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25/08/2006
V, (à venir).
- Pour le film Rosario, j'étais parti pour voir un autre, (comme chez moi c'est très plannifié le cinéma, je voulais le voir samedi), j'ai trainé, c'était trop tard, Rosario, sa bande-annonce m'avait assez plu, la fin du film était une des fins les plus méprisables qui soient, que la fille meure, c'était surtout essentiellement le film qui la punissait, puisque le film sous ses dehors n'importe quoi, qui voulaient faire genre, était d'une misogynie incroyable, je me disais, il se trouve hein, que j'ai vu les films de Fuller, et ceux de Walsh, et ceux de Ray, lorsqu'on a vu "40 tueurs" on sait les choses, une question d'odorat, comme on dirait on connait le secret, on sait que sans Fuller, (Walsh et Dwan), les Straub n'auraient pas existés, qu'ils n'auraient fait aucun film, "Antigone" me disais-je doit tout à "40 tueurs", (ou aux films de Nicolas Ray, ceux de Walsh ou de Dwan), pour "Rosario", sans cesse on pense au film de Fuller, sans cesse on se dit, "c'est pas comme ça", puis je me disais, on dirait une production Château-rouge, scénario à gros sabots, mis en scène inexistante, je me disais, on dirait un film français, quoique là il y avait quelques séquences à sauver, et quoique là, malgrès tout, on tentait de filmer quelque chose, en france m'étais-je dit, ce qui compte c'est de ne rien filmer, ou alors comme chez Pialat chez les Larrieux etc, la france du bas, la france UMP, il y a qu'eux en france, semble-t-il qui possède une âme, en france m'étais-je dit, passé un certain niveau de salaire, on n'existe plus, ou alors comme chez Guédiguian, à titre touristique, sinon m'étais-je dit, il y a les productions Château-rouge, (au mieux entre Assayas Jousse Larrieux, mais c'est bien pire), genre "Louise vit seule avec Hans, son infirmier, dans une campagne abandonnée
de toute vie. La maladie de Louise nécessite qu’elle soit
perpétuellement sous perfusion. Invariablement, plusieurs fois par
jour, Hans change ses poches", "A l'hôpital, une consultation et un cours d'anatomie révèlent l'ambiguité de la relation au corps", "Je suis là. Je dis rien. Dans le salon, les caisses encore ouvertes de
notre emménagement. Mon père. Ma mère. Venus me réconforter. Son père à
elle. Sa mère à elle. Incapables de dire les mots. De verbaliser ce qui
arrive. Et dehors, la pluie. Diluvienne. Invraisemblable", ça vous rappelle rien? Comment on dit, du déjà vu, c'est ça? En france on revoit sans cesse les mêmes choses m'étais-je fait la réflexion, un vrai cauchemard, en france m'étais-je dit encore, c'est du lourd à répétition, du trauma, de la pleurnicherie des familles, bref bref bref, en france m'étais-je dit, un prolo n'est qu'exotique, jamais on va dire fictionnel, jamais il a d'histoire à lui, ou alors la grande histoire à la Guédiguian, (ou à la Manuel Poirier, feu Manuel Poirier dirait la copine à Azoury), Rosario, c'était déjà ça, tout en étant mauvais, n'était pas dans le touristique, pas loin, mais il y était pas, le jeu des acteurs était (je trouve que ce terme que je n'aime pas beaucoup), "boursouflé", le début dans le couloit des l'hôpital, m'avait fait penser à "L'impasse" de De Palma, et du coup, je m'était demandé ce qu'était un film réussi ou pas, qu'est-ce qu'était un bon film, un mauvais, je m'étais dit, chez De Palma, c'est la pacotille, c'est l'imagerie, imagerie n'étant pas le terme adéquat, disons que chez lui l'image est toujours le reflet d'une autre, (en gros), (pendant mon footing j'avais pensé "l'image d'une image"), (et que De Palma mettait en scène ça), (en gros), "Rosario" lui se contentait , de clipper le scénario, (enfin façon de parler), je voulais dire autre chose, ne pas employer ce mot "scénario", mais je me dis, le mec, jamais il en était même pas à pomper les images d'un autre, il se hissait même pas jusqu'à là, (c'est pour ça que je disais qu'il était si français le film, si Château-rouge production, il arrivait même pas à construire une séquence qui se tienne, qui soit supportable intellectuellement, qui mène quelque part, (et/ou qui vienne de quelque part)), on pouvait même ajouter qu'elle avait même pas de réalité son image, elle existait pas, que chez lui ce qui était filmé n'existait pas, qu'on ne pouvait dire "c'est exact", (voix de Depardieu dans "hélas pour moi"),
août 25, 2006 in Spectre 01 | Permalink