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26/04/2006

V, (brouillon)

- Assez vite je me dis que c'est une forme qui résiste, ses films, une forme presque rugueuse, pour le premier film, je m'étais dit que le texte qui défilait en bas de l'écran, n'était que comme la remise en cause, en question, presque à la question, de l'image, et tout de suite je me disais que ce n'était pas ça,

- Les bruits de la rue, les passants, je me dis, ils deviennent comme l'image elle-même, c'est comme si chez Pavia, on assistait à la construction d'une image, une construction sous contrainte me dis-je un moment, d'une matière malgré elle, je me disais, comme si la matière fuyait son enregistrement, je me disais, les couleurs, à force de contraste, sont comme délavées, l'image est comme attaquée, et par ce qui la constitue, j'avais noté ce mot "dérèglement", la vitesse, le son, les passants, la couleur, ce qu'elle filme, ce qui constitue l'image la dérègle dans le même temps,

- Je remarque à l'instant, que le cinéma français est un cinéma et féminin et de voyage, l'Afrique (au sens large) pour Prenant, les USA pour Paris, les pays de l'est pour Pavia, pour Benat, Lheureux, Gonzales, je ne distingue pas de fixation géographique, peut-être que c'est inexact pour Benat, qu'elle fait ses films en france, (et Delprat aussi, mais elle c'est encore différent),

- Ce qui est beau chez elle, c'est que tout est imparfait, en devenir,

avril 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink