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28/08/2006
V, (journal du jour),
- Plusieurs choses, les Larrieux et Frodon, (rires), j'avais été choqué par ce qu'il disait sur les blogs Frodon, je sais qu'il avait raison, mais je le prenais tout de même pour moi*, en fait aujourd'hui j'ai compris que je n'étais pas blogueur, donc que les neu-neus du weeb avaient raison, je suis pas blogueur, effectivement être blogueur suppose des commentaires, suppose un dialogue, etc, donc oui, je suis pas blogueur, (et donc mes blogs (que je continue d'appeller tel), ne sont pas des blogs,), parce qu'il y aura jamais ce dialogue avec d'éventuels lecteurs, parce que ça m'intéresse pas, parce que c'est un journal intime, et que l'intimité ne se discute pas, (putain comment je me regarde écrire), donc je suis pas blogueur*, je tiens un journal intime, dans 5 minutes je pars, (ça c'est pour Frodon), le cinéma se définit ainsi, blah blah blah, blah blah blah, les Larrieux eux, j'avais pas noté le compte-rendu qu'en fait le site DVD-classic, de leur dernière merde, là, (lien permanent à venir), (là), dans sa nullité ce texte définit bien ce qu'il est ce cinéma, de l'idéologie pure, "Le sujet aborde en fait l’échangisme, sujet oh combien casse gueule mais au traitement ici oh combien délicat puisque nous acceptons tout naturellement au final l’amour tout simple, charnel et très fort que se portent mutuellement les deux couples", ils ajoutent après "Plastiquement très beau, formellement très maîtrisé sans toutefois abuser de virtuosité", c'est faux ça, c'est une affirmation gratuite, il y a pas de forme dans leur film qui ne soit remplaçable par une autre, je veux dire que le film, le scénario aurait trés bien pû être réalisé par d'autres qu'eux, la forme chez eux ne pense pas pourrait-on dire, elle n'est issue de rien, d'ailleurs encore une fois, il n'y a pas de forme chez les Larrieux, (chez eux pourrait-on juste dire, tout le monde est content),ce qui compte chez le critique, chez les Larrieux, c'est l'idéologie, le scénario, le vouloir dire, la forme, je comprends même pas qu'on puisse l'écrire ce mot, à leur propos, ce qui compte pour la critique cinéphilique française d'h/auteur, c'est ça "nous acceptons tout naturellement au final l’amour tout simple, charnel et très fort que se portent mutuellement les deux couples", c'est au nom de ça qu'est, se trouve soit disant la modernité des Larrieux, le mensonge, puisque c'est au nom de ça qu'est acceptée l'idéologie pétainiste des Laurel et Hardy de la ville de Vichy, vous comprenez ce que je veux dire? Les Larrieux eux, hormis ce truc bidon de l'échangisme, il reste quoi? Je veux dire, ils font juste plaisir à leur public petit-bourgeois, mais il y a rien de plus, je veux dire "Silver Lode", on peut en dire peu, et dieu sait si le début, le cortège, et la fin, la fusillade, et dieu sait si les actrices sont sublimes, etc, les Larrieux, aucune séquence qui marque, la séquence du cortège du film de Dwan, on y pense combien de temps, on y revient combien de fois? Chez Dwan on peut dire il y a ça ça ça, c'est une forme créative de pensée, je veux dire par là que cette scène du début, du cortège aura eu des conséquences formelles, des suites, elle aura impressionnée, (et en tant que telle), formellement, chez les Larrieux non jamais, on peut juste dire comme le neu-neu de DVD-classik "nous acceptons tout naturellement au final l’amour tout simple, charnel et très fort que se portent mutuellement les deux couples", on peut rien dire de plus, il y a pas plus, ils visent un segment, c'est du cinéma commercial,c'est juste pas le même segment que "Les bronzés 3", surtout ça n'a rien à voir avec le cinéma, même Assayas ou Jousse ou Jacquot ça a à voir avec le cinéma, les Larrieux non, même on pourrait ajouter, l'amour des deux couples qui ont néanmoins le même profil sociologique que le public visé, c'est-à-dire, il y a même pas d'altérité, d'altérité réelle, c'est quelque chose de trés confortable, je sais pas pourquoi je pense aux pantoufles, et c'est bien de ça dont il s'agit, un cinéma de pantoufle(s),
- * Le problème des blogueurs, déjà, est qu'ils imitent les journalistes, ou alors sont dans l'imitation d'imitation, et alors ça donne ça "Les acteurs sont plutôt très bons (Chabat, complètement dedans et très libre en même temps) mais voilà, malgré du bricolage astucieux recyclé de dessins animés tchécoslovaques et la poésie des mercredi après-midi d'antant (ce que Gondry réussissait déjà dans ses clips), c'est plat. Les rêves du héros sont matérialisés par un studio de télévision en carton dans lequel il se voit en train de les présenter / diffuser. Nous en sommes téléspectateurs. Mise en abîme, la vache qui rit, etc. C'est (très) agréable pendant mais après, que reste t-il ? Rien.". Ce qui est fou c'est que les types se rendent même pas comptent qu'ils écrivent tous le même texte, Gondry, les mecs croient que ses clips sont du cinéma, lire l'article hilarant de Chauvin dans Chronicart à ce sujet, (lien éventuellement à venir), (là),c'est juste de la technique, un clip est toujours la version seconde, dérivée d'une vision du monde, c'est toujours une version rythmée du rien, et Gondry c'est la vision rythmée du rien, des gens comme Chauvin, dans leur profonde inculture, dans leur profonde bêtise ne le comprennent pas, (pour eux la vision du monde s'arrête à Scorcese et à Caravaca), bref les mecs vont voir les films dont on leur dit qu'ils sont bien, et en parlent exactement comme il faut qu'ils en parlent, de la façon qu'on attend d'eux quoi qu'il arrive, ils s'interrogent et ne parlent que de Gondry et de Chabat, Chabat, lorsqu'on regarde pas les émissions de merde à la TV, on sait absolument pas qui il est), (Gondry pareil), je me disais, Gondry, au mieux, c'est du temps passé agréable, mais ça reste de la publicité, je me disais, les mecs comme Chauvin, dans leur profonde inculture, préfèrent toujours la vision publicitaire des choses, la version colorisée des choses, rythmée des choses, c'est plus facile pour eux, c'est une question de tube comme dirait Renoir, je me disais, les mecs pensent écrirent de manière originale, dire des choses, mais ils disent rien, c'est juste encore de la publicité, on a envie de dire, déjà aller voir le film de Gondry au moment où on vous le demande, c'est entrer dans la publicité, qu'on aime le film ou pas, ensuite, on est dedans, on en fait partie, je me disais, moi j'y suis même pas allé pour ça, j'y suis pas allé parce que je n'aimais pas la bande-annonce, que je n'aime pas les acteurs, que je n'aime pas Gondry etc, je n'y suis pas allé parce que le précédent j'en étais parti au bout de 5 minutes, et que l'autre encore avant ça avait été pareil, soit je n'y étais pas allé, soit j'en étais parti trés vite, je me disais, ce n'était même pas du snobisme, je me disais, le snobisme, aurait été d'aller à cette séance du dernier Straub, mais je n'y suis pas allé, (surtout parce que c'était trop tôt le matin dans mon souvenir, et que j'avais pas envie de faire risette), (déjà, c'était pas sous-titré), (>puisque la condition de la séance était de faire risette), on pourrait dire de ces types, je veux dire leur reprocher, que c'est ça d'abord qu'on leur reproche, de/à Chauvin, et aux/des autres, c'est qu'ils prennent Chabat et Gondry au sérieux, qu'ils en font une donnée, qu'ils y portent une aprréciation, alors qu'il n'y a pas matière, (que c'est juste de la peopolisation du cinéma), qu'on a pas à se demander si les acteurs sont bien, qu'on a pas à se poser de questions sur leurs films, qu'on a pas à se dire si du clip au film etc, je veux dire, la moindre des choses, c'est que les acteurs jouent bien, qu'on en fasse après un argument de presque réussite du film, hum, le rythme pareil etc, c'est la moindre des choses, eux ça leur suffit, "Il y a une science autrement plus convaincante dans le cinéma de Gondry, celle des acteurs. Ce sont eux, principalement, qui sauvent le film du mécano et apportent un peu de densité et de poids à cet univers papillonnant, même si le casting tient quelque peu du collage surréaliste (Miou Miou en mère de Gael García Bernal, vous y croyez, vous ?). Gondry, manifestement, aime les acteurs, mais sa caméra a encore peur de se poser sur eux", on lit ça on se dit, oui Chauvin pour lui, c'est le côté Sautet du cinéma qui compte, ce qu'il veut c'est qu'on joue juste me dis-je, ce qu'il veut c'est éprouver du plaisir me dis-je, (et sans trop d'effort), de toute façon hein, "Mais au moins cette Science des rêves finit, en bout de course, par saisir une émotion sans apprêts", il a beau le comparer à Jeunet c'est pire, je veux dire, que Jeunet soit une référence, même à contrario, c'est tout-de-même hein, le problème de la critique cinéphilique me dis-je, c'est bien qu'il n'y a pas de passé, pour eux le passé est immédiat, la référence, c'est le récent Jeunet, je veux dire par là, on ne peux analyser un film ainsi, c'est lui donner une valeur qu'il n'a pas, pour au final lui en donner une tout court, "Mais au moins cette Science des rêves finit, en bout de course, par saisir une émotion sans apprêts", ensuite on se dit, on comprend le pourquoi et le comment de Belfort lorsqu'on lit ce genre de phrase "Le film de Gondry n'hésite pas à s'aventurer du côté d'une réalité terne et laide, jusqu'à refuser de masquer les rides trentenaires de Charlotte Gainsbourg", on se dit, oui chez Chauvin la réalité est terrible, on se dit oui voilà, on comprend que pour lui le monde ouvrier, ça soit Julie Depardieu et Caravaca, (et que le cinéma pour lui, ça soit Caravaca), on a enfin compris pourquoi, enfin pourquoi***, d'ailleurs sa phrase me dis-je, mérite même le gras, je me dis, il y en a qui lisent Marx, (ou Proust), il y en a d'autres qui comptent les rides, (comme on compte des moutons), repansant aux Larrieux, (et à leurs pantoufles), je me dis, de toute façon au fond c'est bien ça la critique cinéphilique française, c'est compter les moutons, (le "a" de repansant est voulu hein),
- On pourrait dire, un clip c'est fait pour suffire, pour être suffisant, mais c'est le plaisir de la technique, des images qui bougent, on pourrait dire au mieux, c'est toujours un remixe, (au sens soupe, mixeur Moulinex), un remixe d'images des autres surtout, genre Gondry et le futurisme, etc, (si c'est Gondry qui a réalisé le clip des nullards de Versailles je me rappelle plus leur nom), jamais ils n'apportent quoi que ce soit à ça, (l'histoire de l'art), jamais le clip me dis-je, n'apporte, ne porte en lui une vision du monde, c'est toujours une vision de plaisir pourrait-on dire, une vision publicitaire du monde, clippée, de toute façon me dis-je, dans le clip, oui, je suis d'accord avec Chauvin, c'est une question de rythme comme il dit, c'est à dire, ils changent le rythme des images, (pensant à un texte comique lu dans les Inrocks je crois, c'est pas parce qu'on fait du Viola 40 ans après, ou 20 après, que c'est du Viola, que c'est de l'art, c'est juste une leçon bien apprise, un exercice profitable), (en gros), je me disais, les clips, c'est tout le temps quelque chose de clos, il n'y a rien de plus que sa vision, on pourrait dire il ne porte que sur ça, n'apporte avec lui que ça, Chauvin dirait, mais c'est sa modernité de la chose, leurs modernités aux clips, oups ma réputation de réac est absolument faite là, hein? (Quand on lit l'article des Inrocks c'est ça, aimer les clips, Gondry, (et donc les Larrieux et Assayas et Jousse), (aux Inrocks tout est lié), ou être vieux cons, moi je pense que le vrai Figaro des temps actuels, de notre temps, de notre époque, (ça c'est pour faire mon Debord d'il y a 40 ans), ce sont les Inrocks, (le pire est que je le pense vraiment, que c'est même pas de la méchanceté), ah oui, j'allais oublier, le film de Gondry, son navet, il est sponsorisé par Arte, (eux diraient soutenu), (ou fortement soutenu si je me souviens bien),
- *Et puis Frodon avec son forum hein, (mon dieu mon dieu), (je sais c'est pas bien de se moquer),
- *** Parce qu'on sait bien que le pourquoi aussi, une partie du pourquoi, c'est de faire risette à Arte, (la subvention), que c'est toujours bien les états de service lorsqu'on envoie son scénario, (ou son nom, ou avec qui on couche, Mia Hansen-Love avec Assayas, la fille Colombani, la fille de son père), il y a des gens, ce n'est pas la qualité, même pas la qualité de scénario*, je me dis, Mia Hansen-Love à tout les coups a eu du fric d'Arte parce qu'elle couche avec Assayas, (si elle a eu du fric par Arte, parce que j'en sais absolument rien, c'est juste de la pure méchanceté de ma part), (si c'est pas Arte, c'est de toute façon comme on dit, une de ses soeurs, tant Arte ressemble maintenant à France 3), donc on se dit si ça se trouve, elle a reçu du fric d'Arte au nom d'Assayas, mais le comique est qu'Assayas lui-même, Arte voulait pas, je veux dire, ça compte plus maintenant, au nom de quoi ou de qui, ce qui compte maintenant me dis-je, c'est le sang, "The blood", (ou le sperm), l'idéologie, Assayas n'y a pas droit, sa copine oui, je me dis on en arrive à des films produits par la fille de, réalisée par la fille de, et avec la fille de, (la fille Peyrefitte, la fille je sais plus si c'est la fille Colombani ou pas, la fille Depardieu), on se dit aussi, maintenant Garrel, faut pas croire, s'il est tant aimé, c'est que son fils est grand, probablement qu'avant, s'il était autant aimé, c'était à cause de son père, mais comme ses films avaient un peu plus de tenue, c'était moins pornographique, visible, éclatant, maintenant hein, son dernier film, son navet beaudelerien des beaux-quartiers, il est aimé pour ça, il donne une visibilité à la bourgeoisie, une raison d'être, une légitimité, mais au fond, c'est pas très loin de Louis 18, son esthétik, me dis-je, c'est un truc de restauration, de légitimiste, déjà avant finalement, hein, me dis-je, de toute façon me dis-je, il est produit par Arte, (la chaine culturelle du Figaro), (et du fils Dassault), c'est bien la preuve, ça me fait penser à un courier des lecteurs du Figaro que j'avais lu une fois, un mec qui avait été mal reçu d'après lui, dans un boui-boui Africain de la goûtte-d'or, il avait tenu à le dénoncer, pensez, il les honorait de sa présence, lui un blanc de bonne famille, Garrel la différence est infime, c'est quasi la même révolte,
- * Chauvin parie sur ses états de service, il veut avoir des sous d'Arte pour services rendus, (le pire pourrait-on ajouter, est que Chauvin c'est le moins pire), (c'est dire des autres), (mais c'est d'autant moins pardonnable), (un tel laisser-aller)...
- Dernier exemple en date, là, on ne parle que du type que par rapport à ses parents, un peu comme dans les portraits de Libé, ceux de la fille Gainsbourg ou de la fille Léotard, et c'est pas dans le Figaro qu'on les lit ces portraits, mais dans des quotidiens soit-disant progressistes, au nom justement de la tolérance, de l'ouverture sur le monde etc, au moins maintenant avec Chauvin on comprend de quel monde ils parlent, je précise que j'aimais bien ses parents au type, lui je le connais pas, je m'en fous, je sais juste qu'il mérite pas un tel traitement de faveur,
août 28, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink