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30/04/2006
V, (note de lecture)
- Je lis le texte assez beau de Daney sur Francisca et je tombe sur cette phrase "comme dans le dernier film de Truffaut", je me dis, il peut pas s'empêcher de tout Antoine de Baecquiser, je me dis Truffaut me dégoûte profondément, et j'arrête la lecture de Daney, il y a rien à faire, je ne supporte pas de lire même le nom de certains, je me dis alors, Larrieux, Civeyrac, c'est du cinéma meanstream honteux, comme on dit pédé honteux, dans le livre de Daney, il parlait de cette autre putain Benoit Jacquot, on voit bien qu'on en est revenu là, avec les Larrieux etc, qu'au fond on a pas bougé d'un pli, sauf en arrière, mais à l'époque, me dis-je à l'instant, il y avait Daney, (je veux dire par là qu'il y avait pas admiration béate, défense béate de l'occident blanc de la fémis), maintenant me dis-je, faut voir ce qui s'écrit sur les Larrieux, faut comparer, (je pense très fort à ce texte de Jean-Babptiste Morain dans les inrocks récents), je me dis, ces gens sont bêtes, je me dis, les mecs sont tellement dans la défense de leur occident blanc de la fémis, (...), qu'ils en oublient de penser, (de toute façon, c'est bien par cet oubli qu'ils en sont là), ils sont dans l'idéologie pure, la défense du 7 ème arrondissement, je me dis, on ne choisis pas Auteuil par hasard, ça vient de loin, je me dis, mais comment peut-on défendre un film pareil, sans argumenter en quoi que ce soit? (Si si, les draps qui bougent, pour le neu-neu Morain, c'est ça la mise en scène un drap qui bouge et un nuage dans le ciel, je dirai, à la limite on pourrait parler de direction artistik, d'accessoiriste, (le soleil étant un accessoire comme un autre, un accessoire loué), (puisque les Larrieux louent tout)). Je me dis, le mec, cet âne, ce frère d'Antoine de Baecque, (Antoine de Baecque Antoine de Baecque Antoine de Baecque Antoine de Baecque Antoine de Baecque), il y a pas une ligne, une seule qui pourrait faire en sorte que l'on se dise que peut-être le film mériterait une seconde vision, (même une première), le mec me dis-je, se contente de vendre le DVD, je me dis, c'est ça son vrai métier, vendeur de DVD, je me dis, avec la critique cinéphilique actuelle, on est dans le second marché, même quand le film sort sur les écrans, on est déjà dans le second marché, je me dis, ces gens, me font, par leur seule existence, détester Daney, c'est le plus terrible d'eux, c'est en cela qu'ils sont encore plus haïssables,
- Ah, ça fait du bien...
- Lire le texte de Daney sur "Les ailes de la colombe", de Jacquot, page 39.
- Parce que bon, hein, faut pas qu'ils oublient les crevures de la critique cinéfilique, Daney, faut se souvenir comment il parlait de Rivette par exemple, je suis pas certain du tout moi, que ça se serait passé aussi bien, pour les crevures du cinéma maréchal-pétainiste, je veux dire, vous croyez vraiment qu'il aurait défendu les Larrieux Civeyrac Assayas? Vous croyez qu'il s'appelait Hansen-Love ou quoi?
- Penser à poster un extrait du numéro 8 de la revue "Inculte", sur la récupération,
- On pourrait dire dans l'immédiat, "Daney n'existe qu'à la condition expresse qu'il soit mort", (voix de Badiou).
- On pourrait dire aussi, il n'existe qu'à la condition expresse de lui faire dire ce que l'on veut, (Hansen-Love est remarquable pour ça), (mais il y en a plein d'autres, d'ailleurs, on pourrait même dire, citer Daney est déjà mentir à son propos, est déjà un mensonge), (on pourrait même dire, citer Daney est en soi une chose pleinement suspecte), (on pourrait même dire, citer Daney est déjà faire montre de l'intention de mentir), c'est d'abord s'apprêter à mentir,
- Comme on met ses habits du dimanche?
avril 30, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink