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29/06/2006
V, (brouillon)
- Lelouch donc, n'avait fait qu'un seul bon film, son premier, "Un homme, une femme", s'il était évidemment, son premier, (ce que je devais encore vérifier), le reste, bon. Ce qui était fou, avec la critique absolument unanime* pour le navet d'Emmanuel Mouret, le super-navet même, sa merde liquide, c'était justement l'unanimité, je veux dire, c'était pas mieux que Lelouch, c'était pire, c'était disons le Larrieux de l'année, l'incroyable, et pourtant je croyais avoir tout vu, être blindé/blasé, c'était oui, la démission générale, la défaite même, disons la soumission, même pas, c'était quoi exactement? C'était tout simplement ce que désirait la critique,
- Régler le problème de la mise en scène, ne s'intéresser ensuite qu'au propos, de mise en scène il n'y en a pas, nulle nervosité, nul regard acerbe ou autre, que de la bonne tenue cinéphilique, que de la mise en image de bon goût, aucune idée de ce que pourrait être une temporalité, ou autre chose, je regarde ce film raté de Rozier, "les naufragés de l'ile de la tortue, existe un vrai regard, chaque instant du film est traversé par ce ragard, (pour faire court), le film est raté pourtant, et quelque chose pourtant existe, à chaque instant une présence singulière, chez Mouret rien n'est présent, les hésitationsd de langage ne sont que complaisances narcissiques, (pour faire court), il s'agit d'affirmer une innocence bourgeoise, rien de plus, nous ne sommes pas loin de "Paul et Virginie", plus probablement de paul Bourget, ce n'est même pas respecter les conventions, tout au moins, conventions il y a , mais de la bourgeoisie, pas du cinéma, Mouret ne connait du cinéma que ce qu'il a appris, pas ce qu'il a découvert, il n'a d'ailleurs jamais rien découvert, trop vulgaire, la bourgeoisie ne découvrant jamais rien, laissant cela aux autres, aux métèques, la culture pour la bourgeoisie vient toujours après, elle est enseignée, ce qui est choquant chez Mouret, est son regard sur les filles, elles pensent à peine, sont plus du côté de l'objet, objets de désir, de ridicule, objets sénaristiques, jamais elles n'éprouvent quoi que ce soit, elles n'existent pas, plutôt elles sont pathétiques, un pathétisme non mis en scène, non désirable, lui, se donne la place du désir, et n'en accorde aucun, ne laisse rien, ne partage pas, ne partage jamais, la moindre des choses, m'étais-je dit par exemple, serait que le mec de la fille, celui dont elle est amoureuse, qu'elle attend sans cesse, apparaisse, ne serait-ce que deux ou trois seconde, une sorte de question de respect, et jamais cela ne lui vient à l'esprit à Mouret, jusqu'au bout du film il ne lui sera rien donné, vulgairement on pourrait dire d'elle, bonne à baiser, mais jamais à marier,
- N'avoir aucun point de vue, c'est rare, aucun point de vue particulier, Mouret est un être rare, rien ne fait sens chez lui, sauf sa petite idéologie de Saint-Nicolas du Chardonnet, parce que c'est tout ce qui est présent dans son film, l'idéologie, son film, c'est juste une machine commerciale, mais réservée à l'élite, même pas populaire, trop sale, il ne s'abaisserait jamais à être populaire Mouret, (je me sens des envies de Khmers rouge subitement), évidemment, on est en france, et tout le monde aime son film, Mouret c'est quoi son film, sinon l'histoire d'un fils de famille qui s'encanaille avec la bonne ou la gouvernante, mais qui la balancera aussitôt trouvé l'âme soeur, c'est à dire une fille à tête de poisson qui lui donnera des gosses,le comparer avec le film de Rohmer, "Ma nuit chez Maude", comparer ne serait-ce que la somme de travail, au fond les cinéphiles français, les critiques, ils ont trouvés avec les larrieux et Mouret, les cinéastes qui leur conviennet, ce qui leur donnent pas mal à la tête, où tout est simple, emballé, pré-emballé, de bon goût, quelque chose de suffisemment distingué, pour faire illusion, on se dit, quand même, la fémis, c'était bien la peine, à moins que c'était justement ça, que c'était le but, revenir en arrière, une sorte d'école de la marine, (ceux qui connaissent un peu l'histoire récente devraient comprendre), une révision radicale, parce que quand même, nous sommes bien avnt la nouvelle vague non? Nous sommes bien en plein dans la qualité française là non ? C'était exactement ça, non? La qualité française?
- Nulle dialectique Rohmerienne chez lui, mais signe de reconnaissance, connivence bourgeoise, (au sens Burberry du terme, foulard Hermes du terme), nous sommes à la sortie de la messe, et pas au cinéma,
- Et toutes ses minauderies, ces choses touches pipi, pff, j'ai envie de dire "idéologie bourgeoise", et de répéter, "il veut nous faire croire à l'innocence de la bourgeoisie, à sa propre innocence", pour le coup, c'est réellement pornographique, c'est totalement indécent, il l'est autant que les Larrieux, il pue autant, pouah,
- * Il n'y aurait pas eu unanimité critique de la critique cinéphilique, (au sens syphilis du terme), la surface accordée à lui, aurait été de toute façon impardonnable,
- Le marché a toujours voulu de la peinture, c'est un revival permanent, vous ne pouvez pas savoir le nombre de revivals que j'ai moi-même vécu depuis les années 60. Le problème est ailleurs, connaissez-vous une seule peinture à succès où le sens est à ce point supérieur qu'il joue avec l'autorité de la peinture et la disqualifie?
- Les artistes n'arrivent à faire quelque chose qu'en s'appuyant sur le socle de cette autorité. On pourrait tenter de prendre cette histoire et d'en faire quelque chose d'autremais ce n'est pas ce que les artistes font et veulent.
- Joseph Kossuth, in "Frog" n°3.
juin 29, 2006 in Spectre 01 | Permalink
28/06/2006
V, (rien).
- Pour certains films, celui d'hier, "La colline a des yeux", celui d'aujourd'hui, "Slevin", c'est plutôt la question, d'ici, à quoi ça sert, je veux dire, on peut juste raconter à nouveau le scénario, et dire que le reste est du même tonneau, insignifiant, ce qui épuise dans ces films, c'est d'en parler, d'en parler une seconde fois, ce qui était beau dans le film, (alternative: dans ce film improbable), c'était d'imaginer le labeur des scénaristes, la sueur des acteurs, le souvenir qu'ils voulaient laisser, je m'étais dit, certains films, ne reposent que sur la connivence, (des spectateurs et du film), l'accord préalable,
- Bel article de Téssé, là, d'ailleurs je vous conseille tous ses articles consacrés à ce genre de cinéma, (les films français à part entière)...
- Bon sa phrase "On a raison de se plaindre qu'il y a peu de femmes cinéastes", là faut pas exagérer, il y en a plein, c'est juste qu'on leur fait bien comprendre que le tricot, pour elles, c'est mieux, (qu'il demande par exemple des explications à son copain machin), parce que le cinéma français, le vrai, c'est des filles; il poursuit un peu étrangement "Peut-être, l'hypothèse est
vieille et souvent formulée, que le cinéma est un truc de garçons.
Alors ceux-ci peuvent dormir tranquille : tandis que les filles sont
folles, s'agitent et font du shopping, le pouvoir ne leur échappera
pas", moi je dirai plutôt, tant que des types, genre machin, seront en place, il se passera rien, (et le pire, c'est que c'est pas le pire), et ne pas oublier son comparse en pire, machin chose, (des "Inrockuptibles"), (le supplément ado du "Nouvel obs")...
juin 28, 2006 in Spectre 01 | Permalink
26/06/2006
V, ( brouillon).
- Pour "L'étang tragique", de Renoir, souvenir assez vague, le film n'est ni bon, ni mauvais, et plutôt mauvais que bon, (disons qu'il n'est pas médiocre). Tout est de convention pensais-je assez vite. Le type, on se dit qu'il est pas à sa place, qu'il est hors du film même, (et d'ailleurs que les types du film, eux, sont hors d'eux(-même)), (...), que le truc, sera ça, de s'accrocher au film, il est dans l'histoire, pas dans le film, m'étais-je dit, d'ailleurs il est tout le temps hors champs, et dans l'histoire personne non plus n'en veut vraiment, c'est pas seulement le noyer qu'ils tentent, c'est s'en débarrasser. A chaque fois que je pense au film, je m'imagine le mec se retenir à une branche, mais bon, en même temps, je m'en fous un peu, (j'ai jamais vraiment aimé ce film), alors j'arrête là, comme je parlerai pas non plus du film "La colline a des yeux", d'Alexandre Aja, (que j'ai vu le 27/06), film dont on n'a rien à dire, absolument rien à en dire, il est pas honteux, c'est juste qu'il y a rien à en dire, "Reekers", on pouvait en dire certaines choses, en penser certaines choses, il y avait quelque chose à en penser, là non, rien, à part ça, (qu'il y a rien à en dire).
- Je répondais à un mail d'Atabekian, au sujet du film de Renoir, et puis je tombe sur cette phrase, dans "Télérama", (acheté, j'ai un peu honte de le dire, pour Depardon), (dont j'achète demain* le livre "Correspondance New-Yorkaise", livre qui sans que je sache dire pourquoi, me fascine complètement), (que je feuillette chaque jour dans diverses librairies), (et dont je trouve pourtant la plupart des photos ratées), (je crois que c'est pour la disponibilité qui traverse chaque photo), donc je tombe sur cette phrase de Sartre à propos des livres de Genet "De faux romans écrits en fausse prose", je me dit, oui c'est ça que je voulais dire dans les mails, ("plus mauvais que bon, mais Renoir assume cela, il en fait un film, une esthétique"), ("c'est comme s'il leur avait demandé aux acteurs, de jouer faux, en même temps ce n'est pas exact ce que je dis, mais c'est un peu il me semble l'esprit du film, disons Renoir a sauvé le film en le ratant un peu, la seule façon pour lui de le faire tenir, c'était de le rater plus, en quelque sorte, d'en montrer les coutures"),
- * La seule raison pour laquelle je ne l'ai point encore acheté est que j'ai/j'avais un peu peur après, de ne plus le feuilleter presque chaque jour/chaque jour.
- Je m'étais dit, mais pour tout autre chose, la fiction, c'est [d'abord] ne faire que ça.
- Acheté le Trafic 50, spécial "qu'est-ce que le cinéma", (oh là là, quelle catastrophe), dis Raymond, t'as pas honte? (coup de chapeau au texte minable de Henri-François Imbert, réalisateur lui-même bien minable), etc, etc,
- Le DVD de Dominique Gonzalez-Foerster, là.
juin 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink
25/06/2006
V, (journal de l'an passé).
- Oui c'est ça, je regarde le 3, et je me rends compte que pour le 4, c'était celui-ci que j'avais l'impression de voir, et c'était bien ça qui n'allait pas, (je ne savais plus où j'étais), (en Anglais on dit "déjà vu"). Le film n'était même pas la suite des précédents, (comme on pourrait dire "il y a eu [un] précédent"), dans les autres, c'était le surplus, on va dire de parole, qui créait, on va dire [de] la fiction, qui tenait tout au moins le film, c'était rajouter de la parole, distordre l'original, je ne sais pas ce qui ne fonctionne pas vraiment dans le 4, si ce n'est qu'il est comme les autres, que le principe est le même, mais que cela ne fonctionne pas, et que l'on s'ennuie vite, on se dit que le film ne fonctionne, qu'en faisant semblant, manque une sorte de naïveté, on sent quelque chose de trop malin, de presque poujadiste, un sentiment que le mec ne revisite pas l'histoire cinémathographique récente, il ne s'en moque pas, il donne ce sentiment, merde je zappe avant d'éteindre et d'aller dormir, (épuisement), sur "Un homme et une femme", qui est vraiment pas si mal, bon évidemment les images sépias parfois, la bande-son parfois, (quoique), mais il très surprenant le film, (j'avoue, je vais vérifier s'il repasse et probablement l'enregistrer), (pardon pardon pardon pardon),
- Revu hier, et pour la troisième fois, "L'homme sans passé", d'Aki Kaurismaki, film absolument fascinant, (la première fois, je ne l'avais pas vraiment aimé), Kaurismaki, contrairement à Guédiguian, ne nous demande rien, ne mendie rien, personne ne fait non plus pitié, les types étrangement, leur dignité est directement issue du cinéma muet, "Fame", c'est pas si mal non, (sinon, j'ai encore zappé), c'est drôle, j'étais persuadé qu'il était des années 70, il est de 80, ce qui est beau pour ce que j'en vois, c'est qu'il est de personne le film, c'est très clair, ce qui est magnifique, la rue telle qu'elle est filmée, on oserait plus maintenant cette pauvreté, cette saleté, cette dureté, d'ailleurs aujourd'hui on affirmerait que cela n'existe pas, même Guédiguian, ce soit disant gauchiste affirmerait que c'est mensonger, le problème de Guédiguian d'ailleurs c'est ça, ça a été balayé avant, les gens sont sympas, les ouvriers sentent bons, les rues sont propres, il n'y a aucun désordre chez Guédiguian, rien ne fait peur, nulle anarchie dans l'image), dans "Fame", ça bouge dans tous les coins, tout peut arriver, évidemement on sait que rien n'arrivera vraiment, mais dira-t-on, cela n'est pas certain, dans "fame", l'image est remplie, détritus compris, évidemment le film est mauvais, la scène de l'essai avec la fille, où le mec lui demande de montrer ses seins, pff,
- Une vue comme une autre, là, ou là.
juin 25, 2006 in Spectre 01 | Permalink
22/06/2006
V, ( brouillon).
- Pour la soirée Point Ligne Plan, (je me décide à en parler un peu), les trois films étaient magnifiques, les deux premiers à moitié ratés, mais cela, ce semi -atage, était sans réelle importance, était secondaire, c'était juste un peu dommage, parce que c'était un truc de peur qui en était l'origine, quelque chose de pas assumé, le film de Christelle Lheureux, lui, était toujours aussi magnifique et parfait, je m'étais rendu compte, lors de cette seconde ou troisième fois que je le voyais, que non seulement son film avait à voir avec "Aéon Flux", "Ultraviolet" et "An Lee", mais aussi avec les Straub, le mec, le type du début, surpris dans une sorte de sommeil, de rêverie, c'était d'abord un mec en toge, (un avatar d'une certaine façon, pensant à "Ultraviolet"), plutôt, c'était aussi, un mec en toge, (bien évidemment il avait pas de toge dans le film), je m'étais dit, il y a quelque chose du générique alors chez les Straub, (sinon exemplaire),
- Le premier film de la soirée, et le second aussi, je pensais à cette phrase de Jane Austen, (dans Catherine Morland), "une découverte que l'on ne définissait pas", et aussi à celle-ci, de Marc Aurèle, "toujours définir et décrire l'objet que l'on imagine de façon à le voir distinctement, tel qu'il est par essence, à nu, en entier, sous toutes ses facettes, et à se dire en soi-même son nom et le nom des éléments dont il est composé et en lesquels il se résoudra", les deux films, on se disait que c'était ça, une histoire de définition, ce qui étaient beaux, c'est que les films ne la chechaient pas vraiment, que c'était plutôt quelque chose de survollé, cette recherche de définition, je me disais que c'était plutôt quelque chose d'interrogatif, d'introspectif même, pour le second, presque du coin de l'oeil, je me disais, c'est quelque chose qui ne s'inscrit pas, quelque chose de tremblotant, la fin du premier, cette chutte scénaristique presque, ce besoin de rassurer, ce garde-fou au fond, quelque chose de subitement vieux, le second, on se disait que la voix of c'était un peu ça aussi, et comme une peur du noir, tant pis, les deux par moments, qui tombaient dans une sorte de discours sursignifiant, comme ayant honte presque, peur et honte, pour le film de Lheureux, me disais-je à l'instant, c'était un peu le même principe que les deux autres, c'était le visage du type qu'il importait de regarder, quelque chose d'aussi pensif que les deux autres, quelque chose aussi qui avait à voir avec la bordure, quelque chose oui, de tout aussi pensif, une sorte de projection latente, je veux dire, parfois on pensait à autre chose, puis on revenait, c'était voulu, (et c'était sublime),
- Laurent Montarron, "Reading",
- Julien Lousteau, "Sub",
- Christelle Lheureux, "A carp jumps in his mind".
juin 22, 2006 in Spectre 01 | Permalink
21/06/2006
V, (note pour moi-même).
- Dans "PTU", donc, ce film ultime, il s'agit comme dans "Gertrud", comme peut-être à la réflexion dans tout le cinéma, de vider le plan, d'en faire d'abord une expertise, et de le vider, comme on dit vider les lieux, (évider un poisson), on pourrait dire aussi, d'en faire un évènement,
- Nous ne sommes plus très loin, alors, de ce film de Brakhage, (cette phrase pouvant aussi se trouver à la suite de la suivante),
- Curieusement, (façon de parler), je pense à la cendre, lorsqu'un moment ils inspectent une voiture, la séquence avec le gosse en tricycle, (le début de la séquence),
- En 1926 John Ford inventa les blogs et les ordinateurs portables, (dans son film "Trois sublimes canailles"), > la séquence plus que magnifique de la course, (l'imprimerie sur le chariot, le type imprimant et décrivant les menus évènements de la dite course, participant lui-même, à cette course), séquence basée sur une histoire vraie, (d'après Brion),
juin 21, 2006 in Spectre 01 | Permalink
20/06/2006
V, (brouillon)
- Le film d'Immamura, avais-je pensé sur le chemin, ("Profond désir des dieux"), n'est au fond que le remake dégénéré du navet de Rosselini, "Stromboli", (une sorte de version embrumée, (je veux dire par là, alcoolisée, (rajout)), (et la somme de tout ce qu'il évite aussi*), sinon il est chiant, et insupportable très souvent, seul le propos compte, tout est signifiant, (alternative: tout signifie), il y a bien un moment on se dit , il n'y a ni haut ni bas, mais bon, on se dit aussi, c'est pas très loin de Capra ou de Mac Carey, mais bon, on s'en fout pareillement, (surtout que je m'en fous de Mac Carey, en plus), (et de Capra aussi), bref,
- Oublié d'aller voir ce court-métrage de Dominique Perrier "Avaler des couleuvres", et celui deThomas Salvador "De sortie", croyais que c'était le 30. Dominique Perrier est une cinéaste extraordinaire, (Thomas Salvador, j'ai déesté son précédent, et plutôt aimé les autres)...
- Vieille interview de Vincent Dieutre à propos de Point Ligne Plan, là.
- *Voir le moment où on les appelle à une pêche, et où il, (Immamura), s'arrête au rivage,
juin 20, 2006 in Spectre 01 | Permalink
19/06/2006
V, (parce qu'ils le valent bien)
- Juste comme ça, avant le footing, parce que je sais que ça va me faire du bien "Agnès Varda est une grosse merde", (alternative, "une grosse vache"), bon, oui, ça fait du bien, j'espère aussi que Lefort, (le minable Gérard Lefort), se chopera un bon cancer bien douloureux, et j'espère, mais je n'y crois absolument pas, (vu le degré neu-neu, (Kawaï) du cinéma français, son état plus que comatique), que ce sera la dernière fois qu'on entendra parler d'elle et de ses cochoncetés, (qui n'ont, et n'ont jamais rien eu à voir, jamais jamais, avec le cinéma)...
- Deux articles, (là), d'une page chacun en moins d'une semaine dans Libé pour la grosse Varda, ils se surpassent les crevures, (en fait j'avais envie de dire les neu-neus tant la descente est rapide), pour Godard, je n'ai aucun souvenir de quelque chose d'aussi saillant, une chose que je pense sincèrement, ils méritent ce qui leur arrive à Libé, et j'espère que ce sera pire pour eux, je ne désire qu'une chose, que ce "journal" disparaisse, je peux pas dire corps et âme, puisque pour l'âme c'est fait.
- Le seul texte de Libé sur l'expo Godard, là, un peu plus de trois lignes du neu-neu en chef Antoine De Baecque, extrait: "placer Godard sur le piédestal du martyr, pseudo-victime de la bureaucratie radine du Centre Pompidou. C'est une posture, celle du sale gosse trop gâté qui fait payer Beaubourg après avoir été payé"...
- Si Godard ou un autre refaisait un de ses films aujourd'hui, genre "One + one", il y aura bien une crevure cinéphilique pour dire que c'est suspect non, ces gens armés? Comme une crevure des Inrocks l'avait sous-entendu* à l'époque pour "Pola X", non? De toute façon, depuis Novembre, les choses sont à peu près claires non? On sait à peu près qui est qui non? Amis, ennemis, on sait à peu près maintenant. Enfin il y avait pas besoin des émeutes pour savoir, disons que c'était la cerise sur le gâteau...
- On repartirait bien pour un tour, cela dit...
- Je plaisante, je sais que ça ferait gagner l'autre connard, la bouse naine, Sarkosy...
- Lire ça aussi, (rajout du 25/06).
- * L'avait pas sous-entendu du tout, avait même parlé de milice,
juin 19, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
17/06/2006
V, (ça fait pschiit)
- Chuchotement: "L'exposition de Michaël Borremans, The Good ingredients (à la Maison rouge), est magnifique, quelque chose d'évident et de cinglant et de glacé, (chuchotement: c'est tellement beau que ça glace), quelque chose qui ressemblerait à de la terreur, c'est une des plus belles expositions parisiennes depuis près de dix ans". (La voix est faible): "Le film de Jean-Paul Civeyrac, "Les solitaires", est une horreur, c'est absolument dégoûtant déjà, c'est effectivement déjà la fin, Fantômes et Le doux amour des hommes n'étaient que des anomalies",
- Chuhotement: Revoir Gertrud peu après avoir vu un film de Civeyrac, c'est avoir la preuve, c'est comme un être d'un crime, chez Dreyer on quitte le plan, "Gertrud" on se disait, c'est comme un oratorio, chez Civeyrac, on se disait seulement qu'il voudrait être un autre, qu'il voudrait être, et Bresson et Dreyer, et encore un autre, et ce sans en avoir ni l'intelligence, ni le courage, (ou vise-versa), c'est à dépend chez lui, m'étais-je dit un moment, nous ne sommes héroïques chez lui, qu'à dépend, nulle compassion, sauf pour son héroïne, (ou son héros), chez Civeyrac il n'y a pas mise en scène, il y a Hollywwod chewing-gum, chez lui, m'étais-je dit, l'autre n'existe qu'utilement, qu'utilement au scénario,
- Ha ha ha, je me souvenais plus de la fin de Gertrud, c'était absolument logique la fin, qu'ils se fassent signe de la main comme ça, et qu'après ça soit vide, c'est la preuve aussi, que c'est ce qui va pas chez Civeyrac, il y a jamais cette sorte de logique mécanique à l'oeuvre, lui, il donne toujours systématiquement raison à ses personnages contre les autres, c'est tout, c'est très concierge, très petit bourgeois, chez lui, sa mise-en-scène, (parce qu'il faut bien employer le langage à disposition), (je parle de l'expression mise-en-scène), le film quand même, tous ses chichis, en fait, c'est une sorte de film, une sortie technique,
- > La guerre est venue. Les contradictions sont devenues encore plus aiguës, (là), (Lénine, in "La faillite de la 2ème internationnale").
juin 17, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (bubba ho tep).
- "Inrockuptibles" de cette semaine*, (numéro 550), page 24, en bas, l'article: Générateur de voix, "Vous voulez refaire à la maison la voix de la dame du bus? Enquiquiner vos collègues en leur donnant des ordres péremptoires et métalliques? Faire une sale blague au téléphone sans être reconnu? Acapela est fait pour vous. cette demo, développée par Acapela Group, entreprise consacrée au développement des interfaces de langage de synthèse, lit à haute voix le message que vous aurez tapé dans le cadre réservé à cet effet. Vous pouvez choisir entre deux voix masculines et deux voix féminines et choisir la vitesse de lecture. Les messages peuvent être tapés et lus en douze langues, (du français au Polonais en passant par l'Anglais US). Des heures d'amusement"...
- On pourrait ajouter, et faire les plus beaux films qui soient? Ce qu'à fait Atabekian avec le même procédé? Là et là? Et là? Des films mis en ligne en janvier 2005? C'est le problème avec la presse française rebelle et d'avant-garde, elle retarde un peu...
- Et c'est vrai qu'Atabekian, c'est même pas rigolo son truc, il fait même pas rire, putain, non mais qu'elle âne! (Et il a même pas de chien qui s'appelle Ozu je parie, c'est lamentable, absolument lamentable)...
- *Je sais je sais, j'ai recommencé, mais c'était pour Jack, ils annonçaient un article sur Jack, (mais promis, je recommencerai plus, ce coup-ci j'ai compris, j'le jure).
juin 17, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink