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31/05/2006
V, ( brouillon),
- Oui me disais-je, mi-riant, mi-éffondré, ne jamais penser qu'en france on a atteint le fond, c'était la bande annonce du prochain film de Daniel Auteuil qui passait, pas son film avec les Larrieux, non, ça, c'était l'année dernière, non non celui avec Clavier, le prochain, au début, je jure, je le jure, je pensais, je le jure, je le jure encore, que c'était pour un DVD, un vieux film, mais non, c'était bien pour un un navet nauséeux de maintenant, encore un, de la france de maintenant, d'aujourd'hui, (et je vous parle pas du film de et avec Dany Boon, et l'autre là encore, dont je sais pas le titre), je me disais, oui, c'est sans fond, en france effectivement, on a découvert l'infini, (tout au moins la chute infinie, (ou même, la chute en rond)).
- Pour le film sinon, "Reeker", plutôt mieux que les autres, disons au moins l'actrice, au moins Gretchen, elle et la durée des plans, si on pouvait évidemment appeler ça des plans me disais-je à l'instant, puisque, c'est en cela quand même que c'était dommage, ce n'était pas le problème du film, mais quoique me disais-je encore alors à l'instant, plus que les autres, mieux que "La maison de cire"? Là me disais-je, je ne sais pas, moins bien mais en même temps, et puis il y a la fille, Gretchen et le reste du casting, et cet ennui qui guettait, ce qui n'était pas rien tout de même, (ce presque temps suspendu), le film, on pouvait se dire, c'était un état du scénario, (et pas encore un film, pas encore le film), la fin était plus que raté, étrangement on se disait que c'était pas plus mal, que la fin, et même le film soit ratée, ou en partie ratée, qu'un moment de faire le film, ça avait prévalu, et que c'était dans cette façon de se casser la gueule qu'était aussi le cinéma, le type pouvait pas s'en sortir, plus le film avançait plus on savait qu'il pourrait pas s'en sortir, ça foirait, (on pourrait dire aussi, ça partait en couille), et c'était cette aplomb qui était magnifique, ce(s) grincement(s), jamais le type n'essayait d'assurer ses arrières, non, il fonçait dans le mur, et son monstre, c'était tellement évident qu'il pouvait plus le tuer, le pur jeu, au fond c'était ça, l'impasse, (et l'impasse dans laquelle il s'était mis), à la limite, l'humour du film c'était ça, le jeu, le scratch, le faux mouvement,
- "Reeker", de
- Par rapport à "La maison de cire", voilà, il était plus raté, ou plus mauvais, mais il y avait plus de "jeu".
mai 31, 2006 in Spectre 01 | Permalink
30/05/2006
V, (au bon beurre).
- "Wong Kar-Wai...Une longue
histoire pour moi. Un coup de foudre cinématographique. On a distribué
ses cinq premiers films. On l'a connu doué et méconnu. On l'a vu
changer, au fil de sa reconnaissance. Son sens des affaires est à
présent aussi aiguisé que son regard d'artiste. Précisément, son œil,
il ne le montre plus. Comme disait Toscan du Plantier, «dans le mot
argent, il y a le mot “art”». Certes. Mais «art» tout court, c'est
mieux"...
- (Là).
- "Un autre ami bien informé jure que Wong Kar Wai est l'homme de tous les
calculs, qu'il doit à quelques sociétés, notamment françaises (Studio
Canal ?), de généreux à-valoir pour des films qu'il n'a jamais tournés.
Son palmarès, assure-t-on, sera un soigneux calcul, une manière de
renvoyer l'ascenseur"...
- (Là).
- (Pour un peu, on le traiterait de sale juif)...
- Lire aussi ce que d'autres crevures disent ici ou là sur Godard.
- "Son sens des affaires est à présent aussi aiguisé que son regard d'artiste. Précisément, son œil, il ne le montre plus", doit-on suggérer au gros cul qu'il a quand même fait "2046", Wong Kar Waï, depuis, (et éventuellement "In the mood for love")?
- Lire, là, ce qu'elle a produit la mère Michèle, c'est édifiant, (on comprend que de Baecque soit copain avec, question d'affinités)...
- Pour le type de Télérama, c'est bien trop vulgaire pour mériter le moindre commentaire, même une insulte se mérite un peu...
- Sinon là, (hé hé hé)...
mai 30, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
29/05/2006
V, (note pour moi-même),
- Nina la perfide, Jack au téléphone avec sa femme, premier épisode, (première saison), sa femme dans l'auto, la conversation est coupée, (je reprends [la série] depuis le début), un plan nous montre Nina de profil, nous ne savons pas ce qu'elle fait, ce plan c'est comme si on la surprenait à quelque chose, nous ne voyons pas ses mains, connaissant la suite, nous pouvons maintenant dire, elle était simplempent occupée avec les cables, c'est elle qui a coupée la communication.
- Ce qui est beau, c'est que le plan ne sert à rien, il ne peut avoir un quelconque sens que lors d'une seconde vision, puisque à la fin de la saison, évidemment que nous n'y pensons toujours pas, je veux dire, il faut la savoir coupable pour que ce plan acquiert un sens, et c'est vers la toute fin, qu'on la découvre coupable,
- (et peut-être est-ce aussi vers la toute fin, qu'eux-même (les scénaristes) décident que ce sera elle),
- Je balance. Atabekian m'a avoué hier une chose impossible, il n'a jamais vu/regardé aucun épisodes de 24h00!
- La honte!
mai 29, 2006 in Spectre 01 | Permalink
28/05/2006
V, (note pour moi-même),
- C'est ce que je voulais dire, par rapport à Ophüls, il y a toujours un moment où il faut se présenter au monde,
mai 28, 2006 in Spectre 01 | Permalink
27/05/2006
V, (brouillon)
- Pour le film "Bubble", dont on ne pouvait visionner raisonnablement plus de vingt minutes, (je m'étais fait la réflexion (sincère) au bout de 5 minutes "il est pas encore fini?", on retenait peu de choses, les paysages étaient magnifiques, j'avais remarqué autre chose aussi, les cinéastes Américains dans leur majorité filment toujours leur pays comme quelque chose d'affable, (rempli de gens affables), mais sinon dialogues sursignifiants, on avait envie de dire, qui empêchaient toute fiction, je veux dire, à ce point, il ne pouvait plus rien se passer, c'était impossible, c'était comme une négation du film, de ses possibliltés, après fallait être fou, et lui, le mec, le réalisateur, hein, (Fuller l'était), je veux dire, pouvoir rattraper un film, aller jusqu'au bout du film, alors qu'au fond, scénaristiquement il est déjà fini, après, faut être associal,
- Juste pour rire, le blog d'Aude Pivin, là, une ex de feu "La lettre du cinéma", (enfin on peut rêver, je veux dire, j'espère qu'il n'auront pas l'indécence d'en sortir un nouveau numéro, ou qu'on leur interdira)...
- Extraits: "Almodovar confirme donc par ce film la force inouïe du cinéma, l’extraordinaire puissance du récit cinématographique sur le spectateur".
- Les films passent et ne se ressemblent pas.
- Mais l’heure tournait (elle tourne encore plus vite à Cannes, ...)).
mai 27, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
V,(note pour moi-même)
- Au fond, chez Ophüls, tout est au vu et au su de tout le monde,
- On pourrait dire, mais imparfaitement, ça ne suffit jamais, il y a quelque chose qui ne suffit jamais,
mai 27, 2006 in Spectre 01 | Permalink
26/05/2006
V,(note pour moi-même)
- Note pour moi-même; en 2004 Miklos Jancso a réalisé deux films.
mai 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink
25/05/2006
V, (notes pour moi-même).
- Pour le film de Sirk, ("No room for the groom"), on pourrait rajouter, c'est pousser le bouchon un peu loin.
- (...).
- (Le gosse quand même, c'est à un crochet de boucher qu'on rêve de le voir, pas moins)...
- C'est quoi au fond le gosse, sinon la norme* poussé à son point d'obscénité, et d'hystérie?
- *Au sens (aussi) inconscient du terme.
- Le directeur du cabaret (du "Palais de la danse"), je dis directeur, aussi désagréable, aussi péremptoire que dans "Sans lendemain", je me disais, tout est dans le(s) geste(s), c'est une question de forme, je me disais, la suite, la seconde fois est toujours dans le geste, la reprise, (c'est pour ça que la fausseté du film de Dieutre est exacte), (pour ne pas parler de Fuller), c'est pas chez Fuller aussi où ils rejouent sans cesse la mort de Jesse James (au théâtre)? Ou chez Fritz Lang?
- C'est drôle comme chez Ophüls on tourne on tourne, on marche, on se promène beaucoup, la marche chez lui d'ailleurs correspond d'ailleurs à quelque chose d'affolant, la marche chez lui a plutôt quelque chose de désespérant m'étais-je dit, on marche pourrait-on dire faute de mieux, on pourrait presque dire (aussi), on s'éloigne du ça...
- Chez Ophüls, jamais un acteur ne prend le pas sur le film, ne le vampirise une seconde, on voit bien par exemple qu'il isole Darrieux presque plus que raisonnable parfois, (plus que les autres acteurs), mais pour une simple raison de convenance personnelle, (comme s'il la dénudait), (ce qu'il fait plus ou moins d'ailleurs), de fascination, d'ailleurs Darrieux me dis-je lorsqu'elle est dans la chambre, n'est pas une actrice, ni un personnage, elle est obscène, disons indécente, elle est nue à chaque instant,
- (je crains de dire un peu peut-être n'importe quoi),
- Chez Ophüls, (comme chez Wong Kar Waï), c'est toujours trop tard pour les uns, et trop tôt pour les autres, (chez Ophüls on est plutôt dans le trop tard, chez Wong Kar Waï dans le trop tôt),
- Trouvé ce lien, là, à propos d'Ophüls, dont je n'aime pas la dernière phrase cela dit "Ophuls se serait-il plié aux exigences des studios hollywoodiens d'aujourd'hui ? Il est permis d'en douter", moi je dirai plutôt le contraire, il aurait fuit la france et aurait tourné aux Etat-Unis...
- Je commence à regarder ce film " ", je me dis chez Ophüls oui, ça tourne effectivement toujours autour de cérémonie, enfin faut y réfléchir un peu, disons c'est comme le bal chez Jane Austen, on pourrait dire aussi, chez Ophüls, c'est toujours l'envers qui fait la fiction, le réel en est l'enjeu, (mais ça, c'est un peu vite dit), le réel curieusement qui est la cérémonie, (on y va, on s'en éloigne), (cérémonie au sens large), (boites de nuit comprise), ce qu'il faut surtout c'est que tout soit parfait, (dans presque tous ses films quelqu'un y veille je crois), dans le film on se dit, (et ça vaut peut-être même si d'une autre façon pour d'autres films de lui), l'image n'est pas encore en place, (en jachère?), et le film a déjà commencé, (je changerai cette phrase), ils sont tous, ils marchent tous au milieu des préparatifs, traversent tout ça, (une image en train de se faire), je me dis à l'instant "l'image n'est pas encore briquée", c'est pour ça finalement qu'il y a toujours des commentaires de "figurants" chez Ophüls, pour les coutures, le pas fini, (ou se qui va se défaire), (l'écartement),
- Chez Ophüls, chacun continue à vaquer à ses occupations,
- Un moment chez Ophüls ne doit pas seulement être partagé, il doit être aussi reconnu, (c'est confus), je parle de moment au sens image, mais j'en parle plutôt pour d'autres films, quoiqu'en fait je parle à partir de ce film là, (lorsqu'ils prennent le thé sur le bateau), disons, il faut qu'il y ait adéquation, accord avec le monde,
- Chez Ophüls au fond, beaucoup sont déjà morts je remarque, disons qu'ils s'illusionnent encore un peu, et illusionnent,
- Note qui n'a rien à voir: "Tu vas voir qu'il faudra revenir pour mettre du crêpe aux torchères".
mai 25, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (comme vendetta)
- Retrouver l'article de Thomas Sotinel du Monde, dans lequel il s'en prend au film de Villovitch, (film de "bobos" selon lui), retrouver l'émission de france-culture* dans lequel un critique célèbre des "Cahiers du cinéma" ou des "Inrockuptibles", (le bulletin de liaison des amis de Claude Pompidou), s'en prend au film de Carax au prétexte qu'il n'y avait [même] pas de Pola** dans le film, ce qui en faisait la preuve évidente de sa médiocrité, commencer par le site de L'INA***, ça serait bien de pouvoir l'écouter à nouveau l'émission non? Je veux dire, c'est intéressant de reécouter les arguments des types pour des films depuis devenus indiscutables, non? Tout au moins juste pour rire, et rire d'eux évidemment, je veux dire, il y a des choses, faut pas les oublier, non? Moi je suis pas pour l'oubli, ni pour le pardon, (rires), (lire l'article de Libé sur les dettes de sang en Albanie, là...
- Et puis, on pourrait en faire une chanson non? Tout au moins se servir de la phrase comme refrain, non? Une chanson cinéphilique hein, sur les cinéphiles d'aujourd'hui...
- (Au sens syphilis du terme le mot cinéphile).
- *Une émission de Sylvain Bourmeau je crois.
- **Pola pour Pierre ou les ambiguïtés.
- **bis, une phrase qui commençait comme ça, "Et il y a même pas de Pola dans le film", et se poursuivait genre avec un ton dégoûtté, " c'est dire le degré de nullité (ou de ratage) du film", quelque chose comme ça, avec une grosse voix à la Konopniki, le connard dont je sais pas orthographier le nom, et dont je chercherai pas à savoir,
- **ter, les arguments des critiques des Inrockuptibles ou de Libé étaient pas mal non plus cela dit, (j'ai tout gardé hein), (rires), faut juste que je les retrouve...
- Faut pas oublier les argumentaires "Séguriens" de l'époque suspectant Carax de fascisme, (c'est les mêmes qui évidemment ensuite appelèrent au vote Chiraquien, je veux dire, soutinrent son coup d'état)...
- *** Pas trouvé, et les archives de France-culture débutent en 2002, ils sont vernis les crevures quand même, (mais un jour je trouverai)...
- Si au moins je retrouvais le nom de la crevure, (c'est pas compliqué, il suffit d'avoir la liste des invités des émissions de l'époque)...
- Ils ont peut-être une salle de documentation à France-culture et accessible au public, ou alors à Beaubourg, eux qui gardent plein de vieux papiers?
- Skorecki, lorsqu'il dit aimer Powell c'est pas une blague, c'est pas un jeu de mot provocateur, c'est la réalité*, il l'aime, (il travaille aussi à Libération et est ami avec Douchet, (c'est dire)), je remarque d'ailleurs qu'il aime tous les films enfin la plupart, des crevures cinéphiliques française, (et que par contre, il aime pas Mods), j'me demande ce qu'il pense des Larrieux, ou de Clean, (d'Assayas), hum...
- Ouais...
- Déjà qu'il aimait Akerman, (ou Jackie Raynald), il l'aime encore d'ailleurs,
- Hum.
- *(j'ai un classeur (et une boite à chaussures) rempli de ses chroniques d'avant que je mette les autres sur un blog), là par exemple, la chronique du 21/04/2000....
- Peut-être qu'il en parle plus récemment, mais la recherche du blog fonctionne pas, et j'ai la flemme...
- Mail:
- Qu'est-ce que vous lui reprochez, à Powell? Il y a des choses extraordinaires dans Je sais où je vais, La Renarde, les Contes de Canterbury ou le Narcisse noir.
Sinon, oui, Skorecki a parlé plus récemment de Powell, le 30 juin 2005, sur Le Voyeur, (là).
- <>
- Disons, sans avoir revu "Le narcisse noir" depuis très longtemps, film que j'avais aimé à l'époque, pareil pour les films que vous citez, mais avez-vous vu ou revus récemment "Les chaussons rouges" par exemple? C'est insupportable de nullité, et mon post n'est de toute façon qu'idéologique, la mode de actuelle sur Powell est une mode qui n'a d'autres ambition que la guerre que se livrent les crevures contre la modernité, (en gros), (c'est juste un retour vers de vieilles valeurs, rajout), (une attaque en règle, rajout), ils feraient mieux de parler des films d'aujourd'hui, des réalisateurs d'aujourd'hui, eux ils se donnent des prétextes, nous réactionnaires, nous incultes? pas du tout, on aime Powell... Ben moi j'aime pas Powell parce que certains l'aiment, déjà être aimé de Scorcese est une faute de goût, être aimé de Douhaire est impardonnable, même mort, (en ce qui concerne Powell),
- Jamais c'est gens là ne seraient capables par exemple du même enthousiasme pour Ophüls que celui qu'ils ont pour Powell, sauf probablement pour "Lola Montès"*, puisque celui-ci leur permettra de se ranger illico du bon côté, celui des défenseurs de la modernité, ce qu'ils ne sont évidemment absolument pas, ce sont juste de bons élèves, (ayant bien appris ce qu'il fallait retenir), c'est à dire ce qu'il y a de pire, tout au moins concernant le cinéma, Powell, ses meilleurs films ne possèdent aucune seconde de ce qu'on appeler le cinéma, Ophüls, même dans ses mauvais films est supérieur à John Ford, disons
- *Et encore, probablement parce qu'ils le confondraient avec "Lola" de jacques Demy,
- J'aurais pû ajouter, pff parler autant de HPG ou de Sofia Coppola est on ne peut plus suspect, comme s'il y avait un combat à mener qui ne soit déjà gagné pour ses gens là, (la fille Coppola, le people HPG), le truc c'est de créer comme un rideau de fumée, les mecs sont même sincèrement convaincus que ça se joue là, alors que c'est déjà joué et gagné, c'est un combat au sujet de films qui les uns les autres ne se dérangent absolument pas, ne dérangent rien, c'est de la branlette, ça permet aux rampants de croire exister, sortis de ce qui est autorisé, ils n'ont plus d'outils, ils comprennent plus rien, ils sont surtout plus rien, jamais ces gens là ne prendront un risque, jamais, faut voir maintenant Chauvin comment il la trouille des Larrieux, comment il regrette d'avoir été désagréable avec eux, moi quand je suis allé au film de machin, (ou de truc même), il y avait la plupart des gens que j'avais insultés, Civeyrac etc, et cela ne me dérangeait en aucune manière, les rampants eux, pour continuer à aller tranquillement au cinéma, c'est-à-dire dans les projections de presse, ne disent rien, ou plutôt, passé un seuil de notoriété, ils n'ont plus rien à reprocher à quiconque, quiconque qu'ils risquent de croiser évidemment, ils savent qu'ils ne croiseront jamais Scorcese ou Wong Kar Waï ou Eastwood ou Moretti par exemple, et que ceux-ci de toute façon, ne les regarderaient jamais, donc là ils peuvent prendre des aises, faire semblant, (...) ...
- De toute façon ce qu'ils écrivent, ça va jamais plus loin qu'une rédaction, ça va jamais plus loin que ce qui est permis, (en même temps reconnaisons à Chauvin d'être un des mecs les plus pointus de la critique cinéphilique), (c'est dire), (il lui manque juste quelque chose qui ressemble à une âme, une personnalité, un imaginaire), (une indépendance réelle d'esprit pourrait-on ajouter),
mai 25, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
23/05/2006
V, *, ( brouillon),
- Hypothèse. Et s'il était allé à Moscou pour rien, et/mais si au fond c'était pas si important que ça? Que le film soit raté, ou qu'il le soit pas, je veux dire par là que la réussite du film, paradoxalement, se trouve dans son ratage complet, dans son programme pourrait-on dire, il est pas allé à Moscou pour rater son film, c'est juste qu'arrivé là-bas, il savait plus quoi faire, un moment je me suis dit "il s'est retrouvé confronté, arrivé à Moscou, non face à lui-même, (cela eut été le film rêvé), mais au but même de son voyage", je m'exprime mal, je voulais dire par là que n'ayant pas de but bien précis il était logique que ce fût un ratage, (quoique non, pas obligatoirement), mais je repensais à la scène de la fin, où les deux types/frères sont dans la même pièce, seuls, et je me disais, que oui, le film était raté, ou pas fait*, qu'il ne s'y était rien passé, (ce qui reste à voir), mais que les deux types dans la chambre, qui sont, dans la vraie vie, frères, il leur avait fallu aller jusqu'à Moscou pour se regarder comme ça, que depuis leur enfance ils s'étaient pas regardés ainsi, on sentait que c'était des regards qui venaient de là, de leur enfance, et que c'était tout ce temps qu'ils regardaient à travers les yeux de l'autre, (en gros et provisoirement), le temps parcouru, (que c'était d'une certaine façon le vrai sujet du film, (...)), le film de toute façon était raté justement parce que Pierre Léon avait voulu comme se mêler de ce qui le regardait pas, c'est à dire il avait voulu avoir un point de vue sur le monde, sur la société Russe, (je sais pas ce qu'il filme un moment, si c'est une assemblée de cinéastes ou de députés), >voir la séquence frimeuse et complaisante, et plus que pathétique avec Naoum Kleitman, le problème de Pierre Léon, pourrait-on dire, est ses mauvaises fréquentations, pas assez de Dreyer, pas assez de To, (il devrait voir et revoir "PTU" (ou "The mission"),(pour ne pas dire "Vampyr")), je veux dire par là qu'il croit plus en la scène, (qu'en la mise en scène),c'est d'un côté ce qui sauve systématiquement ses films, en particulier celui-ci, (mais bon), (c'est un peu nul ce que j'écris là, surtout que lorsque je lis ça ailleurs, ça me fait hurler), chez Pierre léon, me disais-je, il y a pas fixation sur un plan, sur les plans, je me disais c'est bien, mais ça l'est aussi moins, je voulais dire, fixation au sens, aussi, de fixatif, (comme on fixe de l'aquarelle avec une laque par exemple), je me disais, ça l'est moins parce qu'il y a pas un réel soucis du plan, mais plutôt du cadre, je me disais, chez lui le cadre n'est pas important, mais tout est cadré, chez lui, je crois, me disais-je, il faut que cela tienne, (le côté "moteur moteur" de Mocky), plutôt il faut aussi que cela tienne, plus exactement, il faut que cela tienne aussi,
- Regardant un épisode de 24h00, un des derniers de la saison 5, un moment apparait l'ex-mari de Chloé, ancien agent secret lui aussi, mais surtout déchu, ou surtout, c'est souligné, navrant, ce qui m'intéresse là, en ce cas précis est sa profession, "marchand de chaussures", "vendeur de chaussures", c'est le problème de Pierre Léon, son type, lui ne peut point être ordinaire, il ne peut être que capitaine d'industrie, Pierre Léon lui-même n'est rien, mais ses personnages ne peuvent qu'êtres des gens importants ayant des occupations des activités importantes, Pierre Léon ne filme rien de Moscou, il ne peut, (on pourrait dire "il a une trop haute idée du monde"), (et de lui-même), Valérie Pavia, elle, le monde existe, elle l'invente au moindre pas, sinon au moindre souffle, chez elle le monde, le plus sale qui soit, est merveilleux, on pourrait ajoputer il y a une sorte de mépris à l'oeuvre envers le monde, de la part de Pierre Léon, (chez valérie Pavia, non), et c'est probablement ce qui rend son séjour à Moscou insignifiant, rien n'est digne, (il n'arrive à appréhender le monde que d'une certaine hauteur pourrait-on ajouter), d'ailleurs on le voit à l'hôtel, ce ton de moquerie cynique adoptée par tous les personnages, ce ton de supériorité même, adoptée jusqu'à la bêtise par tous les personnages, (la fille est pas mal au niveau de la bêtise, je me demande jusqu'à quel point cela est voulu, désiré et accepté), (en un mot conscient), chez Léon me dis-je, on se contente un peu trop souvent de lire de grands classiques, (ou de les citer), il y a pas grand chose, hélas, ensuite, ça ne débouche sur rien de plus, même pas lma provocation, le truc me dis-je, est de se distinguer du vulgaire, du tout venant, il y a même pas l'arrogance, il y a même pas le défi, le côté petit con ou tête à claques, (je pense à "Mods"), (ou à d'autres), je me disais, en mêm temps, c'est ce qui fait qu'on aime bien ses films, ce côté désuet, ce côté "cottage Anglais", d'un rien il fait un film, seul le plaisir de la bonne compagnie compte, l'entre-soi aurait-on envie de dire s'il n'était le terme, un peu trop assimilé à la sociologie, le film me disais-je, est plus dans le plaisir de le faire, pas dans son résultat, qui serait plutôt de l'ordre de l'illusion entretenue, une illusion idiote, (ou idiote même), et d'un côté, nous, comme de l'autre, puisque tel n'est pas l'objet, que le film soit réussi ou pas, (ce qui est néanmoins, tout-de-même, un peu dommage), (au sens même presque dommage collatéral),
- Chez Léon, j'avais oublié de l'écrire, il y a l'idée de se mettre dans l'ambiance, au sens presque foetale du terme, (liquide amiotique du terme), (orthographe plus qu'incertaine), c'est-à-dire de créer les conditions d'un film, pour que cela soit trop tard, chez lui, la réussite est secondaire, par les conditions mêmes qui président au film, ou par les conditions (au sens presque conditionnel du terme, ou chantage du terme presque), mêmes du film, (je n'aime pas beaucoup cette dernière phrase), je veux dire son cinéma a plus à voir avec les annnées 30, la fin des années 30 plutôt, c'est plus un cinéma des années 40, vitesse (de tournage) comprise, (chez lui, j'avais oublié de l'écrire, il s'agit, d'une certaine manière, non pas presque de faire un film, que de se mettre comme en transe), on voit bien aussi, à lire de Baecque Azoury sur la modernité déclarée (comme on déclare en douane) du film d'Honoré, que cette modernité là ne l'intéresse pas, après, écrivant cela, on peut se dire que bon, on peut pas toujours se réfugier au chaud dans ses références, qu'aller à Moscou ou à Bruxelles doit avoir un autre but que de faire lire à l'écran un extrait de l'idiot ou d'un autre livre...
- *(Ceux qui m'aiment prendront le train).
- *bis, Sans parler de la nonchalance formelle,
- Lire le journal qu'a tenu Pierre Léon pour ce film, dans le numéro 29 de "La lettre du cinéma".
mai 23, 2006 in Spectre 01 | Permalink