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17/07/2006
V, (brouillon).
- Pour "The passenger, film français au Japon, comme on dit "on emmène la belle-mère avec nous", c'était ça qui était ahurissant, sans être plus réussi, il aurait été plus beau en france, (mais le mec pour ça, pour le réussir tout de même, il aurait fallu qu'il ait vu plus de deux films dans sa vie), là le type, on se disait surtout, pour son film, il filme le Japon on dirait la france, (sauf que la france, c'était pas si moche), le paysage doit plus à la publicité qu'à autre chose, m'étais-je dit, le garage par exemple, au début, on se dit oui, on imagine bien un mannequin poser là, mais sinon on comprend pas pourquoi, pourquoi il filme là, ça a pas de sens, le réalisateur, je m'étais dit qu'il devait pas trop aimer les femmes, pour que celles-ci soit autant pathétiques et ridicules, parce que bon, Lazure, dans le film, elle était surtout pathétique et ridicule, cette façon de pas savoir faire une marche avant, quoi que le scénario en dise, et de se trainer après le pare-choc, il aimait pas trop les femmes et il leur en voulait, ça m'avais fait faisait penser à la façon qu'il avait eu Gus Van Sant de filmer la fille dans "Drugstore Cowboy", comme une chienne plutôt que comme une femme, et surtout une vraie salope, je m'étais dit je préfèrerai toujours la façon frontale de Sokurov de pas filmer les femmes, à cette façon si glamour, (hypocrite), Sokurov me disais-je, filme pas de femmes, pas d'histoire de désir à la con, c'est que des hommes et baste, sinon c'est des soeurs chiantes à la limite, ou des mères, Sokurov c'est un monde d'hommes, pas de blah blah, pas d'hypocrisie, mais lui me disais-je, qu'elles manquent, ou plutôt qu'elles sont pas là, ça se voit aussi, on pourrait dire, je sais pas si ce sera clair, chez lui elles sont pas rejetés du film, seulement de la fiction, les autres, c'est le film qui les rejette, c'est-à-dire eux-mêmes, Van Sant et Rotger, ils font semblants, mais ça se sent, chez Sokurov une femme n'est jamais ridicule, juste chiante, mais surtout bien là, le mec dans son film, (et pourtant j'avais lu une interview de lui, je le trouvais sympa), un acteur Japonais, on dirait Jean Gabin, il ramène le rance avec lui au Japon, on se dit, c'était un décor pour lui, quelque chose qu'il voulait exotique, le problème pour les paysages français, c'est qu'on est encore chez Pétain ou chez Pialat, c'est encore du paysage UMP, (mais c'est pas en allant ailleurs que ça change), le problème en france, c'est qu'on s'en sort pas, c'est dans le sang, qu'on aille ailleurs, on embarque toujours Pétain, l'UMP et Pialat dans nos bagages, alors le Japon ressemble à la france, à une banlieue UMP, le Canada à une ville de droite, je m'étais dit un moment, c'est pas parce que certains coins du monde ressemblent à la france, qu'il faut les filmer, je m'étais dit, son naturalisme à la con, il pouvait se le garder, il y a pas d'obligation du terne, (du franchouille), je m'étais dit, même en france, on est pas obligé de filmer comme Berri et son papet, comme les Larrieux, je m'étais dit, ils croient qu'en filmant comme ça, c'est du réalisme poétique, mais non, c'est de l'esthétik UMP, sacré différence d'appréhension des choses m'étais-je dit encore,
- Sinon j'avais hyper fantasmé sur ce film, (c'est dire la déception), en même temps, je suis assez de mauvais poil aujourd'hui, peut-être que j'ai pas laissé une certaine épaisseur s'installer comme on dit, mais bon, surtout lorsque je lis "Vaine démonstration d'art snob", de la crevure du "Monde" Jean-Luc Douin, j'ai envie de le défendre le film, de défendre le désir du type de faire des images rêvées, parce que le film était complètement, selon moi, raté, mais le désir était là, finalement ça comptait plus, plus que ce que moi j'en pensais, qu'on dise que le film était vain pourquoi pas, snob, certainement pas, je dirais ambitieux, personnellement ambitieux, (mais absolument raté), (et mauvais),
- Rien à voir, bel article de Chronic'art, là, (pas sur ce film),
- "Filmer un espace, c'est s'y trouver d'office avec les autres et montrer que tous les personnages s'y trouvent ". (Marie-Anne Guérin, in Trafic n° 3O).
- En fait je comprends pas la phrase, je sais que la suite était "comme la terrible scène au cimetière où il est il impératif que tous soient filmés (comme chez Chéreau), et que le groupe se reconstitue, le cinéaste oubliant consciencieusement d'y faire figurer les liens coupés, livrés au hasard, l'espace vide, les tombes. Il n'y a ni monde, ni chouette, ni nuit", (elle parlait d'un film d'Assayas), mais je me dis, c'est comme un impératif accadémique sa phrase, elle est belle, mais elle veut rien dire, sauf si elle l'attribue, cette obligation, à Assayas, (ce qui est finalement plus que probable), plutôt je vois ce qu'elle veut dire, mais c'est le ton, puis au fond, on s'en fout un peu, là tout de suite, ce qui est terrible relisant certains textes, qu'ils soient des "Cahiers f" ou de Trafic, c'est leur volonté de ne parler et de ne défendre que les grands h/auteurs français, les grand h/auteurs accadémiques, comme on dit les grands hommes, Téchiné, Assayas Doillon Rivette Garrel Achard etc, jamais la réflexion ne dévie, il s'agit de ne pas tâcher la nappe en kraft, tout est feutré, tout annonce les Larrieux, tout est dans la délicatesse pour reprendre une expression à elle, le titre de son texte est "où est le monde comme fiction fabuleuse", et il n'y a que la france, le reste du monde n'existe pas, le reste du cinéma, les autres, pas plus, de toute façon tant que la grande référence du cinéma français sera Pialat et pas Ophüls...
- Le post est assez médiocre, je suis désolé...
juillet 17, 2006 in Spectre 01 | Permalink