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2006.07.29
V, (notes pour moi-même).
- Rien à voir, c'est par rapport à une conversation privée, et par rapport à Tsui Hark, (je fais mon Atabekian, je poste pour dire que c'est privé, (sinon top secret), et pour dire que je n'en dirai rien), finalement, ses meilleures films à Tsui Hark, ceux qui tiennent le coup, qu'on peut revoir, qui nous surprennent à nouveau, ce sont ses films Américains, ceux avec Van Damme**, "Seven Swords" je crois pas qu'on puisse le sauver, même remonté indéfiniment il resterait un navet, ("Seven swords" ce sont des rushs dont on ne peut rien faire, des chutes plus exactement*), (ça pourrait être intéressant, ça ne l'est pas parce que ce n'est qu'une imagerie publicitaire, (c'est toujours l'image qu'il se fait [de son film] qu'on voit, l'image qu'il aurait voulu nous vendre), (parce que justement, l'échec du film, c'est sa non-vente), on pourrait ajouter, chez lui c'est une efficacité toute publicitaire, mais il n'en résulte rien, c'est d'ailleurs pour ça que j'utilise ce mot "publicitaire", parce que ça n'aboutit à rien, c'est vide de sens,
- Un autre son de clôche, là.
- * On pourrait dire aussi que le film patine constamment, que rien ne retient notre attention, on s'en fout, (que le film durait à l'origine 6 heures n'a pas une importance particulière), (le film de Stroheim durait lui plus de 9 heures),
- ** J'aurais envie de sauver "Times and times", (ou quelques autres), mais qu'est-ce qui m'en empêche? Les mêmes raisons qui font que je n'ai pas envie de sauver certains autres de ses films, je m'en fous, on voit ses films on se dit oui oui, mais c'est tout finalement, puis même si c'est pas tout, on s'en fout, en tout cas moi,
juillet 29, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.28
V, (cher journal).
- Le film d'hier, "La vie secrète de madame Yoshino", c'est pas la peine d'en parler vraiment, son seul mérite, c'est lorsque la mère venant de baiser avec l'amant de sa fille, celle-ci arrivant et l'obligeant à se planquer sur la mezzanine, celle-ci, celui-ci le mec baisant alors la fille, un plan d'ensemble nous montre et le couple baisant et la mère sur la mezzanine se branlant, le début aussi lorsqu'elle a rendez-vous avec l'industriel, la séquence nous le montrant léchant la chatte de sa secrétaire, (j'aimais bien surtout le début de la séquence, plus troublante, où il lui reniflait l'anus à travers la culotte), on se disait que c'était comme un hors-champs d'un film d'Ozu, que faut pas croire, tout le monde baise, Ozu le montre pas, mais obligatoirement l'humanité entière baise, et les personnages d'Ozu, ceux dont ils parlent, baisent aussi, chez Ozu, qu'on le voit pas, c'est pour ainsi dire une convention cinémathographique, une pure convention, on pourrait dire que c'est sous-entendu, mais je crois pas, à la limite c'est laissé à l'appréciation de chacun. Sinon le film n'était vraiment pas bon, on se disait juste par rapport à la séquence de branlette maternelle, que le film d'Honoré, c'était vraiment la preuve là, flagrante, en pleine lumière, qu'il était mauvais, encore plus mauvais que le film Japonais qui était simplement passable, à l'instant je me disais, mais bon, en france c'est ce qu'on veut, la critique d'avant-garde a décidé que son dernier film*, son dernier navet était un pur chef-d'oeuvre, on a envie de dire, sans même l'avoir vu, Honoré c'est quoi, à part être une merde totale, c'est un mec qui se sert de Bataille pour décrire les état-d'âme de la bourgeoisie, il se sert de Bataille et en fait un truc pleurnichard, [et] un truc complètement révisionniste, un film complètement de droite, (la droite aussi aime le rock'n'roll), un film de touche pipi, la droite de toute façon, n'ira jamais plus loin que le touche pipi, (ou le vol), (il n'y a de toute façon pas d'esthétik de droite, mais récupération des acquis, monétisation de l'ancien), (l'amour de l'art pour la droite n'est que monétisation), (ce qu'elle hait maintenant, elle le défendra dans vingt ans, une fois que le boulot (intellectuel ou autre) aura été fait par d'autres, et elle le défendra au nom du bon goût et de la culture). > Je parlais pas d'Honoré, (ou de la critique dite d'avant-garde, les "Inrocks ha ha", "Libération", etc), mais c'est tout à fait ça par rapport à son dernier navet, imagine-t-on Huppert se prendre une giclée de sperme sur la gueule, non, mais pourtant le film, s'il avait été honnête, aurait du montrer quelque chose de cet ordre, on est quand même chez Bataille, chez Bataille, ça parle de foufoune et de sperme, faire semblant de rien, dire que c'est pas une obligation, c'est de l'escroquerie et de la lâcheté, du commerce, du mercantilisme, on voit même pas les seins d'Huppert dans le film, c'est dire, le film fait semblant, "suggère", (rires), j'écris ce mot "suggère", j'en ris moi-même, tellement le film est risible, (tellement le cinéma français d'h/auteur est risible ou pathétique, au choix, ou les deux), quand même adapter Bataille, "Ma mère", on se dit il faut que ça soit au même niveau que le film d'Oshima, "L'empire des sens", (Honoré: "hein quoi, mais ça va pas la tête!"), (Frodon De Baecque (et affidé) "ce n'est pas la question c'est un faux problème"), Honoré c'est comme les Larrieux ou Mouret (et tous les autres), c'est la dégénérescence neu-neu, j'y reviens encore, je me dis, le film d'Honoré, jamais, pas un seconde, à aucun instant, il est scandaleux, scandaleux dans le sens d'avant, presque érotique, d'ailleurs le film, jamais n'arrive à être, même par inadvertance, érotique, même malgré lui il y est pas, la scène du balcon quand même avec Huppert montrant ses seins, c'est tellement évident que c'est elle qui voulait pas qu'on les voix, ses seins, c'était je le parie inscrit dans le contrat, ni poils, ni sein, et tout le film sinon c'était tellement que les états d'âme, les pleurnicheries à deux sous, pff, le pire est qu'il y avait des critiques cinéphiles qui devaient pas l'aimer ce film, mais ça se fait pas de dire du mal d'un film d'h/auteur français, vous imaginez, Bataille, c'est comme Autant-Lara adaptant Radiguet, de toute façon, non, ils l'ont tous aimé, de toute façon le seul film scandaleux fût Pola X, mais là, personne ne l'a aimé, je dis bien personne, je parle à l'époque, parce qu'un an plus tard, lorsque Rivette leur eût donné l'autorisation leur eut montré qu'on pouvait réfléchir un peu aussi, ils l'aimèrent tous, et aussi rapidement, et c'était même pas non plus à leur honneur, c'était trop tard pour ça, ces gens, les critiques cinéphiles, tous, absolument tous, préfèreront toujours Autant-Lara à Godard, si ça se voit moins c'est que les noms ont changés, mais face aux fait, face à leurs textes, (que j'ai gardé, tous les textes, absolument tous), (et dans deux blogs réservés à ça), on a la preuve, ils peuvent nier, on a la preuve, j'ai la preuve de ce que je dis sur Azoury par exemple, (je dis Azoury parce que c'est le seul qui aurait éventuellement un peu honte de lui-même), (les autres ne méritent même pas qu'on se pose la question de la honte), (ils méritent le crochet),
- * Pensez, pour ces raclures de Fémis, (ou de Paris 8), un film hommage à la nouvelle vague, (1959), on a envie de dire, ça leur rappelle leur jeunesse, leurs copies sans fautes à l'école, (et/ou sans tâches d'encre pourrait-on ajouter), de toute façon en france le cinéma n'est qu'un sujet scolaire, (la nouvelle vague n'étant plus, de toute façon, qu'une copie d'examen, ou un système de points à la cinémathèque, jamais un exemple), (l'exemplaire on sait dorénavant ce que c'est pour eux, c'est Mouret Ozon Masson Caumon Fillières Lvovsky Miret et compagnie, (voir les 20 ans de la fémis à la cinémathèque à Berri/Toubiana))...
- J'aimais bien le livre d'Anders Petersen, "Café Lehmitz", je n'aime pas ce qu'il fait actuellement, du trash subventionné, lavé de tout soupçon pourrait dire, ça me rappelle le public familal du film d'hier, rien ne dérange plus chez lui, aucune nécessité d'ailleurs de déranger, (je veux dire par là que je suis pas certain que c'est encore d'un regard qu'il s'agit, qu'il y ait encore un regard chez lui), ([mais de]) d'abord produire, une esthétique à la "Inrockuptibles", du rebel rebel, je me disais, comme chez les Inrocks, c'est pas très loin de Johnny la crevette ça, (dit aussi Johnny le Yatchmen), ou Johnny Hollydays, c'est très paresseux tout ça, me disais-je, je me disais, (rajout), on est pas très loin de chez l'autre, Brassaï je crois, toute sa vie il a voulu y échapper à ça, la photo française, et là, il en est plus très loin peut-être,
juillet 28, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.26
V, (notes pour moi-même).
- Lorsqu'il se fait virer par son père, le travelling à 180 degrés est réussi pour une raison simple, il imite pas les Straub, c'est un truc de désespoir complet, une sorte de hurlement, c'est absolument pas pour faire genre, pour faire cultivé, ça, ça lui prendra plus tard au réalisateur, (de faire des navets), là, ("Xiao Wu, artisan pickpocket"), c'est comme un mouvement de rage, et une scanssion punk, (et le type dans le haut-parleur qui ne cesse de répéter "ceux qui veulent de la viande de porc, j'en vends chez moi"),
- Une sorte de mouvement d'effroi, et je pense alors à certains plans du "Jour de l'éclipse" de Sokourov,
- Le fait qu'il marche autant, je crois qu'on peut affirmer l'influence, la référence à Pasolini, de toute façon, on pourrait même dire que c'est un remake,
juillet 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.25
V, (notes pour moi-même),
- Peut-on dire qu'elle a eu lieu la rencontre, qu'il y a eu effectivement rencontre? Souvent dans un film de Walsh me dis-je à l'instant, il y a toujours une question essentielle, une interrogation importante, là, le combat avait eu lieu, mais ensuite, après, lorsque la salle s'était vidée, je m'étais dit, ils miment plus le combat, plutôt le résument, mais ce n'est pas ça, justement m'étais-je dit, la question était/restait ouverte, je m'étais dit, c'est comme un écho de ce qu'effectivement il n'y eut pas, lorsqu'il compte, on voit bien qu'il est dans une sorte de mime, on peut dire aussi que le combat effectivement a eu lieu, mais pas dans les règles, pas dans les formes, il y a pas mis la forme, et l'aveugle, lui reproche ça aussi,
- Est-ce qu'on peut dire, (feuilletant l'Enéïde), qu'il s'agit pour lui, d'un bûcher?
- J'aimais bien la réponse du type, "j'en avais assez", puis après qu'il allait voir autour, qu'il traînait, j'aimais bien comment il essayait d'expliquer à tous, et même à un aveugle, (qui quoi il se fût passé, n'aurait de toute façon, jamais rien vu), et qui lui répond, "Il s'agit de fierté et de dignité, de la manière de tirer sa révérence",
- Le dernier plan du film est très beau, lorsqu'il s'assoit à la table, ce n'est pas une image religieuse, mais ça le pourrait,
- Me relisant, je me dis oui, c'est évident, j'aurais du d'ailleurs le noter, il manque une image, elle est là, mais elle manque, Bellour parlerait probablement du poulpe de Resnais, quelque chose comme ça,
- Le film c'était "La ruelle du péché".
juillet 25, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.24
V, (brouillon).
- Pour "The devil's reject", film sublime, sur le chemin j'avais pensé au navet d'Haneke, ("Funny Games"), je m'étais dit, le film, (le réalisateur), c'est comme s'il avait tiré Haneke par son bouc, et lui avait balancé deux ou trois claques, s'était déboutonné, lui avait montré sa bite et lui avait dit, lâchant un jet d'urine, "tiens bois", et dans un rire avait hurlé "Welcome in América connard", (et "f*** y**"). - Je repensais sans cesse à la fin, magnifique, (la séquence du barrage), je m'étais dit, "la grandeur du cinéma s'y trouve toute entière", le plan du tout début de la séquence qui survolait la voiture, etc, dès le début d'ailleurs on avait senti une vraien tendresse pour eux, malgré tout, je veux dire, c'était de vrai salopards, des ordures, qu'il fallait qu'il meurent, je repensais à ce mail reçu hier, à propos d'autre chose, j'en reproduis la fin "tous ces gens-là je les appelle les nécrophiles, et tout ce qu'ils demandent à Dieu, le fond de leur prière c'est : débarrassez-nous des pauvres", je me disais, le film ça parlait un peu de ça, (on pensait souvent aux photos de la grande dépression par exemple), une sorte de retour du refoulé, (ou du passé)*, sinon m'étais-je dit, j'aimais bien ce mot "bégaiement", pour le film, ça allait bien, et j'aimais bien que le film ne nous vende rien,
- En plus dans le film, le shériff, il disait quasiment ça au début,
- Comment elle allume sa clope dans le film, (de Walsh, "The strawerry blonde"), dans le parc,
- * Pensant aussi à un récent article de Libé, (là), je me disais, ce qu'on leur demandait aux types, à cette famille, c'était bien de sortir de l'image, et le film mettait en scène cette sortie, c'était la mise en scène de cette sortie, je pensais aussi à cette photo, (là), de Mary Ellen Mark, je m'étais dit c'est comme si, à la place de faire appel à Mary Ellen mark, ils avaient fait appel aux flics, je m'étais dit, c'est comme si le couple était devenu fou, comme si quelque chose s'était mal passé, écrivant cela je me disais, de toute façon, on sait pas ce qu'ils sont devenus cette famille, rien ne dit qu'ensuite ce fût rose pour eux, rien ne dit qu'ils s'en sortirent, la fin justement m'étais-je dit, n'était-elle pas la version cauchemardesque de cette photo, la suite cauchemardesque?
- Mais sinon: "De son côté, le maire de Paris reste ferme. ll souhaite pouvoir continuer à déplacer certaines tentes, en particulier vers des communes de banlieue", (là).
juillet 24, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.22
V, (brouillon).
- Bon, c'est pas brillant m'étais-je dit, (je sortais de la salle), (je remarquais que les gens, à défaut de sortir, dormaient), le film, "Vagues invisibles", c'était pas du tout ce à quoi je m'attendais, au pire, je m'attendais à un truc du genre "A bettersweet life", (je vérifierai l'orthographe après), mais c'était pire, c'était même pas ça, enfin c'était même pas pire, puisque "A bettersweet life" n'était pas si mauvais, le film, en fait, (sur le chemin), je pensais à un autre, au film de Laetitia Benat, je me disais, c'est comme si elle trainait, elle est pire que Kiarostami, (avec sa bombe à laque), c'est même plus du temps pure chez elle, c'est presque de la paresse, enfin c'est inacceptable, c'était magnifique, le film "Vagues invisibles" me disais-je, c'était plutôt un effet de signature, un truc plutôt du coté de la publicité, de l'imagerie, de la "picture", comme dirait Godard, quelque chose qui a à voir avec le mensonge, surtout quelque chose de totalement dégoûtant,
- Pour les 20 ans* de la Fémis à la cinémathèque, je me dis, jamais un cinéma national n'a été autant nié, ( à part dans les dictatures d'Amérique du Sud peut-être), et par ceux-là même qui théoriquement se devraient de le défendre, imagine-t-on Henri Langlois m'étais-je dit, ((puisque les références en france, et même dans Trafic** datent de 40 ans, et ce systématiquement), (en france le présent n'existe pas, le réel n'existe pas), imagine-t-on donc Langlois ne point défendre la nouvelle vague, mais plutôt, au contraire, les qualité française, je me dis, pourtant, aujourd'hui, c'est ça, mais en pire, ils défendent, ils mettent en avant un cinéma de diplomés, il y a l'aristocratie du cinéma, celui qu'ils montrent, et l'autre, celui qu'on ne nomme même pas,
- * "Si l'on ne peut aller à un combat, alors à nous de l'organiser, (...), on a fait venir un grand entraineur Anglais, H. Watson, (...), on prendra des garçons de bonne famille, et s'il ne peut pas faire de boxeurs des gentlemen, on fera boxer les gentlemen", (in Gentleman jim, de Raoul Walsh).
- ** On ouvre Trafic, la majorité des cinéastes cités, datent au mieux des années 50, le comble de la modernité pour eux, c'est écrire des textes nuls sur cette réalisatrice de cinéma nulle, Chantal Akerman, (ou alors sur le dernier film de Garrel je crois), (qui est son pire film, un des pires films français qui aient jamais été réalisés d'ailleurs, ((mais eux ils aiment)), Trafic me dis-je, c'est le programme pour le bac, c'est le concours d'entrée à la Fémis, (ou à Paris 8), c'est l'autosatisfaction béate, (pensée pour moi-même, ne jamais pardonner à Pierre Léon ses phrases sur le dernier navet de Fillière)...
- Bon, là aussi c'est pas génial comme post, (rajout).
juillet 22, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.21
V, (notes pour moi-même),
- C'était une notion d'équilibre, étais-je en train de me dire, le type, c'était pas seulement le quartier, c'était l'image en entier, c'est comme s'il l'animait, la soutenait, je ne sais pas ce qu'il y avait avant, probablement la même chose, pourtant. Je me disais, le hors-champs n'existe pas dans le film, on voit bien, le pianiste qui dort, les girls qui arrivent, le serveur qui siffle, on pourrait dire, il l'anime, (merde je l'ai déjà dit),
- Les danseuses empotées et un peu grasses, le mec au fond de la scène, indifférent, un machiniste je crois,
- Comment il assome la pipelette, comment le serveur la traîne, je me disais pensant aussi à un autre film, l'hétérogène n'existe pas chez Walsh, n'est pas obligatoirement un problème, c'est un élément fictionnel, mais qui n'est pas obligatoirement supprimé, évacué par le film, disons c'est une donnée,
- "Les faubourgs de New-York", de Raoul Walsh.
juillet 21, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.20
V, (coup de chaleur)
- Avant-programme de la cinémathèque:
- Les 20 ans de la Fémis.
- Du 4 au 17 septembre 2006.
- Vingt ans après sa création, on peut considérer que la FEMIS a su créer une nouvelle génération de cinéastes, parmi lesquels on compte François Ozon, Emmanuel Mouret, Emanuelle Bercot, Jean-Paul Civeyrac, Laetitia Masson entre autres. Cette génération a profondément changé le visage du jeune cinéma français. Vingt réalisateurs issus de la prestigieuse école viendront présenter un de leurs longs-métrages ainsi que leur film de fin d'études.
- 20 anciens élèves de La fémis viendront présenter leur film de fin d’études et l’un de leurs longs métrages. L’occasion aussi de revenir sur leurs années de formation, des années décisives…Seront présents : Raja Amari, Hélène Angel (sous réserve), Solveig Anspach, Emmanuelle Bercot, Judith Cahen (sous réserve), Yves Caumon, Jean-Paul Civeyrac, Antony Cordier, Emilie Deleuze, Ariane Doublet, Sophie Fillières, Delphine Gleize, Noémie Lvovsky, (sous réserve), Laetitia Masson, Orso Miret, Emmanuel Mouret, François Ozon (sous réserve), Arnaud des Pallières (sous réserve) et Marina de Van (sous réserve).
- Ils ont honte de rien les crevures, j'imagine qu'ils croient nager en pleine modernité*, (comme on nagerait dans le bonheur) ... On imagine les débats, les questions du public. Pour le coup, on devrait acheter des tomates en gros, non? Les 20 ans de la Fémis, 20 tomates par cinéastes? Ca pourrait être un beau titre ça, non? "400 tomates pour les 20 ans de la Fémis"...
- En plus à la Fémis, les anciens élèves, ils sont tous devenus profs, non?
- C'est pathétique, (et en plus, prof de ciné)...
- (Et en plus on me chuchotte, à la Fémis, ha ha ha!)...
- Non je plaisante, ils sont pas tous profs, ils font des films nuls aussi...
- Mon dieu Jacques Doillon, ha ha ha ha, Jacques Doillon:
- "Jacques Doillon (1ere partie) - 3-22 octobre
En plus de vingt-cinq films, Jacques Doillon a construit une des œuvres les plus personnelles du cinéma français. Remarqué à ses débuts pour son long métrage Les Doigts dans la tête qui insuffle un ton original dans le cinéma français, il poursuit dans les années 1970 et 1980 une œuvre à une cadence soutenue, s’intéressant particulièrement au désordre des sentiments et des passions amoureuses. Il s’est révélé par ailleurs un peintre fin et subtil de l’enfance et de l’adolescence".
- Si ça continue, je rends ma carte! Comme disait l'autre dans le film de Rohmer, Conte de Printemps, ("Je rentre à Paris"!).
- * Descendant les marches en trébuchant, arrive un policier. "Des films d'avant-garde!" peste-t-il avec véhémence. "Je sentais bien qu'il se passait quelque chose de louche!" (Rapporté par Jonas Mekas).
- A la cinémathèque, maintenant, c'est un peu ça, le syndrome du policier, (enfin eux c'est des vigiles qui circulent pendant la projections des films de Straub), (comme ce policier dans le couloir du train de Sicilia), à la cinémathèque on organise des soirées punk avec vigiles déchirant les billets d'entrée, à la cinémathèque, l'avant-garde s'appelle Mouret, Caumon, De Van, Deleuze, Miret, Lvosky, Ozon, et Gleize, et comme papet, Doillon, c'est le cinéma dont ils rêvent, un cinéma honnête, de bonne famille, (la qualité française par exemple), propre. Et on me fera jamais croire que Doillon est un grand cinéaste, ni un petit d'ailleurs, (c'est juste une merde), à la cinémathèque, me dis-je, on s'arrange pour que l'art moderne ressemble à Emmanuel Mouret...
juillet 20, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.07.18
V, (notes de lectures)
- "Quel est le prix du texte ancien? Il est la matière et le mode même de l'interprétation". (Jean-Louis Schefer, in Trafic n° 17).
- Une phrase lue ces derniers jours disait que pour Daney, pour qu'il y ait image, il fallait qu'il y ait rencontre. Mais je sais pas dans quel texte il a écrit ça...
- Un article de Medhi Benallal sur "La lettre du cinéma", là...
- Article de Tad Gallagher sur Ophuls, là, (pas encore lu).
- Question: "Et vous n'avez pas envie de faire un film plus traditionnel?" La réponse de Parreno: "Si, bien sûr. J'adore cette idée qu'on augmente le nombre de mots qu'on utilise".
juillet 18, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.17
V, (brouillon).
- Pour "The passenger, film français au Japon, comme on dit "on emmène la belle-mère avec nous", c'était ça qui était ahurissant, sans être plus réussi, il aurait été plus beau en france, (mais le mec pour ça, pour le réussir tout de même, il aurait fallu qu'il ait vu plus de deux films dans sa vie), là le type, on se disait surtout, pour son film, il filme le Japon on dirait la france, (sauf que la france, c'était pas si moche), le paysage doit plus à la publicité qu'à autre chose, m'étais-je dit, le garage par exemple, au début, on se dit oui, on imagine bien un mannequin poser là, mais sinon on comprend pas pourquoi, pourquoi il filme là, ça a pas de sens, le réalisateur, je m'étais dit qu'il devait pas trop aimer les femmes, pour que celles-ci soit autant pathétiques et ridicules, parce que bon, Lazure, dans le film, elle était surtout pathétique et ridicule, cette façon de pas savoir faire une marche avant, quoi que le scénario en dise, et de se trainer après le pare-choc, il aimait pas trop les femmes et il leur en voulait, ça m'avais fait faisait penser à la façon qu'il avait eu Gus Van Sant de filmer la fille dans "Drugstore Cowboy", comme une chienne plutôt que comme une femme, et surtout une vraie salope, je m'étais dit je préfèrerai toujours la façon frontale de Sokurov de pas filmer les femmes, à cette façon si glamour, (hypocrite), Sokurov me disais-je, filme pas de femmes, pas d'histoire de désir à la con, c'est que des hommes et baste, sinon c'est des soeurs chiantes à la limite, ou des mères, Sokurov c'est un monde d'hommes, pas de blah blah, pas d'hypocrisie, mais lui me disais-je, qu'elles manquent, ou plutôt qu'elles sont pas là, ça se voit aussi, on pourrait dire, je sais pas si ce sera clair, chez lui elles sont pas rejetés du film, seulement de la fiction, les autres, c'est le film qui les rejette, c'est-à-dire eux-mêmes, Van Sant et Rotger, ils font semblants, mais ça se sent, chez Sokurov une femme n'est jamais ridicule, juste chiante, mais surtout bien là, le mec dans son film, (et pourtant j'avais lu une interview de lui, je le trouvais sympa), un acteur Japonais, on dirait Jean Gabin, il ramène le rance avec lui au Japon, on se dit, c'était un décor pour lui, quelque chose qu'il voulait exotique, le problème pour les paysages français, c'est qu'on est encore chez Pétain ou chez Pialat, c'est encore du paysage UMP, (mais c'est pas en allant ailleurs que ça change), le problème en france, c'est qu'on s'en sort pas, c'est dans le sang, qu'on aille ailleurs, on embarque toujours Pétain, l'UMP et Pialat dans nos bagages, alors le Japon ressemble à la france, à une banlieue UMP, le Canada à une ville de droite, je m'étais dit un moment, c'est pas parce que certains coins du monde ressemblent à la france, qu'il faut les filmer, je m'étais dit, son naturalisme à la con, il pouvait se le garder, il y a pas d'obligation du terne, (du franchouille), je m'étais dit, même en france, on est pas obligé de filmer comme Berri et son papet, comme les Larrieux, je m'étais dit, ils croient qu'en filmant comme ça, c'est du réalisme poétique, mais non, c'est de l'esthétik UMP, sacré différence d'appréhension des choses m'étais-je dit encore,
- Sinon j'avais hyper fantasmé sur ce film, (c'est dire la déception), en même temps, je suis assez de mauvais poil aujourd'hui, peut-être que j'ai pas laissé une certaine épaisseur s'installer comme on dit, mais bon, surtout lorsque je lis "Vaine démonstration d'art snob", de la crevure du "Monde" Jean-Luc Douin, j'ai envie de le défendre le film, de défendre le désir du type de faire des images rêvées, parce que le film était complètement, selon moi, raté, mais le désir était là, finalement ça comptait plus, plus que ce que moi j'en pensais, qu'on dise que le film était vain pourquoi pas, snob, certainement pas, je dirais ambitieux, personnellement ambitieux, (mais absolument raté), (et mauvais),
- Rien à voir, bel article de Chronic'art, là, (pas sur ce film),
- "Filmer un espace, c'est s'y trouver d'office avec les autres et montrer que tous les personnages s'y trouvent ". (Marie-Anne Guérin, in Trafic n° 3O).
- En fait je comprends pas la phrase, je sais que la suite était "comme la terrible scène au cimetière où il est il impératif que tous soient filmés (comme chez Chéreau), et que le groupe se reconstitue, le cinéaste oubliant consciencieusement d'y faire figurer les liens coupés, livrés au hasard, l'espace vide, les tombes. Il n'y a ni monde, ni chouette, ni nuit", (elle parlait d'un film d'Assayas), mais je me dis, c'est comme un impératif accadémique sa phrase, elle est belle, mais elle veut rien dire, sauf si elle l'attribue, cette obligation, à Assayas, (ce qui est finalement plus que probable), plutôt je vois ce qu'elle veut dire, mais c'est le ton, puis au fond, on s'en fout un peu, là tout de suite, ce qui est terrible relisant certains textes, qu'ils soient des "Cahiers f" ou de Trafic, c'est leur volonté de ne parler et de ne défendre que les grands h/auteurs français, les grand h/auteurs accadémiques, comme on dit les grands hommes, Téchiné, Assayas Doillon Rivette Garrel Achard etc, jamais la réflexion ne dévie, il s'agit de ne pas tâcher la nappe en kraft, tout est feutré, tout annonce les Larrieux, tout est dans la délicatesse pour reprendre une expression à elle, le titre de son texte est "où est le monde comme fiction fabuleuse", et il n'y a que la france, le reste du monde n'existe pas, le reste du cinéma, les autres, pas plus, de toute façon tant que la grande référence du cinéma français sera Pialat et pas Ophüls...
- Le post est assez médiocre, je suis désolé...
juillet 17, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.16
V, (notes pour moi-même),
- "Ruby in paradise", le coup de génie, c'était bien évidemment le lieu, et le choix de la saison, mais cette façon au film de désigner des ennemis, bof, de ne leur accorder aucune réelle place, de faire du fils un salaud obligatoirement, et ce malgré les efforts de l'acteur, et puis la vie intérieure de la fille, d'ailleurs l'actrice non finalement, elle est imbuvable, sa meilleur copine, plus bête qu'elle, et black, puisque le film est démocrate, j'aime bien sa patronne, tous les trucs en voix off, beurk, évidemment, son petit ami, l'espèce de fleuriste baba, "son arrière-arrière-grand-père a aidé à fonder Panama City", je remarque ça souvent dans les films d'h/auteur, l'humilité des antécédents, de la position sociale, généralement, par exemple, on est au moins capitaine d'industrie, et sinon fils d'un, mais jamais rien, Gus Van sant, lui, a au moins ça pour lui, ses personnages ne sont rien, prolos et génies, c'est-à-dire, il retourne l'obscénité à l'envoyeur,
- Il y a plein d'oeufs dans le frigo, dans la porte, j'en compte 10...
- Les paysages réellement sublimes du film,
- Disons que Nunez a une idée de la pureté assez déplaisante,
- On a même droit au feu dans la cheminée, au mec qui médite au bord de l'eau le matin, (certainement depuis l'aube),
- Ah, elle lit un extrait de "Catherine Morland", hum, c'est déjà ça, ça aurait pû être pire, Dostoïevski par exemple, ou non Tolstoï, (je me moque), évidemment le type déplore que plus personne ne lit, ("bienvenue au cercle des lecteurs disparus"), enfin lui lit, c'est le principal, plus tôt il disait "seuls les fous lisent encore",
- "La vie à impact réduit",
- La séquence ignoble où ils sont au cinéma, entourés de sales gens qui mangent des seaux de pop-corn, et où le type se cache les yeux, baisse la tête et dit "c'est con on s'en va, de la purée mentale, allez viens", et il se tire, la fille évidemment est obligée de le suivre, il dit encore "C'est de la merde. A quoi ça sert? C'est bidon. Ca te farcit de niaiseries qui n'ont rien à voir avec la vie",
- Toute la séquence du voyage à Tampa, (un salon de grossistes), elle et sa patronne, est assez belle,
- La séquence avec la famille du Tennesse aussi, (est très belle), bon, elle dit (en voix off), "je leur ai donné 10 dollars",
- La séquence sublime à la blanchisserie, (et très Michaël Borremans),
- Au fond me dis-je, s'agissant de la fille, je préfère l'actrice de chez Costa,
- Lorsqu'elle dit à une des filles, retrouvant son ancien job "Venez je vous ferai des prix", et que l'autre lui tapant sur l'épaule, un des plans suivant avec Wanda et Persefina s'occupant du linge, ("Me rappellerai-je que nous vivons dans le même monde. Je ne sais pas,(j'espère)),
juillet 16, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.15
V, (note pour moi-même)
- Ce qui me gêne dans la photo dite plasticienne, me dis-je, au-delà aussi du fait du sur-moi culturel, [et] diplomé, (genre je sais ce que je dit, j'ai le diplôme), l'encadrement culturel, est qu'elle est toujours subventionné, qu'elle n'a lieu qu'à cette condition, d'une certaine façon alors, qu'elle est toujours le fait du prince, la photo dite plasticienne, me dis-je, d'une certaine façon, sous couvert d'une avant-garde muséale, institutionnelle, retrouve toujours la pose de l'atelier, c'est la peinture bourgeoise qu'on accroche dans les salons des beaux-quartiers me disais-je, c'est le nouvel accadémisme me dis-je, la preuve la plus nette, c'est justement sa netteté, sa clarté, pas un grain, et pas une ombre qui ne dérange, tout est propre, déjà astiquée, prêt à l'encadrement, à l'accrochage, tout est exemplaire, tout est payé d'avance...
- Une peinture de curé,
- On pourrait dire, nulle solitude, jamais elle n'est un acte solitaire, (ou associal),
- Elle n'a toujours lieu qu'autorisée,
- On pourrait dire aussi qu'il y a quelque chose de l'ordre de la colonnisation dans son esthétik,
- Peut-on dire qu'elle n'a lieu qu'à la condition du musée, de l'institution, sinon elle n'a pas lieu, sinon elle n'a pas de signification?
- Pour le film de Sirk, je me disais, c'est véritablement une image qui s'enfuit, une image à venir, le film, le scénario, c'était une histoire de ressemblance, de remplacement, de double presque, de remplacement du même, par le même, et le retour du même, au même endroit,
- Voici la femme Vernet.
- Non? Je n'arrive pas à y croire.
- Croyez-y et asseyez-vous.
- Vous chef de la police, j'arrive pas à y croire.
- Tout va par deux, remarquais-je, dans ce film, je me disais il y a l'idée de se fondre, d'abord du 1 devenir 2, puis de revenir à 1,
- PS: "Je ne sais pas vraiment pas pourquoi je vais enfoncer Helen Frankenthaler, une peintre New-Yorkaise qui va avoir une grande exposition au Whitney Museum de New-York. Voici ce qui s'est passé: je suis chez l'imprimeur chargé de la réimpression des Américains. Là, une autre machine imprime le catalogue de l'exposition de Helen Fankenthaler. Les tableaux me regardent et je les regarde: une fureur froide s'empare alors de moi - quel vide blanc, quelle élégance absurde, quelle sacrifice au GOÛT et au snobisme intellectuel. Seuls le Pouvoir et l'Argent rendent possible une exposition comme celle de Frankenthaler; et cela, surtout l'Argent, est le signe du succès auquel tient le système - l'Art, les affaires ou n'importe quoi. Ainsi vont les choses en Amérique... triste mais vrai"... Robert Frank, (lettres, 1969), in Trafic n°17.
juillet 15, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.12
V, (brouillon).
- Commencer par la fin du post, pour l'instant, pour commencer, (je fais mon Samuel (B)). La bêtise du film, de ses personnages, le typage primaire, industriel, le côté caricatural, ce qu'on reprochera au film, obligatoirement, et même moi, moi-aussi, un peu, je m'en fous, elle vaudra toujours mieux, cette bêtise, cette innocence, que celle obscénement affirmée chez la putain Mouret par exemple, Mouret est dans le révisionisme, dans l'idéologie bourgeoise pure, dans le plagiat aussi, (puisque son escroquerie liquide est plus un plagiat qu'autre chose), "Stay alive", (film plus que sublime), jamais, (je voulais dire les films Américains en général, (mais point trop n'en faut, comme dirait la mère Michel, (private joke))), "Stay alive" donc, ce film incroyable, le premier plan, on se dit que le film est absolument réussi, dès le premier plan, dès la première image, ensuite il réussit, la séquence de l'ecalier, ce qu'Ozu par exemple, dans "Le dernier caprice" n'avait pas osé, ou raté. Plus tard le film me fera comprendre, que le dernier Cronenberg, finalement, était une réussite totale, le film m'étais-je dit, c'était dans les interstices, et par trouées, les types, les beaux gosses, c'est plutôt des reflets m'étais-je dit, c'était selon, c'était, c'est nous qui voyons, repensant au film de Cronenberg , je me disais que c'était un film qui ne voulait pas rendre de comptes, je repenssais à ces mots de Daney à propos de Griffith, sur le dépassement des limites, (lu dans le carton sur "Les deux orphelines"), je me disais, le film de Cronenberg n'a même pas/plus de limites, nous sommes seuls, absolument seuls, on pourrait dire aussi, Cronenberg c'est la barbarie complète son film, des images presque qui ne lui appartiennent plus, obligatoirement, qui lui avaient échappées, qui n'ont même plus été mises en scène, peut-être même des images sans destinataires m'étais-je dit, (sic), et que nous ne regardons pas, je m'étais dit, jamais nous ne sommes spectateurs, c'est la chose qui voit, (la cosa), ce sont ses images, pour le coup m'étais-je dit, l'expression "une terreur sans nom", est tout-à-fait pertinente, et le film de cronenberg, m'étais-je dit encore, c'était ça, la difficulter à nommer les choses,
- Ce qui était beau aussi, pour "stay alive", c'est que les types savaient à quoi s'en tenir, ils savaient très bien que même en DVD, le film ne serait vu qu'une fois, il y avait comme un tremblement alors, à l'oeuvre, une sorte je sais pas, de désespoir peut-être, ils savaient, les acteurs, les personnages, qu'ils faisaient quelque chose qui était appelé à disparaitre immédiatement, que c'était presque dans le contrat, que c'était le contrat, le mec ne tournait pas son film comme si c'était le dernier, mais comme si plutôt, il savait que c'était la seule fois, il se faisait aucune illusion, il savait que son film ne serait vu qu'une fois en tout et pour tout, il savait que c'était même pas lui qui le tournait, que c'était tout aussi bien un autre, que ça avait pas d'importance, je lis un texte de Pierre Léon sur Minneli, il emploi le mot "négligé", je me dis, et ça n'a pas obligatoirement à voir avec ce film là, "est-ce que ça existe des films en négligé", comme on dit en robe de chambre? Oui j'aimais bien cette façon dont qu'ils avaient les acteurs, de discuter le bout de gras, d'en faire presque un film de Pierre Léon, si tant est qu'on puisse dire que chez Pierre Léon on discute toujours de la raison, on essaye toujours de comprendre pourquoi on est là, et pas ailleurs, (en gros), presque un truc à la Bunuel), chez Pierre Léon me disais-je, il y a toujours la surprise de se savoir là, ou d'être là, les mecs du films eux aussi étaient surpris de se savoir là, le truc pour eux, c'était de défendre leur peau, d'exister on va dire, encore en DVD, encore un peu, (chez Léon c'était différent, il y avait même pas de sortie DVD, d'ailleurs il y avait pas de sortie tout court), (hum), (oui je sais on plaisante pas avec ces choses là), le truc pour eux, dans "Stay alive", c'était comment prendre encore un peu la lumière, c'était vouloir profiter des derniers rayons si l'on puis dire, un truc d'exposition, bon, me disais-je, et si j'arrêtais là, beaucoup aimé le film, évidemment qu'il est pas trés bon, et alors? (Moi je le trouve trés bon)...
- L'actrice, celle qui joue la photographe.
- La mort du type à son bureau, comment il filme ça, comment il arrive à filmer la peur...
- Lire l'article, (là), nul, sur le film, du ringard Jean-François Rauger, programmateur minable à la cinémathèque à Berri,
juillet 12, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.11
V, (brouillon).
- Pour "Takeshi's", hein, faut pas exagérer, (ma patience a des limites), j'en suis parti parce que j'en avais rien à foutre, film pour neu-neus cinéphiliques, m'étais-je dit, pour les crevures des "Inrocks", de "Libé" et des "Cahiers", (liste incomplète), le machin Fellinien m'étais-je dit, c'est tout de même imbuvable, je m'en tape et de Fellini, et de Bergman l'incontinent, et de Kurosawa et de Kubrick et de Shyamallan, d'ailleurs m'étais-je dit, pensant à autre chose, le machin revival à deux sous du cinéma des années 70, hein, il leur a fallu 30 ans. Pas croire qu'à l'époque ils auraient aimés un seul de ces films, les neu-neus, non, ils auraient évidemment aimés les Assayas de l'époque, les Larrieux de l'époque, comme actuellement ce sont eux qu'ils aiment, ils aiment le cinéma chaï qui date de 30 ans, et sinon Shyamallan, mais sinon, ils aiment les Larrieux et Assayas, et sinon ils n'aiment pas le cinéma, (sauf en tant que produit culturel, sujet d'étude, rayon fnac), ils aiment Thierry Jousse. Heureusement Séguret fait pas de films, on a cette chance là dans notre malheur, Burdeau et compagnie non plus, ils seraient sinon, déclarés illico h/auteurs, comme la révisionniste Mia Hansen-Love, (dont le film (le navet certain) est très attendu), (nous font croire chaque jours les crevures), je pensais du coup à un film de Cannes, archi aimé par la critique cinéphilique, (au sens syphillis) il y avait que les fils et les filles de, comme kasting, je me disais, ben oui, évidemment, c'est ainsi qu'en france on entend le cinéma, par le sang, pour "Takeshi's", j'aimais bien les va et viens en auto, le fait qu'il marche beaucoup, mais sinon je n'en aimais rien, Kitano me disais-je, est en train de devenir un cinéaste mineur, c'est l'inverse qui aurait du se passer, devenir réellement mineur, (et lui croit devenir majeur), comme Ford l'avait osé, avec ses navets, (ses soit-disant navets), ("L'aigle vole au dessu du soleil", "permission jusqu'à l'aube", etc), puis je me disais, oui, 30 ans, c'est à peu près ce qu'il leur faut aux crevures, pour commencer à penser, puis je me disais, faudrait néanmoins regarder d'un peu plus près leur liste de films, ceux d'il y a 30 ans, de toute façon me disais-je, repensant au texte de Skorecki du matin, ce qu'ils aiment dans ce cinéma d'il y a 30 ans, c'est le côté "sociologique" des films, ce qu'ils en disent de l'époque, la révolte machin chez les autres et les peoples, le côté c'était mieux avant, même la mise en scène de ces films, ils l'aiment pour le côté "sociologique", même un mouvement d'appareil de caméra, chez eux, devient "sociologique", beurk m'étais-je dit, ils me dégoûttent...
juillet 11, 2006 in Spectre 01, Spectre 01 | Permalink
2006.07.10
v, (notes pour moi-même).
- Après que le père ait eu son attaque, toute la séquence quasi Antonionienne, (quelques plans de rues vides, un plan sur ce qui ressemble à un cimetière), et la fille qui se met à pleurer, la fin du film, la sublime traversée du pont,
- Une telle rage chez Ozu, c'est je crois, assez rare, un moment, pour le couple de paysans, j'espérais qu'il ne les remontrerait plus, la première séquence avec eux était assez ratée, et il y avait pas besoin de la seconde, juste le plan, à nouveau avec la cheminée qui enfin fume, les corbeaux, c'était magnifique,
- ("Le dernier caprice" je crois)...
- En lisant le livre de Donald Ritchie, j'apprends qu'il tenait des carnets pour chaque films, je parle pas de ceux édités il y a plusieurs années, mais d'autres, à moins qu'il y ait eu comme une soupe qui a été réalisée avec l'ensemble, mais je crois pas,
juillet 10, 2006 in Spectre 01, Spectre 01 | Permalink
2006.07.09
V, ( brouillon).
- Pour "Ulee's gold", c'était que je me souvenais bien de "Ruby in paradise", je l'avais beaucoup aimé à une époque, il y avait eu aussi, sur Victor Nunez, et ce film particulièrement je crois, un article dans Trafic, c'est des choses qu'on n'oublie pas, le film en fait, on pourrait très bien à la place, parler de "l'Etang tragique", de Jean Renoir, et finalement en dire du bien, ou alors ne dire que du mal du film de Nunez, (parce que bon, le film est tellement mauvais), le film c'était finalement tout ce que n'était pas celui de Renoir, tout ce que celui-ci avait évité, n'avait pas voulu être, le film, ce que j'en avais aimé, c'était cette histoire de pardon, cette famille réunie à nouveau, et peut-être même pour la première fois, ce chemin parcouru pour en arriver là, comme dirait l'autre, (patron un demi!), la scène vers la fin, au parloir, mais sinon, le film était vraiment mauvais, bien que ça soit pas le terme, une sorte de film trouillard,et conforme, un film d'h/auteur, conformiste plutôt que mauvais, fermé, presque réactionnaire dans cette fermeture, révisionniste pas loin, tout au moins sans aucune imagination formelle, plein de rancoeur, j'avais aimé cette histoire de pardon, toute la séquence vers la fin au parloir, et cette famille enfin réunie, comme Bresson aurait pu dire sur le chemin parcouru, chez Nunez, ayant revu "Ruby in paradise", ce qui est gênant, est que cela, le film, la fiction, la famille, toujours contre, qu'il y a toujours un rejets à la base de ça, hum, j'en ai marre de recommencer mes notes perdues (rapport à la panne de Typepad), donc,
- J'aimais bien l'énergie qu'il y mettait Nunez, à sauver la fille, la rage qu'il y mettait, (rajout), c'est en cela qu'Eastwood d'ailleurs est une ordure, cette façon de ne sauver personne, de faire périr, j'ai pensé dans les flammes, chez eastwood, en plus, il faut souffrir, il y a aucun pardon, même les innocents doivent souffrir, surtout s'ils sont pauvres d'ailleurs, la fille dans son dernier navet, il y avait aucune raison cette fin, sauf raison idéologique, (et religieuse), (c'est-à-dire d'extrême-droite le concernant la raclure Easwood)...
- Une rage anti-pauvre, absolue, un truc du sang, même la descendance chez lui doit être punie...
juillet 9, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.06
V, (brouillon)
- "Les hommes le dimanche", c'est presque un truc de glaciation*, m'étais-je exclamé ivre mort, il a raison Bellour, un moment l'image se fige, se glace, je regardais le film par rapport à un de ses textes, enfin, et aussi parce que je l'avais chez moi et qu'il fallait bien, un jour ou l'autre, pour les films que j'enregistrais, les voir un jour, les regarder un jour, je me disais écrivant cela, parce que voir justement, parfois, c'est plutôt pour une image fixe qu'on dit ça, je me disais, est-ce qu'on voit un film, je me disais, voir, suppose une totalité, un truc du moindre recoin, en même temps me disais-je, le film, à chaque instant, c'était bien de ça dont il s'agissait, et l'article de Bellour, peut-être aussi, le film c'était d'abord que l'image se forme, une sorte de ralentissement, je pensais ensuite à ce mot "transversal", je me disais, il faut d'abord qu'il y ait image fixe, pour qu'il y ait film, presque passage de l'image**, (hum), mais sinon une sorte de partage de l'image, mais sinon aussi une sorte de séparation, (et) presque de dépression, (même au fond, presque d'abandon), le film, je tournais un peu autour, je me disais, c'est des instants, le sentiment aussi, que Godard lui devait beaucoup, (je suis incapable à la relecture de dire pourquoi j'ai dit ça sur Godard), (sauf qu'il y a une raison),
- Toute la séquence sublime du début, chez le mec du taxi, avec sa copine, la façon dont elle se lève, comment ils s'engueulent, le chapeau, les photos,
- Merde, je sais plus dans quel Trafic, (et est-ce un texte de Bellour?), (...), (j'ai retrouvé un texte de Brenez dans le numéro 52, (...), mais je le cherchais pas celui-là)...
- (Trafic n° 55, page 23). "Ou s'inscrit dans le déroulé du film l'interruption variable que provoque par des instantanés soudain élus la prise de vue photographique".
- * Au début j'avais ajouté "une image après l'autre", je me comprenais, mais à la relecture je me disais qu'il aurait fallu développer, j'avais pas envie,
- **Et ensuite, comme disait Comolli page 156, le film continue, on pourrait ajouter, (et c'est d'ailleurs ce qu'il fait), voilà ce qu'il faut penser...
juillet 6, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.07.05
V, (brouillon).
- Pour le film d'Ozu, "Le voyage à Tokyo", (que je revois* à nouveau donc, (il faut le préciser)), ce qui frappait dans la première séquence, c'était que les gosses, en fait, c'était des revenants, je veux dire, ils n'allaient pas quelque part, ils ne se dirigeaient pas quelque part, (je sais bien que si, que tout le monde a une destination), ils revenaient de quelque part, enfin Ozu les filmait comme ça, revenant(s), (en fait pas vraiment, ils ne revenaient effectivement pas de quelque part, ils partaient, mais l'impression était la même, mécanique, et fantomatique, (rajout), effet je crois dû à la façon dont ils entrent dans le cadre), chez ozu me disais-je, on ne tient pas en place, on supporte pas le cadre, on entre, on sort du plan, et pour toutes sortes de raisons, (alternative: pour un oui, pour un non), on s'y ennuie souvent, (le gosse qui tourne autour de la table, (pendant que le père se prépare à sortir)), je m'étais dit un moment, les seuls plans, les vrais, sont ceux où il n'y a personne, où tout le monde est parti,d'ailleurs avais-je encore pensé à ce sujet, dans le film ils n'aiment pas ça les plans vides, (ils savent), dans le film surtout, le plans vides, c'est la mort plutôt, (pour "Le dernier caprice" aussi je crois qu'on peut dire ça), il y a des plans chez Ozu, c'est juste l'ombre qu'on voit dans le plan, les gens, (il reste plus que leur ombre),
- Le gosse, en train de faire ses leçons, la manière insistante et frontale dont Ozu le filme, on se dit c'est lui-même qu'il filme,
- Un moment, lors de la première soirée, lorsqu'ils vont se coucher, je me dis ils me donnent le tournis, (presque le mal de mer), ils arrêtent pas de bouger, ils sont pas encore sortis du champs les deux vieux qu'il y a la belle-fille qui y entre par la droite, (et qui dit "j'apporte de l'eau", je crois), puis Ozu change la position de la caméra, nous la montre les suivant, et se dirigeant elle, vers la cuisine,
- Lorsque le gosse arrive et demande exaspéré "on ne part pas encore?", j'avais à l'esprit une chose, qu'ils ne veulent jamais laisser le plan vide, (j'y reviendrais), là je me dis, chez Ozu, souvent il y a cette question de savoir si on le laisse vide ou pas, si on part ou pas, la question chez Ozu, est/serait qu'est-ce qu'on en fait du plan? Puisqu'en même temps il est insupportable, qu'il y fait tout le temps chaud etc, même le hors-champs chez lui, le gosse est là pour le prouver, est insupportable, j'ai envie de dire, chez Ozu on ne profite jamais,
- Le gosse qui s'ennuie, qui tourne autour de la table, (je me demande s'il n'y a pas une seconde séquence similaire dans le film), un peu après la réflexion du gosse, du plus grand "on ne pars toujours pas"! Puis après la réflexion du père, "on ne peut pas laisser la maison vide",
- (Minoru qui s'assied dans le fauteuil et le fait tourner d'ennui),
- On pourrait dire aussi, tout-au-moins pour ce film là d'Ozu, qu'on revient toujours sur ses pas, sans cesse les gens quittent la pièce et y reviennent aussitôt, pour une raison ou pour une autre,
- Chez Ozu me disais-je aussi, à un moment, l'image, le plan est impossible, ils sont toujours avec leurs éventail, et d'ailleurs me disais-je encore, c'est assez incroyable le nombre de fois où on voit les gens faire les poussières, laver le sol, de toute façon me disais-je, et/mais il me semble l'avoir écrit souvent, on s'éloigne toujours de l'image chez Ozu, on est toujours au bord du cadre, on regarde toujours ailleurs, pourrait-on dire, comme on dit on détourne les yeux, (dans "Le dernier caprice", cela en devient désespérant, tant la nouvelle famille est identique à la première, (en gros), (je parle du vieux qui s'échappe sans cesse pour aller voir son ancienne maitresse), dans les autres films d'Ozu, il y a vague promesse de bonheur, dans "Le dernier Caprice", ce sera fatal, (plus d'échapatoire si l'on veut), on pourrait ajouter, c'est d'ailleurs ouvent ce mouvement là, de fuite, qui tue, la femme ayant son premier malaise au bord de l'eau, au bord de l'image, (hum), c'est pour ça ensuite qu'il y a ce plan à la Dreyer, ils sont morts, je remarque qu'ensuite la fumée de la cheminée est noire, (il faudrait vérifier de quelle couleur elle était auparavant),
- Chez Ozu, (voir le dialogues des femmes de ménage vers la fin du film), rien n'est jamais certain, (on se sait jamais à qui appartiennent ces yeux, cette bouche, ces oreilles, etc), en une phrase, Ozu remet tout en question, donne une possiblilité de lecture autre, d'ailleurs le mari rentrant ivre au petit matin avec son ami d'enfance, chez sa pétasse de fille, en est la preuve, (je pense pas être très clair), chez Ozu il y a l'idée que l'image tient par des paroles, par des mensonges presques, (et la désilusion un moment vient de là), (du faux-semblant), (du faux-semblant de l'image, rajout), (s'il y a évidemment image, disons, de ce qui fait image), disons aussi, l'image n'est jamais ce qu'elle aurait dû être, (d'où les regrets), chez ozu, me dis-je, et comme dirait l'autre, (un mec du film), il y a pas de solution au problème, soit ils sont morts, les gosses, (à la guerre), soit ils s'éloignent, il y a pas de présent, d'image, c'est pour ça qu'ils la cherchent, pourrait-on ajouter, puisqu'il y en a jamais, c'est-à-dire, elle est toujours absente, imparfaite tout-au-moins,
- Je repense à ce que je disais des plans chez Ozu, de la question qu'il posait sans cesse "qu'est-ce qu'un plan", je me dis, un plan chez lui, c'est de l'ordre de la stupéfaction, plus particulièrement un plan vide, je me disais, chez lui, un plan vide, (tout-au-moins certains), c'est de l'ordre de l'horreur, (penser aux films d'horreur Américains),
- "Momifié", est-ce le mot que je cherchais pour une séquence du film? Lorsque le père rentre ivre chez sa pétasse de fille, c'est-à-dire, comme s'il serait en retrait de la fiction, que ça le concernerait plus, disons le film prend congé de lui, (hum), tout au moins momentanément alors, je revois le début de la séquence, lorsque la fille leur annonce qu'ils peuvent pas dormir là, et qu'ils doivent se séparer pour la nuit, je me dis, un couple, la beauté de ce que c'est, c'est que c'est toute une histoire, de pas dormir ensemble, c'est très compliqué, j'avais noté "chez Ozu, pour ce film, il s'agit de passer du temps encore ensemble", j'avais noté encore "ils disent qu'est-ce qu'on fait", sous-entendu, nous qui sommes maintenant sans un toît, sans image, sans-abri"), chez Ozu, au fond, on cherche toujours à s'abriter me dis-je, c'est pour ça qu'on passe autrant de temps dans les bars à se bourrer la gueule, (le côté Homère),
- D'ailleurs à la fin le père il faut aller le chercher "où est papa", cela dit une autre fois dans le film il faut aller le chercher,
- Au fond, un couple, me dis-je, c'est être deux, au minimum, au même endroit, (si on a l'intelligence de pas en rajouter, de pas faire de gosses), c'est encombrer, le film ça pourrait être ça, leur punition, un truc qui se retourne contre eux, (ce qui est vraiment le cas de le dire), et chez Ozu, me dis-je, lorsqu'il y en a trop, ça se fissure, ça déçoit, ça craque, (ça se déchire), une image chez Ozu, ne supporte pas le nombre,
- Ford dirait, disait, (dans "L'aigle vole au soleil"), "Mais on est nulle part tant qu'on est pas ensemble".
- Et le père, lorsqu'il rentre ivre, il se dédouble, (son ami), il encombre encore, sa fille, "Peux-tu me dire ce qui s'est passé", "monsieur , pouvez-vous m'expliquer", elle comprend pas, ils sont deux, c'est intolérable, les cris ou hoquets de l'autre, comme un nouveau né, (ou un monstre),
- Le lendemain matin, le plan sublime de la belle-fille, dans la cuisine, (la belle fille chez qui était la vieille pour la nuit),
- D'ailleurs il le dit dans le film, "il y a trop de monde à Tokyo", et ça doit être pour ça qu'on les voit toujours partir ou revenir, (aller quelque part disons), au début de chacun de ses films, (et/ou à la fin), et être constamment sur les chemins ou dans les gares, il s'agit, comme dirait Bellour, de sauver l'image, de pas trop la charger, (hum), de laisser un intervalle,
- Peut-être qu'il y a image lorsqu'il demande, le père, ou dit, "alors juste une nuit, puis, alors c'est la fin", que la fille, la pétasse est en train de pleurer, qu'il manque néanmoins, ou alors grâce à ça, un des fils, peut-être l'image commence là, lorsqu'elle se met à pleurer, parce qu'il y a partage de quelque chose alors, qu'ils font le deuil, hop hop l'Enéïde, ou plutôt [lors]qu'ils constatent quelque chose, mais, à la vision répétée de la séquence, je me rends compte que l'image est divisée, que la séquence est divisée, et la fille, la pétasse, tout en ayant une utilité on va dire scénaristique, ou dans la construction dramatique de l'image ou de la séquence, n'est pas présente avec les autres autour de la mère mourante, on pourrait dire, l'image serait la mère morte, ou mourante, et elle aurait besoin pour exister, des autres membres de la famille, elle n'existe qu'à la condition du deuil, (voix de Badiou), ou plutôt presque, de l'enterement, (à defaut de trouver un terme adéquat), de la cérémonie, des larmes disons, ou du bûcher, (qui n'a pas le même sens, ce mot, que lorsque je l'utilisais pour le film de Walsh), (enfin il me semble),
- "Juste une nuit", comme juste une image?
- Il y a image peut-être à nouveau lorsque keizo arrive et qu'il dit "j'arrive trop tard", à noter pour la belle-fille, que son mari, (donc un des fils), est mort, (à la guerre), je veux dire qu'il y a quelque chose d'incomplet, de disparu déjà, (hum), peut-on dire qu'il ne peut y avoir image qu'aux abords de celle-ci?
- La séquence de l'enterrement, lorsque Keizo se lève, je déteste se bruit, dit-il à la belle fille, (à sa belle-soeur donc), j'ai l'impression que maman rétrécit au fur et à mesure", elle elle répond ensuite, "viens c'est la prière", puisqu'il s'agit bien de ça, de prière et d'enterrement, et après il y a ce plan sur les tombes, je me dis, (rajout), chez Ozu, le contrechamps c'est la mort, (ce qui est à voir),
- "Tout est fini maintenant, je vous remercie d'être venus de si loin, malgré vos nombreuses occupations",
- Le monologue final de la belle-fille, "Je sais que je ne peux rester ainsi longtemps, parfois je me demande au milieu de la nuit ce que je deviendrai si ça continue, je suis angoissée par la monotonie de ma vie, j'attends quelque chose au fond de mon coeur"...
- La voisine "Tout seul la journée paraît longue, oui vraiment, c'est triste", c'est-à-dire, c'est sans fin, chauqe instant et identique, et après Ozu filme bien ainsi quelque chose de sans fin, qui ne se termine pas, c'est-à-dire aussi, lorsque ce sera terminé, il ne s'en apercevra pas non plus, le père,
- *Ce qui était en soit une raison suffisante, de le revoir encore, Skorecki aurait dit une raison comme une autre, (évidemment, la raison suffisante, une autre, était aussi le lieu, la salle, ce cinéma magnifique, le Publicis, je m'étais dit, un Ozu dans une salle immense, ça n'arrive jamais, ça n'avait du arriver qu'une fois, au Japon, lors de sa sortie initiale, voir un Ozu dans les conditions de l'époque, oui, ça arrivait rarement, ou non, ça n'arrivait jamais, enjoy!, (comme dirait l'autre),
juillet 5, 2006 in Spectre 01, Spectre 01 | Permalink
2006.07.03
V, ( brouillon).
- Pour le film de Ray, "Les joueurs d'échec", il fallait d'abord faire attention à la date, la même approximativement que "La flûte enchantée", un des nombreux navets du réalisateur de cinéma Bergman, le film de Ray, c'était d'abord essentiellement une ruine, beau parce que ruine, au-delà du ratage, pas très loin de Ford dans ses passages réussis, la séquence où ils sont chez l'avocat par exemple, je parle de certains films de Ford, ceux dont on dit qu'ils sont plus proches du navet que du chef-d'oeuvre, je veux dire, ces films de Ford qui sont les plus proches de ceux d'Ozu, ce qu'il n'allait pas dans le film, c'était qu'il en disait trop, que c'était gras, qu'il y mettait pas la forme comme certains, (je fais rapide parce que Typepad a buggué pendant une journée entière,t que certains posts ont disparus, et que je recommence celui-ci et que ça me broute), il veut juste avoir son mot à dire sur le déroulement du monde etc, bon, on en a rien à foutre, on se dit oui, les h/auteurs, (copyright Skorecki), beurk, pour le coup oui, c'était un film d'h/auteur, je me dis, la vision du monde, des choses, rien à foutre, (c'est pas marqué Bergala sur mon front), je me dis, je préfère le film dans l'égoïsme des personnages, dans leur associabilité, il est raté parce qu'il ose pas vraiment, il tartine, il me fait chier, et hop,
juillet 3, 2006 in Spectre 01, Spectre 01 | Permalink
2006.07.01
V, (brouillon).
- Pour le film de Rivette, "Paris nous appartient", insupportable et programmatique de ses navets à venir, je m'étais dit qu'au fond, on était pas très loin de Audiard, je comprenais bien, cela dit, cette façon de filmer déceptivement presque, c'est-à-dire que chez lui, tout est toujours annoncé, rien ne vient jamais, et puis il est trop tard, à supposer qu'entre-temps il s'était passé quelque chose, je comprenais très bien cela, mais c'était pas suffisant, je compreanais bien cette sorte de distanciation à l'oeuvre, mais c'était pas suffisant, je me rendais compte que finalement je l'aimais pas beaucoup Rivette, j'aimais bien "Céline et Julie", et un autre aussi, "L'amour par terre" je crois, à une époque j'avais beaucoup aimé "La bande des quatre", (maintenant je ne sais pas), Rivette, m'étais-je dit, c'était un peu une menace sourde, un peu comme dans le roman nul de Claire Vassé, ça allait 5 minutes, mais ça prêtait pas vraiment à conséquence, plutôt, on avait envie de refaire le film, (Claire Cassé, pour elle, son livre, de se laver les mains), "Marie et Julien", maintenant, m'étais-je dit avant de sortir, je sais d'où ça vient, je comprends, ce qui était beau dans le film, c'était ce sentiment de non-appartenance...
- Au fond Rivette, c'est le vernis culturel, c'est aller au cinéma en ayant bonne conscience, des rôles de convention, (je sais pas pourquoi, subitement, je pense à Maria Pacome), très chic, ah ça, c'est pas "Ultraviolet", lire d'ailleurs l'article nul de Rauger à son propos, (je sais c'est signé Mandelbaum, mais c'est pareil), là, (Rauger c'est aussi le programmateur nul et ringard de la cinémathèque), (le fils caché de Ciment), ("bâtard" serait lui faire trop d'honneur, "caché", ça ressemble à du Haneke, c'est tout ce qu'il mérite), et puis, les conventions, c'est peut-être finalement un compliment pour Rivette, tant il joue la dessus, mais bon, est-ce que moi ça m'intéresse? Et qu'est-ce que j'en ai à foutre de Berto par exemple? Dois-je me casser la tête pour Rivette? Olmi "Les fiancés", c'était quand? Rivette oui, c'est une durée théâtrale au cinéma, pour un public conquis d'avance comme on dit, et jamais il est sorti de là, jamais il a réfléchi plus loin que ça, "Le pont du nord" etc, pff, il y avait pas encore l'édition DVD c'est tout, on pourrait dire aussi, Rivette ne mord pas, on pourrait dire aussi, chez lui ce n'est pas du temps, mais de la durée théâtrale, il capte juste ça, des instants théâtraux, on pourrait ajouter, c'est pas très loin de madame Radcliffe, dont parlait Jane Austen, dans Catherine Morland,
juillet 1, 2006 in Spectre 01 | Permalink