussi, qui n'était pas présent le reste du film...
- "Infidèlement votre", de Preston Sturges.
avril 9, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.08
V, (notes pour moi-même)
- Dans le film de Laughton il y avait la fille qui était enceinte, je crois. Et ils se réfugiaient dans une grange aussi...
- "Les arbres sont bizarres", (comme dans un conte enfantin, (devenu réalité)),
- Le fils, c'est lui-même qui peut, je ne sais pas si c'est la version idéale de lui-même, c'est sa version au conditionnel, mais en écrivant cela, je me dis, le fils au fond, ne fera rien, (il sera chez la mère avant le père, le père, lui, ramènera la fille),
- Les cris (lorsqu'ils atteignent la rive), de ceux, des autres, prisonniers sur l'autre rive,
avril 8, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (hum), (provisoire ou définitif),
- Remarqué, qu'il y a un lien cinéphilique sur le site de la cinémathèque à Berri, (Claude Berri), j'avais jamais remarqué, et il y a une rubrique blogs, (là), toutes les lopettes bloguesques y sont, (je parle des Kawas blogs et consorts, (les plagistes** de fluctuat net, les deux archi neu-neus du Monde, etc etc******)), (je veux dire toute la liste sans exception, sauf une donc, (rajout)), c'est marrant, j'y suis pas, (dans la liste), je suis le seul qui aille à la cinémathèque, (et ce, presque systématiquement) mais j'y suis pas, (je me demande [bien] pourquoi), (ah oui, je sais*), finalement, ça fait plaisir de pas y être, (surtout avec eux), (ou parmi eux plutôt), (puisque je serai jamais avec eux), mais bon, on a son amour-propre, alors voilà, (rires), je trouve ça injuste, j'y suis tout-le temps fourré à la cinémathèque, (et eux jamais), (d'ailleurs ils savent même pas où elle se trouve la cinémathèque), et c'est eux, les moins que rien, les neus-neus atmosphériques, qui récoltent les honneurs, qui sont linkés chez toi, pff, sacré Serge, va...
- Bon, ça, c'était pour la note d'humeur, (et pour rire surtout), mais quand même, ça prouve des choses, on va dire, le peu d'honneur que certains ont, je me demande si je dois écrire pour cafter. (Non je plaisante), (quoique), (bande de petites putains va)...
- (oui oui, c'est aussi à toi que je parle Serge)...
- (je me moque),
- (quoique)...
- Ah je suis pas content, je suis choqué, jaloux, énervé, (peiné, traumatisé, attristé),
- En fait, je crois qu'il faut être favorablement connu, pour être linké à la cinémathèque, honorablement connu même,
- (et pas dire de gros mots)...
- Hum, je crois que c'est un post à la François Poulet ça, (private-joke)...
- (en même temps, hein, depuis le temps que j'y suis pas allé sur ces blogs, peut-être qu'ils sont devenus lisibles hein?), (...),il y a quelqu'un qui peut me dire?
- ...
- Je me moque, (je sais, c'est pas bien), mais c'est provisoire, c'est parce que je suis choqué, attristé, jaloux, peiné, envieux, (etc, etc)...(et énervé)...
- (Attristé, c'est bien deux "t"?)...
- Note pour moi-même, ne plus dire du mal de Claude Berri, Claude Chabrol, Pedro Almodovar, des frères Larrieux, de Jean-Paul Civeyrac, de Vincent Dieutre, du festival de Belfort***, d'Olivier Assayas, de Benoit Jacquot, d'Isabelle Huppert, d'Isabelle Adjani, de François Ozon, de Maurice Pialat, d'Emmanuel Burdeau, de François Begaudeau, d'Arnaud Desplechin, de "La lettre du cinéma", des "Cahiers du cinéma", de Jean-Michel Frodon, de Thierrry Jousse, de Claire Denis, de Jean-Sébastien Chauvin***, de Stéphane Delorme, d'Olivier Séguret, de Robert Guédiguian, de Jeanne Balibar, de la revue "Trafic", de Raymond Bellour, de Philippe Azzoury, d'Antoine de Baecque, de Patrice Chéreau, de Thomas Sotinel, de Jeanne Moreau, de Jean-Michel Pollet, de Raymond Depardon, de Jacques Rivette, de Fluctuat net, de Dominique Païni, de Samuel Douhaire, de Jean-François Rauger, de Larry Clark, de Gus Van Sant, de Clint Eastwood, de Tsaï Ming Liang, de Bertrand Bonnelo, (liste évidemment non exaustive), il faut être absolument inoffensif, transparent, insignifiant, pareil, (note pour moi-même), oups j'allais oublié, ne plus dire de mal d'Arte, d'ailleurs ne parler que d'Hitchcock, (...), et ne plus dire de mal de Rossellini, (pour ne pas désespérer la Femis), et ne plus dire, évidemment, du mal de la Fémis, (ni de Paris 8), (ou assimilés), ne plus parler d'Ange Leccia, (et/ou de cinéastes dont personne ne connait l'existence, et dont on n'a jamais vu les films****) dont personne ne connait les films), ne parler des cinéastes dont tout le monde, connait les films, (ne parler par ailleurs, de préférence, que des cinéastes étudiés à l'école), et évidemment, en parler positivement, être positif, POSITIF, (la grande maladie de la cinéphilie), (zut, je recommence),eh m'sieur Serge, si je fais tout ça, si je m'excuse, si j'efface mon blog, si je me tiens bien, tu me linkes? (Et puis j'te jure, je ferai tout comme les autres, j'irai plus à la cinémathèque, j'te jure, je serai parfait, le parfait cinéphile français, j'irai voir que les films dont on parle, pas un de plus), et j'irai à la rétrospective Almodovar, et j'te jure, j'irai pas voir les autres films, plus d'Ophüls, de Ford, de Perries, etc, j'me tiendrai bien, je dirai du bien du film d'Axelle Roppert*******, (je ferai mieux que Delorme au niveau du cirage de pompe), je dirai plus qu'en Italie, le pays de Berlusconi et Fini, ils passent les films des Straub à la TV, et de Sokourov, pour ne pas dire ceux de Michael Snow, je dirai que c'est Arte qui les passent, je dirai plus non plus, je nierai l'avoir dit, et même pensé, que la copine à Assayas (Mia Hansen Love), a écrit le texte le plus malhonnête, le plus ahurissant de l'histoire de la critique cinémathographik, le texte le plus révisionniste, le plus infâmant, (avec la bénédiction de Frodon), non non, je ne le dirai plus jamais, d'ailleurs je sais plus de quoi je parle, je dirai plus non plus, puisque je parle indirectement du journal "Le Monde", que la fille de son directeur, Colombani, a été financé (par Arte) avant même que le film ne soit écrit, non non, c'était des racontards, c'était ignoble de dire ça, du poujadisme, je dirai (comme je l'ai lu), que c'est une auteur, la fille Colombani, ah oui, je dirai plus non plus que la revue "Panic" est une revue absolument insignifiante, remplie de presque toutes les plus grosses crevures de la cinéphilie française, une sorte de congélateur de lieux communs, non je le dirais plus non plus, (promis juré Serge)...
- En fait pour les crevures, (les neu-neus plus exactement), il suffit de faire le tour, c'est la même liste partout, de Chronic art à Fluctuat en passant par "Les cahiers f", on retrouve exactement la même liste de neu-neus, (on dit pas neu-neus, on dit rebelles), (rires), voilà, [on retrouve] la même liste de rebelles, (qui aiment tous la même liste de cinéastes rebelles et politiquement incorects), (etc, etc),
- Je me dis, à la cinémathèque française, ils font des soirées punk, mais dans les faits c'est Mireille Matthieu qu'ils aiment, ce qu'ils aiment, c'est les larves, je sais pas pourquoi j'ai pensé à Mireille Matthieu, pour la rime? Pour le côté vraiment ringard? Ah, ça me fait penser, rajouter Claire Denis, (en pensant alors à sa copine Line Renaud),
- * (Faut être inoffensif, sinon insignifiant)...
- ** Au sens plagiat du terme, (rappel), d'ailleurs, concernant le blog cinéma de Fluctuat net, "Ecrans", le terme "blog cinéphilique" me semble assez extraordinaire, c'est un peu comme dire que france-info et france-culture serait de la même famille, je sais bien que pour fluctuat net, une brève de presse c'est l'équivalent d'un texte philosophique, mais quand même, hein. Dit Serge, tu te réveilles? Je te demandes pas de virer tous les autres, et de me mettre que moi tout seul, (on peut pas vouloir que le monde soit parfait), (mais je peux t'indiquer néanmoins, aussi, par la même occasion, et gratuitement, deux ou trois blogs cinéma de qualité si tu veux), mais bon, quand même hein, quand même, (voix de Christine Angot), vire les, les plagistes...
- ***Chauvin, qui veut être cinéaste, tu lui dit qu'il suffit s'il le veut vraiment de faire comme tout le monde, (enfin certains cinéastes, par exemple Hal Hartley), donc tu lui dit qu'il suffit d'acheter une caméra à crédit et de s'y mettre, que si le film est bon, il sera bon, et mauvais, mauvais, il te réponds même pas, c'est le grand silence gêné, Chauvin, (et Loutre), du festival de Belfort, pour eux, devenir cinéastes, c'est pas le passage à l'acte, c'est d'abord une recherche de subvention, de fric, c'est d'abord en vivre, (et en vivre très bien), ils ont trouvés mieux, pour faire du cinéma, que le cinéma, c'est [de] prendre un film nul de chez Arte, (et leur faire les yeux doux), c'est ramper, là où ils pensent trouver de l'argent, pour eux c'est prendre un film nul avec peoples, (mais peoples honnorablement connus, (de chez Chéreau par exemple, pour le côté sulfureux, (rires))), le cinéma français c'est ça, on prend pas de risques, on fait même pas de cinéma, non, non, on rampe, une sorte de cinéma canapé, on fait la pute, c'est le cinéma des petits fours, (et des beaux discours), ensuite ça donne Civeyrac, (le cinéma des commissions), (au sens comice agricole presque), Civeyrac et ses élèves, un cinéma comme rapport d'activité, ( dans un sens rapport administratif), (justification des dépenses),
- **** L'insulte suprême (la tare suprême), pour certains, (pour ceux de Belfort (et affidés*****) par exemple), être inconnu, (disons, pas assez connu)...
- ***** Dans le sens canidé du terme.
- ****** Tout le monde aura compris que je ne parle évidemment pas de lui, et ce, à aucun moment de ce post, (je veux dire par là qu'il n'est pas dans les "etc, etc")......
- ******* Ne plus dire aussi qu'Axelle Ropert********, (et l'insignifiant Thierry Jousse), ont reçus un prix à Pantin pour la seule raison qu'ils étaient aussi, dans le même temps, rédacteur en chef d'une revue de cinéma, ...
******** Par ailleurs quelqu'un de très bien, (enfin, je connais que ses textes), (et son film), (qui est, il faut le dire, beaucoup moins bien que ses textes), (mais j'aime bien certains plans du film), (enfin des plans, faut pas non plus exagérer),
- Hum, je crois que je serai jamais linké sur le site de la cinémathèque...
- PS:
- Mail à Charlotte R, (voir là) :
- Aucun mail d'insultes curieusement, (que des compliments), je crois aussi que personne ne sait que mon blog est redevenu public, et puis ils savent pour certains, que j'ai raison, d'ailleur faut que j'en remette une couche encore, à propos de Chauvin, savez-vous que , au-delà de la nullité, à mon sens, de son blog, je m'étais promis un certain jour, de jamais le linker, pour une raison simple, il avait décrit les habitués de la cinémathèque comme d'affreux bobos frimeurs et ringards, etc, je me souviens plus exactement des mots exacts employés, (généralement c'est l'excuse des gens pour ne jamais y aller, et passer ainsi le reste de la soirée devant la TV, (à regarder des clips ou des feuilletons) ou au bistrot, (pour pleurnicher sur la pauvreté (l'indigence) du cinéma français, (qui les fait même pas suffisamment vivre))), (quoique pour Chauvin c'est plutôt le restaurant végétarien, hum,
- Un bistrot, pour lui, (et pour l'ensemble du monde cinéphilique français), étant déjà un lieu mal famé et dangereux,
- Faudrait que je le cafte ça, (à Serge T), qu'il a dit du mal de la cinémathèque...
- Je suis mauvaise langue quand même,
avril 8, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.04.07
V, (brouillon)
- Il me semble, m'étais-je souvenu, (mais je n'en étais pas absolument certain), qu'Ophüls n'aimait pas beaucoup son film "Sans lendemain", son film pourtant/peut-être le plus terrible, (j'avais d'abord écrit "et son plus expérimental", je pense que la phrase "son plus jusqu'au-boutiste" est plus exacte), peut-être le plus pur, avais-je pensé, ou le plus évident, rarement a-t-on vu, m'étais-je dit, au cinéma, film plus terrifiant; chez Ophüls avais-je pensé un moment, c'est une rage inouïe à l'oeuvre, (...), à la fin, nous voyons la fille littéralement manquer d'air, nous voyons le plan manquer d'air, se vider de son oxygène, et nous voyons la pellicule se déchirer; Lorsqu'au tout début, elle verse le champagne, j'avais pensé quelque chose ne se déploiera pas, on voyait bien ensuite, que même avec l'autre appartement, il y avait impossibilité, l'image n'arrive pas à terme avais-je pensé, (quelle vilaine expression), quelque chose ne se déploie pas, ne se déploiera pas avais-je pensé, et ce dès la scène du début, lorsqu'elle verse le champagne, je m'étais dit, il y aura quelque chose qui ploiera, (orthographe à vérifier)
avril 7, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.06
V, (brouillon),
- Il est vrai me disais-je, qu'Isabelle Huppert n'a quasiment jamais été aussi bien que dans le film de Chabrol, "L"ivresse du pouvoir", le film même pas raté de Chabrol, tout simplement mauvais, m'étais-je dit, un cinéma de faiseur m'étais-je dit, de petit malin, de mec se plaçant résolument du bon côté, celui des ricanneurs, m'étais-je dit, le film ne parle de rien, m'étais-je dit, et jamais il ne nous surprend (en quoi que ce soit), plutôt, nous sommes effondrés, m'étais-je dit. Le mot faiseur n'est peut-être pas entièrement exact, avais-je encore pensé un peu plus tard, "satisfait" convient aussi, content de lui, autosatisait, un film avec un gros bide pourrait-on dire, (mais qui ne rote ni ne pète),précieux pourrait-on ajouter, je pensais un peu à autre chose, je m'éloignais légèrement, et je me disais, je n'aime pas le cinéma de chochotte, le cinéma "subtil", je me disais, le cinéma, le vrai, n'est que brutalité, je me disais, repensant à ce concept bidon des neus-neus des "Cahiers f", (Delorme et compagnie), on ne prend pas une cuite avec de la tisane, je me disais, le subtil qu'est-ce que c'est finalement, sinon le chuchottement précieux, le machin Savitzkaien? je me disais aussi, dans le film de Chabrol, rien n'est vraiment exploité, il se contente d'exposer des fragments de scénario, mais ne développe rien, il survole son idée pourrait-on dire, et pense que c'est bien suffisant, je me disais, Chabrol pour ce film, est aussi cynique que ses personnages, je me disais, concernant l'histoire de la perruque, vouloir faire tenir une fiction avec ça, faut vraiment être paresseux, je me disais, le seul devenir (fictionnel) de la fille dans le film, est qu'elle change de coiffure, (je ne sais pas pourquoi j'avais écrit perruque), évidement que les pleurnicheries du mari, son suicide à la con, ne sont que le symptome de l'impuissance du cinéaste et du scénariste, ne sont que la preuve de leur escroquerie absolue, je me disais, le seul truc qu'il lui arrive réellement, cinémathographiquement est son changement de coiffure, c'est peu, et sa coiffure est (en plus) complètement ringarde, je me disais, si c'était pour coller à la réalité, (puisqu'on sait maintenant que le cinéma, depuis Douhaire, (le médiocre et malodorant Douhaire), que le cinéma, donc, doit avoir une part de réel, sinon de réalité), je me disais, c'est raté, elle avait pas besoin d'être ridicule, je me disais, le trouble, le cinéma, n'est pas dans le ridicule, je me disais, Chabrol, cet âne, pense que si,
avril 6, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (note de lecture)
- La putain: "Privés de leur cachet d'«histoire vraie», l'un et l'autre deviennent surtout bêtement provocateurs, et inutilement choquants". Là.
- C'est toujours aussi réjouissant, (pour parler comme eux) de relever lorsque les crevures se trahissent d'aussi belle façon, ainsi un film, selon Douhaire, ne serait que scénario, ne vaudrait que par ça, (en gros, mais ça ne va pas plus loin), on sent le soulagement de Douhaire, ouf, du genre "quand je vous disais que l'avant-garde était allé trop loin, hein", (petite référence amicale au programme du copain à July, (et de Libé), Sarkosy...
- Quelque chose que je comprends pas, j'ai vu le film plusieurs mois après sa sortie, je n'avais lu aucune ligne dessus, sauf des titres en gras, je ne savais pas que c'était à partir d'un livre, je ne savais pas que ce livre fût à partir de faits réels, je voyais juste un film, mais alors, pour Douhaire, (et ses copains de Libé, (et quelques autres)), c'est quoi exactement le cinéma? (note pour moi-même, lire le numéro 50 de "Trafic" qui répond à tout), en fait, me suis-je dit, pendant mon footing, Douhaire, sa critique nulle, j'ai pensé aux critiques de l'époque de la nouvelle vague, je me suis dit que ça devait être du même genre celles qu'on lisait à l'époque contre Godard*, (je sais je sais, je ra-joute, "toute proportion gardée") et la même jouissance devant un "échec" de celui-ci...
- * Ou par exemple à l'époque de "Jules et Jim", pour le côté " bêtement provocateur, et inutilement choquant"...
avril 6, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.04.05
V, (brouillon)
- Le film de Larry Clark, m'étais-je dit, sur le chemin du retour, est un complet échec, c'en est presque pathétik, Larry Clark, me disais-je, a plus ou moins pressenti ce qu'aurait du être son film, il n'a pas réussi à aller plus loin, il n'a même pas réussi à en faire réellement un brouillon, plutôt quelque chose de foetal, c'est-à-dire, l'idée est là, je me disais, il scénarise, il est pas loin de Carné, en fait il est en plein dedans, il y a pas plus, le moindre plan est scénarisé, j'aimais bien ces images d'eux en train de faire du skate en bande au milieu de la route, je me disais, c'était pas loin d'une idée de pochette de disque, ensuite il scénarisait, on tombait dans les grands sentiments, et dans les méchants, (contre exemple absolu: "Mods"), au fond, me disais-je, c'est un film bienveillant, c'est ce qu'il y a de pire...
- "Wassup rockers", Larry Clarck.
avril 5, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.04.03
V, (brouillon)
- "The eyes 2", le début, comme si c'était à la recherche du lieu,
- Pour "Girls in America", film sublime, pure merveille, (et film purement, esthétiquement marxiste), j'avais pensé, au début, ne comprenant pas encore, ce sera le frottement d'un cliché contre un autre, ce sera observer ce qui se produit alors, puis je me suis dit, ce sera plutôt l'empilement d'un cliché sur un autre, je me rendais compte, plus ça s'empilait, plus le cadre disparaissait, on était chez Rosselini, dans son Descartes, puis je comprenais et je pensais à ce photographe Martin Parr, je me disais nous ne sommes plus dans le beau, dans le cadre,nous sommes dans autre chose, dans quelque chose de barbare, d'industriel, nous sommes dans ce glamour là, il n'y a plus distance, je me disais, le film emprunte tout, je me disais, il y a comme un écrasemment, un aplatissement, je me disais, il ne s'agit plus de réel,n mais de paier glacé, d'industrie, je me disais, le film, ses personnages, sont dans ce monde de papier glacé, de picture, je me disais, il sont dans le spectacle, le spectaculaire, ils sont dans la machine, et c'est pour ça la "lenteur" du film, cette sorte de ralentissement, de dépression, nous sommes dans la machina, tout est lourd, nous sommes dans un temps irréel pourrait-on ajouter, tout est deux fois plus lourd, ou plutôt, tout est à refaire deux fois, nous sommes en quelque sorte dans le réel et sa fiction, dans une sorte de factice, un moment, dans le supermarché, vers la fin, lorsqu'elle recherche sa mère, j'avais pensé à cette phrase d'un type, dans Art Press, l'ancien traducteur de Brett Easton Ellis, qui avait refusé de traduire Américan Psycho, lui reprochant de mettre au même plan, et une bouteille d'eau et un assassinat, dans la séquence du supermarché, j'avais remarqué, ça, que le type filmait, et la fille et les produits au même plan, un écrasement total des perspectives, le glamour* du film c'était ça, ils vivaient au même niveau, c'était une sorte d'au-delà du naturalisme, d'un dépassement du naturalisme, puis j'avais pensé au mot "grossier", dans le sens ogre, je ne sais pas si on pouvait parler d'hypnotisme, je pensais à nouveau à Dreyer, et à perries, à son film "Le trésor", je me disais, sans cesse ils doivent se redéfinir, à chaque instant le film se redéfinit, à chaque instant tout est à refaire,
- * Et l'horreur de leur vie pourrait-on ajouter.
avril 3, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (brouillon)
- Parfois, pour ne rien dire, pensais-je, ça met aussi du temps, pour le film d'Olivier Bardin, à "Point Ligne Plan", jeudi, ça a mis plusieurs jours, le film, je m'étais dit, "bon, c'est pas méchant, ça fait pas de mal", je m'étais dit, pensant au film de Philippe Faucon que je n'ai pas vu, que je ne verrai pas, "je n'aime pas les grands sujets, je suis pas à l'école, les grands sujets sérieux qui me font penser me font chier", pour le film d'Olivier Bardin pareil, grand sujet grande forme qui pense, grands textes anciens qui font penser, je me suis dit, hier, à propos d'autres merdes du même accabi, ouais, il a fait une école d'art, puis le Fresnoy, puis probablement le machin du Palais de Tokyo, probablement aussi la villa Médicis, etc etc, je pensais aux voyages organisés d'Ange Leccia, je me disais, à propos du semi navet d'Agata, qu'Ange Leccia, lui partait avec sa classe d'artistes du Palais de Tokyo en voyage organisé, (comme on dit en pique-nique), mais en revenait avec "Ruins of love", c'est dire, Agata, lui, était dans le romantisme scolaire à deux sous, Rimbaldien, pour ne pas dire BHL-ien, il commente son film, constamment, je m'étais dit, à part la scène absolument grandiose de zoophilie, (une fille baisant un âne ou un kangourou), il auraity pu faire ça à Pigalle, on est pas très loin du Moulin-rouge m'étais-je dit, je m'étais dit, le romantisme esthétik-ment réac de la déchéance me fait chier, on dirait du Brassaï, de toute façon, en france m'étais-je dit, on est dans le décoratif, dans la branlette, dans le film d'Agata, m'étais-je dit, il y a deux belles scènes, le reste c'est des conneries, je m'étais dit, Ange Leccia part en pique-nique mais en revient avec "Ruins of love", et il se serait jamais permis tout ce romantisme bidon et indécent, concernant Olivier Bardin, je m'étais dit que ça en valait pas la peine, d'en faire un post, et pour les films d'hier, à ce festival de province, Pantin, je m'étais dit la même chose, une sorte de fatigue justement, à répéter toujours les mêmes choses, je m'étais dit, le cinéma français me fatique, et il y a rien à en dire, je m'étais dit, quand ce qu'on voit de mieux, c'est quelque chose qu'on jugeait très mauvais 5 minutes auparavant, c'est fatiguant, ça en vaut pas la peine, ça épuise même, rien que d'y penser, je m'étais dit, on peut plus aller voir de films français, parce qu'il y a rien à en dire, qu'il faut rester dans quelque chose d'intelligible, je veux dire, il faut qu'on ait matière à penser, le cinéma Américain, un film comme "Destination finale", ce qu'il est, donne à penser, en france, non, il n'y a rien à penser, quoiqu'on regarde il n'y a rien, je m'étais dit, parfois je fais encore l'effort, mais c'est stupide de ma part, Le film d'Olivier Bardin, ça voulait donner à penser m'étais-je dit, c'était sérieux, probablement un prof avais-je pensé, comme j'avais pensé de certains films vus hier, probablement une étudiante ou un étudiant de Paris 8, je m'étais dit ça, qu'à force, tout ce qu'on repère d'un film français, c'est la signature de la fac, on sait que pour tel film c'est la Femis, et que pour tel autre c'est Paris 8, mais que par contre pour un autre encore, c'est telle autre école, je m'étais dit, repensant à "Trash" de Paul Morrissey/Warhol, ou au film de Perries "Le trésor", je préfère m'interroger à leur sujet, sur l'influence de Dreyer, en france, dans un film français, n'importe lequel, c'est impossible, (ne serait-ce que parce que Dreyer, en france, est, soit un gros mot, soit une note à l'examen), en france donc, m'étais-je dit, c'est une esthétik de bulletin scolaire, je m'étais dit, en france, un cinéaste ne l'est plus au nombre de films, mais au nombre de diplômes, (ou de grandes écoles), ce qui compte pour un cinéaste français m'étais-je dit, est l'école qu'il intègre, pas le film qu'il réalise, (pensée très forte pour le Fresnoy ou le Palais de Tokyo), pour le film "Traces", de Pierre-Yves Cruaud, je m'étais dit "c'est ce que je faisais quand j'étais gosse et con", j'ai pas pu m'empêcher depenser cela, même si, lorsque j'étais gosse et con je ne faisais pas de films, (Cruaud si), puis je me suis dit "l'érotisme des squelettes chez Belmer, c'est quand même autre chose", je me suis dit, ce film, cette merde, comme de toutes façons tous ceux qui suivront dans la soirée, (rajout), est dans la performance, dans le m'a-tu-vu, mais sinon il n'est dans rien, pour le suivant, "A une passante", de Fabrice Lauterjung, j'ai d'abord pensé, j'aime pas la gueule du type, le réalisateur, puis j'ai ragardé combien il durait, et j'ai pensé, tiens, esthétik >Paris 8, à la fin de la soirée, (rajout), j'ai quand même pensé, merde, c'était un des mieux, et j'ai pensé aussi, tout le temps de la soirée, que je ne décrirai pas les films, que c'était au-delà de mes forces, et que ça servait à rien, qu'il y avait rien à décrire, je me suis dit, les merdes, on peut juste dire que ça sent mauvais, on s'attarde jamais sur leur(s) couleur(s), pour "Kessoku", de Cécile Hartmann, clairement le meilleur de la soirée, j'ai pensé, "un peu trop symbolique non?", et je me suis dit, "tiens, je crois avoir déjà dit ça lorsque je l'ai vu l'autre soir, il y a plusieurs mois, à une soirée Point Ligne Plan, c'était le même il me semble", je me suis dit, je crois que j'avais pensé, "un peu trop douleur du monde non?", bref m'étais-je dit, "il manque l'effroi", pour "There is no direction", de Sarah Bertrand, compilation Antoine de Baecquienne, de rencontres avec des cinéastes nuls, j'ai pensé, oui, maintenant, les cinéastes français ne jurent plus par Godard, mais par Bertollucci, ça leur semblee plus moderne, je me suis dit, elle, elle est dans le respect du aux ainés, je me suis dit, "elle fait froid dans le dos", (j'avais d'abord écrit "dot), je me suis dit, en france, on ne filme pas le monde, on ne fait pas le tour du monde, en france, on prend l'avion pour filmer les peoples du cinéma, je me suis dit, le monde en tant que tel, n'interesse pas les cinéastes français, je me suis dit, ça rapporte pas assez de points à l'examen, je me suis dit, filmer le monde, pour eux, ne rapporte pas assez, je me suis dit, il faut bien vivre, je me suis dit, elle fait froid dans le dos cette fille, vraiment, je me suis dit, un tel degré de soumission, une telle nullité, ça fait peur, je me suis dit, son critique préféré doit être Ciment ou De Baecque, bouh, quelle horreur, je me suis dit, c'est terrible, c'est comme si elle avait fait un film sur l'accadémie française, je me suis dit, on voit son film, et on déteste le cinéma, je me suis dit, avec elle, le cinéma pu le vieux, avec elle le monde est triste, (mention spéciale pour la bande-son plus que nunuche), "Empire", de Edouard Salier, c'était stupide, c'était le mot qui venait à l'esprit, avec son anti-Américanisme frimeur et nul, je me suis dit, l'anti-Américanisme n'est le signe que d'une chose, de l'inculture, du petit cerveau, puis j'ai pensé, un peuple qui élit, et ce, même malgré lui, un président avec des santiags, est un peuple qui ne peut être que magnifique, je me suis dit, généralement, les anti-Américains primaires, sont des gens qui aiment à se contenter de peu, puis j'ai pensé, lui c'est même pas de peu qu'on peut parler, bref, pour "Reconstitution", d'Hélène Abram, pleurnicherie façon Mrejen, c'est dire, mais en pire,
avril 3, 2006 in Spectre 01 | Permalink