« V, (notes pour moi-même). | Accueil | V, (notes pour moi-même). »
28/07/2006
V, (cher journal).
- Le film d'hier, "La vie secrète de madame Yoshino", c'est pas la peine d'en parler vraiment, son seul mérite, c'est lorsque la mère venant de baiser avec l'amant de sa fille, celle-ci arrivant et l'obligeant à se planquer sur la mezzanine, celle-ci, celui-ci le mec baisant alors la fille, un plan d'ensemble nous montre et le couple baisant et la mère sur la mezzanine se branlant, le début aussi lorsqu'elle a rendez-vous avec l'industriel, la séquence nous le montrant léchant la chatte de sa secrétaire, (j'aimais bien surtout le début de la séquence, plus troublante, où il lui reniflait l'anus à travers la culotte), on se disait que c'était comme un hors-champs d'un film d'Ozu, que faut pas croire, tout le monde baise, Ozu le montre pas, mais obligatoirement l'humanité entière baise, et les personnages d'Ozu, ceux dont ils parlent, baisent aussi, chez Ozu, qu'on le voit pas, c'est pour ainsi dire une convention cinémathographique, une pure convention, on pourrait dire que c'est sous-entendu, mais je crois pas, à la limite c'est laissé à l'appréciation de chacun. Sinon le film n'était vraiment pas bon, on se disait juste par rapport à la séquence de branlette maternelle, que le film d'Honoré, c'était vraiment la preuve là, flagrante, en pleine lumière, qu'il était mauvais, encore plus mauvais que le film Japonais qui était simplement passable, à l'instant je me disais, mais bon, en france c'est ce qu'on veut, la critique d'avant-garde a décidé que son dernier film*, son dernier navet était un pur chef-d'oeuvre, on a envie de dire, sans même l'avoir vu, Honoré c'est quoi, à part être une merde totale, c'est un mec qui se sert de Bataille pour décrire les état-d'âme de la bourgeoisie, il se sert de Bataille et en fait un truc pleurnichard, [et] un truc complètement révisionniste, un film complètement de droite, (la droite aussi aime le rock'n'roll), un film de touche pipi, la droite de toute façon, n'ira jamais plus loin que le touche pipi, (ou le vol), (il n'y a de toute façon pas d'esthétik de droite, mais récupération des acquis, monétisation de l'ancien), (l'amour de l'art pour la droite n'est que monétisation), (ce qu'elle hait maintenant, elle le défendra dans vingt ans, une fois que le boulot (intellectuel ou autre) aura été fait par d'autres, et elle le défendra au nom du bon goût et de la culture). > Je parlais pas d'Honoré, (ou de la critique dite d'avant-garde, les "Inrocks ha ha", "Libération", etc), mais c'est tout à fait ça par rapport à son dernier navet, imagine-t-on Huppert se prendre une giclée de sperme sur la gueule, non, mais pourtant le film, s'il avait été honnête, aurait du montrer quelque chose de cet ordre, on est quand même chez Bataille, chez Bataille, ça parle de foufoune et de sperme, faire semblant de rien, dire que c'est pas une obligation, c'est de l'escroquerie et de la lâcheté, du commerce, du mercantilisme, on voit même pas les seins d'Huppert dans le film, c'est dire, le film fait semblant, "suggère", (rires), j'écris ce mot "suggère", j'en ris moi-même, tellement le film est risible, (tellement le cinéma français d'h/auteur est risible ou pathétique, au choix, ou les deux), quand même adapter Bataille, "Ma mère", on se dit il faut que ça soit au même niveau que le film d'Oshima, "L'empire des sens", (Honoré: "hein quoi, mais ça va pas la tête!"), (Frodon De Baecque (et affidé) "ce n'est pas la question c'est un faux problème"), Honoré c'est comme les Larrieux ou Mouret (et tous les autres), c'est la dégénérescence neu-neu, j'y reviens encore, je me dis, le film d'Honoré, jamais, pas un seconde, à aucun instant, il est scandaleux, scandaleux dans le sens d'avant, presque érotique, d'ailleurs le film, jamais n'arrive à être, même par inadvertance, érotique, même malgré lui il y est pas, la scène du balcon quand même avec Huppert montrant ses seins, c'est tellement évident que c'est elle qui voulait pas qu'on les voix, ses seins, c'était je le parie inscrit dans le contrat, ni poils, ni sein, et tout le film sinon c'était tellement que les états d'âme, les pleurnicheries à deux sous, pff, le pire est qu'il y avait des critiques cinéphiles qui devaient pas l'aimer ce film, mais ça se fait pas de dire du mal d'un film d'h/auteur français, vous imaginez, Bataille, c'est comme Autant-Lara adaptant Radiguet, de toute façon, non, ils l'ont tous aimé, de toute façon le seul film scandaleux fût Pola X, mais là, personne ne l'a aimé, je dis bien personne, je parle à l'époque, parce qu'un an plus tard, lorsque Rivette leur eût donné l'autorisation leur eut montré qu'on pouvait réfléchir un peu aussi, ils l'aimèrent tous, et aussi rapidement, et c'était même pas non plus à leur honneur, c'était trop tard pour ça, ces gens, les critiques cinéphiles, tous, absolument tous, préfèreront toujours Autant-Lara à Godard, si ça se voit moins c'est que les noms ont changés, mais face aux fait, face à leurs textes, (que j'ai gardé, tous les textes, absolument tous), (et dans deux blogs réservés à ça), on a la preuve, ils peuvent nier, on a la preuve, j'ai la preuve de ce que je dis sur Azoury par exemple, (je dis Azoury parce que c'est le seul qui aurait éventuellement un peu honte de lui-même), (les autres ne méritent même pas qu'on se pose la question de la honte), (ils méritent le crochet),
- * Pensez, pour ces raclures de Fémis, (ou de Paris 8), un film hommage à la nouvelle vague, (1959), on a envie de dire, ça leur rappelle leur jeunesse, leurs copies sans fautes à l'école, (et/ou sans tâches d'encre pourrait-on ajouter), de toute façon en france le cinéma n'est qu'un sujet scolaire, (la nouvelle vague n'étant plus, de toute façon, qu'une copie d'examen, ou un système de points à la cinémathèque, jamais un exemple), (l'exemplaire on sait dorénavant ce que c'est pour eux, c'est Mouret Ozon Masson Caumon Fillières Lvovsky Miret et compagnie, (voir les 20 ans de la fémis à la cinémathèque à Berri/Toubiana))...
- J'aimais bien le livre d'Anders Petersen, "Café Lehmitz", je n'aime pas ce qu'il fait actuellement, du trash subventionné, lavé de tout soupçon pourrait dire, ça me rappelle le public familal du film d'hier, rien ne dérange plus chez lui, aucune nécessité d'ailleurs de déranger, (je veux dire par là que je suis pas certain que c'est encore d'un regard qu'il s'agit, qu'il y ait encore un regard chez lui), ([mais de]) d'abord produire, une esthétique à la "Inrockuptibles", du rebel rebel, je me disais, comme chez les Inrocks, c'est pas très loin de Johnny la crevette ça, (dit aussi Johnny le Yatchmen), ou Johnny Hollydays, c'est très paresseux tout ça, me disais-je, je me disais, (rajout), on est pas très loin de chez l'autre, Brassaï je crois, toute sa vie il a voulu y échapper à ça, la photo française, et là, il en est plus très loin peut-être,
juillet 28, 2006 in Spectre 01 | Permalink