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29/08/2006
V, (...),
- Donc, j'étais allé voir ce film "Brick", je pensais voir une sorte de film à la Wes Anderson, c'était plutôt de l'ordre de la putasserie m'étais-je dit, et vendu comme telle par la presse, comme un film d'Anderson, je m'étais dit, le temps que j'y étais resté, environ 5 minutes, que c'était plutôt un recyclage de la tristesse, de la mélancolie d'Anderson dont il s'agissait, d'une bonne idée du mec, (enfin façon de parler), presque d'une version payante m'étais-je dit, me levant pour m'enfuir, le film m'étais-je dit, ne marchait pas, parce que le vouloir dire formel si l'on veut, prenait le pas sur le propos, sur le vouloir dire réel, je veux dire que du coup, il ne, pour ainsi dire, documentait rien, ne racontait rien, le snobisme, la putasserie prenait le pas sur tout autre propos m'étais-je dit, ce qu'il fallait c'était faire genre, faire rire, mais sans humour, (faire rire à dépend presque, faire vraiment rire à dépend, (rajout)), je veux dire, il n'arriverait rien au type, on le savait, ni bleu(s) ni rien, jamais même il ne louperait une marche, jamais il ne serait ridicule, on pourrait dire jamais il ne ressentirait la présence de l'autre, du monde, tout était déjà stéréotypé m'étais-je dit, en boite, formé, préformé, défini, défini par le scénario, je m'étais dit le film ne fonctionne que par clins d'oeils malins, par effet d'intelligence, par connivence, je me disais, chaque rencontre qu'il fait, chaque pas c'est juste ajouter de la connivence maligne, c'est juste presque se moquer, (au sens se moquer du monde*), (dans tous les sens du terme), je me disais, et c'était justement la séquence de répétition amateur, c'est comme du théâtre amateur son film, ça va jamais plus loin que ça, jamais le mec ne comprendra qu'il faut lâcher prise, jusqu'au bout le mec il fera genre, je me disais, mais ça, je prendrais pas le risque de vérifier, (à moins de le visionner un jour à la TV, (ou sur mon ordinateur)), je me disais un moment, même si à tort mais, (je me comprends), il est pas très loin de ce film, "L'esquive", tous les deux c'est une forme trop grande pour eux, ils ont pas les épaules, ils savent pas de quoi ils parlent, au moins je me disais, quand Jack se grime, (je parle de Jack de "Pirates des Caraïbes), c'est de la pure fiction en soi, ce n'est pas de la connivence intelligente, ça fait appel à notre mémoire, à nos souvenirs d'enfance, pas de cinéphiles Taverniesques, je me disais, Jack, c'est l'idée, il y a l'idée contenue, (en lui-même), de parcours, de ficelle, je pensais au sens déficeler, (c'est drôle j'étais persuadé d'avoir écrit je pensais au mot déficeler),
- * C'est pour ça que plus haut le disais à dépends, expression que j'ai ajouté au post par la suite,
- Pour le film de Dreyer, "La quatrième alliance de dame Marguerite", ("Praesteenken"), un de ses plus beaux films, c'était justement cette évidence formelle m'étais-je dit qui me faisait penser aux notes, (au sens carnet de notes), (notations), je me disais que sa forme, du film était entre autre définie par tous les rituels observés, (par les personnages), et reconstitués par Dreyer, je m'étais dit que c'était entre la mise en forme et le croquis, que d'ailleurs le film montrait tout le temps cette mise en forme, le travail de l'image en train de se faire, (les servants par exemple), sans cesse me disais-je était à l'oeuvre la composition en cours de l'image, (et parfois sa décomposition), je me disais, c'est étrange, puisqu'il y a geste, il y a image, il y a croquis, je me disais, dans le même mouvement, je voulais dire par là que le geste dans le film engendrait du mouvement, de l'image, (je pense pas être très clair, ni comprendre moi-même ce que je veux dire, (ou dit)), l'image elle-même me disais-je, était toujours formée de plusieurs cadres, presque trouée pensais-je, comme découpée, je me disais, le mouvement du film des personnages, sans cesse est arrêté, comme arrêté, que c'était le plan lui-même, nous n'étions pas loin de ce que Bellour disait me disais-je comme dans un éclair, à propos de ce film d'Ulmer, mais chez Dreyer me disais-je, il semble que ce soit la composition même du plan, sa forme même, sa découpe, me relisant je me dis, sa ligne de coupe, plutôt, sa ligne de fuite, je me disais, tant la composition de l'image est dans la coupe, la fuite, le vide, plutôt, plus exactement, le trou, (je regarde une nouvelle fois quelques séquences avant d'en reparler peut-être), je me dis, l'image c'est comme si elle était rayée, non, plutôt fissurée, je me dis, c'est comme des nervures presque, presque elle glisse, non, je garde le mot "glisse" pour mémoire, mais ça n'est pas ça, l'image ne glisse jamais dans le film, je me dis oui effectivement, de lo'rdre de la fissure, j'y reviens, je me dis, du givre, de la glace, comme si c'était la profondeur de champs même qui était attaquée, je me dis, cest pour le théâtre au fond, quelque chose presque de numérique, de pixellisé peut-on ajouter,
- Rien à voir, une photo de "Running on karma" de To, là, pour mettre en perspective on va dire, par rapport à celle de "Election 2", (voir plus bas),
août 29, 2006 in Spectre 01 | Permalink