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26/08/2006
V, (3/.),
- Pour le film de Mizoguchi d'hier, je ne sais pas encore, Mizoguchi me disais-je, c'est tellement simple, que ça demande du temps, Mizoguchi me disais-je à nouveau, c'est juste le scénario, il y a rien de plus, c'est comme un summum du cinéma, ce qu'il y a d'écrit est ce qu'il y a à l'écran, rien de plus, si je décris ça, il n'y aura rien de plus, c'est parfait, absolument parfait, la perfection demande du temps, j'ai envie de dire, pensant au film, du laps de temps...Mais qu'est-ce qui fait me disais-je, que ce n'est pas du scénario? Je dirais, même provisoirement, la sécheresse, la précision absolue, la mise en place, la façon qu'on les acteurs de jouer presque comme un questionnement, chez lui me dis-je, les acteurs sont juste* dans les marques, c'est de l'ordre presque de l'hésitation, c'est pour ça me dis-je, que je pensais à ce mot "cassant",
- La séquence du début, cette sorte de parade, de défilé, c'est tout de même une des plus belles séquences de l'histoire du cinéma non?
- Je repense à ce que je disais plus bas, à propos d'un autre film de Mizoguchi, et ayant vu "Silver Lode", je me dis chez Mizoguchi, il y a l'idée des derniers sacrements, (le truc en croix par exemple),
- * J'avais écrit par erreur juste avec un "s", ce qui donnait "les acteurs sont justes dans les marques", finalement c'est aussi ça, ils sont justes, ils sont effectivement dans les marques, ils sont justes dans les marques, oui, c'est tout-à-fait ça, d'ailleurs me dis-je, on a toujours le sentiment qu'ils vont tourner le regard, demander un acquiescement au réalisateur, le questionner du regard, la précision rend le plan cassant chez Mizoguchi me dis-je, fragile,
août 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink