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25/08/2006
V, (notes pour moi-même),
- Au début d"Election" il y a ce mec qui mange son assiette, je pense alors à ce type dans "PTU" qui devait se frotter le cou avec un doigt jusqu'au sang, jusqu'à ce que la chair apparaisse, j'aime bien l'idée du bûcher me disais-je, que tout conduit à la mort, chez To me disais-je, c'est toujours de ça qu'il s'agit, je pensais, je comprenais pas le film, ses travellings, comme s'il filmait quelque chose à côté, comme s'il regardait ailleurs, ce n'est pas que je ne comprenais pas, c'était autre chose, de la tristesse, comme s'il regardait une dernière fois les choses, qu'il humait l'air une dernière fois, je me disais, c'est comme s'il revenait sur ses pas, respirait encore une fois les odeurs, c'était presque un songe, je pensais à ce mot "distraction", distrait, c'est drôle me disais-je, chez To on frôle toujours les choses, le monde n'a pas de poids, de matière, lors de la séquence d'arrestation de "Big D", je me disais, au fond, c'est un cinéma de spectre(s), (je ne sais pas si je dois mettre le mot au singulier ou pas), je me dis, ce sont des formes,
- Toute la séquence avec les caisses en bois,
- Pourquoi la séquence de garde-à-vue dure si longtemps? Subitement je pense à Snow, à sa séquence dans l'avion dans son Diderot film's, puis je me dis non, pas celui-là, mais Snow oui, évidemment, (...),
- Sinon c'est plus un film produit, le dernier tiers n'est pas une catastrophe, mais il y a plus personne, (j'ai même pas envie de voir la suite), ("Election 2"), enfin plus personne chez To ne veut rien dire, c'est pour ça que je parle de production,
- Ah oui, (rajout), la mort du mec dans le café à la fin, semblable à celle de "The mission", il y a aussi le truc de la peinture sur l'auto un peu avant, chez un autre que chez To, ce serait impossible, (ce recyclage), chez lui, c'est le côté foire qui est important, breloque presque, on a envie de dire, presque soldé, chez lui c'est remplir des trous, il y a une telle vitesse, une telle quantité de films à faire, en cours, que ça provoque des trous, et qu'il doit chercher, comme chercher en arrière,
- IMDB nous dit, là, qu'il tourne en moyenne 3 ou 4 films par an...
- Mais me dis-je lorsqu'ils sont aux toilettes au début du 2, c'est comme un calque "Election 1 et 2", chez un autre ce serait du plagiat, lui, les contours sont flous, quelque chose se rejoue me disais-je,
- Disons il y a un tremblement, (par rapport aux contours), que ce tremblement, ce flou, c'est surtout ces incessantes réunions, comme s'il s'agissait de déterminer quelque chose, (en gros),
- Lorsqu'il tombe encore à nouveau sur la boite vocable, (la seconde fois, aux vestiaires), je me dis c'est étrange, ça arrive souvent en fait chez lui, ce genre de chose, puis je me dis c'est normal, il y a plus personne, mais chez To, on ne le sait jamais,
- La scène au bord de l'eau, (juste après la séquence dans le bureau de la directrice de l'école), (de son fils),
- Tout se passe en discutions stériles me dis-je, les différents appartés, je me dis, ils essaient sans cesse de recomposer le film, l'histoire, (en gros),
- Les panoramiques incessants du film,
- La mort du type à lunette sur le bateau, le gros plan sur son oeil, le scotch, le sac, le bateau qui s'éloigne, le 2 est véritablement glacial, oui ils le balancent à la flotte, je ne me souviens pas d'une telle glaciation chez To, d'une telle gravité, je m'en doutais un peu pour le 1 qu'il se dirigeait vers quelque chose comme ça, mais je voyais cela dans plusieurs années, puisque To est un réalisateur lent si l'on puis dire,
- Le mec qui se fait égorger dans la rue un peu avant, une séquence je sais pas, plastiquement je n'arrive pas à en parler, je sais qu'elle est importante, je n'arrive pas à dire en quoi, je me dis je pense au mot "rushes", mais c'est inexact en partie, je pense au film d'Hitchcock "L'étau", la fin, ou à cette séquence de la mort de Dréville dans "La sentinelle", mais ce n'est pas en ça qu'elle m'intrigue, c'est plastiquement, je ne sais pas, à chaque fois je me dis
- Le mec se raccroche vraiment me dis-je, je pense au mot "damnation", je me dis le type doit aller jusqu'au bout, on le voit jamais exceser le pouvoir, juste se raccrocher, ne pas le perdre, (chercher à),
- La séquence avec les chiens, avec la masse, avec la machette, la découpe du mec, absolument suffocante, (je doute que ce film soit vraiment distribué tel quel un jour en france), après ils passent le mec à la broueuse, et donnent le hachis aux chiens, (qui sont enfermés avec des types dont se sera le tour), (enfin la menace plane), la beauté la cette séquence est dans le choix de ne filmer qu'en gros plan, de ne filmer que le geste, aucun discours plaqué, ce qui est beau de la part de To, est qu'il ne surenchérit pas, il ne cherche pas à provoquer une réaction particulière chez nous, évidemment les autres acceptent, cèdent, ils font ce qu'on leur demande, ce pour quoi ils ont été enlevés, bon, me dis-je, c'est une des séquences les plus violentes de l'histoire du cinéma, peut-être que parce que presque documentaire, le moindre effet l'aurait rendu plus spectaculaire, sur le moment, mais beaucoup moins violente, en plus oui, le mec a été découpé vivant, je me dis, on imagine le travail énorme et sur le son surtout, que cela a du demander à To pour ne pas rendre cette séquence pornographique, obscène, pour en atténuer la violence immédiate, que les allés venues des autres types, leur regards, c'était pour ça, il fallait qu'eux-mêmes n'en reviennent pas, qu'ils en soient eux-mêmes effrayés/ effarés plutôt, (en gros), trois photos, là, là, et là,
- Toutes les séquences absolument réussies avec son gosse au type, sa course parès lui un moment, la façon aussi dont To filme la ville, puis un moment je me dis, ces travelling incessants, ça me fait penser à Resnais, à quel(s) film(s) de lui aussi? Je me dis il faudrait déjà peut-être revoir des bouts de Muriel, je ne sais pas, (c'est là où je me dis que je manque de culture),
août 25, 2006 in Spectre 01 | Permalink